Ouvrir un restaurant au Maroc …

VodkaParmi les différents risques auquels sont exposés les entreprises (risque financier, risque de paiement, risque opérationnel, risque d’image…), le risque juridique peut être l’un des plus coûteux. Une mauvaise appréciation, un mauvais procès, peuvent provoquer la fermeture brutale d’une entreprise. Cette règle, valable partout dans le monde, est d’autant plus vraie au Maroc (comme dans la plupart des pays émergents). J’avais illustré ce problème dans le cas de la location d’appartement meublés. Je voudrais poursuivre avec un autre exemple, celui de l’ouverture d’un restaurant.

Dans un restaurant le risque de paiement est faible, le risque opérationnel est maîtrisable, mais le plus délicat, au Maroc reste le risque juridique. Surtout dans le cas de la possession d’une licence d’alcool. La loi (marocaine) interdit la vente d’alcool à un musulman. Si cette interdiction n’est pas respectée par des enseignes ayant pignon sur rue ainsi que la plupart des restaurateurs, elle reste inscrite dans la loi et vous expose à la dénonciation (souvent intéressée) d’un concurrent, ou au chantage (encore plus souvent intéressé) d’un fonctionnaire zélé.

Le dirigeant d’un restaurant titulaire d’une licence d’alcool se trouve alors avec une épée de Damoclès. Dans l’impossible de contrôler le passeport de ses clients, il est théoriquement en infraction. Facile alors pour un concurrent malhonnête de lui faire retirer sa licence et de négocier ensuite un rachat à vil prix. Ce genre d’affaire est malheureusement fréquent.

Faites donc attention, de bien évaluer le risque juridique avant de vous lancer. Ici, plus qu’ailleurs, tout est possible, mais il faut rester vigilant.

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