Sophia Aram nous met « Du plomb dans la tête ! »
(Interview exclusive)
Originaire de la banlieue parisienne et Marocaine, « Du plomb dans la tête », le spectacle de Sophia Aram fait un tabac en France. Après Paris, elle est en tournée au Maroc puis poursuivra en Province.
Dans « Du plomb dans la tête », elle décrit l’univers d’une école maternelle après le suicide d’une maîtresse. Enseignants, gardien, psychologue, parents et élèves sont conviés au sein d’une cellule de soutien psychologique…
Sophia Aram a reçu de nombreux prix : « Attention Talent humour Fnac », du festival Juste pour Rire Nantes-Atlantique. « Jeune talent » du festival de Saint Gervais 2006. « 1er prix du public et 1er prix du jury » au festival d’Humour 2007 de St Gervais-Mont-Blanc.
Et la critique l’a encensé : Europe 1 « Formidable, hilarant, un spectacle que je conseille ! » Gérard Miller « On a tout essayé ! ». Télérama « (…) Sophia Aram campe avec talent des personnages plus loufoques et déjantés les uns que les autres. Au final, le rire n’est jamais malsain, juste grinçant. Biba : « Les personnages sont à pleurer de rire (…) Sophia Aram est à pleurer de rire. (…) des textes d’une intelligence et d’une finesse rare. L’humoriste a du talent. Beaucoup ». Le Parisien : « (…) drôlement craquante Sophia Aram (…) Cruelle humoriste, comme un Bedos sait l’être (…) On sort conquis, le sourire aux lèvres. » 20 Minutes : « La force de Sophia Aram c’est son écriture et son sens du personnage ». Le généraliste : « Dans ce one woman show elle est tout simplement irrésistible ». Télé 7 Jours : « Le bouche à oreille fonctionne et le public suit ! »
Entretien :
Vous faites de l’humour noir, pourquoi ce registre ?
Je ne me suis pas posée la question de savoir dans quel genre d’humour j’allais me lancer. Je me suis pas posée la question. Dans « Du plomb dans la tête », j’ai choisi un thème, ici l’école car quand je suis allé aux premières réunions de mon fils, j’ai halluciné sur ce que sont devenus les parents aujourd’hui. On a moins d’enfant mais on les a plus tard, ça se traduit par une pression folle sur les enseignants. Les réunions de maternelles sont surréalistes. C’est le propre de certains milieux moyens et aisés. Dans les quartiers dits défavorisés, ont court après les parents, la situation est extrême. Dans mon spectacle, la maitresse se suicide.
Dans la vie, je suis plutôt calme, posée, pas hystérique. Je préserve mon entourage et ne veux pas les lasser. Un humoriste qui ne peut pas s’arrêter, c’est fatiguant. Quand on a un métier public, il faut doser. Mon métier prend beaucoup de place dans ma vie quotidienne, car mon fils me voit partout. Je veille à un équilibre.
Que pensez-vous de vos critiques presse ?
C’est flatteur. A la fois je ne réalise pas. J’ai l’impression qu’on ne parle pas de moi. Et à chaque fois, j’appréhende quand quelqu’un vient me voir pour écrire un papier. Je me sens chanceuse de ce qui m’arrive. Il y a une part de chance (sans vouloir minimiser mon travail). Quand au talent, ce n’est pas à moi de parler.
Votre lien avec le Maroc ?
Il est très fort. Dès que je peux parler arabe, je parle arabe. J’ai la chance d’avoir eu une double culture. Je connais le folklore et la tradition marocaine et à la fois je vis en France, à la française. Au fond de moi, le Maroc est très présent.
Dans les instituts français : le 11 avril à Tétouan, le 12 à Tanger, le 15 à Fès, le 17 à Rabat, le 19 à Agadir. Durée : 80 minutes, Auteurs : Sophia Aram et Benoît Cambillard. Mise en scène : Gil Galliot
Tous les articles écrits par Malika Guillemain.


Exquise , de grands moments de bonheur . C’est Elie KAKOU, version Maroc .
Bonjour,
Et pourquoi pas un spectacle à Casa???