
Le septième festival international du film de Marrakech (FIFM) a ouvert ses portes au Palais des Congrès vendredi soir. Septième, déjà, mais le premier pour moi. Je vais donc tenter de vous le faire vivre, jour après jour, en vous invitant à me suivre dans mes découvertes – et mes égarements aussi, s’il y a lieu.
Le programme est riche et alléchant. Beaucoup de films de qualité, a priori. En marge de la sélection officielle et des « coups de cœur », le festival célèbre cette année le centenaire du cinéma égyptien en projetant de nombreux films dans trois salles marrakchies.
Parallèlement, plusieurs hommages sont rendus à des cinéastes internationaux. L’occasion de voir ou revoir les œuvres du marocain Mustapha Derkaoui, du tunisien Ahmed Baha Attia, du suédois Ingmar Bergman, de l’italien Michelangelo Antonioni, du japonais Shinji Aoyama, de l’américain Abel Ferrara et une sélection de films avec Leonardo DiCaprio. Ce dernier a d’ailleurs reçu un prix d’honneur vendredi soir lors de la cérémonie d’ouverture des mains de Martin Scorcese – sous la direction duquel il avait joué dans Gangs of New York en 2003 et The Aviator en 2005. Le comédien en a profité pour présenter en avant-première au Maroc The 11th Hour, l’excellent documentaire qu’il a produit sur le réchauffement climatique.
Enfin, le cinéma marocain qui soufre d’un manque flagrant de salles dans de nombreuses villes du royaume (la dernière salle de Ouarzazate vient de fermer, un comble pour LA ville de l’industrie cinématographique !) connaît paradoxalement un développement intensif de sa production. Une vingtaine de films ont été tournés au Maroc cette année (contre une moyenne de quinze habituellement). Quatorze sont présentés pendant le festival au Mégarama de Marrakech.
Comme tout festival de cinéma qui se respecte, le 7e FIFM draine aussi son lot de stars et people venus présenter leurs films ou tout simplement profiter du climat et des fêtes organisées dans les lieux branchés de la ville rouge. On me dit que l’affiche internationale est moins fournie, moins glamour que lors des précédentes éditions. Cela est peut-être dû à la mise en avant des cinémas marocains et égyptiens, ce qui me semble finalement logique et bien compréhensible.
Il est temps pour moi de retourner profiter des projections au Palais des congrès et au Colisée. Rendez-vous demain, je vous raconterai deux ou trois choses vues et vécues en « direct » du festival du film.