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Textile : l’Asie n’est pas la solution à tout

L’année 2005 devait sonner le glas du textile marocain. L’accord multifibre, qui garantissait au royaume, comme à beaucoup de pays africains, des quotas vers l’Europe ou les Etats-Unis venait de finir. Tous les grands donneurs d’ordre avaient alors mis le cap sur la Chine et ses coûts de production imbattables.

Presque trois ans plus tard, si on regarde les chiffres, on a pourtant l’impression que le secteur se porte bien. Les exportations ont même augmenté, certes modestement, en 2006. Et les prévisions pour 2007 sont bonnes. Les causes de cette reprise portent plusieurs noms. Elles s’appellent Zara, Kiabi ou Camaïeu… Leurs collections changent presque tous les mois. Ils veulent une réponse très rapide à leurs besoins. Parfois, une dizaine de jours maximum. Impossible donc de délocaliser la production en Chine : les délais de livraison sont bien trop longs.

Dans ce contexte, le Maroc est bien placé. Ceux qui n’ont pas compris le triptyque « réactivité, flux tendus, rapidité de livraison » ont mis la clef sous la porte. Les autres se portent plutôt bien. Ils ont réussi à passer du simple rôle de sous-traitant à celui de co-traitant.

L’AMITH, l’association marocaine des industriels du textile et de l’habillement, essaye même de développer le stylisme dans le pays. Avec des résultats mitigés, il faut bien l’avouer…

Mais beaucoup de sociétés proposent aujourd’hui à leur client des déclinaisons autour d’un produit particulier. De plus, l’accord de libre-échange que le Maroc a signé avec les USA est un nouvel atout. Il fait du pays une plate-forme et une tête de pont pour accéder au marché américain.

Mais pour assurer sa survie, le secteur a encore besoin d’évoluer car la concurrence est rude. Pour l’instant, la Turquie a une belle longueur d’avance. Son industrie textile est bien mieux intégrée, notamment en amont. Un exemple ? Le Maroc achète énormément de matières premières aux turcs.
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Sur le sujet, lire l’article de La Vie Eco : Textile : les méthodes des champions de l’export


Tous les articles écrits par Julien Félix.

One Response to “Textile : l’Asie n’est pas la solution à tout”

  1. En tant que simple consommateur lambda, je trouve les textiles en provenance du Maroc et de la Tunisie de bien meilleure qualité que les mêmes produits Chinois.

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