Tanger : le deuxième phare du Maroc …
Si l’on associe souvent Marrakech au développement du tourisme au Maroc, Tanger devrait devenir très prochainement, le symbole du dynamisme économique marocain. La nomination l’année dernière de l’ancien Wali de Marrakech (M. Hassad) à la tête de l’administration de Tanger est un premier signe évident de l’importance qui est donnée à cette ville.
Tanger possède des atouts naturels : située à seulement 14 km de l’Espagne, c’est le point de passage entre l’Europe et l’afrique. Cependant, Tanger, comme l’ensemble du nord du Maroc a été négligé par le précédent pouvoir. Raison historique, la ville, avec son ” statut international ” est restée, jusqu’à l’indépendance du Maroc, une ville en dehors de l’influence française. Raison conjoncturelle, le Roi Hassan II, dit t’on, ” n’aimait pas ” cette ville. Mais il y a eu, depuis le couronnement de Mohammed 6, une volonté forte de rééquilibrage.
Une destination touristique
Difficile d’ignorer que Bernard Henry Lévy et Arielle Dombasle (comme beaucoup d’autre célébrités) ont leur villa à Tanger. Il est en ainsi du marketing d’une nouvelle destination touristique. Il faut une dose de ” people ” pour faire parler de soi et tirer un bout de couverture médiatique. Mais tout cela n’est que la partie ” émergée “. Tanger et les environs est un immense chantier. Hôtels, villas, appartement, voies de communication, c’est toute la cote méditerranéenne (et en partie atlantique) qui se développe. Il y a ici des aires de future côte d’azure.
Le port de Tanger Med
Plus d’un milliard d’euros a été investi dans un des projets les plus important du règne de M6. Au Maroc, certains n’hésitent pas à l’appeler le chantier du siècle. Le nouveau port de Tanger (Tanger med) sera inauguré cet été. Tanger-Med a une capacité de 3,5 millions de conteneurs par an. Algésiras, son proche concurrent espagnol, est saturé alors que le trafic des conteneurs sur la Méditerranée augmente en moyenne de 9% par an. Le succès semble assuré au point qu’il est question de construire un deuxième port à coté de celui là.
Le poids de l’économie informelle.
Ce qui précède ne devrait pas masquer des problèmes sérieux. Au-delà du fait que la corruption est ici fortement développée, l’économie de la région repose en grande partie sur l’économie informelle, sur l’agent du trafic de hachisch plus précisément. Il est difficile d’imaginer que l’économie de la région puisse du jour au lendemain changer ses habitudes. Tout l’art des dirigeants sera de faire évoluer les choses sans remettre en question tout de suite ces équilibres.
Tanger 2012 : un couronnement attendu
Enfin, la ville de Tanger est candidate à l’organisation de l’exposition universelle en 2012. La ville a de bonnes chances de l’emporter, avec à la clé, la promesse d’une amplification du développement économique. Ce serait un symbole fort. Tanger deviendrait ainsi la première ville du continent africain à accueillir un tel événement. Ce serait, pour les marocains, la récompense d’un travail de développement sans relâche qui a été mené au Maroc depuis l’arrivée de Mohammed 6. Beaucoup espèrent une bonne nouvelle pour la fin de cette année, … Inch’allah …
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.

Merci pour votre article.
Bonjour,
Tout d’abord, merci pour l’article, c’est important de rappeler la serie des projets inities dans la region du nord.
Il faut pas oublier egalement la volonte de faire de tanger l’automotive city, ce qui reflete l’orientation non seulement vers le tourisme, mais egalement pour l’industrie lourde, notamment fabrication d’automobile, ou plusieurs entreprises sont deja actives a la zone franche TFZ.
Je suis curieux a aborder le sujet de l’impact de tel developpement sur le cout de vie local, a l’instar de ce qui est arrive a Casablanca lors de sa transformation en capital economique.