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Tourisme (et immobilier) à Marrakech : trop luxueux ?

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Le développement du tourisme à Marrakech semble marquer le pas cette année. Si l’on en croit cet article de l’économiste (paru ce matin) :

Pour Marrakech, le bilan touristique 2007 s’annonce très mitigé. Selon le baromètre dressé par le Ceto (association des tour-opérateurs français), le Maroc a perdu la cote en 2007 auprès des consommateurs français qui ont préféré la Tunisie en raison de ses formules plus attractives. Cette situation fait reculer de 3% la destination sur ce marché

en attendant les résultats officiels du département de tutelle, ces derniers estiment aussi que près de 1,6 million de touristes ont séjourné à Marrakech en 2007, totalisant environ 6 millions de nuitées. Mais on est bien loin des objectifs assignés à la ville touristique, soit 3 millions de touristes en 2010.

Pourtant l’office marocain du tourisme communique massivement sur la destination Marrakech (en France). La campagne “Vivez Marrakech” a été intense : affichage dans les métros parisiens, reprise sur nombreux de magazines pour cadres, difficile de la manquer (*). Mais en la regardant de prêt on peut se demander si il n’y a pas un problème de positionnement ?

Cette publicité semble s’adresser en priorité à une clientèle à fort pouvoir d’achat : les photos choisies reproduisent un Riad ou un hôtel de luxe (avec une piscine Intérieur) ainsi qu’un palais éclairé la nuit. Le message qui les accompagne va dans le même sens :

Art, histoire, gastronomie, festivals, spas, shopping, sports … autant de raison pour faire un break à Marrakech … à mois de 3 heures d’ici.

Certes, pour augmenter les revenus du tourisme, il est tentant de viser le segment du tourisme “haut de gamme”, mais c’est risqué. D’une part, cette clientèle est exigeante (et il n’est pas évident que les offres touristiques soient toujours à la hauteur). D’autre par cette clientèle n’est pas extensible à l’infini. La baisse de fréquentation de cette année est peut être a chercher dans cette direction.

Ce problème de positionnement de l’offre touristique me fait d’ailleurs penser au marché de l’immobilier (à Marrakech). C’est une bonne idée de vouloir vendre des programmes de luxe à 2.000/2.500 euros du mètre carré, mais d’une part il faut proposer des produits irréprochables (ce qui est loin d’être le cas de tous les promoteurs) et surtout la clientèle pour ces programmes n’est pas extensible à l’infini.

Il faut faire attention à ne pas trop tirer sur la corde : on ne peut pas en même temps augmenter fortement les prix tout en espérant augmenter la clientèle : c’est soit l’un soit l’autre. Les professionnels du tourisme (comme les promoteurs immobiliers) devraient en avoir conscience, au risque de connaître dans les prochaines années quelques déconvenues. Si l’on vise 3 millions de touristes à Marrakech (et si l’on écouler tous ces futurs programmes immobiliers) il serait judicieux dans les prochaines années de proposer des produits plus variés et des tarifs mieux étudiés.

Lire sur le même sujet cet article de Maroc-hebdo : Faut-il miser sur le tourisme de luxe ?
___________________
(*) L’office marocain du tourisme a même fait imprimer (sur ces publicités) l’adresse de leur site web : http://www.tourisme-marocain.com/. Dommage que ce site soit inaccessible à plus de 25% des internautes européens : il ne s’ouvre pas sur Firefox !!!

Installé à Casablanca depuis 2005, je suis le créateur de Casavisa une agence immobilière ainsi que de Linutop une société qui développe et commercialise des petits ordinateurs sous linux. Mon prochain projet est le développement commercial de Casawaves.
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.

30 Responses to “Tourisme (et immobilier) à Marrakech : trop luxueux ?”

  1. Le tourisme au Maroc, c’est comme le pétrôle en Arabie Saoudite. Les occidentaux envahissent et empochent le pactole et les locaux ramassent les miettes. L’Afrique est probablement le continent le plus riche en pleins de ressources mais curieusement c’est le plus pauvre de la planète.

  2. Peut être que ceci répond à une stratégie bien définit par le royaume.

    Il serait peut être intéressant de voir l’évolution du tourisme haut de gamme.

    En ce qui concerne les produits proposés à Marrakech ils ne sont peut être pas irréprochables mais en tout cas ils trouvent preneurs pour la plupart… donc pourquoi s’embêter à faire mieux? Le problème se posera dès lors qu’il sera constaté une baisse dans les programmes neufs, c’est à ce moment que les principaux acteurs devront prouver leur réactivité et accepter le fait de marger moins!

    N’oublions pas aussi que les principaux promoteurs peuvent se montrer très patient car beaucoup d’entre eux fonctionnent en fonds propores ils n’ont donc pas cette pression des banques! C’est aussi un paramètre qu’il faut prendre en compte et ce paramètre contribue également au manque de transparence du marché.

  3. @antoine
    je corrigerai malgré tout votre commentaire. Les groupes immobliers de luxe sont en grande majorité d’origine marocaine. Il en est de même pour les groupes tourisme.

    En revanche il est vrai que ce sont souvant les mêmes qui “empochent le pactole” et que la redistribution des richesse semble ne pas fonctionner.

    @Mohammed
    Je pense que tu résumes bien la situation : tant que ça marche “pourquoi s’embêter à faire mieux?”. L’objet de cet article était de se demander “jusqu’à quand”.

    Je ne doute pas cependant de la capacité des professionnels et des autorités de faire évoluer l’offre dans les prochaines années, mais si on peut s’attendre à une petite période de flotements.

  4. @laurent

    Certes les groupes sont d’origine marocaine, mais encore une fois, ils ne représentent qu’une infime minorité. Il y a certes un avantage financier à tout ça, mais pour qui ? Quand bien même la répartition des richesses serait meilleures, il reste indubitable que l’installation d’infrastructures occidentales au Maroc déstructure le pays. Les inconvénients collatéraux sont subis par la majorité du peuple : par exemple, la fitna/zizanie amenée dans les familles marocaines quand les jolies européennes en maillot de bain envahissent les plages en saison.

  5. @natoine
    > ils ne représentent qu’une infime minorité.
    Détrompez-vous : l’économie marocaine est encore bien contrôlée par des groupes locaux, même si certains grands groupe étranger prospèrent.

    Le problème n’est pas la captation de la richesse par les étrangers mais le manque de redistribution de ces richesses vers les classes les plus défavorisées.

  6. En effet c’est une fausse idée que de croire que le Maroc est livré aux grands groupe européens.
    Car dans la majeure partie des cas ces groupes s’associent avec des décideurs marocains avant d’investir le territoire Marocain.

    La redistribution des richesses est une problématique que l’on rencontre partout à plus ou moins grande échelle. Que ce soit en France aux Etats Unis ou ailleurs il y a toujours des gros groupes qui dominent le marché et qui ne redistribuent pas leurs richesses à moins qu’ils y trouvent un bénéfice (je pense à Bill Gates).

    Ce qui est plus problématique en ce qui concerne le Maroc c’est que le Gap entre ces grands groupes et le “Maroc d’en bas” est collossale et ceci ne favorise pas l’émergeance d’une classe moyenne en capacité de consommer et contribuer au développement du pays.

  7. @mohamed et laurent

    Autant pour moi, j’ai du mal m’exprimé. Nous sommes d’accord, des marocains récupèrent effectivement des dividendes de ces installations. Le problème que je voulais mettre en exèrgue dans mon dernier message est la destructuration du pays (tissu social, vie quotidienne, rapport aux valeurs, …) que cela entraine. Il y a beaucoup à dire sur les conséquences. D’une manière générale, il me semble que ce sont souvent les avantages qui sont mis en avant plutôt que les inconvénients, alors que ces derniers sont à mon sens sournois, + nombreux et + impactants.

  8. @Antoine,

    Je comprend votre point de vue, le développement du tourisme à favorisé l’émergeance de certaines activités qui, culturellement n’étaient pas l’apanage des marocains et surtout des marocaines.
    Les modes de vies et de fonctionnement ont changé à une vitesse étonnante surtout à Marrakech, nous avons des festivals, des discothèques à chaque coin de rue, des bars, les prix qui augmentent, les loyers etc…

    Je pense que les premières personnes à avoir voulu s’installer à Marrakech n’étaient pas venues pour le Jad Mahal, le Montecristo et la plage rouge, mais elles cherchaient plutôt cette identité cette place Jammaa el Fna et toutes ses échoppes.

    Il est vrai que lorque l’on voit ceci on ne peut être que déçu et triste de voir à quel point l’identité de cette ville s’est travestie pour laisser place au superficiel aux strass et paillettes.

  9. @mohamed

    Heureux de voir enfin un avis lucide sur ce problème :-). Les médias ne cessent de vendre cette occidentalisation comme une aubaine pour le pays. Je suis convaincu que c’est une tragédie pour le Maroc… et il semble que ce ne soit qu’un début. De nombreux investissements ont l’air d’être sur les rails. Je crains que les marocain(e)s y perdent beaucoup : leur sourire, leur simplicité, leur gentillesse (ce sont pas des saints non plus). Ce pays risque d’y perdre son âme… et les dés semblent déjà jetés.

  10. @antoine
    > Les médias ne cessent de vendre cette occidentalisation
    > comme une aubaine pour le pays.
    > Je suis convaincu que c’est une tragédie pour le Maroc …

    Je pense que la réalité n’est ni noir ni blanche, elles est “grise” (c’est le défaut des mass médias de simplifier le message). Globalement les autorités semble maitriser le développement du pays. Pour moi la réalité marocaine est grise, avec un lègère tendance vers le gris claire ;-)

    La gestion du pays semble parfois “improvisée”, mais c’est un mode de fonctionnement auquels les gens sont habitués au Maroc.

    Je prendrais comme exemple les soulèvements populaires de l’année dernière suite à la hausse du prix du pain. L’état a semblé tout d’abord débordé (en découvrant l’ampleur du mécontentement) mais a très rapidement la bonne décision a été prise : la hausse des prix a été compensée finacièrement par l’état et tout est revenu à la normale.

    Il est probable que l’état marocain a pu se permettre cette largesse grace aux devises que les touristes étranger ont dépensés au Maroc …

  11. Pour une fois je ne suis pas d’accord.

    La chose que je souhaite le plus fortement au Maroc est d’éviter les erreurs de la Tunisie, de ne surtout pas se battre sur les prix avec cette destination, et ne pas chercher à drainer de tourisme de masse qui s’y rend.

    Quand on parle des “activités culturellement n’étaient pas l’apanage des marocains et surtout des marocaines.” il fait trainer un peu à Hammamet et à Djerba pour voir ce qui s’y passe !

    Par ailleurs, en termes de développement durable et de développement écologique, pour des régions comme le sud, dont l’écosystème est déjà fortement fragilisé, la seule solution pérenne est un tourisme de luxe, qui compense le faible nombre de visiteurs par le prix des prestations.

    C’est par exemple ce qui se passe en Namibie et dans une grande partie de l’Afrique Australe.

    Et ce n’est malheureusement pas la direction que prend aujourd’hui le développement, avec ses fameux 10 millions de tourisme.

    Il y a maintenant des produits que je refuse de vendre en haute saison, comme les bivouacs à Merzouga. Je suis obligée de passer directement à du bivouac privé et mobile, dont le coût est 5 à 6 fois celui du bivouac fixe, mais on évite les ordures dans les dunes.

    Et je compare souvent la gestion des ressources en eau de la Namibie, où il est courant de trouver des lodges à 100 euros la nuit sans piscine, à celle du Maroc, où la moindre petite auberge à 300 dirhams offre une piscine. Or dans les deux cas on est dans le désert…

    Marrakech et Agadir sont des bulles un peu particulières. Pour celles ci les dés sont déjà jetés, mais je souhaite effectivement que ce genre d’activité y reste cantonnées. Et qu’un vrai tourisme de luxe se développe ailleurs. Cela peut se faire en respectant l’âme du pays, mais il faut une véritable volonté politique.

  12. @Marie-Aude
    > Et qu’un vrai tourisme de luxe se développe ailleurs.
    J’ai l’impression que nous sommes d’accord à condition de s’entendre sur la définition du “luxe”. Luxe est un mot auquel il serait judicieux de substituer autre chose afin qu’il ne se limite pas à “cher” et “étalage de richesse”.

    D’accord aussi sur le fait qu’à Marrakech “les dès semblent jetés”. Marrakech est perçu comme une destination “jet-set”. C’est pas toujours de bon gout, mais ça marche pas trop mal (même si il a quelques ajustements à prévoir). L’enjeux des prochaines années est de développer de nouveaux produits vers d’autres villes.

    Plus qu’une volonté politique, je pense que cela va se jouer du coté des professionnels du tourismes. Internet sera pour ceux qui voudraient lancer de nouvelles idées un précieux relais (mais je n’ai pas besoin de te convaincre ? ;-))

  13. Tourisme de luxe au Maroc…

    Le tourisme de luxe, s’il ne se résume pas aux offres à Marrakech ou Agadir, est la voie vers un développement durable dans les régions écologiquement fragiles du Maroc, qui auront du mal à faire face à l’afflux de visiteurs et à la…

  14. @Marie Aude,

    -”Quand on parle des “activités culturellement n’étaient pas l’apanage des marocains et surtout des marocaines.” il fait trainer un peu à Hammamet et à Djerba pour voir ce qui s’y passe !”

    Je ne dis pas le contraire mais est ce que la situation au Maroc doit toujours être confronté aux comparaisons avec la Tunisise ou d’autres pays du Maghreb? Je ne pense pas que la prostitution en Tunisie fasse autant de ravages qu’au Maroc “Ma comparaison s’arrête là”.

    Votre vision des choses est totalement louable car vous privilégiez, le tourisme de luxe à celui de masse.

    En revanche autant ce type de tourisme peut être bénéfique pour l’environnement autant il peut être catastrophique d’un point de vue économique.

    Je m’explique si Marrakech se place en tant que destination de luxe, vous pensez bien que tous les prix des produits de première nécessité décupleront.
    Comment vivra le Marocain Moyen??

    Autre chose ces futurs 10 millions de touristes dont vous parlez permettront à de nombreuses familles marocaines de développer leur activité et d’augmenter leur chiffre d’affaires.

    Encore autre chose n’oublions pas aussi que les Marocains aiment bien eux aussi aller en vacances (et oui ça leur arrive :))

    Donc si Marrakech une ville Marocaine se place sur ce créneau il est évident que seront exclus d’office d’autres touristes nationaux qui auparavant avaient les moyens d’y aller.

    Il est vrai que les 2 points de vues ont leurs avantages et leurs inconvénients, comme le dit Laurent tout n’est pas blanc tout n’est pas noir. :)

  15. @laurent

    Je pense aussi que la réalité est grise, mais plutôt gris foncé ;-) Il faut regarder d’où on vient pour voir où on va. Avant, sans toute cette occidentalisation (sans la connotation péjorative du terme), c’était + agréable à vivre, + simple. Maintenant, on assiste à des difficultés croissantes. Je ne vois pas la tendance s’inverser. Apparemment, tous les signes indiquent qu’on va vers pire, pas mieux. Pensez-vous qu’on retirera les bars, les discothèques, etc… ? Ce n’est pas la volonté actuelle, même si je pense que les Marocains y gagneraient.

    @marie

    Il me semble que la question n’est pas “comment envisager le tourisme au Maroc”, mais plutôt “comment éviter que la pollution (au sens large) touristique ne condamne ce pays à une côte d’azur-bis”. Apparemment, c’est difficile de faire du tourisme en “respectant l’âme du pays”. Tourisme et tradition ne font pas bon ménage…

  16. @Laurent,

    le tourisme de luxe est un tourisme qui coûte cher au touriste, et qui rapporte donc une grosse marge à l’opérateur. Il n’est pas obligatoirement synonyme d’étalage de richesse.

    Le type de circuit que nous avons offert pour le Nouvel An, par exemple, est plutôt plus cher que la moyenne, mais nous proposons quelque chose d’hors normes - et de totalement respectueux des coutumes locales.

    Il y a de plus en plus de gens qui sont prêts à payer très cher pour un dépaysement complet. Pour le fournisseur, cela veut dire obligatoirement faire payer cher, car il ne va pas travailler sur des grands groupes. Ses frais de base doivent être amortis sur des volumes plus petits. Or à partir du moment où on dépasse un certain niveau de prix, on peut, avec le savoir faire nécessaire, beaucoup plus facilement tirer vers le haut, car on a changé de clientèle.

    Les professionnels du tourisme ne peuvent pas faire tout tout seul.
    Je suis par exemple assez inquiète du projet de casino autour de Ouarzazate, qui va amener une clientèle différente, et changer l’image de la région. Et pas dans le sens des produits que nous vendons.

    @Mohamed
    le discours constituant à se défausser des problèmes du Maroc, et notamment de la prostitution, sur les touristes, qui sont martelés à longueur d’année dans certains medias, est trop classique.
    La prostitution, y compris la pédophilie, n’a pas eu besoin des touristes pour exister. Et elle existe à cause de la pauvreté.
    Les petites bonnes qui travaillent dans les maisons bourgeoises marocaines n’ont rien à voir avec le tourisme, et pourtant combien d’entre elles sont obligées de subir leurs patrons, pour un salaire de misèreet un statut proche de l’esclavage. :) et je crois que la prostitution fait autant de ravages en Tunisie qu’ailleurs, mais peut-être les tunisiens se choquent-ils moins de cela ?

    Le type de tourisme que je défend n’a pas du tout le même impact que “le faux luxe de masse de Marrakech”. La hausse des produits de base vient de l’abondance des acheteurs, et surtout du nombre d’européens vivant sur place.
    Un touriste n’achète pas sa nourriture, son électricité, ne paye pas de salaire, en donnant beaucoup trop parce qu’il raisonne sur son échelle de prix européenne.
    La hausse des prix à Marrakech est venue principalement de la raréfaction du foncier, et donc des gens qui s’installent sur place.
    Comme dans le sud de la France avec les anglais :)

    Pour ce que j’y vois, il y a encore énormément de touristes marocains à Marrakech. Et notamment, justement, ceux qui s’échappent là bas pour pouvoir y passer un week-end “en amoureux”.

    Pour revenir à ce que disait Laurent, c’est aussi sur ce genre de choses qu’une vision étatique peut intervenir, pour encadrer le développement, et permettre une croissance raisonnée de l’immobilier, ou pas. Un plan d’aménagement pour éviter ces Costa Brava, Côte d’Azur bis, etc…
    Un support au développement des activités culturelles, comme des salles de cinéma, des occupations pour les touristes comme les marocains…

  17. Bonjour a tous

    Echange général trés intéressant sur Marrakech et qui me fait réagir en soulevant des questions. Je suis écrivain philosophe spiritualiste et aussi artiste peintre sur le Maroc et je vis à Marrakech depuis trois mois, mais je connais la ville depuis dix années. Effectivement j’ai moi aussi découvert Marrakech avec enthousiasme au départ, j’y suis revenu souvent et me voilà posé ici. Maintenant le fait d’y passer une semaine en touriste et celui d’y vivre est autre chose, mais c’est ainsi dans tous les autres pays ou je me suis posé pendant quelques années.
    Je relève deux choses dans vos échanges qui semblent s’opposer et ne sachant pas orienter plus ou moins une responsabilité des choses actuelles, entre orient et occident. La situation de Marrakech que vous soulevez est-elle plus la faute des touristes ou des locaux ? Pour les investisseurs nous savons tous qu’ils sont autant étrangers que locaux.
    La seule raison à tout cela maintenant ne serait-elle pas le Dieu argent qui prime dens les esprits comme malheureusement dans les âmes de tous ?
    Les européens que je connais désirent venir à Marrakech ou au Maroc parce que c’est une destination qui fait réver et parce qu’ils recherchent aussi des destinations moins chères, le niveau de vie baisse pour rappel en europe…
    Les Marocains, amis ou connaissances et ce que j’entends chaque jour sur place et que je connais depuis des années sont partagés entre l’âme de Marrakech (ou la leur…) qui s’envole et les intérêts qui priment toujours lorsqu’ils sont devant les touristes et les étrangers qui ont des niveaux de vie rappelons-le “pour l’europe”. Les prix flambent ici mais qui devient gourmant, ceux qui viennent visiter ou ceux qui vendent aux touristes ? Le Maroc n’est-il pas en train d’étouffer la poule aux oeufs d’or ? L’attrait d’un pays dure un moment jusqu’au moment ou la réalité refait surface. Je suis avec intérêts ce qui se passe au maroc sur divers forum sur internet depuis dix ans, et le climat général toutistique comme les avis ont suivis une pente d’estime qui elle aussi se dirige à la baisse. L’image de Marrakech ou “le rêve oriental” se transforme depuis quelques années en “piège à touristes”.
    Si bien que de nombreux Marocains qui oeuvrent proche des touristes (cafés, vendeurs d’art, boutiques diverses, taxi, restaurants, hébergements, Riads, guides….etc….)ne visent plus directement le service et l’accueil mais souvent l’arnaque.
    Pour exemple, plus aucun taxi ne veut mettre son compteur en route quand il charge des européens et font payer des courses à fixes à 20 Dh alors que le prix devrait être de 6 Dh…les prix des locations varient de plus de 50% souvent quand le demandeur est étrangers….
    Et ce qui est valable pour les touristes l’est aussi pour ceux qui viennent s’installer, j’en ai fait la triste expérience en voyant des prix de loyer presque doubler du jour au lendemain quand un propriétaire voit arriver des étrangers….
    Je ne cherche pas par ces remarques objectives à viser du doigt un plus responsable qu’un autre, ce qui se passe seulement au niveau plus élevé des gros investisseurs est ce qui se passe aussi au plus bas de l’échelle sociale.
    Maintenant cela se passe de la même manière dans tous les pays du mondes ou le bénéfice, souvent excessif pour ne pas dire directement “frauduleux” prime sur toute notion d’égalité. La balance se réglerait-elle maintenant en fonction de l’origine du client ?
    Si Marrakech veut garder un horizon 2012 vers le tourisme, qu’elle sache que le monde de la communication via internet maintenant permet a chaque individu de semer la réalité du terrain qui vient contrebalancer les belles images réveuses faites pour attirer les touristes.
    Il serait bien que les médias locaux et les investisseurs divers s’intéressent aussi aux remarques des touristes de passage sur Marrakech. Maintenant le tourisme a son époque sur des destinations, mais quand la réalité s’exprime les nouveaux touristes visent d’autres destinations. Que le Maroc et Marrakech ne visent pas que le développement sur le tourisme, ce qui semble simple rapide et très rentable se remboursera demain au prix juste, mais pas par les étrangers, par ceux qui resteront sur place. Mais n’est-ce pas déjà commencé ?

    Le système peut-il s’inverser en cours de route soit entre 2008 et 20012 ? Non selon mes annalyses du genre humain, universel….
    Bien à vous.

    Philippus

  18. @Philippus
    Merci de ce commentaire dont je partage la plupart des idées.

    Pour parler “philosophie” je permets de placer en préalables qlq convictions personnelles :
    1) Le moteur du monde et de la vie est alimenté par des “tensions” entre différentes forces, amour/haine, vie/mort, haute pression/basse pression, etc …

    2) La vie est est une succession de morts (Il est nécessaire de mourir pour renaitre)

    En reprenant ces qlq règles, l’argent est une “force” pas nécessairement négative. Tout dépend comment elle est utilisée (pour construire des hopitaux ou mener des guerres).

    Un maroc ancien disparait à Marrakech au profit d’autre chose. C’est peut être un peu violant, mais cette mort n’est t’elle pas le prix à payer pour faire renaitre un nouveau Maroc ?

    Il est facile de philosopher avec le ventre plein, mais je reste toujours sur la même impression :

    “Compte tenu des faiblesse du Maroc (manque de ressources naturelles / faible niveau d’éducation), y avait t’il en depuis l’arrivée de M6 au pouvoir d’autre direction (économique) possible que celle qui est poursuivie aujourd’hui ?”

    “Ma réponse jusqu’à aujourd’hui est non”

    On a l’habitude de trop attendre des dirigeants. Ce ne sont que des hommes (ou des femmes) avec leurs faiblesses, ils font des erreurs. Le Maroc a la chance d’avoir un dirigeant qui semble avoir le désir de construire un Maroc prospère pour lui et ses proches probablement, mais aussi et surtout pour les Marocains. Des erreurs ont été commises, il y aura d’autres, mais y a t’il d’autres voies possible ?

  19. bonjour a tous! j’ai lu notamment ce que vous aviez mis sur le maroc et cela me parraît trés intéressant de voir différent point de vue… etc…
    étant étudiante dans un lycée, je dois préparer pour mes TPE (travaux pratiques encadrés) la réalité des paysages du maghreb notamment: les palaces luxueux; la médina et les villes traditionnelles; et enfin la misére malheureusement ds certains villages du maghreb j’aimerais savoir si l’un d’entre vous aurez la gentillesse de m’aider afin de dévellopper mn travail!

    merci a tous!

  20. [...] pour faire la promotion du tourisme au Maroc. En ce moment même des milliers de publicités « Vivez Marrakech » innondent le métro parisien. Imprimé sur chaque pub, l’adresse du site web de l’office du [...]

  21. il ne s’ouvre pas non plus avec safari :-(

  22. merci pour votre soutien!!!!

  23. Bonjour à tous,

    D’abord je vous dis merci à tous, car grâce à vos commentaires sur divers sujets j’apprends beaucoup…
    Marie- Aude tu sembles focaliser sur le tourisme de masse…Tu n’en veux pas et tu te réjouis du tourisme haut de gamme.
    Mais le tourisme ne se réduit pas à cette dichotomie et ces deux extrêmes sont inetéressants à long terme. J’ai peu de temps aujourd’hui pour développer mais je reviendrai ;-)

  24. @Zereb je ne “focalise” pas sur le tourisme de masse, et on ne peut pas vivre seulement du tourisme “haut de gamme”.

    En revanche, ce qui est important, c’est de savoir comment on se positionne et ce qu’on cherche à développer. En marketing, tu ne peux pas avoir trois images différentes pour le même produit. Or aujourd’hui, l’image du Maroc est brouillée.
    Pour la partie “tourisme de masse” les gens s’attendent à quelque chose de très bon marché, et sont déçus, parce que les prix sont proportionnellement plus élevés qu’ailleurs,
    la partie “découverte, aventure, authentique” se passe dans des conditions qui sont plus proches du tourisme de masse qu’autre chose, pour des tas de raisons, y compris le manque d’infrastructures et l’absence de réelle protection environnementale,
    le tourisme haut de gamme est très concentré dans quelques endroits, où il devient de plus en plus difficile, à cause de cette concentration, et il sort mal ailleurs, manque d’infrastructures, aussi, pollution visuelle, état des routes, etc…

    La seule chose dont je suis sûre, c’est que le tourisme de masse pratiqué en masse est très risqué pour un pays dont les écosystèmes sont fragiles comme le Maroc, et qu’il devrait être limité à certaines zones.

  25. @philippus

    6 DH le taxi ce n’est pas un prix fixe, c’est un prix social qui s’adresse aux pauvres marocains…vouloir payer le même prix que les pauvres marocains quand on est touriste ou même marocain venant de l’étranger c’est aggraver la pauvreté, ça veut dire bénéficier d’un système social dès son atterrissage au maroc…alors qu’il est tout à fait normal de payer certaines choses au même prix que chez soi, un taxi à 20 ou 30 euros c’est normal pour quelqu’un qui a les moyens…..la voiture est importé de l’étranger le pétrole subventionné…que le maroc avec des courses à 60 centimes ?. vaut mieux dans ce cas mettre fin aux séjours et hop chacun chez soi.

    Il n’y a pas encore d’étude sérieuse ou audit sur le tourisme, sur ce qu’il rapporte vraiment et ses aléas….rien ne change au Maroc alors que marrakech prend un tournant d’une ville coloniale…les marrakchis sont ébahit et ne comprennent pas ou va leur patrimoine….surtout la palmeraie de plus en plus défigurée avec le béton et les routes vers les résidences privées.

  26. Bonjour a tous,

    Je constate que cet article est au centre d’une grande polémique : Ou va le tourisme Marocain?

    Contrairement a la majorité des commentaires, je pense que Marrakech doit se positionner sur le haut de gamme, elle en a les moyens, la ville est fascinante, unique…
    Certe la clientele haut de gamme se s’étend pas sans limite mais pourquoi se limiter à la France??

    Le probleme est que le Maroc limite sa communication auprès des francais, alors qu’il ne représente qu’une minorité des touristes haut de gamme dans le monde. Anglais, Russes, Americains, Chinois, Indiens doivent etre les nouvelles cibles du Maroc

    Autre probleme est l’inconscience et le manque de maturité des notables marocains qui continuent a penser que les arbres grimpent au ciel et si on ne fait rien marrakech deviendra le prochain Marbella : une catastrophe ou tout a été betonner et une ville ou le prix de l’immo ne cesse de baisser…
    Sans oublier, l’arnaque des taxis marocains qui sont une horreur pour le touriste qui se sent literalement volé…
    De plus le service dans les endroits haut de gamme est souvent tres mauvais et l’accueil dans certain coins branché laisse à désirer…

    Tout ceci est comprehensible car le pays à literallement exploser et des personnes sans qualification deviennent manager, serveur …

    La priorité pour moi est un controle plus rigoureux de certains corps de metiers (taxis, guide…) et la création d’ecole permettant de former des personnes qualifiés dans le domaine de l’accueil et service…

    En ce qui concerne le tourisme de masse, cela reste interessant meme si pas vraiment viable… a voir le resultat de la cote espagnol (benidorm, alicante…)

    Le tourisme qui peut etre le plus viable pour le pays ( peut on appeler tourisme??) est celui qui decoule indirectement des IDE. Le Maroc se doit pour reussir d’alleger sa bureaucratie, sa fiscalité et doit créer d’autre branches de metiers sur lesquels elle peu se positionner afin d’attirer des capitaux et des cerveaux. Ainsi la nation grandira de maniere saine aboutissant a terme à la creation d’une vrai classe moyenne haute depensant faisant vivre le tourisme national…

  27. @casaport

    Perso, je trouve ton commentaire abérant… As tu deja voyager?
    Pour qui prends tu le touriste?

    Je pense que tu n’as jamais voyagé et tu prends le touristes pour un sauveur plein d’argent qui est la pour se faire plumer payer le meme prix que chez lui et rentrer chez lui…

    Je vais t’expliquer ce que recherche un touriste : a etre considerer comme un etre humain se fondant dans la culture n’importe ou dans le monde et decouvrir…
    il faut que tu m’expliques ce qui decouvre quand on lui di que son taxi sera pour lui aussi chere qu’a Paris, un prix touriste parce qu’il est différent et qu’il se doit d’aider les marocains pauvres avec ces euros… LOL
    Et meme si ce touriste accepte… l’année suivante il ira en croatie ou en tunisie et la le prix est le prix local… a ton avis comment va t il reagir?? Il ne reviendra plus jamais au Maroc…

    Désolé d’insister mais ce genre de pensée tue le tourisme marocain, et fera passer le peuple marocain pour un peuple de mendiant arnaqueur … Viable ?

  28. Veuillez m’excuser, si n’interrompe votre discussion. Je dois absolument répondre à l’article de Monsieur Laurent Bervas intitulé « Tourisme à Marrakech : trop cher ? » publié le 28/07/2008 (http://www.fmdt.ma/details.php?id=4427).

    Merci…

    Finie la politique à hue et à dia.

    Si vos doigts ont bien écorné votre réflexion, en l’achevant, ils l’ont bien doigté.

    Quoiqu’intéressant, votre article ne nous apprend pas grand-chose. Sauf que votre conclusion ou plutôt votre message demeure l’unique explication à sa raison d’être.

    Vous avez bien voulu nous faire comprendre que les touristes ne manquaient que depuis le départ d’Adil Douiri.

    Sans aucun doute, vous avez pris l’habitude de voir le tourisme marocain à travers les actions, l’habilité et la légèreté des mains du Ministre Adil Douiri, lors de ses discours. Des gestes auxquels il tenait énormément. Ayant échappées à l’externalisation, elles demeurent son unique capital pour vous faire vivre dans les rêves et non pas pour vous les vendre.

    Est-ce bien ce genre de doigté qui progressera le pas à notre tourisme ?

    Heureusement que pour marcher ca ne nous nécessite que les pieds, si non…

    Tout d’abord, Mohammed Boussaïd n’a été nommé ministre du tourisme que le 15 octobre 2007. Une date qui coïncidait avec la fin d’une année touristique et le commencement d’une nouvelle (L’année touristique 2008 : nov. 2007 à oct. 2008).

    Cependant, la tendance baissière constatée au cours de cette période est le résultat de la stratégie marketing entamée avant son arrivée.

    D’ailleurs, il faut s’estimer heureux si le Maroc en est là. Il faut voir les choses comme une réalisation positive en raison de la morosité qui plane sur les principaux marchés émetteurs et de la mauvaise situation héritées.

    Est-il responsable du retard constaté dans la réalisation de certains grands investissements ?

    Hic et nunc relève du monde de la magie et des temps mécaniques et non d’un monde où le génie et le savoir faire demande et réflexion et temps.

    Nonobstant, en attendant le renforcement, le secteur du tourisme résiste encore :

    Tanger est l’une des destinations qui affichent la forme depuis le début de l’année avec une augmentation de 6% de ses nuitées pour les cinq premiers mois. Casablanca enregistre, pour sa part, le plus haut taux de progression des nuitées, soit +10%, grâce à l’ouverture de nouveaux établissements. Fès connaît aussi le même phénomène. Depuis le début de l’année, les nuitées estimées dans les établissements d’hébergement touristique classés à Fès affichent une augmentation de +10% comparativement avec la même période de 2007.

    Quant à Agadir, les tour-opérateurs ont prévu une baisse de la demande sur la destination, car bon nombre de clients ne voulaient pas supporter les nuisances du chantier de construction de la corniche. En conséquence, le nombre de liaisons aériennes a été revu à la baisse sur tous les marchés : «Au niveau du marché anglais, le nombre de connexions aériennes est ainsi passée de 8 en 2007 à 4 cette année. Pour le marché allemand, de 24 vols l’an dernier, nous sommes aujourd’hui à 14».

    On ne peut nier qu’en revanche, à Marrakech, la baisse des nuitées est constatée depuis le début de l’année avec -16% pour le marché français, -18% pour le marché belge, - 13% pour le britannique et -17% pour le marché italien.

    N’empêche que le pire a été évité et les problèmes structurels liés à la promotion, aux tarifs pratiqués, au transport aérien et à l’absence d’un service de qualité seront résolus au fur et à mesure que les traces de l’ancienne gestion du secteur disparaissent.

    Une chose est pourtant certaine, avec le départ de l’ancien DG de l’Office National Marocain du Tourisme et l’arrivée d’un homme de terrain ayant une expérience solide dans des organismes de renom, le tourisme marocain est entre de bonnes mains et saura un avenir encore meilleur.

    Dorénavant, permettez-moi, Monsieur Laurent Bervas, de vous demander de voir les choses autrement. Monsieur Boussaïd est un homme posé et n’a pas besoin de ces doigts pour compter les chiffres ni pour tout autre gymnastique illusionniste.

    La politique à hue et à dia n’est pas son genre.

  29. à Casaport

    Cette attitude du touriste qui ne regarde pas à la dépense a de graves conséquences.
    En acceptant de donner ou en payant tout simplement des tarifs 10 fois plus élevés que les prix habituels, vous créez de nombreuses distorsions. Tout d’abord auprès de notre petit taxi par exemple qui ne comprendre pas pourquoi d’autres blancs lui donnent moins ou qui n’acceptera plus de les véhiculer (comme cela arrive à Marrakech), ou encore de mettre le compteur…
    Mais cela engendre également des dommages “collatéraux”. En effet, comment ensuite accepter d’aller travailler à l’usine, dans les champs ou encore de se défoncer à l’école alors qu’on peut si facilement gagner sa vie avec es touristes généreux comme vous en 1 ou 2h00 de temps.
    Enfin, pour un touriste philanthrope comme vous, heureux de se soulager la conscience, vous écœurez 100 autres touristes. Et là excusez moi mais vous ne les remplacerez pas avec votre petit pourboire.
    Vous entretenez une logique commerciale, qui, à long terme, a toujours connu l’échec dans l’histoire, à savoir : je vais me faire un max d’argent en vendant cher avec le 1er pigeon plutôt que de pratiquer des prix honnêtes avec le plus grand nombre.

    Ce genre d’attitude fini par tuer le tourisme et la mentalité locale et entretenir l’oisiveté. Ne vous étonnez pas de retrouver les gamin(es) au bord des routes ou dans les bars ensuite…

  30. je viens de passer 1 semaine à marrakech.
    il faut arreter de trop vanter cette ville.
    il n’y a que 2 rues jolies: aven. moh 5 et moh 6.,et 2-3 jolis parcs.
    et elle ne regorgent pas de batiments ayant une architecture exceptionnelle qui méritent d’etre vu.il y en a tout au plus 5-6.
    et ne pas oublier que la ville est entourée de quartier tres pauvres.
    Qu’y a-t- il à l’exterieur de la ville ?? rien, le desert arride,des montagnes arrides.
    et puis, ce n’est pas une ville de vacance,mais une ville pour visiter
    en qlq jours, juste bonne pour un city trip.
    eT comme il n’y a pas de mer, elle ne deviendra jamais une grande destination touristique.D’autre part, comme il fait tres chaud durant l’eté,50°, et sans mer, vivre à marakech est pénible. il est tres difficile d’aller se promener l’apres-midi sous un soleil brulant.

    Le maroc reste un pays en voie de développement.

    parler de tourisme de luxe est un leurre. un millionnaire ne viendra pas rester 1 sem à marrakech.A part qlq hotel 5*, les 2 avenues moh 5 et 6,il n’y a rien de luxe , il faut pas cacher la pauvreté qui entoure la ville,
    pour les riches, tout doit etre 5*, hotel,les services, la ville, l’infrastucture, la population etc.

    Quand je compare marrakech à d’autres destinations tousitiques, comme la turquie, antalya, marrakech est loin derriere du point vu hoteteliers.
    En turquie, pour moins cher,les gens se payent une semaine de vac dans des hotels super luxueux, au bord de la mer, sur 100.000m2 de jardin,piscine ouverte, couverte, au bord de la mer,et terrains golfs aux alentorus, et en all in.
    je n’ai pas vu d’hotels semblables à marrakech.prenez hotel mirage 2000, ancien sheraton, il ne vaut rien comparé aux hotels en turquie.

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