Si Rockefeller avait été marocain, il n’aurait pas existé ….ou comment réussir grâce aux réseaux (deuxième billet de Meriem Alaoui sur Casawaves).
Chaque pays a son héros et, au royaume du capitalisme (les Etats-Unis ndrl), il s’agit bel et bien de John Rockefeller.
Biographie rapide : cet homme qui débuta dans les affaires en 1860 se lança très vite dans l’industrie du pétrole et fonde, en 1862, la Standard Oil qui deviendra par la suite Esso puis Exxon Mobil. L’homme d’affaires contrôla son entreprise d’une main de maître et racheta peu à peu tous ses concurrents. Richissime, symbole de la réussite capitaliste à la sauce américaine, Rockefeller investira une partie de son immense fortune dans des activités philanthropiques, notamment par le biais de sa fondation. Il est l’incarnation du mythe américain du « self made man ».
Un homme qui se fait tout seul … ce qui fait rêver outre-Atlantique a de quoi nous interroger de ce côté ci de l’Océan Atlantique. Pourquoi ? Parce que ce phénomène, s’il existe, est aussi rare que de la pluie au mois de juillet à Agadir.
L’homme seul n’existe pas au Maroc, il est toujours « fils de… », «Frère de… », «Mari de… », L’imbrication des divers cercles auxquels il appartient ne lui permettent pas d’exister en dehors d’eux, puisqu’ils le définissent.
Petit récapitulatif des différents réseaux qui existent au Maroc :
Il y a les réseaux élitistes worldwide, ceux qui créent un réseau ex nihilo et qui aident à l’insertion sociale et professionnelle en un rien de temps, on en dénombre pas moins de deux :
* Crée en 1917 comme fonds de donation, le Rotary International est une association à but non-lucratif qui, outre l’antenne américaine, existe aujourd’hui dans 170 pays. Ce regroupement de personnes en association a pour but d’investir les fonds réunis dans des opérations humanitaires ou dans le cadre d’actions liées au développement social local. Faire partie des happy few qui font partie de ce réseau international ouvre toutes les portes … sauf celles du Paradis. Les inscriptions sont ouvertes sur un certain nombre de critères (avoir occupé un poste à responsabilité, disponibilité, cooptation…)
* Le Lion’s Club est basé sur les mêmes fondements : le volontariat de personnes influentes et dynamiques afin d’œuvrer pour le développement social du pays concerné. L’adhésion peut se faire par simple dépôt de candidature même s’il semblerait plus efficace, pour qu’une candidature aboutisse, qu’un membre du Club vous parraine.
Ces deux familles de réseau, très impliquées dans des actions liées au développement socio-économique sont dirigées par des personnes souvent très influentes et très liées au milieu des affaires. Intégrer un de ces réseau est peut être la manière la plus efficace qui soit d’allier le « Business » au côté « éthique ». Faire d’une pierre deux coups en somme.
Mais il est aussi facile d’y pénétrer que pour un chameau de rentrer dans le trou d’une aiguille, alors voilà d’autres options pour activer son réseau pro au Maroc.
* AFEM : L’Association Des Femmes Chefs d’entreprise du Maroc. Crée en 2000, cette association a pour but de fédérer des femmes chefs d’entreprise dans un réseau actif dans le développement du Maroc ; cette association mettant à la disposition de ses membres un panel de conseils d’experts et un encadrement propre au développement d’initiatives entrepreneuriales. Outre cet aspect, il s’agit aussi de promouvoir l’image de la femme marocaine en tant que femme dynamique et libre. Toute femme chef d’entreprise est livre d’adhérer à l’association. Pour plus d’infos www.afem.ma
* Maroc Entrepreneurs est un réseau constitué par les anciens des grandes écoles françaises (HEC, ESSEC, X, Centrale), qui est très active des deux côtés de la Méditerranée et qui est surtout très intéressante dans la mesure où elle organise de très nombreuses rencontres entre des experts métiers et leurs publics au cours de conférences très intéressantes. Les membres de cette association sont assez réceptifs aux demandes émanant de non membres. A essayer !! www.marocentrepreneurs.com
* Centre des Jeunes Dirigeants d’Entreprise (CJD). Créé en 2001, ce réseau est né de l’idée de mettre en réseau les compétences et les connaissances de jeunes managers, de les sortir de leur isolement sectoriel et de faire de cette réunion d’experts un « agitateur d’idées » qui va dans le sens du développement économique et social du Maroc. Le CJD est ouvert à tous les jeunes entrepreneurs. Pour plus d’infos, www.cjdmaroc.com ou la rubrique de la semaine prochaine.
* Groupement des Annonceurs du Maroc (GAM). Créé en 1984 par un groupe d’annonceurs, cette association professionnelle s’est aujourd’hui imposée comme interlocuteur des agences de communication, des pouvoirs publics dans sa démarche de réglementer une pratique libre et professionnelle de la publicité au Maroc. Pour y adhérer, il faut être … un annonceur (sans surprise) et adhérer bien évidemment aux statuts de l’association. Ce réseau rassemble les professionnels du secteur de la communication et de la publicité au Maroc, je ne saurai trop vous engager à y adhérer !!
Je crois, chers amis, avoir fait un tour rapide, des différentes options qui se présentent à vous, si d’aventure vous étiez dépourvus de réseau (professionnel s’entend et non pas téléphonique, hélas beaucoup plus courant !!). Je reste à l’écoute de vos retours, vous devez en avoir aussi, je suppose ?