Hicham Nazzal, une bête de scène qui monte qui monte
Retrouvez l’acteur Hicham Nazzal, en prime time sur TV5 MONDE, dans une série qu’il a tournée à Monaco (et pour laquelle SAS le Prince Albert de Monaco l’avait reçu chez lui). La diffusion de la série a lieu durant cinq semaines, tous les samedis à 21h00, dans la série « Lola, qui es-tu Lola ? », réalisée par Jeanne Le Guillou en 2003. Hicham Nazzal interprète Stan.
Entretien avec un comédien qui a déjà tourné sous la direction de Steven Spielberg (Munich, 2005).
Vous êtes diplômé en Langues. La comédie, c’était un rêve de gosse ?
Après mon baccalauréat, j’ai étudié l’Anglais et l’Espagnol à l’Université de la Sorbonne Nouvelle de Paris. En parallèle, je suivais - depuis plusieurs années déjà - des cours de théâtre avec le désir de devenir comédien. Après avoir obtenu une Licence en juin 2001 (avec mention- ndlr), je me suis lancé dans la comédie. Tout a ensuite très vite démarré. Je tournais dès février 2002 aux côtés de Roger Hanin dans un épisode de « Navarro », mon personnage Djalel, un réfugié Albanais, était au centre de l’intrigue. Le succès a été au rendez-vous. Ca a sonné pour moi le début de ma carrière de comédien.
Vous viviez enfant en région bordelaise avec vos parents et vos cinq frères et sœurs. Comment s’est passée votre arrivée à Paris ?
Je suis arrivé à Paris l’âge de 18 ans (Hicham est né en 1977), sans le sou. J’habitais Barbès dans une chambre de bonne que me prêtait une famille de médecins contre des cours d’Anglais et de Français que je donnais à leurs deux filles. La beauté de la Capitale, la magie des rencontres et d’un monde où tout s’étonne d’être possible m’a donné envie de rester, de m’accrocher, et de m’y établir. Et surtout, cela représentait pour moi la ville où je pouvais passer des castings, rencontrer des professionnels, des artistes, acquérir une formation de qualité.
Le Maroc et vous, c’est : « Love for ever » ?
C’est définitivement “Love for ever” ou “Love me tender” pour reprendre un standard d’Elvis Presley ! J’entretiens un lien affectif très fort avec le Maroc. Par ailleurs, le public marocain m’est très cher et me le rend bien si j’en crois les nombreux courriers que je reçois encore aujourd’hui ! Les Marocaines et les Marocains ont cette facilité d’accès stupéfiante. J’aime ce pays, ces odeurs, ces couleurs, cette proximité affective et effective. Dès que le besoin de me ressourcer se fait sentir, je saute dans le premier avion pour aller voir ma famille, qui est chez moi un pilier. Et il n’y a pas de star system dans ce cas là ! Je redeviens Hicham, l’enfant ébloui, tout simplement heureux de partager un couscous familial autour d’un même plat. Mon regretté père était maçon, je me sens ainsi très proche des femmes et des hommes de la rue, ceux qui triment au quotidien. Toute comme j’aime les vrais gens en France, cette France qui m’a donné ma chance. Comme mon compatriote Jamel Debouzze, choisir entre la France et le Maroc reviendrait à choisir entre mon père et ma mère. Impossible !
Période de grandes vacances oblige… vos vacances idéales : farniente ou fiesta ?
Les deux, je suis plutôt du genre yo-yo ! Mais à l’envie de fête succède très vite l’envie de sérénité, de promenades nonchalantes. Aussi, je me permets d’envoyer de très chaleureuses pensées à tous mes compatriotes Marocains, nombreux qui en cette période estivale vont bientôt « rentrer au pays ».
Tous les articles écrits par Malika Guillemain.


Ce qui est dommage c’est que des talents de ce genre, deviennent des stars Occidentales, d’origine xxxx, plutot que des stars de leur pays d’origine qui arrivent a percer a l’étranger.
Du coup, nos seuls heros sont Oussama, Zarkaoui, …. de quoi faire rever nos enfants quoi…
Et pourtant, il y’en a qui ne perdent pas espoir, lisez plutot : http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=87676