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Offshore et PME au Maroc

Très bon dossier du journal hebdo les PME et l’offshore Maroc dont j’ai extrait l’interview du dirigeant d’une SSII récemment installé :

“… “Ma première idée quand j’ai installé ma filiale marocaine à Casablanca, c’était de me lancer sur le marché local”, se souvient Stéphane Nomis, président d’Ippon Technologies. Sa société de services informatiques employait déjà 120 personnes en France. Il était temps de lui donner une dimension internationale. Une petite hésitation : Maroc ou Roumanie ? Il choisira le technopark de Casablanca. Pourquoi ? “Le soleil, tout simplement. Et puis, j’avais déjà des amis ici”. Une petite visite de trois jours l’été dernier et deux semaines plus tard, sa société voyait le jour. C’est à ce moment là que les problèmes ont commencé. “J’étais encore en France à l’époque. J’ai envoyé mon responsable technique et un commercial. La situation s’est révélée beaucoup plus complexe que prévue “.

Déjà, pour pénétrer le marché local : “C’est très facile de rencontrer les grands acteurs ici. Mais pour décrocher un appel d’offres, c’est une autre paire de manche. Il faut donner des cautions bancaires, faire certifier chaque référence…” Il s’est donc rabattu sur l’offshoring et a recruté une quinzaine d’ingénieurs sortis des meilleures écoles marocaines. “La plupart n’étaient pas du tout opérationnels. Il a fallu les reformer“. Autre difficulté : le coût de la main- d’œuvre. “Un ingénieur au Maroc me coûte 40% moins cher qu’un Français. Mais je suis bien obligé de reconnaître que globalement, même s’il y a de très bons éléments, la productivité n’est pas du tout la même”.
Il esquisse un sourire un peu gêné en pensant aux grosses sociétés informatiques qui arrivent ici pour faire de l’offshoring. “Ceux qui viennent délocaliser, et cherchent donc à réduire les coûts au maximum, ne sont pas au bout de leurs surprises !” Alors, s’il continue de développer son activité offshore tant bien que mal, Stéphane Nomis a trouvé d’autres activités plus rentables. Il a mis en place une autre équipe au sein de sa société. Pas d’ingénieurs cette fois-ci, mais des BAC+2 qui s’occupent de développer des sites Internet. Et il compte également créer prochainement un call center. “C’est ce qu’il y a de fantastique au Maroc. On peut très vite monter une société rentable. Il suffit juste de bien choisir son domaine“.

Quelques leçons à tirer :
- évitez le marché local qui est déjà servi par des entreprises installées.
- concentrez vous sur l’export ou le service aux touristes ou aux entreprises qui s’installent
- intégrer la problématique de recrutement et de formation
- bien choisir son domaine et être patient …


Tous les articles écrits par Laurent Bervas.

One Response to “Offshore et PME au Maroc”

  1. Bonjour.

    Je vous félicite pour votre courage et votre patience tout dabord.

    Je suis cadre commercial et souhaiterais créer une société au maroc et j’aimerais savoir quel pourraît le créneau ou les créneaux les plus porteurs sur le marché marocain.

    J’ai travaillé avec de nombreuses compagnies à travers le monde dans différents domaines (agro-alimentaires, hygiene, écologie, informatique, électronique, industrie, etc..) et je dispose de bonnes cartes et de trés bon contact.

    Je vous remercie pour vos conseil!

    Amicalement!

    Mr KALLA

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