Crédit Halal au Maroc : Véritable révolution ou simple effet d’annonce ?
Au mois d’octobre nous avons vu apparaître plusieurs articles relatant l’autorisation qu’a accordé la Banque du Maroc (Bank Al Maghrib) aux banques marocaines concernant la mise en place d’une nouvelle forme de prêt en concordance avec les lois islamiques appelée « crédits alternatifs ».
Tout cela semble séduisant, mais que s’est t’il passé depuis ?
Plusieurs banques se sont engouffrées dans la brèche pour communiquer sur leurs produits. Attijariwafabank pour ne citer qu’eux ont été les premiers à dégaîner avec Miftah el kheir, un crédit permettant aux particuliers d’acquérir une maison en payant un loyer sur un délai convenu d’avance. Le loyer ferait office de mensualité et à terme le client peut acquérir le bien en réglant le solde, la banque se rémunère en incluant une marge bénéficiaire, donc fini les intérêts.
Passionnant donc, je vais sur le site ou une publicité très discrète nous parle de Miftah el Kheir, avec cette phrase en conclusion : « Pour plus d’informations, contactez votre conseiller en agence ».
Parfait je ne me fais pas prier et contacte l’antenne de cette banque à Paris, on me communique les coordonnées de Strasbourg qui d’après la demoiselle étaient plus à même de me répondre. Je contacte donc Strasbourg, on me passe un conseiller en ligne qui n’était même pas au courant de ce produit, il n’en a jamais entendu parlé.
Depuis octobre c’est le black out on en entend plus parler, je ne connais personne de mon entourage ayant bénéficié de ces produits.
Alors est ce que c’était encore une coquille vide comme on a déjà pu le voir pour d’autres secteurs où est ce une stratégie des banques de ne pas commercialiser ces produits afin d’éviter un phénomène de cannibalisation avec les autres services avec intérêt qui sont beaucoup plus rémunérateurs …
Mohamed Chouad est responsable d’un centre d’appel en France. Il a collaboré avec la société Webhelp en 2005.
Tous les articles écrits par Mohamed CHOUHAD.


Quelques articles sont ce site ont mis en évidence le problèmes des effets d’annonce.
Fouad avait parlé du paiement en ligne : sur le papier c’est formidable / Dans la réalité les banques ne connaissent pas.
J’avais moi même fait état de la communication autour du casaneashore : sur le papier c’est un élément essentiel pour le développement de Casablanca / dans la réalité le projet a 1 an de retard et personne n’est capable de dire quand ce sera livré.
On maroc, ou les dirigeants sont très attachés aux apparence (grosse voiture voyantes), “la com.” marche bien.
Je pense malgré tout que ces dirigeants gagneraient à être plus sincère dans leur communication. Quand les défaillance deviennent trop visibles, le mensonge est contre productif.
“On maroc, ou les dirigeants sont très attachés aux apparence (grosse voiture voyantes), “la com.” marche bien.”
Tu as mis le doigt sur le probléme Laurent.
Il est encore trop tot pour juger l’experience des produits conformes a la Shari’a. Qu’il s’agisse d’un effet d’annonce pu d’une veritable offre, je reste persuade que la prochaine “revolution” bancaire et financiere sera celle des produits Islamiques. Il suffit pour s’en convaincre de voir ceomment cela se developpe dans les autres pays musulmans. Avec l’evolution sociologique, culturelle et politique que connait la societe marocaine, tout ce qui est conforme a la Shari’a est le bienvenu.
La culture dominante chez les decideurs economiques au Maroc etant occidentale, voire laique, fait qu’il y a une veriatble resistance a la notion meme de banque islamique.
Il existe plsuieurs manieres de denigrer ou de faire douter d’un produit ou d’une approche, comme celle consistant a dire que ce n’est qu’un “coup mediatique” ou une “epee dans l’eau”. La resistance aux produits islamiques me rappelle les opposants a l’informatique ou a la mondialistaion. En fin de compte, une tendance quand elle est serieuse et repond a un besoin, devient petit a petit une realite et s’impose.
NB: Pour etre precis, on utilise le terme Halal pour les produits alimentaires; la terminologie la plus adaptee a la finance est: “produits islamiques” ou “conformes a la Shari’a”. L’utilisation du terme “halal” est pejorative et vise a devaloriser les produits islamiques.
“le problèmes des effets d’annonce”
c ce qui marche le plus au MAROC –> faire de très belles annonces, avec une formidable compagne de Com, puis après, plus rien…
- projet de la vallée Bouregrég
- le projet de metro à casa
- vision 2010 pour le tourisme (qui est entrain d’être remplacer par uen autre “Vision 2020″)
- stratégie 2015 de l’Artisanat (tomber ds les oubliettes avec le nouveua gouvernement)
- le plan “Emegence” qui vient d’être remplacer par le plan ‘Envol”
- La police de proximité
et bien d’autres projets…
Résultat –> plus aucune crédibilité…
C’est clair que ce mode de fonctionnement déssert le Maroc sur le long terme.
Comment attirer des capitaux et des chefs d’entreprise si à chaque fois qu’un plan est mis en place il est aussitôt avorté?
Surtout qu’au Maroc il n’y a pas “l’excuse” du changement de Président.
@Laurent
Et pourtant c’est vous qui a dit: “mais au Maroc, au moins les choses bougent …”
@Deal
Je critique pas mal de chose au Maroc, tout en observant (en effet) que les choses bougent. L’état marocain nous (petits entrepreneurs) a mis entre les mains :
Des infrastructures opérationnelle :
- Routes/autoroutes
- ADSL
- Compagnie aériennes
- Système bancaire qui fonctionne pas trop mal
Des régles interessantes pour développer son business :
- Possiblité pour un étranger de posséder 100% du capital d’une société
- Possibilité de rapatrier ses bénéfices
- Procédure simplifiée pour créer sa société
Armé de tout cela beaucoup de choses sont possible. Cependant l’environnement extérieur mettra du temps a changer : corruption, manque de compétences, manque d’information, concurence déloyale de l’informel, etc …
La bouteille (marocaine) est à moitié vide ou à moitié pleine.
Voici le changement :
Subject: flash info
Le contrôle de la bonne exécution des projets lancés par SM le Roi sera assuré par un cabinet international d’audit (Aujourdhui.ma )
À partir de cette année, les projets lancés par SM le Roi seront audités par le cabinet KPMG. Un rapport détaillé sur leur état d’avancement sera présenté à chaque Fête du Trône.
Les projets lancés par SM le Roi Mohammed VI seront désormais audités par un cabinet d’audit de renommée internationale. Il s’agit de KPMG qui est le premier cabinet français d’audit et d’expertise comptable avec un chiffre d’affaires de 757 millions d’euros en 2007. En prenant dorénavant en main l’opération de suivi des programmes lancés par SM le Roi Mohammed VI, les auditeurs de KPMG devront faire le suivi et le contrôle de la réalisation dans les délais et conformément à ce qui a été présenté au Souverain au moment du lancement des différents projets. Ainsi et à l’occasion de chaque Fête du Trône, célébrée tous les 30 juillet, ce cabinet devra remettre au Souverain un rapport complet et détaillé sur l’ensemble des projets qu’il a initiés. «Ce n’est pas une démarche de contrôle des départements ministériels chargés de l’exécution de ces projets, mais c’est plutôt une démarche de suivi minutieux de ces chantiers d!
e la
part d’experts internationaux en la matière», explique une source bien informée.
À partir de cette année donc, KPMG sera chargé de suivre d’une manière régulière les programmes qui ont été lancés par SM le Roi Mohammed VI dans les différentes régions du Royaume. «Que des projets soient réalisés avec retard ou qu’ils soient bloqués, parfois, à cause du laxisme des responsables concernés ou pour d’autres raisons est une chose qui ne sera plus tolérée», affirme une source informée. Rien que durant sa récente tournée dans les provinces de Guelmim, Tiznit, Assa-Zag, Tata, Zagora et Ouarzazate, effectuée du 27 novembre dernier au 5 janvier courant, le Souverain a procédé au lancement et à l’inauguration de 129 projets. Le montant global alloué pour ces différents projets a atteint les 3,627 milliards de dirhams. Un budget colossal qui attiserait l’appétit des uns et des autres. L’arrivée d’un cabinet d’audit connu sur la scène mondiale permettra de faire le point continuellement sur l’état d’avancement de ces !
projets.
Ce cabinet est adossé à KPMG International qui est un réseau de cabinets nationaux fournissant des services en matière d’audit et de conseil financier. Présent dans 145 pays et plus de 731 villes, KPMG offre à ses clients proximité et disponibilité à travers le monde. En 2007, KPMG a réalisé un chiffre d’affaires de 19,8 milliards dollars et compte plus de 123.000 professionnels.
Le premier rapport de ce cabinet sur l’état d’avancement des projets lancés par SM Roi Mohammed VI sera donc prêt dans environ sept mois. Au mercredi 30 juillet prochain, KPMG fera le point sur l’ensemble de ces chantiers.
KPMG, deux bureaux au Maroc
Le cabinet KPMG est l’un des auditeurs internationaux les plus prestigieux. Déjà installé au Maroc avec un bureau à Casablanca et un autre à Rabat qui font partie du réseau KPMG International qui emploie plus de 7.000 salariés. 2.200 d’entre eux sont spécialisés uniquement dans l’audit dont 500 pour l’activité advisory de «grands comptes» regroupés au sein de KPMG Audit et près de 4.500 au service des PME, du secteur non marchand et du secteur public dans 194 villes de France.
Le 10-1-2008
Par : Atika Haimoud
——————–
Des têtes vont tomber!!!
Je suis entièrement d’accord avec Laurence, il est indéniable que beaucoup de choses ont changé, je sens qu’il y a une bonne volonté (du roi) de faire avancer les choses..Mais il est vrai aussi qu’il demeure des points noirs (corruption) sans oublier le plus grand des maux celui d’un système éducatif défaillant du début jusqu’à la fin..si il y a un chantier qu’il faut attaquer et au plus vite c’est bien celui ci, il y a un décalage énorme entre les produits de l’éducation et les besoins des entreprises.
Quant à ATIKA HAMMOUD, votre commentaire me laisse croire que vous travaillez pour KPMG ou plutôt vous en êtes actionnaires. C’est bien qu’on procède de la sorte, demander à des cabinets de contrôler l’état d’avancement des projets. Espérons que les leaders de tous ces projets fassent bien leur travail.
Ayant poursuivi un cursus en audit (Commissariat aux comptes) en France, j’aimerai bien intégrer un big 4 à Casablanca, merci ATIKA de me donner votre mail pour postuler à un poste d’auditeur junior. Bon vent pour tous les projets au Maroc.