Ouvrir un restaurant au Maroc …
Parmi les différents risques auquels sont exposés les entreprises (risque financier, risque de paiement, risque opérationnel, risque d’image…), le risque juridique peut être l’un des plus coûteux. Une mauvaise appréciation, un mauvais procès, peuvent provoquer la fermeture brutale d’une entreprise. Cette règle, valable partout dans le monde, est d’autant plus vraie au Maroc (comme dans la plupart des pays émergents). J’avais illustré ce problème dans le cas de la location d’appartement meublés. Je voudrais poursuivre avec un autre exemple, celui de l’ouverture d’un restaurant.
Dans un restaurant le risque de paiement est faible, le risque opérationnel est maîtrisable, mais le plus délicat, au Maroc reste le risque juridique. Surtout dans le cas de la possession d’une licence d’alcool. La loi (marocaine) interdit la vente d’alcool à un musulman. Si cette interdiction n’est pas respectée par des enseignes ayant pignon sur rue ainsi que la plupart des restaurateurs, elle reste inscrite dans la loi et vous expose à la dénonciation (souvent intéressée) d’un concurrent, ou au chantage (encore plus souvent intéressé) d’un fonctionnaire zélé.
Le dirigeant d’un restaurant titulaire d’une licence d’alcool se trouve alors avec une épée de Damoclès. Dans l’impossible de contrôler le passeport de ses clients, il est théoriquement en infraction. Facile alors pour un concurrent malhonnête de lui faire retirer sa licence et de négocier ensuite un rachat à vil prix. Ce genre d’affaire est malheureusement fréquent.
Faites donc attention, de bien évaluer le risque juridique avant de vous lancer. Ici, plus qu’ailleurs, tout est possible, mais il faut rester vigilant.
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.

on devrait demander l’avis d’un spécialiste, mais il me semble que la religion n’est mentionné nul part sur les documents d’identité, il est donc techniquement impossible de savoir. Est ce que ça s’applique uniquement aux marocains ou aussi aux étranger supposés de religion musulmane?
> Est ce que ça s’applique uniquement aux marocains
A priori oui, car le filtrage se fait bien sur la nationalité.
De mémoire, et si le filtrage est le même que pour les hôtels, c’est une question de nationalité et de religion (musulmans étrangers, ça le fait pas non plus, à partir du moment où l’hôtelier peut savoir qu’ils sont musulmans. En clair, Saoudiens, Emirati et autres… sont des musulmans, les européens sont des européens sans Dieu
)
Mais…
ça peut quand même se discuter.
En gros, un national marocain a officiellement une religion, il est marocain, juif ou chrétien (il doit y avoir une ou deux exceptions exceptionnelles, mais à part “citoyen d’honneur” je ne vois pas comment on peut être marocain sans appartenir à une des religions du livre).
Les trois religions prohibant l’adultère de la même façon, il est logique que l’interdiction de louer une chambre d’hôtel à un couple non marié sans s’occuper de sa religion.
Mais l’alcool n’est interdit que pour les musulmans. Donc ce n’est pas la nationalité qui entre en compte, ou du moins c’est un premier filtre. Si vous pouvez vous déplacer avec votre acte de baptême, vous pouvez acheter de l’alcool sans risque…
Sinon e coup de la licence d’alcool pour faire tomber un concurent, c’est petit. Tu dois avoirdes histoires pires dans tes tiroirs, Laurent, ou je vais croire que les bedaouis sont des enfants de coeur par rapport aux marrakchis…
Je me souviens d’une histoire sordide, mais semble assez t’il fréquente par ici. Un restaurateur de mes amis me montrant un soir un petit bout de papier ou on lui avait noté :
- 10000 dh pour le Caid
- 12000 dh pour le Super Caid
- 12000 dh pour Hicham
etc …
en tout 70 000 dh a verser chaque trimestre pour conserver sa licence, avec la liste des personnes à “arroser” …
Vous avez dit “Bienvenu aux investisseurs” ?
l’histoir de la licence pour faire tomber un concurent est trés emblematique de l’usage de la loi ici et ses racourcis bien rodés. A moins de s’entourer de juristes, les “specialistes” locaux vous sortiron toujours la loi oficielle ou pas pour vous faire casqer. ca me fait penser à des quartier en Cecile controlés et raquetés par la mafia depuis toujours.
[…] que l’on s’est aperçu des difficultés à gérer les relations avec les propriétaires et du risque juridique. Sur la vente d’appartement de seconde main, il a fallut un peu de temps pour comprendre que […]
bonjour vraiment je n arrive pas a comprendre le genre de loi de ce qui conserne la license des bares aux maroc et sirtout dans la partie occidental personne ne poura deviner un bar a oujda au centre du boulvard m cinq bar connu par le nom el mir des cafarres qui rodes sur le contoir qui fait presque cinquante milles dirhame par jour et qui fait sortir la bierres en deuxieme mains a l aide de la police est il logique monsieur le directeur general de la surete national de ne pas s interesse a ces probleme qui touche ext ext…………….a vs de voir