Le « nouveau » Maroc connaît sa première crise de croissance
Offshoring
Un article publié par 01 informatique en date du 21 février 2008 titrait : « Le Maroc connaît sa première crise de croissance ». L’article traitait le sujet de l’Offshoring (délocalisations des services informatiques) et mettait en avant les retard du Casaneashore. Le journaliste insistait notamment sur le volet ressources humaines : le manque d’ingénieurs provoque une hausse des salaires ce qui rend beaucoup moins attractive la destination Maroc.
Tourisme
Un article publié hier par Yabiladi fait état des inquiétudes qui planent sur la saison touristique 2008 :
Qu’est qui peut expliquer ce retour de manivelle ? Certains opérateurs du secteur déclarent que la formation des Ressources humaines (RH), largement déficitaires et négligées par les politiques publiques initiées jusqu’alors, est la cause majeure du désintérêt manifesté par les touristes. On parle de – 25% de touristes pour la seule ville de Marrakech (destination phare du pays).
A mon avis, le Maroc connaît une bien une crise de croissance et ce n’est pas surprenant. La politique volontariste, initiée à travers une communication plutôt bien menée, a permis de faire émerger le Maroc dans les médias occidentaux. Cette première phase est indéniablement une réussite. Les capitaux et les entreprises étrangères se sont intéressés au Maroc et sont venus, attirés par des promesses séduisantes. Il faut cependant maintenant passer dans une seconde phase. On le voit à travers le retrait progressif de FADESA au Maroc que même les grand acteurs peuvent prendre rapidement la poudre d’escampette.
3 volets me semblent à traiter rapidement.
1) La formation
Tout le monde le dit, le manque de ressources humaines formées est le principal problème du développement économique. C’est à mon avis le chantier prioritaire et peut être le plus difficile à mettre en œuvre car nécessitant une action dans la durée.
2) La justice
Le développement économique de ces secteurs se fera en grande partie grâce à l’apport des entreprises étrangères. Si on ne leur offre pas de cadre légal leur permettant de sécuriser leurs investissements et leurs collaborateurs, ils choisiront de s’installer dans d’autres pays. Le Maroc est en compétition avec de nombreux autres pays (voir à ce sujet l’article Fouad Mourtada : les contradictions du Maroc de M6).
3) La communication
Dans la première phase du développement économique du Maroc, la communication officielle a plutôt été efficace. On pouvait se permettre de faire du “bla bla bla” tant qu’il s’agissait de transmettre une vision. Aujourd’hui, alors que l’on est dans le concret de cette vision, il faut que la communication devienne plus concrète.
J’avais pris en exemple la communication autour du Casaneashore (le danger des effets d’annonce) ou l’on préfère publier des communiqué de victoire trichant avec la réalité. La conséquence est que les acteurs économiques ont de moins en moins confiance dans la parole officielle, et la confiance est le préalable a tout développement économique dans la durée …
Installé à Casablanca je dirige Casavisa (www.casavisa.com) une agence immobilière à destination des professionnels. Vous pouvez aussi consulter la rubrique Immobilier Casablanca sur mon blog.
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.

n’importe quoi.si c’est ca une analyse economique mon dieu comment doit etre le reste .bon prélude.
BONJOUR
je penses pareil que le post précedent - il y avait a une epoque les memes argument concernant la delocalisation des centres d’appels au MAROC - ce qui n’a pas empeché le secteur, ce jour, d’employer plus de 20 000 personnes à des salaires au dessus du smig.
A l epoque la presse francaise s interessait aux voiles ( c etait un sjt à l’epoque et aux call center )
a cette periode egalement la cellule d encadrement des centres d’appels etait principalement des expatriès francais(très couteux) ce qui n est plus la cas maintenant - le secteur s’etant professionnalisé entre temps, les competence locaux se sont avéré très mature
Cordialement
Pour le voir de l’intérieur, je constate que le dossier formation est enclenché, et depuis des mois.
Et j’avoue, pour ce que j’en ai vu, être très positive sur la façon dont cela a été géré. Mais comme c’était le sujet de mon billet de demain… vous attendrez un peu pour savoir pourquoi
ce genre de billet montre que le maroc ne connait pas de crise de croissance,(logique contrarienne
) à la limite un petit recul qui permettra d’aller encore plus loin, le mouvement est puissant et on est encore au début…quand le tissu industriel prendra de l’ampleur(automobile,informatique ex renault, capgemini…) le reste suivra automatiquement
en début d’année l’un des plus respectés investisseur au monde gorges soros à été vu entrain d’acheter des blocs d’action d’ona, lafarge et maroc telecom et ca s’est le signal le plus clair….
par contre ca serait bien que la speculation immobiliere freine…
N’importe quoi votre analyse.
Vous vous basez sur un ou deux événements et trois articles de presse pour démolir toute une politique de développement d’un pays.
Je pense qu’il est tout à fait normal que des problèmes surgissent ou des érreures peuvent être commises.
Cela n’empèche pas que le Maroc pousuit une cinétique indiscutable d’ouverture, de modernisation.
Je suis par contre de votre avis quand à la nécessité d’une justice saine, indépendante et efficace.
A mon avis les responsables marocains doivet montrer plus de détermination pour secouer les réticences et ancrer définitivement le pays dans le développement.
@Laurent : “à mon avis”, tu devrais garder tes opinions pour les faire sur l’oreiller !
Certes, la communiquation est libre sur les blogs…Est-ce une raison pour dire tout et n’importe quoi ?
Ce qui me rassure, c’est de voir que d’autres internautes ont décelé les énormités de ton analyse à deux balles!
Wake up Laurent ! N’est pas journaliste qui veut ! Si, en province, finalement, un super journal local…Ta retraite est assurée!
Je ne pense pas qu’il faut directement critiquer ce journaliste !
Il a fait une erreur très hative sur la situation du Maroc.
La politique engagé par le Maroc et Sa Majesté Mohammed VI est sur du “long terme”, on ne peut pas donner une analyse trop hative, mais je pense que Laurent Bervas a voulu faire une analyse de la situation qui peut s’aggraver si cette situation empire.
(je suis désormais abdel2 car un autre abdel existe).
@soy
Un débat n’a d’interêt que lorsqu’à une analyse(ou commentaire) on oppose une autre analyse(ou commentaire).
C’est le meilleur moyen d’enrchir un sujet.
bonjour à tous,
je ne crois pas qu’on a besoin d’une grande étude ou d’une grande analyse economique pour se rendre compte de la crise du Maroc. les symptomes de la crise sont palpables par le communs des mortels (augmentation de la pauvreté, augmentation du taux de chomage, déterioration du niveau de vie des citoyens, perte de competivité des secteurs ou la maroc avait des avantages concurrentiels (agro alimentaire, textile,…).
le governement a certes pu elaborer des strategies sectoriels avec des objectifs trop ambitieux mais il ne s’est jamais attaqué aux problèmes de fonds qui constituent l’handicap majeur pour assurer le passage d’une economie de rente à une economie de marché et qui permet par la suite à la population de profiter des bienfaits de la croissance economique et de la mondialisation.
je cite la reforme de la politique fiscales, la reforme du système judiciaire, la lutte contre la corruption, et enfin l’ouverture des secteurs qui sont tjs entre les mains d’une poignée de previligiés pour une raison ou pour une autre.
Toutefois, il faut aussi reconnaitre, que de telles reformes de fonds risquent de destabiliser les equilibres socio economiques en place et demandent donc beaucoup de courage politique.
d’une manière générale, une bonne politique economique et sociale et celle qui place l’Homme au coeur de la reflexion sur le developpement du pays ce qui ne semble pas etre le cas aujourd’hui. il suffit de lire les differentes strategies sectoriels pour ne trouver que des chiffres et des objectifs et aucun mot sur l’HOMME, le supposé etre le principal bénificiaire de ces politiques.
Voila mon point de vue. Je peux avoir tort.
Salu à toutes et à tous.
Bonjour, les symptomes d’une croissance sont palpables, une crise aussi. mais on ne peut tirer de conclusions hatives sans tenir compte du facteur temps. soros a deja été vu en argentine ds les années 80 juste avant son effodrement…mais je dis bien rien ne peut justifier encore une analyse ds le cas du Maroc. c encore trop tôt. je lui souhaite une bonne croissance economique et sociale.
@tazarmana
dans le contenu et le titre je suis resté en utilisant le terme de “crise de croissance”. Je pense que le Maroc pourrait connaitre une ou deux années de fléchissement de la demande étrangère (touristique, immobilière, services) qui, sans avoir de grosses conséquences, permettrait aux autorités de corriger les plans de développement.
A voir …
crise économique!!!
si vous aviez dit une crise agricole, ça serait peut être plus justifié que de relater ça a l’offshoring, le tourisme et l’immobilier
je me demande vraiment du but a la fin d’une telle analyse, car en lisant, ça dégage un pressentiment d’intentionnalité abaissante
j’espère que les auteurs seront honnêtes et avec une bonne foi
@reda
Je n’ai pas employé le terme de crise économique. J’ai parlé de crise de croissance dans les “nouveaux” secteurs : immobilier, offshoring et tourisme.
Concernant l’intention il ne s’agit pas “d’abaisser” mais de donner quelques éléments de réflexion pour contrebalancer la communication officielle. Enfin crise de croissance veut tout simplement dire que le Maroc a grandit très (trop) rapidement dans certains secteurs et qu’il est nécessaire de faire quelques ajustement avant d’aller plus loin.
Difficile de faire ou de comprendre les ajustement nécessaires si on n’est pas capable d’identifier les dysfonctionnements. Comme je l’ai indiquer dans ce billet (et dans d’autres) nier la réalité et faire comme si tout fonctionnait bien est le meilleur moyen de faire fuir les entrepreneurs/investisseurs.
Bonjour,
en admettant qu’il y a une croissance (creation de valeur dans quelques secteurs economiques suite à la mondialisation et l’ouverture des marchés qui ont ramené de nouvelles opportunités), la répartition de la richesse crée pose encore probleme au Maroc. Autrement dit, à qui profite la creation de valeur???
Aussi, je note que la croissance economique ne veut pas forcement dire developpement ECONOMIQUE ET SOCIAL.
BIEN A VOUS
@laurent
une crise économique n’est autre, qu’une crise de sa croissance !!
en peu y employer plusieurs termes juste par abus de langage, le résultat reste le même, bref le problème n’est pas là!
contrebalancer le presse officielle c’est même l’idée fondatrice du concept “blog” et cela a un effet très positif mais sous contrainte d’objectivité et pertinence
pour les investissements, et a en croire les chiffres “officielles”, les activités IDE pour 2007 rassurent bien, reste a savoir leurs répartitions et avec quelles degrés d’évolution et puis faire une projection sur les grandes lignes des objectifs du plan émergence, désormais envol!!
un billet avec ses détails constituerait un parfait bilan d’état des lieux!!
@Mohssine
je pense que le gouvernement actuelle, qui a sans oublié déclaré son année 2008 comme année “SOCIALE”, a parmi ses soucis d’allier le développement socio-économique a celui macro-économique pour qu’ils aillent de paire, afin d’établir l’équité social!!
reste a savoir le bilan de l’INDH et du challenge millenuim.