Maroc 2.0 : un Maroc en mode collaboratif ?

Le modèle du Web 2.0 repose sur le partage, la collaboration, la transparence. Pas certain que cela soit facile à mettre en place au Maroc.

La société marocaine fonctionne encore sur un mode hiérarchique. Tout en haut il a le Roi (sans parler de dieu) qui donne ses directives et que l’on doit exécuter sans discuter. En dessous différentes strates, du patron tout puissant qui dirige sa société « au fouet » (*) au père, chef de famille incontesté qui domine la cellule familiale et qui ne supporte la moindre opposition.

L’opacité, la peur de se faire voler ses idées, le manque de confiance, tout cela est une réalité, aussi bien dans le monde réel que dans le monde virtuel.

Combien de sites marocains « d’information en ligne » gagnent de l’argent en recopiant de manière illégale du contenu. Que mes amis de yabiladi.com et autre bladi.net m’excusent, mais le fait de recopier intégralement des articles de journaux, sans même faire un lien, s’appel du vol. Le fait que personne ne s’en émeuve démontre un certain état d’esprit : cela doit sembler normal à beaucoup.

Et pourtant je pense que non seulement le mode collaboratif est une nécessité, mais finira par se mettre en place. Le mode collaboratif est bien plus performant et les outils du web, réseau social et autre finiront à faire le faire émerger. Ce n’est qu’une question de temps. A voir ce qui se passe sur le web Français, cela ne devrait pas tarder au Maroc. Probablement l’affaire d’un ou deux ans. L’initiative « Bloguons utile » est un premier exemple de ce qui pourrait émerger du coté de la société civile.
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(*) MAJ : Ibn Kafka me faisait remarquer que la formule « au fouet » pouvait véhiculer des « stéréotypes orientalistes ». A la relecture je pense qu’il a raison. Je garde cependant le texte dans sa forme initiale et pour le compléter par la réponse que je lui ai faite dans les commentaires :

Le mode “participatif”, qui est devenu courant dans les entreprises en France, a du mal à fonctionner ici. Un manager qui laisserait d’emblé trop d’autonomie aux collaborateurs est souvent perçu comme « faible ». Au Maroc un chef d’entreprise à tout intéret a être plus “directif”.

Bien entendu cela évolue, car de nombreuses entreprise marocaine mettent en place d’autres méthodes. Les call center de taille importante, font notamment beaucoup d’efforts pour mettre en place des méthode novatrice de management, comme bien d’autres. En revance les PME marocaine, reste souvent dans un mode de management très directif.

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Relire sur le même sujet : Une presse WEB 2.0 au Maroc.

À propos de Laurent Bervas

Installé à Casablanca depuis 2005, je suis le créateur de Casavisa une agence immobilière spécialisée dans la Location Appartement Casablanca
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