Au Maroc, les prix des programmes immobiliers sont rarement affichés, il est donc difficile de se faire une idée de l’évolution des prix. Certains promoteurs lèvent cependant le voile, c’est le cas par exemple du groupe Addoha et du groupe Palmeraie développement.
Dans une interview au Matin, Juan Cano, le directeur général de Palmeraie Développement nous donne les prix des villas de maître (au nombre de 450) commercialisées dans le projet « California Golf Ressort » (Villas et appartements autours d’un Golf à Casablanca, dont la commercialisation vient de débuter).
Notre cible principale est constituée essentiellement des catégories socio-professionnelles A+ et A. Autrement, les hommes d’affaires et les très hauts cadres en quête d’une résidence principale ou d’un placement immobilier juste à quelques minutes de la première place économique du pays. Pour les prix à l’unité, les produits «villa» de California Golf Resort sont commercialisés à partir de 6 millions de dirhams (550 000 Euros). Alors que pour les produits «appartements», dont le coeur de cible reste les CSP A et B, seront commercialisés très prochainement.
D’un autre coté le groupe Addoha vient de signer un accord de commercialisation de ses programmes immobilier en France en partenariat avec la caisse d’épargne. Un article d’aujourd’hui le Maroc nous donne quelques précisions sur les produits vendus :
Les projets à venir visent la classe moyenne et aisée en France. En effet, 27 % des Marocains résidents en France démontrent un réel intérêt pour avoir un bien immobilier au Maroc. En effet, les prix de ces biens immobiliers débutent à partir de 300.000 euros.
Un peut être surpris par ces montants : 550 000 euros ou 300 000 euro représentent des sommes importantes. Ou les français ou franco marocains de la classe moyenne (même aisée) trouveront-il l’argent pour acheter au Maroc, alors qu’ils n’arrivent plus à emprunter cette somme en France pour acheter leur résidence principale ?
La crise immobilière est bien présente au Maroc (comme en Europe, on parle d’un début en septembre de l’année dernière). La seule différence c’est qu’il n’y pas au Maroc d’indicateurs pour l’appréhender, alors cela prend plus de temps pour qu’elle soit admise par les principaux acteurs … mais ce n’est qu’une question de temps. Rendez-vous en début d’année prochaine pour en reparler …