Lady Zee note que la presse Marocaine a pris beaucoup de retard sur Internet – Fouad parle de la nécessité de « changer les mentalités ». Personnellement je pense que le changement passera par l’émergence de nouveaux acteurs. Deux (petites) réflexions pour appuyer cette conviction :
Problème de temps :
Une migration sur Internet demande du temps, et donc des moyens. Alors que des journaux « installés » comme le Monde ou Libération ont du mal, depuis plus de 10 ans, à trouver un modèle économique viable sur Internet, comment les quotidiens et magazines marocains, avec leur maigre lectorat, le pourraient ?
Changer ses habitudes :
Lorsque j’ai débuté mon activité d’agent immobilier au Maroc, j’ai tout d’abord cherché à recruter des personnes ayant une expérience dans ce domaine. Ce fut une succession d’échecs : impossible de faire changer de « mauvaises » habitudes. Le plus simple fut finalement de mettre en place une nouvelle organisation du travail (s’appuyant notamment sur les outils Internet) pour pouvoir intégrer des collaborateurs sortant de l’école ou sans expérience dans l’immobilier.
Comme pour beaucoup de choses au Maroc, il ne faut pas attendre une réforme des systèmes existants. Dans la presse, comme dans beaucoup d’autres domaines, il faut construire à partir de zéro.
Grâce à Internet, et la réduction des coûts de diffusion, il y a de la place pour de nouveaux acteurs. Il suffit juste de trouver la bonne formule, notamment le modèle économique, qui permettrait de générer du contenu original et de qualité, pour un coût réduit …