Les blogs et les réseaux sociaux sont à la mode depuis quelques années. Il existe aujourd’hui des retours d’expérience de ce que l’on appelle communément le web 2.0 : on commence à savoir ce qui fonctionne ou ce qui ne fonctionne pas. J’ai identifié deux écueils principaux à éviter lors du lancement d’un réseau :
Le premier écueil serait, pour le ou les promoteurs d’un réseau, d’apparaître comme les principaux (voir les seuls) bénéficiaires du réseau. C’est un problème majeur me semble t’il : les adhérents ne veulent pas se sentir instrumentalisés (voir à ce sujet le très bon billet de Versac suite à la grève des membre du réseau Ladysroom.com). Il faut que la participation au réseau soit « Gagnant/Gagnant » de manière indiscutable.
Le second écueil concerne la fragilité du réseau. Il y aura toujours des gens prêts à donner de leurs temps, de leurs idées, voir plus, mais ils ont envie de voir leur investissement “rentabilisé” sur le long terme (« Pourquoi donnerais je mon temps à ce projet là plutôt que celui-ci »). Il est important de prouver la solidité du projet que vous proposez.
Ces deux points expliquent en partie pourquoi j’ai été très prudent jusqu’à présent dans la mise en place de ce réseau. En effet toute erreur de positionnement au lancement demandera beaucoup d’énergie pour être corrigée. La démarche que j’ai appliqué est la suivante :
1) Professionnaliser mon blog
En lançant Casawaves.com, j’ai voulu passer d’un blog (perso) à un modèle de type magazine interactif, ouvert à d’autres rédacteurs. Si je reste très présent aujourd’hui (comme rédacteur), c’est plus pour des raisons économiques que personnelles. J’apprécierai beaucoup plus si ce site pouvait fonctionner sans moi …. J’espère que le recrutement d’un premier rédacteur permanent me permettra de m’en détacher un peu.
De plus, en professionnalisant ce magazine et en développant sa visibilité, on encourage de nouveaux contributeurs à rejoindre la plateforme et partager leurs retours d’expérience.
2) Jouer au maximum à transparence
Le soupçon d’instrumentalisation de la part des membres du réseau est légitime. Je pars du principe que le gens sont intelligents et qu’il suffit de placer dans la zone visible le maximum de choses pour que l’adhésion puisse se faire en totale transparence. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai choisi de publier ces réflexions en temps réel.
3) Trouver un financement
Il ne faut pas se leurrer. Le lancement et l’animation d’un réseau coûtent du temps mais aussi de l’argent. Il faut beaucoup “d’énergie” pour faire décoller ce « véhicule ». Il me semble nécessaire, pour que le projet soit pérenne et attirant, que le réseau soit rentable. Cette rentabilité évitera de surcroît à ses promoteurs d’être tenté de se “payer sur la bête” en vendant de manière détournée leurs services.
Le prochain billet, en cours de rédaction concernera justement les modèles économiques envisagés pour la mise en place de ce réseau.
(re)Lire les autre billets de cette série :
- Un réseau de confiance au Maroc, pour quels services ? (3)
- Réseau de confiance au Maroc : le modèle Facebook (2)
- Casawaves.net : un réseau de confiance au Maroc ? (1)
- Internet au Maroc : du Souk à la place de marché