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Le développement des PME au Maroc …

La vidéo ci-dessus date de mars 2006. Renaud Dutreil, alors ministre français des PME du gouvernement Villepin, était de passage à Casablanca à l’occasion de la manifestation FRANCE EXPO 2006. La priorité de cette année était de pousser le développement des PME françaises au Maroc.

Pour faire avancer cette bonne idée, une commission française dirigée par Jean-René Fourtou, président du conseil de surveillance de Vivendi (actionnaire majoritaire de Maroc Telecom) a été créée à cet effet. Que s’est t’il passé depuis (en presque deux ans) ? Pas grand-chose de concret me semble t’il! Que pouvait t’on attendre d’une commission nommée par un ministre et dirigée par le représentant d’une des plus grosses sociétés françaises ?

C’est dommage, car je pense que le développement des PME au Maroc (d’origine étrangère ou locale) est l’une des clefs du développement économique. Aujourd’hui le paysage des affaires marocain est dominé par quelques 50 grosses sociétés qui assurent 50% des recettes de l’Impôt sur les sociétés (Source l’économiste). Cela montre que l’équilibre de l’écosystème économique marocain est fragile. Si je prend la métaphore d’un aquarium pour décrire l’économie marocaine, c’est comme si l’aquarium était constitué de 50 gros poissons, avec de nombreux micro-organismes et crevettes qui arrivent à se développer dans l’ombre des rochers. Ces micro-organismes et ces crevettes étant toutes les (petites) structures qui ont choisi de fonctionnent dans le secteur informel (sans payer d’impôts ou de CNSS).

Du coté des entreprises étrangères, les autorités Marocaines saivent bien accueillir les grosses structures comme Renault ou Accor, mais laissent souvent les petites structures se débrouiller seules avec toutes les tracasseries du quotidien (corruption, complexité administratives, etc …). Remarquez que je ne me plaints pas, je note simplement que de nombreux petits entrepreneurs, français ou MRE qui tentent l’aventure marocaine, finissent pas renoncer face aux multiples difficultés. C’est dommage car il manque, comme indiqué plus haut une tissus de PME travaillant dans le domaine formel et apportant notamment une contribution aux finances publiques.

La solution? Je ne pense pas que la solution soit à chercher du coté de l’état ou des organismes officiels. L’état a beaucoup d’autres choses à faire. Il faut développer des réseaux d’échange et d’entraide entre entrepreneurs … peut être quelque chose à inventer du coté d’Internet comme le suggérait Medhi en commentaire :

Je pense aussi qu’on devrait petit à petit commencer à organiser des événements de réseautage informels (différents de ceux des intégrales de l’investissement). Une formule plus adaptée à la nouvelle génération Internet, ou l’essentiel n’est pas tellement le statut mais les compétences de chacun. Je pense que ce genre d’événement devrait être “provoqué” sans attendre une intervention étatique. Cela pourrait en même temps aider à l’élaboration du réseau et permettre aux gens qui ont les mêmes intérêts de se rencontrer et d’échanger. Ca constituera une première étape vers l’ouverture et la transparence.

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Installé à Casablanca depuis 2005, je suis le créateur de Casavisa une agence immobilière ainsi que de Linutop une société qui développe et commercialise des petits ordinateurs sous linux. Mon prochain projet est le développement commercial de Casawaves.
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.

3 Responses to “Le développement des PME au Maroc …”

  1. Le maroc souffre d’un mal qui ne pourra guérir qu’avec le temps.

    Ce mal s’appelle le manque de crédibilité, les différentes PME marocaines pour certaines d’entre elles ont prouvés leurs savoir faire sur de nombreux domaines.

    En prenant le secteur des Call center au Maroc secteur que je connais particulièrement, il y à longtemps que le Maroc a démontré son savoir faire pourtant ce n’est pas ce qui empêche nombre de personnes à dévaloriser le travail des collaborateurs marocains sous prétexte que la qualité n’est pas au rendez vous.

    Aujourd’hui l’un des leader de ce secteur fait appel à “Elemens” pour aménager ses centre d’appels. Pourquoi ne le fait il pas avec des entreprises marocaines, plus flexibles plus proches et surtout moins chères, tout simplement parce que même les dirigeants européens installés au Maroc mettent en doute le professionalisme de certaines sociétés.

    En ce qui concerne le recrutement, la formation, le consulting qui sont des secteurs où il y a une forte demande au Maroc, les principaux intervenants sont européens. Alors pourquoi??

    - Manque de crédibilité
    - Manque de visibilité
    - Action de lobbying des dirigeants de ces entreprises

    Je dois dire aussi pour être objectif que nombre de cabinets de recrutements (je ne citerais pas de noms) font preuve d’un certain manque de professionnalisme mais ce constat peut être fait aussi en France.

    Il est nécessaire et urgent que l’on accorde plus de crédibilités à certaines petites structures marocaines qui peuvent se montrer beaucoup plus réactives et compétitives que de grands paquebots où les clients ne sont que des numéros.

  2. @Mohamed CH
    Je suis confiant : c’est une question de temps.

    Un jeune marocain qui a étudié au Maroc, quelque soit le domaine, a de bonnes chance d’avoir été confronté a des environnement professionnels exclusivement marocain. Le manque d’ouverture, la difficulté de se déplacer, n’ont pas permis de s’enrichir des expérience de l’étranger.

    Cependant, grace à l’arrivée de société “étrangères” (créées par des étranger ou des marocains aillant travaillé ou étudier à l’étranger), un début d’échange se créé. Les jeunes qui se font par exemple une 1er expérience professionnels dans un call center “sérieux” ont l’occasion de travaille dans un environnement professionnels “aux normes” occidentales (que tu décrit dans ton billet consacré aux call centers) et traiter quotidiennement une clientèle étrangères. C’est un exemple parmi d’autres (on pourrait aussi cité les professionnels de l’aviation qui vont ouvrir une école professionnelle pour former leur personnel).

    C’est une manière de réaliser un transfert de compétence. Cela prendra peut être un peu plus de temps qu’en Inde ou en Chine (je n’ai pas d’idée précise sur le sujet) mais le développement du Maroc (et des PME marocaine) se fait et se fera de plus ne plus. Une question de temps comme tu disais.

  3. bonjour,
    vous avez raison pour les pour PME
    j’ai crée il y a un an et je galere pour manque de trésorerie pour cree avoir un bureau
    pourtant mes démarches et mes projets sont porteur
    pour les banques vous avez des partenaires mais pas de trésorerie alors vous galerer seul
    j’ai des clients francais qui vont venir me voir et a mes clients marocain alors j’empreinte un bureau ou un cafe
    quesqu’il ne faut pas faire pour investir dans son pays pour le developement et j’ai pas mal de proposition
    je suis Marocaine/France je desire faire des echanges rentre les deux pays
    je me trouve dans mon pays d’origine comme dans un pays etranger
    UN BESOIN DE BUREAU A CASA UN QUARTIER CORRECTE CAR JE SUIS HEBERGER
    CA DEVIENS URGENT SI VOUS POUVEZ M AIDER A CASABLANCA
    MERCI
    MME RAJI CHAIBIA
    CHRC IMPORT/EXPORT
    CASABLANCA MAROC

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