Sur le billet consacré au prix de la location de standing à Casablanca, un commentaire expliquait la bonne tenue des prix de l’immobilier en affirmant :
Juste pour rectification, le Maroc ne fais pas partie de l’économie mondiale, le Maroc est un marché très très petit et rapellons le sa devise n’est pas convertible, n’a aucune matière première d’exportation, à part ses légumes et ses quelques MRE. Le Maroc a connu et continuera de prospérer suivant ces capacités et ses moyens.
C’est malheureusement totalement faux. Le développement du Maroc moderne s’est fait sur l’ouverture (maîtrisée) des frontières. Les dérèglements mondiaux auront un impact sur l’économie marocaine.
Le tourisme, l’IDE (Investissement directe des étrangers), l’exportation de services sont dépendants de la conjoncture mondiale. Cet article de la vie éco explique concrètement comment par exemple la filière textile marocaine est touchée par la baisse du dollar.
Le renchérissement de l’euro et du dirham par rapport au dollar ferme l’accès du marché américain aux exportation marocaines. Ce que l’on sait moins, c’est que le marché anglais était devenu un marché stratégique ces dernière années. Hors la livre sterling, suivant la baisse du dollar s’est dépréciée de 17% sur les 6 derniers mois :
Mais leur débouché principal, en raison d’une segmentation des exportations textiles, demeure le marché britannique sur lequel a été réalisé un chiffre d’affaires de 4,5 milliards de dirhams en 2007. Un chiffre qui a enregistré, selon l’Amith, une baisse de l’ordre de 17%. Selon les chiffres des deux premiers mois de 2008, les exportations ont atteint 698 millions de dirhams.
Pour revenir au marché de l’immobilier, les problèmes sont similaires. Suite à la baisse de la livre sterling, les biens immobilier marocains se sont renchérit de 17% pour les acheteurs britanniques, auxquels il faut ajouter 6% d’augmentation de la TVA (elle est passé de 14 à 20 % au 1er janvier 2008). Cela fait 23 % d’augmentation des prix.
Si vous ajoutez que la baisse du marché de l’immobilier britannique met en difficulté certains propriétaires, on peut avoir des doutes sur leur arrivée en masse au Maroc. On peut alors se demander qui achètera toutes ces villas de « haut standing » qui se construisent autour des golfs ?