Un déménagement qui déménage
1/2 L’attente
Deux mois. Deux mois de retard dans la livraison de mon déménagement. Le camion parti d’Angers est soit disant retenu à la douane, à Tanger. Je finis par penser que le gentil déménageur, qui m’a promis de me livrer illico presto, s’est fait la malle avec mes vingt deux cartons. Le patron de la société ne réponds ni à mes appels ni à mes mails.
Soudain, mon téléphone m’apporte la bonne nouvelle (c’est comme le mythe du Prince charmant, il débarque quand on ne s’y attend plus).
- Nous sommes en bas de chez vous, me lance le livreur.
A la bonne heure !
- Vous me prenez au dépourvu là, je suis au bureau.
Mais je saute de ma chaise tournante et quitte pronto mon travail telle une envolée lyrique. Soulagée, je prends le soin d’appeler Maman, en France, pour lui annoncer l’heureuse nouvelle.
- Ils sont arrivés !
Toujours très positive et altruiste, elle me rappelle gentiment d’offrir une boisson fraîche aux déménageurs. Bien sûr par cette chaleur de juillet.
17 heures. Après avoir piqué un sprint dans Casa, j’arrive ruisselante de sueur mais les yeux écarquillés de bonheur. Séquence émotion devant mes cartons chéris, mon vélo chéri… ma vie. La pression tombe, d’autant plus que je dois mentionner que le lendemain matin je m’envole pour Paris, au mariage d’une amie d’enfance et que ma robe de cérémonie se trouvait être dans l’une de ces boîtes couleur papier mâché.
J’ouvre les portes de la camionnette. Côté règlement, tout a été prévu deux mois auparavant : paiement comptant en France, à la livraison des marchandises. Pour le livreur, j’ai également prévu le traditionnel petit billet. Aidé de mon (ange)gardien, voilà le livreur qui sort un à un les cartons. Je prévois donc deux billets.
Quatre cartons plus tard, le livreur reçoit un appel sur son portable et improvise soudain une scène pour le moins étrange.
– Vous devez me payer maintenant le déménagement.
Il sort un papier
– Voilà le prix.
Hic, aïe, gros yeux.
– (Avec diplomatie) Vous-devez-faire-erreur-cher-Monsieur, ce n’est pas le tarif négocié. Regardez ma facture et en plus je dois payer par virement bancaire en France.
Que faire alors qu’il menace de repartir ?
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@Malika Guillemain
> Le camion parti d’Angers est soit disant retenu à la douane, à Tanger.
C’est plus facile d’accepter de blamer le marocain que le francais n’est ce pas?
@afoulous ɲ dadès
> C’est plus facile d’accepter de blamer le marocain
C’est plus facile d’accepter de blamer le français au maroc … quand on est en France
@Laurent
Mon cerveau n’arrive pas a dechifrer ta phrase
Alors il faut me laisser deviner… dans la facture, il y a en plus le coût de l’immobilisation à Tanger pendant 2 mois.
J’ai bon ?