Amine Benslimane - CJD Casablanca

Entretien avec Amine Benslimane, Responsable de la section Casablanca du Centre des Jeunes Dirigeants d’Entreprise(CJD).

Pouvez-vous nous présenter le Centre des Jeunes Dirigeants d’ Entreprise?
Le CJD existe au Maroc depuis 2001 : espace de réflexion et d’expérimentation, ce réseau d’entrepreneurs se fixe pour objectif d’être un levier de développement de la pratique managériale dans notre pays.

Les membres de cette association sont portés par la conviction que, outre la finalité financière évidente d’une entreprise, cette dernière se doit aussi d’être un levier de développement social.

Les fondements de l’association sont compris dans ce que les membres du CJD qualifient de « Carré de Bruges » :
- Réfléchir pour participer.
- Se former pour progresser.
- Expérimenter pour innover.
- S’engager pour influencer.

Les quatre piliers sont interdépendants les uns des autres et impliquent l’idée d’une formation continue des membres du CJD au service d’un meilleur épanouissement de l’homme au sein de l’entreprise.

Les membres de l’association expérimentent dans un premier temps les idées issues de leurs réunions au sein des entreprises membres du réseau avant de proposer leurs recommandations aux interlocuteurs idoines : Ministères, Primature … A titre indicatif, la SARL. à 10 000 Dhs était un des propositions du CJD.

Ainsi, les actions mises en place sont très pragmatiques et sont liées à une vue « assez microéconomique » de l’entreprise marocaine, « une entreprise faite par l’Homme au service de l’Homme ».
Le CJD se veut être un laboratoire de réflexion et d’expérimentation.
Le fait d’avoir à sa disposition un vaste réseau d’entrepreneurs permet d’avoir accès, via cette matière grise gratuite et réactive, à des solutions clé-en mains pour l’entreprise.
L’idée forte des membres de l’association est de sortir le dirigeant de son isolement et de permettre à ces managers réunis en réseau de réfléchir et de solutionner des problématiques communes.

A qui s’adresse le CJD ?

Ce réseau qui regroupe plus de 120 patrons de sociétés et de hauts cadres d’entreprises est susceptible d’accueillir tout entrepreneur ou haut cadre dirigeant un groupe de personnes. Il n’y a pas de critère de chiffres d’affaires pour adhérer au CJD, il suffit pour cela de manifester une réelle volonté de faire évoluer l’entreprenariat au Maroc.

Comment a-t-on accès aux recommandations et aux rapports édités par le CJD ?

Le site www.cjdmaroc.com existe et le site www.cjdcasa.com, sera en ligne fin janvier 2008.
Il permettra de créer un réseau d’experts en ligne qui pourront être consultables, sur des thématiques données, afin d’apporter leurs recommandations. La mise en réseau permettra d’alléger les délais de traitement des problématiques entrepreneuriales soulevées.
Les rapports édités par le CJD seront mis en ligne mais ne seront disponibles qu’aux membres du site.
Il y aussi d’autres supports qui sont disponibles :
1. « Le Guide du jeune créateur » est disponible en 6000 exemplaires dans le réseau ANAPEC,
2. Le logiciel « Le certificat du jeune qui démarre », à télécharger. Ce logiciel qualifie l’aptitude du jeune à se lancer dans l’activité entrepreneuriale.

Quelles sont les actions qui sont prévues pour l’année 2008 ?

Il s’agit pour le CJD de relever un défi de taille : insuffler l’esprit d’entreprendre auprès de la jeunesse marocaine en allant à la rencontre des écoles, à Casablanca dans un premier temps, puis à l’échelle nationale dans un second temps.
Les actions mises en place sont les suivantes :
« Le forum des métiers » : Lancé en 2006 avec le Lycée Mohamed V, ce programme a vocation à présenter aux jeunes lycéens un panel de métiers en leur permettant de rencontrer des experts appartenant à des secteurs d’activité divers et variés. L’idée forte est de léguer le programme aux écoles afin que les élèves se l’approprient.
Il y a aussi des actions- coups de poing, en moyenne une dizaine par an, qui sont prévues dans diverses écoles et lycées de la région de Casablanca afin de permettre une prise de contact, un éveil… en se disant que plus l’éveil se fait tôt, plus les vocations entrepreneuriales sont fortes.
Les dirigeants du CJD sont convaincus que la découverte du monde de l’entreprise peut créer des vocations réelles, indépendamment des problématiques d’origine sociale des élèves.
Le partenariat avec l’Université Hassan II : Portés par la même dynamique d’initiation et de recrutement, les membres du CJD prévoient un module à la destination des élèves de première année afin de leur enseigner des notions d’entreprenariat
En collaboration avec la même Université est prévue une « Ecole des Entrepreneurs » au sein de laquelle seraient adressés à un public composé d’élèves, de professeurs et d’entrepreneurs des modules relatifs à la gestion d’une entreprise. Cette fondation pour l’entreprenariat verrait le jour au cours de l’année 2008.

Outre ce dispositif de recrutement, que proposez-vous aux jeunes dirigeants en termes de dispositif d’accompagnement ?

Par exemple, quand la fondation Banque Populaire fait un appel à projet à tous les créateurs d’entreprise, les membres du CJD en choisissent une trentaine et, après une formation des accompagnants, accompagne les jeunes entrepreneurs pendant une durée de 18 mois, sachant qu’une entreprise qui dépasse les 2 ans d’existence a 70% de réussir le pari.
Par ailleurs, grâce au site du CJD, beaucoup d’entreprises font appel à nos conseils et peuvent avoir accès à l’expertise des membres du réseau.

Comme nous l’avons appris avec Amine Benslimane, le CJD est un réseau d’experts qui a vocation, non seulement à accompagner les jeunes entrepreneurs mais à les former avant de leur passer le relais, conformément au vieux proverbe chinois qui disait : « Si tu veux aider un pêcheur un jour, apporte lui du poisson, si tu veux l’aider toujours, apprends lui à pêcher »
Alors, cher amis, je n’ai qu’un mot pour vous : « A vos cannes à pêche ! »


Tous les articles écrits par Meriem Alaoui.

3 Responses to “Amine Benslimane - CJD Casablanca”

  1. Bienvenue :)

  2. @Meriem

    Pour accéder à ce réseau, doit on nous acquitter d’un droit d’entrée??

  3. @Jawad, merci!!

    @Mohamed: Pour accéder à ce réseau, comme à tous les réseaux, il faut répondre à quelques critères qui sont listés ci dessous. Pour plus d’informations, le site http://www.cjdmaroc.com devrait répondre à vos autres questions. Bonne lecture!!

    L’Adhésion pour acquérir le Statut de membre “Jeune Dirigeant”

    Si vous partager les valeurs du CJD, que avez moins de 45 ans, que vous exercez des fonctions de direction dans une entreprise, avec des responsabilités managériales, vous pouvez devenir membre du CJD.

    Comme dans toute association, le principe de l’adhésion définitive suppose le règlement de la cotisation annuelle. Seule une adhésion effective à l’association donne droit au statut de membre du Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprise.

    La cotisation nationale, telle qu’elle a été votée par les élus du Mouvement, est de l’ordre de: 5.000 Dhs (règlement entreprise) 3.000 Dhs (règlement à titre personnel).

    Il existe également un régime spécifique de cotisation “créateur d’entreprise” : Les JD qui ont créé ou repris une entreprise bénéficient de 50% de remise sur la cotisation de la première année et de 25% de remise sur la cotisation de la deuxième et la troisième année. Ce régime est réservé uniquement pour les créateurs qui auront passé le test du Certificat du Jeune qui Démarre, et qui auront aussi pu bénéficier des autres avantages du Pack Créateur.

    La cotisation globale est payable auprès du trésorier de section avant le 31 octobre de l’année en cours, ou à la confirmation de la candidature pour les nouveaux entrants. Ce n’est que quand celle-ci est enregistrée que le Jeune Dirigeant peut bénéficier de tout ce à quoi elle lui donne droit.

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