Gérer son réseau d’affaires au Maroc

Suite à un conflict avec une relation, jean, un ami installé depuis quelques années m’a donné les conseils suivants pour gérer son réseau (d’affaires) au Maroc :

« J’ai pris pour habitude localement de toujours tenir compte de l’avis du “référent” dans mes relations d’affaires voire amicales. »

« Je nomme “référent” la personne de confiance qui m’a mise relation avec quelqu’un d’autre. »

« Si mon “référent” rompt ses relations (*), je fais de même et prend mes distances en toute diplomatie avec la personne concernée. »

« Ce mode de fonctionnement nous permet à tous de mieux échanger, de se recommander mutuellement de bons interlocuteurs ou à l’inverse, de limiter ou de stopper toute relation avec quelqu’un identifié à un moment ou un autre comme “border line”. »

« J’ai ainsi gagné beaucoup de temps (et d’argent) depuis 2 ans maintenant en suivant cette ligne de conduite »

(*) NB : Etant bien entendu que le “référent” n’est pas en tort ou en froid pour des raisons auxquelles je n’adhère pas… Ca peut arriver.

Pas facile de se faire un “réseau” au Maroc (relire à ce sujet de la relativité des réseaux au Maroc). Les conseils qui précèdent me semblent très judicieux dans un contexte ou la relation de confiance est difficile à établir.

Installé à Casablanca je dirige Casavisa (www.casavisa.com) une agence immobilière à destination des professionnels. Vous pouvez aussi consulter la rubrique Immobilier Casablanca sur mon blog.
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.

9 Responses to “Gérer son réseau d’affaires au Maroc”

  1. Bonjour,

    il est évident que dès qu’on veut faire quoique ce soit dans un pays étranger, le “réseau” fait gagner beaucoup de temps et évite des erreurs.
    Le référent doit etre choisi avec le plus grand soin!
    Mais comment en etre sur ??
    Ce référent sera t’il le plus honnète , le plus compétent ? son réseau sera t’il le plus efficace ? combien de temps va t’on mettre pour le sélectionner, et le convaincre de notre amitié désinteressée ?

    Une chose que j’ai apprise au Maroc, c’est qu’il ne faut en utiliser qu’un, ne pas croire que si on fait mettre de l’huile dans les rouages par une personne mieux placée que celle à qui l’on a déja confié des requètes, fera avancer les choses. au contraire!!!

    Casa et le Maroc, n’ont pas plus de gens influents que dans une sous préfecture d’Auvergne , tout le monde se connait, de la chambre de commerce, du Sun, du Caf, mettre en branle un 2eme réseau est un casus belli !

  2. à mo avis, les relations humanies sont les MEMES. Qu’on soit à Casablanca, à New York ou en Macédonie.

  3. @Claude
    Trouver le 1er référent peut en effet prendre du temps. En ce qui me concerne Internet m’a permis de rencontrer pas mal de gens et de trouver mes premiers “référents” : l’usage d’Internet impliquant une certaine transparence. J’avoue avoir une particulière affection pour les blogueurs qui, même si nous ne partageons pas les mêmes idées, nous partageons au moins quelques le valeurs : partage d’expérience et volonté de dialogue …

    @Hicham
    Je pense qu’il faut arréter de dire que tous le monde est pareil sinon on n’a plus rien a dire. Il y a des différences culturelles importantes entre Casablanca, Ouarzazate, Tanger, Paris et New-York. Ce n’est pas être raciste que de le dire.

    Marie-Aude l’a par exemple expliqué a plusieurs reprises : faire des affaires dans le milieux berbère est très différent par exemple de la manière de faire des affaires à Casablanca.

  4. Bonjour,

    @ Laurent,

    Je viens, à la lecture de ta réponse, de comprendre que j’étais complètement largué et obsolète!
    Effectivement, mon expérience date d’une époque ou internet n’existait pas, et ou il était pratiquement impossible de contacter quelqu’un par téléphone, le réseau n’était fait que de rencontres physiques, une soirée d’un des consulats, un J&B dans un des nombreux “club house”, un après midi au pesage de l’hippodrome, ou dans un compartiment de 1ere entre Casa et Rabat, .

    Pas de blogs , à l’époque, mais combien de glaçons ont été démoulés et ont fondu………

  5. @Claude
    Tchin … d’ailleurs c’est comme ça que nous nous sommes rencontré (sur Internet) et grace à un référent “solide” ;-)

  6. C’est ce qu’on appelle un article de remplissage.
    C’est du bon sens et tout le monde fait comme ça depuis toujours dans tous les pays du monde.
    Ça commence à être lourd Casawaves…

  7. @Michel
    Désolé, on ne peut pas plaire à tous le monde.

    Contrairement à ce que vous écrivez, ce n’est pas comme celà que je gérait mon réseau (professionnel ou personnel) en France ou :
    - il existes beaucoup de sources d’informations sur les sociétés pour pouvoir faire son opinion (localiser un mauvais payeur par exemple)
    - il est plus facile de faire cohabiter au sein du même réseau des personnes aux humeurs incompatibles.

    La méthode que suggère Jean peut sembler un peu “brutale” mais comme il l’exprime c’est une méthode éfficace qui lui permet de gagner du temps.

  8. @Hicham

    si le fondamental des relations humaines (quelque chose qui grosso modo tourne autour des fameux BBB et de l’argent…) reste le même partout, la langue et la méthode ne sont pas les mêmes.

    On ne se fait pas arnaquer de la même façon partout, même si c’est toujours aussi désagréable.
    Et on ne règle pas ses problèmes de la même façon non plus…

  9. […] la plupart des pays émergeants, ceci est quasiment impossible. Comme expliqué dans le billet « gérer son réseau d’affaire au Maroc », on est souvent obligé de se méfier « à priori » des partenaires. Cela ralentit […]

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