En parlant d’aberrations administratives, ou de folie judiciaire au choix…

Un peu différent des sujets habituels, mais puisqu’après tout Casawaves parle de la France et du Maroc, d’injustices de de dysfonctionnement… celle-ci me semble tout aussi digne de la place publique que les problèmes de Christophe Curutchet.

Sur le blog de Maître Eolas, à l’instant même inaccessible, mais cela ne saurait tarder à revenir, j’espère, l’histoire d’un avocat malien, Abdoulaye Coulibaly, qui vit et travaille en toute légalité en France depuis plus de 30 ans.

Donc entré en France en 62 à l’époque où il n’y avait pas encore de carte de séjour.
Diplôme de l’université, inscrit au barreau d’Aix en Provence, où il exerce et plaide régulièrement.
Marié, père d’un enfant français de 21 ans.

Je cite Maitre Eolas : « En 1974, lorsqu’était sortie la première loi sur le séjour des étrangers, l’administration lui avait rétorqué: « Ça ne vous concerne pas ». En 1989, lorsque la préfecture s’était intéressé à sa situation, sa demande de naturalisation suffisait à légaliser sa présence. Durant ces quarante-cinq années de vie en France, son passeport malien – renouvelé en France dans les représentations diplomatiques- et sa carte professionnelle ont toujours suffi. »

Et aujourd’hui objet d’un un arrêté de refus de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français dans le délai d’un mois tout simplement parce que le fait de plaider régulièrement, de payer ses impôts, ses taxes, etc… ne suffisait pas à la préfecture comme preuve de résidence continue en France pendant 10 ans, il lui fallait des quittances EDF.

Pourquoi ne les avait-il pas ? On en sait rien son apart a brulé, il s’est fâché avec sa femme, il produisait sa propre énergie avec une éolienne.
Mais la préfecture refuse tout, y compris le témoignage du bâtonnier d’Aix (le président des avocats), c’est la même règle pour tout le monde, dix ans de quittances, ou l’expulsion.

Si cela ne recouvrait pas tant de situations dramatiques, où de petites gens n’ont pas la visibilité d’un notable, ni la science d’un avocat, cela ferait rire tellement c’est ridicule.

Mais en réalité, c’est plutôt triste à pleurer.

Voilà, j’espère que Laurent ne m’en voudra pas de ramener un peu le barycentre de Casawaves, juste pour une fois, vers la France.

Heureusement, il y a une mobilisation…

PS : ça y est, c’est revenu… allez donc lire sur place !

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