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L’expérience politique turque est-elle transposable ailleurs ?

Extrait du dossier spécial sur la foi et la politique, cet article (Back to the Ottomans) du The Economist (03/11/07), s’interroge plus particulièrement sur la place de l’Islam dans la gestion d’un état. Après avoir explicité les multiples visions manichéennes et autres amalgames qui brouillent la perception de l’Islam, cet article rappelle les défis (ou les opportunités) auxquels les états doivent surmonter pour faire avancer l’Islam dans le monde moderne. Dans ce pays qui se revendique laïque, avec sa population majoritairement musulmane, des lois d’inspiration parfois religieuse et parfois laïque, la Turquie semble présenter des particularités intéressantes pour une réflexion sur le rôle de l’Islam dans le monde moderne.

Nov 1st 2007
From The Economist print edition

Pourquoi la Turquie est tellement importante pour l’Islam


Pour beaucoup d’Occidentaux, Hidayet Tuksal est une personnalité déroutante. Voilée et imposante, elle grandit dans un foyer musulman strict à Ankara. A l’université, dans les années 80, elle se concentra sur les enseignements de la femme dans le Coran. Depuis, son nom s’est imposé : elle soutient qu’une grande partie de la discrimination à l’encontre des femmes dans le monde islamique est basée sur des fondements discutables dans les textes sacrés (ce n’est pas parce que Eve était décrite comme un être faible et imparfait que toutes les femmes le sont). Et à cause de cela, elle a des ennuis avec les traditionalistes.

D’un autre coté, cette femme de 44 ans, mère de 3 enfants n’est pas une partisane des lois laïques turques, surtout lorsqu’il s’agit du port du voile. Parce qu’elle le porte, elle est actuellement exclue du corps enseignant de l’université (et si elle avait été plus jeune, elle n’aurait pas pu y étudier non plus : en 1997, l’armée a restreint les lois relatives à l’habillement des étudiants). De son point de vue, les laïques turques empêchent les femmes musulmanes de s’éduquer sur leurs libertés.

Ces arguments résonnent en Turquie. Quand le parti de la Justice et du Développement (AK, islamistes modérés) est arrivé au pouvoir en 2002, les gens blaguaient, en disant que c’est comme si les Talibans avaient été élus. Jusqu’à présent, l’expérience a été révolutionnaire, et ce, dans le bon sens. Sous Recep Tayyip Erdogan, le parti AK a occasionnellement changé de cap (à une époque, ils voulaient mettre en prison ceux qui ont commis un adultère), mais l’accent a surtout été mis sur la libéralisation des marchés et la répression de la corruption.

En juillet, M Erdogan a bénéficié des bredouillements de l’armée et gagna avec mérites, un second mandat. Mais maintenant, la Turquie laïque se fait des soucis à nouveau. Un autre islamiste, Abdullah Gul est devenu président – il est d’autant plus controversé que sa femme porte le voile. Certains restaurants étaient peu serein quant à leur ouverture pendant le Ramadan. Récemment, une jeune femme portant une tunique au-dessus du genou et des leggings a été arrêtée à Istanbul pour « exposition indécente ».

Maintenant, M Erdogan veut « moderniser la constitution ». La nouvelle version devrait supprimer l’interdiction du port du voile dans les universités. Elle en garde également certains aspects intolérants : une clause spécifiant que l’Etat est le garant de l’égalité entre les sexes a été supprimé ; un morceau infâme du code pénal qui était utilisé pour poursuivre les écrivains « qui insultent la Turkishness » a été gardé. Beaucoup de femmes qui avaient supportées Erdogan contre l’armée sont inquiètes.

A quel point l’Islam est différent ?

Le cas de la Turquie contribue très fortement à deux débats sur la religion dans la vie publique. Le premier est spécifiquement lié à la question de l’Islam : comment est-il compatible avec la modernité politique ? Le deuxième devrait être universelle : où se trouve exactement la frontière entre la religion et l’Etat moderne ? Malheureusement, la Turquie est un des rares pays musulman dans lequel il est possible d’avoir ce débat.

Principalement, se poser la question de savoir si l’Islam est différent gêne les musulmans. Ils le ressentent comme une chasse aux sorcières suite aux attentats du 11 septembre, et ce, avec quelques fondements réels. Maintenant, tous les écoliers occidentaux savent que le Coran promet que les kamikazes auront droit à 72 vierges (c’est pas vrai) et que dans certains pays, vous pouvez être condamnés à mort si vous êtes homosexuel (vrai, malheureusement dans quelques pays). Cependant, très peu d’écoliers occidentaux ont connaissances des textes de l’Ancien Testament qui sont également, tout aussi sidérants : si vous êtes à la recherche des lois sur la famille intolérantes, il est difficile de battre le Lévitique.

Les politiques islamistes, des Musulmans vous l’affirment, ne sont pas uniformes : Kano est très différent de Karachi ou du Koweït. Et les problèmes en Arabie n’ont qu’un rapport limité avec la religion, ils soutiennent. Ils sont causé par le fait que l’Empire Ottoman a été subdivisé avec amateurisme par les Britanniques, envahi par les Américains, occupé par Israël et exploité les compagnies pétrolières.

Toutes ces affirmations peuvent être vraies, mais elles n’empêchent pas l’Islam d’être différent. Il y a encore des questions qu’un observateur dépassionné (ou un Musulman) devrait se poser. Pourquoi l’Islam est-il impliqué dans tellement de guerres de religions modernes ? Pourquoi ses croyants se sont tellement mal adaptés à la modernisation ? en 1700, elle contrôlait trois des superpuissances économiques mondiales : l’Empire Ottoman, de Perse et l’Inde. Aujourd’hui, en dépit du (ou peut-être à cause du) pétrole, le monde Arabe reste derrière sur la plupart des indices de modernité, du nombre de livres publiés jusqu’aux investissement dans les sciences. La poisse politique ne peut pas expliquer tout ceci.

La première réponse que beaucoup de Musulmans ainsi que des Occidentaux pourront avancer avec hâte, qui argumenterait que l’Islam serait coincé dans le clash des civilisations avec l’Occident, semble peu convaincante. Exprimé plus simplement : la bataille principale ne prend pas lieu au bon endroit. Une grande ironie de la guerre de terreur : bien que George Bush a déclaré la guerre au jihadisme, ses ennemis consacrent peu d’énergie pour le combattre lui. Le principal combat du jihadisme n’est pas contre l’Occident mais contre les régimes Musulmans infidèles : là où ils se battent, c’est contre les outsiders, principalement les forces occupantes : les Russes en Tchétchénie, les Américains en Iraq, l’Inde dans le Cachemire et l’Israël en Palestine.

Nouvelle profondeur pour une séparation ancienne

Les deux plus importants arguments de l’Islam sont tous deux internes. La première est la séparation doctrinale entre les Sunnites et les Chiites. Un vieux désaccord relatif à la primauté des différents successeurs du Prophète a donné lieu à une scission plus importante exacerbée non seulement juste par les massacres sectaires en Iraq, mais également par les problèmes des pouvoirs Sunnites, tel que celui de l’Arabie Saoudite sur l’Iran Chiite. Emmanuel Sivan, un expert Israélien de l’Islam, souligne que dans la bataille de Gaza, les loyalistes du Fatah accusent le Hamas d’être Chiite. La même « insulte » est utilisée au Nigéria.

La querelle la plus compliquée est de savoir à quel point l’Islam doit s’adapter au monde moderne. Comme vous pouvez le soupçonner, les Occidentaux aiment séparer les Musulmans entre les traditionalistes et les modernisateurs. En fait, les modernisateurs (ceux par exemple, qui souhaitent que les femmes dirigent la prière) forment un groupe minuscule. La querelle principale est entre deux groupes de traditionalistes, tous deux proclamant être l’authentique.

La première lignée, soutenue particulièrement par les prédicateurs Wahhabis et l’argent Saoudien, affirme que rien de grande importance ne s’est passé dans l’Islam depuis les premières générations de la foi. Corrompus par des idées infidèles, l’Islam doit se recentrer autour du Coran. Pour Muhammad ibn Abd al Wahhab (1703-92), la bataille était contre le culte religieux des tombes et reliques, pour ses descendants spirituels et autres fondamentalistes, c’est contre la télévision et les vêtements occidentaux.

La seconde lignée, tout en respectant le Coran, s’attaque aux traditions d’une période plus ancienne, et plus particulièrement de la capacité de l’Islam de réagir d’une façon créative à de nouvelles circonstances. Le Coran est la parole de Dieu adressée à des tribus nomades et doit être remise dans son contexte. Cette version qui devrait être au cœur de toute réforme Islamique, est encore dominante dans les grandes universités du Caire et de Damas. Mais elle perd de son influence dans un nombre infini de mosquées et de médersas dans le monde.

Pire encore, d’un point de vue modernisateur, la seconde lignée compte pour pratiquement rien dans la bataille politique dans le monde Islamique. La bataille a peu à voir avec une réforme religieuse, mais plutôt, comme notre magazine le décrivait précédemment (voir article), c’est devenu une autre compétition entre les martyres et les traîtres.

Les martyres véhiculent un message simple et cohérent qui va bien avec les Wahhabis et les autres causes Islamistes : l’échec dans les pays Musulmans est dû à la dépravation morale et au laïcisme. La société devrait être reconstituée autour du Coran. La force des martyres réside dans les organisations telles que le Hamas ou les Frères Musulmans qui sont relativement peu corrompus et démocratiques. De l’autre coté de l’argumentation, il y a les « traîtres » : les régimes fortement antidémocratiques du monde Arabe, pour la plupart consolidé par un mélange de puissance Occidentale et de l’argent du pétrole. Certains comme l’Egypte, contiennent les Islamistes au nom du maintien du laïcisme, les autres, comme l’Arabie Saoudite cire les pompes aux radicaux. Tous les traîtres dans leurs approches différentes, illustrent que l’Islam est incompatible avec la démocratie.

Ni martyre ni traître

Existe-t-il une alternative à ce choix morose ? Certaines formes d’Islam en Asie semblent mieux s’accommoder avec le monde moderne. Le gouvernement de Malaisie (qui décida avec controverse en 2001 que le pays a toujours été un état Islamique) a activement favorisé l’Islam et a augmenté le rôle des tribunaux shariah, au grand damne des organisations de défense de droit de l’Homme. Le gouvernement a cependant développé une économie prospère. Le minuscule émirat de Dubaï dans le Golfe est un autre succès. Mais la Turquie présente des signes pour des plus grands espoirs, et de loin.

Historiquement, les héritiers de l’empire Ottoman sont tombés dans la catégorie des « traîtres ». L’Occident a toléré l’ingérence militaire dans les affaires politiques, parce qu’on pensait que l’alternative (extrémisme religieux) était pire. Le parti AK a prouvé le contraire. En fait, il a innové : un parti sans traîtres, ni martyres. Sous réserve qu’il suive son évolution, il pourrait contribuer à la normalisation des querelles sur l’Islam. Il va également permettre aux pays Musulmans d’engager un débat plus raisonnable sur le rôle de la religion dans la sphère publique.

Les problèmes du voile de Mme Tuksal et des universités pourraient être graves pour elle, mais à de nombreux égards, ils sont incroyablement communs. La France a connu le même débat sur le port du voile à l’école. Et presque tous les pays riches débattent publiquement du rôle de la religion dans l’éducation ou encore de l’acceptation de symbole religieux dans la vie publique. En Grande-Bretagne, les disputes ne sont pas uniquement sur le voile Musulman, mais également sur le crucifix Chrétien, le turban Sikh et le clou au nez de l’Hindou.

Pourquoi la sphère publique est-elle devenue si férocement contestée ? Une raison est que les religieux et les laïques sont devenus tous deux plus exigeants: si maintenant chacun a le droit de choisir son appartenance religieuse, chacun est alors embêté s’il laissait l’autre le diriger. Mais en réalité, la difficulté de tracer une ligne stricte entre la religion et l’Etat a toujours été une tâche extrêmement difficile.

Ce magazine (The Econmist), par exemple, a toujours cherché à préserver cette stricte séparation, mais comme la plupart des libéraux, nos buts sont fréquemment en contradiction chacun entre eux. Par exemple, si vous deviez faire des donations à des parents indigents, sous formes de coupons, afin qu’ils puissent choisir l’école dans laquelle ils souhaiteraient scolariser leurs enfants, pourquoi ne devraient-ils pas choisir une école religieuse, particulièrement si elle représente le meilleur choix ? Dans le Nord du Nigéria, les agences d’aide américaine qui cherchent à promouvoir l’alphabétisation des femmes doivent choisir entre donner de l’argent aux écoles laïques (que les Musulmans évitent) ou des écoles hybrides qui proposent un enseignement type médersa et des basiques occidentaux (et qui sont appréciés par les Musulmans). Les personnes de l’agence ont à juste titre préféré le second type, même si certains membres du Congrès se plaignent que l’argent des contribuables américains sert à l’Islam.

Il est donc normal d’avoir des désaccords dans la sphère publique. Mais l’Islam se distingue comme la religion qui tolère le moins la différence entre la Religion et l’Etat. Dans le monde Chrétien, à l’exception du Vatican, le clergé n’est pas encouragé à diriger. L’Eglise d’Angleterre semble être embarrassée de compter 26 évêques dans la Chambre des Lords (comme cela doit être le cas). Les partis Chrétiens Démocrates un peu partout dans le monde ont tendance à rester discret quant à la première qualification de leur dénomination.

L’idée d’une séparation affirmée entre Dieu et César est non seulement incarnée dans les gospels, mais également dans l’histoire Chrétienne : d’où les nombreuses divergences entre l’Empereur Romain et le Pape. L’Islam a toujours laissé peu de place au laïque. Contrairement à Jésus, Mahomet était un dirigeant, un guerrier et un législateur. Islam qui signifie « allégeance », enseigne que l’unité primordiale de la société, est la Oumma, la fraternité des croyants et définit un certain nombre de lois, la shariah, qui régissent la vie des croyants. Comme l’a expliqué Mark Lilla, un académique Américain, il n’y a pas eu de « grande séparation » : les Musulmans pieux se réfèrent toujours aux textes sacrés pour chercher des conseils sur tous les aspects de leurs vies.

Dans certains pays Islamiques, la sharia, un système juridique dont les origines remontent aux traditions médiévales, est interprétée si strictement qu’il est difficile d’imaginer comment les femmes en particulier, peuvent vivre des vies modernes. En Arabie Saoudite, elles ne peuvent pas conduire une voiture ou aller dans un cours de gym mixte. La sharia semble être plus efficace lorsqu’il y a un recours à un système laïque, comme en Bosnie ou au Nord du Nigéria. Au Nigéria, la grande majorité des Musulmans ne s’embêtent pas avec le système légal national parce que la sharia est moins chère et plus rapide.

La Turquie est assez différente. Ses tribunaux sont laïques. Certaines pièces érotiques exposées à la foire d’art moderne auraient incité des membres de la police religieuse en Arabie Saoudite à sortir leurs sabres. Mais même Ataturk n’a pas pu arrêter la politique et l’Islam d’être entremêlé.

La religion en Turquie est dirigée par un département du gouvernement. La principale fonction du diyanet est bureaucratique : elle distribue l’argent aux mosquées, régule les heures de prières,…etc. Le président actuel du diyanet, Ali Bardakoglu, qui est membre du gouvernement AK, a poursuivi une tendance libérale. Mr Bardakoglu désapprouve fermement les crimes d’honneur. Il a également fait passer un message ferme affirmant que les évangéliques Chrétiens devraient être laissés tranquilles (ils ont été battus par le passé)

Tout ceci semble très éclairé. Est-ce qu’il y a un sens à ce que la religion soit redevable à l’Etat ? La même question pourrait être posée en Grande-Bretagne, alors que Gordon Brown, le Premier Ministre cherche à se désengager de la nomination des évêques ou en France et l’argent dépensé dans le Catholicisme ? Mais ces questions ont plus d’importance dans le monde Islamique.

M Bardakoglu est résolument une personnalité moderne. Mais l’Islam est simplement différent. La Turquie marque le début du débat sur la foi sur le monde moderne, et non pas la fin.

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2 Responses to “L’expérience politique turque est-elle transposable ailleurs ?”

  1. Article intéressant, mais malheureusement avec pas mal d’approximations. On passera sur le fait qu’Israël occupe l’ancien empire Ottoman (à ce compte là les français ont aussi leur part dans cette occupation, et réduire l’Empire Ottoman à la petite portion qu’en représente la Palestine est un peu caricatural).

    La partie concernant l’interprétation du Coran est plus importante, et sujette à caution. Pour toutes les écoles musulmanes, et pas seulement pour les Wahabites, l’interprétation a été clôturée au Moyen-âge (de mémoire, pas le temps de retrouver mes sources, vers le X° ou XI° siècle).
    La “réouverture” de l’interprétation est effectivement le grand débat religieux qui affecte l’Islam aujourd’hui, comme le retour aux sources pures du Coran débarrassé de toutes fatwas et de tous les hadiths qui peuvent, aux yeux de certains, l’écraser et détourner le croyant de son sens premier.

    Curieusement, ce courant de retour au source a produit deux mouvances totalement différentes, les salafistes, qui sont un terreau de choix pour les intégristes (mais il serait totalement faux de dire que tous les salafistes sont des terroristes en puissance), et les coranistes, qui se battent pour la réouverture de l’interprétation et son adaptation au monde moderne.

    Il est exact que les coranistes et les partisans de la réinterprétation ont peu de poids aujourd’hui dans l’Islam, ou en tout cas peu de poids politique. En revanche, ils ont une importance certaine dans le monde de l’Islam “hors la terre d’Islam”, celui qui vit par exemple aux Etats-Unis.
    De la même façon, assimiler d’un trait de plume tous les traditionnalistes à des Wahabites, qui ne sont au pouvoir en Arabie Saoudite que par la décision des anglais, c’est simplifier à l’extrême, et oublier par exemple qu’aujourd’hui, en Arabie Saoudite, la dynastie régnante est elle-même menacée par les attentats intégristes.

    En revanche, j’apprécie beaucoup l’analyse sur les différentes formes de laïcité, et les difficultés au quotidien. Je pense d’ailleurs que ces questions ont autant d’importance que dans le monde de l’Islam, si nous voulons arriver à une réelle compréhension mutuelle. Dans un certain nombre de pays, comme l’Angleterre ou l’Allemagne, la religion historique du pays est présente dans les services publics. La nomination des évêques par le gouvernement est, à mon avis, moins grave que le fait de réciter des prières à l’école le matin. En Allemagne, il y a beaucoup de villes ou les seuls hôpitaux “publics” sont des hôpitaux administrés par des congrégations religieuses. Si l’on veut pouvoir imposer la laïcité à tous ceux qui vivent en Europe, il faut commencer par faire le ménage dans nos pratiques. Et aussi accepter qu’ailleurs, la laïcité ne soit pas le choix d’une population, démocratiquement.

  2. Je me permets de dire que ce texte est inbuvable et melange allegremment des choses qui n’ont rien a voir entre elles.

    Sur la turquie l’article est bourrée d’erreur.

    Je pense que l’islam pratiqué en turquie est tres differente de l’islam pratiquée dans le maghreb et de plus il n’est pas religion d’etat.
    Malgré que la grande majorité des turcs soient musulmans, ils n’ont pas la meme vision du fait, surement, des modifications apportés par Atatur(abolition du califat, egalité homme-femme, pas de polygamie, suppression des tribunaux religieux).

    L’arrivée de l’AKP n’a rien changer a cela malgré les tentatives d’authoriser le port du foulard dans les universités ou encore pour les fonctionnaires (cette interdiction est bien anterieure à 1997).

    Je pense qu’il y a actuellement une confrontation entre ceux qui veulent un islam “pure et dure” et les autres qui recherchent à s’adapter à l’evolution du monde.

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