Questions sur les actions caritatives au Maroc

Larbi sur son blog pose des questions intéressantes :

… On résume donc la situation en quelques mots : Le roi du Maroc chef d’Etat , chef de l’exécutif, détermine la politique de la nation , fixe les grandes orientations et les choix socio-économiques du pays, gouverne le pays , trace la feuille du route du législateur , nomme les responsables de l’Etat … Et il est en même temps à la tête de la plus grande association caritative (Fondation Mohammed V) qui se substitue à l’échec de la politique sociale de l’Etat !

La contradiction que soulève Larbi n’est qu’apparente il me semble.

Dans un système libéral, ce que le Maroc aspire à développer, l’essentiel de la richesse est aux mains d’acteurs privés. L’état ne peut facilement obliger directement (par la loi) les entreprises à (trop) redistribuer, sinon le Maroc se rapprochera d’un système à la française (l’état providence) qui montre aujourd’hui ses limites.

Le modèle de le fondation me semble opportun : cela permet « d’obliger » par la persuasion les entreprises privées de redistribuer sans être en contradiction avec le système libéral. Quelle entreprise qui aurait de grandes ambitions au Maroc pourrait refuser de donner aux pauvres aux cotés du roi ?

À propos de Laurent Bervas

Installé à Casablanca depuis 2005, je suis le créateur de Casavisa une agence immobilière spécialisée dans la Location Appartement Casablanca
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