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Marrakech : les prix de la côte d’azur …

Alors que Marrakech, la locomotive du tourisme marocain, montre des signes d’essoufflement, on peut s’interroger sur le positionnement et le futur du tourisme marocain. Je reproduits ce commentaire laissé par « un passant » sur le billet « rentabilité d’un Riad à Marrakech » :

Quand des Riad sont a louer a plus de 1000 euro la semaine, on a quand même l’impression d’être ou sur la cote d’azur ou en Californie…sauf que le coût de la semaine représente un somme considérable par rapport au salaire des locaux voir même des touristes étranger. Il faudrait tous de même à un moment a un autre revenir a la réalité.

évidemment, quand le nombre de maisons d’hôtes (Riad/Dars) a été multiplié de façon spectaculaire, il est normal que les prix chutent or ce n’est pas le cas…La concurrence devrait pousser les prix vers le bas, or ce n’est pas le cas; certains ont l’illusion que les prix pharaoniques vont persister quitte a ne pas louer a personne pour moins cher (ici on ne parlerais pas de dumping mais plutôt de la force du marché, certains appelleraient cela “la main invisible”, symbole du capitalisme mais aussi une place spéciale dans la symbologie marocaine).

Commentaire que je rapproche de celui de julien sur « Tourisme et immobilier à Marrakech : trop luxueux ? » :

Je viens de passer 1 semaine à marrakech. Il faut arrêter de trop vanter cette ville.
… Le maroc reste un pays en voie de développement. Parler de tourisme de luxe est un leurre.

Un millionnaire ne viendra pas rester une semaine à marrakech. A part quelques hôtels 5*, les 2 avenues Mohamed 5 et 6, il n’y a rien de luxe, il faut pas cacher la pauvreté qui entoure la ville. Pour les riches, tout doit être 5*, hôtels, les services, la ville, l’infrastructure, la population etc …
Quand je compare Marrakech à d’autres destinations touristiques, comme la Turquie, Antalya, Marrakech est loin derrière du point vu hôtelier. En Turquie, pour moins cher, les gens se payent une semaine de vacance dans des hôtels super luxueux, au bord de la mer, sur 100.000 m2 de jardin, piscine ouverte, couverte, au bord de la mer,et terrains golfs aux alentours, et en all in.

Je n’ai pas vu d’hôtels semblables à Marrakech. Prenez l’hôtel mirage 2000, ancien Sheraton, il ne vaut rien comparé aux hôtels en Turquie.

Installé à Casablanca depuis 2005, je suis le créateur de Casavisa une agence immobilière ainsi que de Linutop une société qui développe et commercialise des petits ordinateurs sous linux. Mon prochain projet est le développement commercial de Casawaves.
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.

19 Responses to “Marrakech : les prix de la côte d’azur …”

  1. Je suis totalement d’accord avec ce post; j’ai l’impression qu’au Maroc on perd très rapidement le sens des réalités. je suis Marocain ayant vécu près de 20 ans en région parisienne, je vis maintenant à Casablanca. Les prix pratiqués ici dans le moindre restaurant qui se veut un tant soit peu acceptable sont totalement effarants, j’ai l’impression que les gens vivent sur une autre planète. J’ai l’impression que certains oublient que les marocains restent des gens très pauvres, très très pauvres mêmes à peine quelques milliers peuvent se payer ces prix astronomiques. Je crois que le rapport qualité entre Paris et Casablanca pour parler des exemples que je connais sont très largement en faveur du premier et ceci malgré la légendaire (et souvent fausse d’ailleurs) désinvolture des serveurs parisiens. Il faut revenir un peu à la réalité.

  2. Je crois que c’est du au trop de credit accordé par les Banques ces dernieres année, trop de tourisme, trop de dette…du coup les prix ont augmente trop vite et trop haut…mais bon le contraire peu se produire et je crois que cela a commencé…

  3. Hello,
    Je pense qu’il ne faut pas trop s’emballer sur la hausse des prix au Maroc…oui Marrakech est devenu dans moins de 10 ans une des villes les plus cher au Maroc, mais la ville reste comme meme abordable….la cherete des prix a envahi le monde entier, je l’ai remarque pendant mon dernier passage a Paris, les petits resto ou j’avais l’habitude de « bien » manger pour moins de 12 euro, affiche tous des prix entre 19 et 25 euro, et c’est pareil pour les hotels. Quant a la ville de Marrakech, son charme ne se resume pas dans 2 ou 3 grand avenue! sinon personne ne l’aurai visiter, et la pauverete existe dans toutes les villes du monde. Du coups il ne faut pas trop melanger les sujets entre speculation des prix (qui handicape plus les residants que les investisseurs) et attractivite touristique du Maroc.

    A+
    Hicham

  4. Au Maroc j’ai souvent entendu, au sujet d’un achat immobilier notamment, des clients me dire qu’ils cherchaient à faire « un coup de fusil ». Expression qui signifie faire un gros coup rapidement (et facilement).

    Au Maroc on est souvent dans le court terme : le touriste est présent, il faut lui prendre le maximum tout de suite car on ne sait pas si il sera la demain. Trop de gens essaient de faire un coup de fusil (qui fait penser au tir au pigeon) plutôt que de privilégier le travail de fond.

    @Hicham
    C’est vrai que les prix augmentent rapidement, en France notamment, mais pas dans les mêmes proportions que l’on a connu à Marrakech. J’avoue avoir été surpris en faisant un tour sur :
    http://www.maroc-emotions.com/riads-marrakech.html

    Le prix des nuit tourne facilement dans les 200/300 euros. C’est excessivement cher.

  5. Abdel le breton ancien Abdel on août 4th, 2008 at 6:02

    Perso, jusqu’à mi-juillet je me demandais si j’allais prendre mes vacances en France ou au Maroc. J’ai exploré le marché Marocain en premier . les locations tournaient autour de 350€ – 600€ la semaine pour un truc moyen à essaouira , mohammedia ou encore agadir voire oualidia.
    J’ai ensuite exploré le marché français coté Loire atlantique , Poitou Charente, et même les pays basque côté saint jean de luz .
    Les locations à 350 ou 500 € la semaine sont nettement plus confortables et les propriétaires rassurants privilégiant d’abord le confort client en donnant des détails sur la propriété , et vont jusqu’à demander si vous avez des enfants en bas âges pour prévoir des lits pour enfants , chaises pour enfants . Ils donnent ensuite un tas d’infos sur les choses à visiter à proximité, les resto à proximité et qui font des réducs , les espaces pour enfants …
    Quant au Maroc, la discussion tourne uniquement autour des prix et la conversion de l’euro en dh, bcp m’ont demandé le taux de change de l’euro en cours pour faire la conversion au centime près.
    Au Maroc ,pour ce qui est du confort – dans les prix 350 à 600€/semaine – , il y a souvent, la fameuse table marocaine, les bancs marocains ( vendus comme le truc local qu’il faut avoir pour passer des vacances marocaines !) , une vue et une cuisine qui ne donnent pas toujours envie de s’engager et un entourage pas vraiment attrayant . A cela il faut ajouter les resto qui te feront des prix d’amis – on est souvent taxé plus que ceux qui paraissent de la région- il n’y pas toujours un ticket de caisse avec des détails, c’est le calcul de tête qui a court et gare à celui qui demanderait le détail écrit car le serveur ou le patron peut se montrer vexé et t’envoie bouler sous prétexte qu’il n’est pas ce qu’on croit , et pourtant la surtaxe due au calcul mental ( involontairement !) ! est monnaie courante. Le bruit des voisins fêtards la nuit qui se couchent tard mais ne pensent pas à ceux d’à côté. Et pour peu – assez courant l’été- que vous soyez dans un quartier où on fête un mariage ou un événement quelconque , le sommeil n’y penser pas : aucune réglementation quant à l’heure limite de la fin des décibels qui inondent tout le quartier jusqu’à l’aube. Il se
    peut que vous ayez droit à ces fêtes généreuses en décibels plusieurs fois la semaine.
    … En final , que d’inconvénients ! pour moi qui voulait passer des vacances au calme entre détente , farniente, resto , lecture, soleil et sorties softs.
    J’ai finalement opté pour la loire atlantique à Guérande : une maison de 3 chambre, équipée avec goût jusqu’au dernier couvert, lit pour enfants, des jouets pour enfants, à proximité de la mer et le soir après une sortie j’avais la garantie de pouvoir dormir en paix et me levais le matin frais dans le bonheur du soleil radieux , le calme apaisant , les croissants qui sentent bon, achetés chez le boulanger du coin , aimable , serviable et qualitatif ( ça change tellement de Marrakech en particulier où le commerçant te donne l’impression qu’il faudra le supplier pour lui acheter . Et s’il oublie de rendre la monnaie correctement – ça arrive souvent à Marrakech – mais toujours à son avantage ; on a intérêt de marcher sur la pointe de pieds pour lui réclamer le reste ! . La location en France pour une semaine m’a coûté 450€ , et cerise sur le gâteau : propriétaires attentionnées , se préoccupant du confort du bébé .
    J’ai passé d’excellentes vacances car me sentant en plein forme et moral et physique à la fin.
    J’ai également complété mes vacances dans le Poitou Charente dans hôtels Ibis ( de 58 à 69 € /nuit) et Hôtel Etape pour 40€/nuit pour une chambre pour 3 personnes( excellent rapport qualité prix : j’y ai trouvé bcp d’anglais et des français avec des 4×4 et grosses voitures)qui offre des réductions sur les restos à proximité comme le Buffalo grill , courte paille) .
    10 jours de vacances en France m’ont certainement coûté moins cher que le Maroc, la qualité et le confort de l’esprit en plus.
    Je ne sais pas si le Maroc réussira à maintenir ses touristes ou résidents, il y a trop de lacunes : l’attitude des commerçants – l’exemple le plus flagrant les taxis – , envers les étranger dont les marocains étrangers à la région ou MRE, est exécrables et n’est pas à pérenniser un succès .
    A suivre

  6. Abdel le breton ancien Abdel on août 4th, 2008 at 6:35

    @laurent
    « J’avoue avoir été surpris en faisant un tour sur :
    http://www.maroc-emotions.com/riads-marrakech.html »

    Ce type de produit, vaut ses 600 à 900€ . On est sûr d’y trouver son compte et c’est fabuleux.
    Ce qui pose problème au Maroc aujourd’hui ce sont les multitudes d’offres de logements ( et de restoration) pour vacances avec un confort très limité voire absent et qui sont situés dans des zones sales.
    C’est un peu comme les resto haut de gammes à qui la place de djemma lefna fait concurrence en augmentant considérablement leur prix sous prétexte qu’il y a des logements à 900€ la nuit.
    Ce n’est pas pareil ! le luxe se paye, le service se paye. Mais payer pour faire payer ( l’absence de qualité en plus) n’a aucun sens.

  7. @Abdel
    Comme toi j’ai hésité entre Maroc et France. J’ai finalement opté pour Casablanca (au moment de réserver j’étais en France avec ma petite fille).

    Le choix de casa s’est fait sur le fait :
    - Anna avait des copines sur place
    - Je faisait l’économie du logement

    Mais cela m’est revenu aussi cher qu’en France :
    1) Le vol a couté 500 euros A/R pour les adultes / 350 pour un enfant.
    2) Les activités pour les enfants, sur casa son cher.

  8. Abdel le breton ancien Abdel on août 4th, 2008 at 9:52

    @Laurent
    moi c’est l’inverse, j’étais au Maroc et je suis parti pour la France le 17 juillet .
    Mes enfants se sont régalés, piques niques dans des parcs fabuleux notamment dans les pays basques , girondes, Poitou Charente . Des tours à dos poney et des parcs équipés pour les enfants, gratuits. Des poneys, voitures pour balade en famille dans le parc pour 4 à 6 personnes à des prix défiants toute concurrence : 2€ le ¼ d’heure. La bonne humeur et la convivialité en plus.
    Pour Guérande c’est un autre bonheur, la mer à proximité, c’est l’embarras des choix la Turballe – même si je ne suis pas nudiste – , le Pouliguen , la Baule avec des spectacles pleins la nuit.
    Quant aux coûts , je n’ai pas encore fait mes calculs .
    Je ferais un petit jeu de comparaison avec le Maroc quand j’aurais tout calculé.
    Mais il sera difficile de quantifier le prix de la qualité des vacances !

  9. @abdel
    mais nous on a le soleil.hahahahahahahahahahaha.

  10. Le problème au Maroc est que quasiment toutes les structures touristiques sont destinées aux étrangers qui voyagent seuls ou en couple , et elles ne sont pas du tout adaptés aux touristes marocains qui voyagent en général en famille .

    De plus les marocains doivent payer plein tarif contrairement aux étrangers qui en générale ont accès à des tarifs beaucoup plus avantageux dans leur package.

    C’est pour cela qu’on peut trouver plus facilement et avec un meilleur rapport qualité/prix des résidences hôtelières ou des maisons en location saisonnière au sud de l’Espagne ou en France qu’au Maroc.

    Le seul obstacle qui empêchent beaucoup de familles de partir à l’étranger est celui des visas, car non seulement il faut payer 680 DH par personne mais en plus on est pas certain de l’avoir pour tous les membres de la famille, je connais un couple a qui on accordé un visa pour la France mais on l’a refusé pour leur enfant de 8 ans!!!

    Personnelement quand je vais au Maroc , c’est uniquement pour voir la famille , quand je veux faire du tourisme je préfère aller ailleurs.

  11. Bonjour
    Il est évident que le développement touristique du Maroc l’est non pas pour les marocains mais pour les étrangers. Moi-même Français résident, je n’accepte pas de payer ici plus cher qu’en France, il faut rester lucide. 850 euros la semaine un deux chambres à Taghazoute face mer, même cela fait rebuter une trés grande partie d’étrangers comme moi, même pour un mois en location longue durée il y a à réfléchir…., faut-il encore voir le bien loué pour ne pas être déçu en arrivant. Quel marocain moyen même cadre peut s’offrir cela sur place en son pays ? Mais qui veut trop perdra tout. Vu sur Agadir, la belle Marina face au port, port de tourisme qui est quasi vide vu les charges demandées, et quel milliardaire viendrai à Agadir avec un yatch qui vaut des millions d’euros pour voir des HLM améliorés par quelques m² de marbre de seconde qualité ? (a regarder de prêt les hlm de france sont mieux réalisés souvent, reppassez dans 10 ans vous verrez l’état…. Passez le soir à l’heure ou les gens circulent et ou les « Look at me » traînent sur les terrasses, vous verrez qu’il n’y a qu’un appartement sur 10 environ qui est éclairé, appartements non vendus ou par absence de locataire et de touriste devant les prix demandés à la semaine. Mieux vaux descendre dans un hotel avec tous les services et pour moins cher bien souvent…..l’image du luxe commence à faire grincer des dents, et pas seulement les marocains….le luxe se paie faut-il qu’il existe et que tous le reste suive au niveau des services. Non le Maroc ne sera jamais la côte d’Azur, les infrastructures actuellement répondent plus aux besoins d’une classe moyenne, hormis le devis proposé. Maintenant pour être objectif, au Maroc il existe de nombreux hôtels trés bon prix et ou le service est super dans les autres villes secondaires touristiques. Faut-il ne pas écouter que les sirènes, internet réponds à chacun selon son budget maintenant, que les responsables du tourisme et les experts qui visent 10.000.000 de touristes en 2010 rectifient le tir, les pigeons s’éloignent vite en ce moment….(sans parler de la situation économique mondiale…)
    Philippus

  12. BONJOUR
    J’aimerai aussi souligné un point important et qui fait la différence. En dehors des grandes chaînes internationale d’hôtellerie, on trouve en Europe beaucoup d’hotels, de restaurants possédés par des familles moyennes. Le propriétaire est présent chaque jour et veille au grain, c’est lui qui passe les commandes, vérifie la qualité des marchandises, c’est lui vérifie si les clients sont satisfaits, si les femmes de ménages ont fait leur travaille correctement. La plupart de ces familles ont un savoir faire et était d’une manière ou d’une autre dans le métier.

    Dans le cas du Maroc, c’est rare de trouver des entreprises touristiques ou autres gérées de la sorte. Les propriétaires ne sont jamais la et quand ils sont la, c’est pour voir la caisse et vérifier les comptes. il s’agit plus d’une gestion tournée vers la rente que d’une gestion qui prend en considération la durabilité de l’investissement qui passe obligatoirement à travers la qualité du service et la satisfaction du client.

    Ces propriétaires de PME au Maroc sont en général, des médecins, des avocats, des juges, des hommes d’affaires, des généraux, des commissaires de police bref, une population qui a un excédent d’argent qu’elle veut placer dans un secteur économique en prenant le moindre risque. Allez voir, combien de serveurs ont eu la possibilité d’ouvrir leur propre cafés ou restaurant ?, combien de chauffeurs de taxis ont eu la possibilité d’avoir leur propre agrément ?, combien de gérant de Pub ont eu la possibilité de contracter un crédit bancaire et de faire leur propre business ?.

    A méditer

  13. @mohssine
    Je trouve le parallèle très juste, et il peut être appliqué a de nombreux secteurs de l’économie marocaine :

    1) Manque de compétence de nombreux domaine:
    - manque de formation initiale
    - manque d’entreprises « professionnels » permettant au salariés d’acquérir de l’expérience sur le terrain
    - manque d’exemple de bonnes pratiques

    2) Des patrons de PME plutôt attaché à la rente:
    - Le manque de professionnalisme se retrouve aussi du coté des dirigeants (sans parler d’une attitude souvent « paresseuse » qui consiste a simplement copier ce que fait le voisin sans se poser la question d’innover un tant soit peu)

    L’ouverture de l’économie marocaine aux entreprises (petite ou grande) étrangères me semble une bonne approche. Cela permet d’importer un peu de savoir faire (et de mettre un peu de concurrence) qui ne peut que bénéficier sur le long terme.

    Le regret que j’ai (je l’ai déjà souligné sur ce blog) c’est que peu de choses sont faite pour accompagner les petites et moyenne entreprises étrangère qui s’installent (je peux témoigner que le taux d’échec est très élevé). Les autorités mettent surtout l’accent sur l’investissement en devises plutôt que sur le développement d’activité et de savoir faire.

  14. Bonsoir,

    Je reviens tout juste d’un voyage de 15 jours au Maroc et en particulier à Marrakech.

    J’ai eu l’occasion de visiter quelques appartements en construction et à vendre, dans le quartier de l’hivernage les prix sont autour de 20000 DH le m², prix evidement largement excessif, même si les prestations paraissent bonnes de visu, il y a quand même pas mal de laisser aller dans la finition, pire on peut se demander si dans le temps certains immeubles ne vont pas perdre beaucoup de leurs premiers éclats.

    Il y a aussi l’état générale des voiries qui laissent largement dubitatif dans un environnement qui se veut  » bourgeois « , à ce sujet je plains largement les éventuels handicapés et gens âgés dans ce contexte de rue et de trottoir plutôt hostiles à leurs égards.

    Enfin pleins de choses qui prouvent à mon sens qu’ils sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis.

  15. Panglos de Belgique on août 7th, 2008 at 11:49

    Le vrai luxe au Maroc est gratuit: la chaleur de gens, la beauté des paysages, les cultures millénaires, un vrai savoir-faire artistique, une intelligence sociale.

    Les promoteurs immobiliers pensent à transformer cette gratuité en modèle economique suivant la formule « bulle club Med », tandis que ce soient des atouts immatériels qui appartiennent à tous ceux qui ont l’ouverture et le talent de les apprécier.

    Le Maroc est entré dans une formule simpliste et peu durable: investissement + sécurité + propreté + terrain de golf = touriste (français ou même japonais/anglais/russe) = prix du mètre carré élevé (paris, tokyo Moscou) = développement économique (Espagne, Californie) = paix sociale pour les dirigeants (La noblesse de robe et de rente).

    Les problèmes actuels de l’immobilier sont toujours liés à des problèmes de société plus larges,

    la culture de la rente des nantis:

    - agréments de taxi,
    – spéculation immobilière,
    - arnaque du prétendu Marcel, le pigeon européen
    - caisse de compensation pour compenser surtout les riches qui consomment plus de pétrol
    - cessions des terrain de l’état vers l’élite choisie à des prix dérisoires (cf. les privatisation en Russie, aussi pour créer un capitalisme instantané)

    Dévalorisation du travail:

    - prix ridicule de l’achat du travail (carreleurs, artisans) de sorte que la population qui travaille ne puisse jamais acquérir son produit tant le bénéfice est orienté vers le capital,
    - inflation rampante due au contexte international mais aussi à la spéculation immobilière (elle est réelle, les prix sont tres loins des fondements économiques, et se basent sur l’Espagne ou Paris, qui sont « au moins quatre fois plus chers »)

    Il faudrait alors que les autorités arrêtent un glissement vers un capitalisme russe en renforçant

    la lutte contre la corruption
    la transparance
    la cohésion sociale
    la remuneration du travail
    création d’un tourisme social et peu couteux dans les montagnes, le tamazirt, poursuivant dans le mouvement low-cost.

    Des mésures prises par le gouvernement vont dans ce sens, l’economie suivra si le Maroc renforce ses institutions et montre une attitude intransigeante envers les rentes.

  16. A force d’etre trop gourmand, on finit par se casser la pipe.
    Je repete, il faut arreter de parler tourisme de luxe au maroc.
    j’ai visité casablanca, il y a qlq hotels sur la corniche,mais ils sont loin d’etre luxueux,ce sont des hotels de bas niveaux.
    pas de marina, etc.., pas grand chose à la corniche.
    A rabat, pas gtand chose..meme pas une plage
    kenitra plage, pas grand chose, aucun hotel sur la plage,
    il n’y a qu’à marrakech qu’il y a assez bien d’hotels luxueux.
    mais le fait d’avoir qlq hotel luxeux n’est pas synonyme de vac de luxe. il faut tout le reste.
    les villes casa, rabat, marrakech sont loin culturellement de paris, londres,budapest.
    elles manque cruellement d’infrastructures sociales.aucune piscine publique il faut aller dans les hotels et payer 15-20 E.

    il est difficile de comprendre pourquoi c’est si cher au maroc.
    hors saison d’été, on trouve des pris de 300 E pour l’espagne, turquie, tunisie alors que il faut 500E min pour aller au maroc.

  17. Bonjour,

    ce qui est aussi effrayant au Maroc c’est le prix des locations autos, tout simplemnt en déconnexion totale avec les réalités du marché.

    Pour l’anecdote, A Majorque en Espagne (pays de l’UE tout de même), vous pouvez louer une berline dernier modèle (peugeot 308)année 2008 pour 150 euros (la semaine) sans même négociations ou offre spéciale
    J’étais sous le choc, il a fallut me réanimer.

    Car,a tanger pour une laguna on m’a demander 700 dirhams la journée.
    1500 euros le moi.

    Pourtant le niveau de vie en Espagne n’a il me semble rien à envier au niveau de vie Marocain.

    Mais voila au Maroc tout est irréaliste.

  18. marrakech la perle ou le grand mensonge marocain.
    je rigole bcp quand j’entends des slogans aussi tapageurs que « marrakech la perle du sud, mmarrakech la ville du luxe  » etc..

    soit le maroc nous prend pour des cons ou bien ils sont cons eux memes. pour lancer des mensonges aussi enormes, il faut etre un con ou un drogué.
    il ne faut pas grand chose au maroc pour que on se considere comme vile de lxue: 2-3 hotel 5*, qlq riads, qlq villas , i centre comercial, 2-3 discotheques à 20 E entrée, 300E la bouteile, ou se retrouvent tous les pervers du maroc et de europe en manque de sentation.

    voyons lavraie face de marrakech: i ly a 400.000 personnes qui vivent dans un état des plus miserables.
    et on viendra parler du miracle marocain..

    Situé à cinq kilomètres de la place Jamaâ El Fna, Diour El Boune est constitué de 13 000 habitations. Construites dans l’anarchie totale, elles sont toutes plus laides les unes que les autres.

    Le plus grave, c’est que ce patelin dans la ville est loin d’être le plus mal loti. Encore plus proche du centre, on trouve Douar Al Fakhara dans le quartier de Aïn Etti. Plus de 30 000 personnes y vivent dans des conditions exécrables. «Nous sommes entassés à dix dans un cinquante mètres carrés», témoigne un jeune chômeur. Les revenus d’un foyer vont de 500 à 3 000 dirhams. Ceux qui en ont les moyens installent l’électricité, les autres vivent, le soir, à la bougie. Bâties en terre ou en pisé, les demeures ne garantissent aucun confort ni sécurité.
    Dans un terrain vague parsemé d’ordures, un homme en guenilles puise l’eau d’un puits. «Venez voir où nous vivons, personne ne se soucie de nous. Jugez par vous-même, c’est la Somalie !». Il est vrai que l’allée où survit sa famille, située en face des résidences de luxe d’un certain Miloud Chaâbi, est digne des pays les plus pauvres. Pas d’eau, pas d’électricité, pas d’égoûts pour une soixantaine de personnes. Une simple bouteille de gaz et une moquette en piteux état, c’est ce que possèdent Mohamed et sa famille. «Toute la rue a été inondée pendant les intempéries», raconte sa femme, indignée.

    oujours à «Kech» (comme l’appelle les jeunes branchés), à Sidi Youssef Ben Ali, non loin du Golf Royal, le Douar Slitine qui borde la route, n’a rien à envier aux quartiers insalubres de Casablanca. Qui a dit qu’il n’y avait plus de bidonvilles à Marrakech ? Plus de 300 personnes vivent au milieu d’immondices dans des cabanes en tôle sans aucun service de base. «Toutes les maladies du monde se trouvent ici. Le soir, dans le noir total,

    d’autres zones délaissées par les pouvoirs publics restent figées. C’est le cas de Mhamid, une région d’environ 20 000 habitants qui jouxte les logements flambant neuf du groupe Addoha. Au Douar Soltane, on se croirait au Moyen Age. Les badauds doivent se rendre au château d’eau pour s’approvisionner. Il n’y a aucun conduit souterrain pour évacuer les eaux usées. Les constructions en terre tombent en ruine
    Autre lieu, autre paysage déplorable. Le Douar Iziki offre un décor pathétique. Toujours à 5 ou 6 kilomètres de Jamaâ Al Fna, cet endroit est connu pour abriter des garages automobiles bon marché. Plus de 2000 personnes y vivent dans l’insalubrité. De petites ruelles où le cambouis et les eaux usées se déversent en un sillon mènent à un petit local en carton où s’effectuent toutes sortes de trafics.

    extrait du blog de hichambennani

  19. Les marocains déferlent sur la turquie…
    ils ont raison,il n’y a rien à avoir à casa marrakech, agadir, rabat.. et de plus c’est trés cher..
    Avec le prix de 2 bouteilles d’alcols dans un pretendue discotheque de casa ou d’agadir, ils peuvent passer 1 semaine de reve dans les meilleurs hotels du monde et plus beaux paysage d’europe.

    ——————————————–

    Séduits par les feuilletons turcs, les touristes arabes déferlent en Turquie

    Le célèbre couple du feuilleton Nour et Mohannad Les touristes arabes les plus fortunés sont prêts à débourser jusqu’à 60 livres turques (28 euros) pour pénétrer dans la villa ayant accueilli Nour et Mohannad.

    Avec leurs héros glamours, leurs héroïnes émancipées et leurs décors de rêve, les séries télévisées turques diffusées dans le monde arabe ont créé un engouement sans précédent pour la Turquie, qui voit affluer les touristes venus marcher sur les pas de leurs acteurs préférés. Cem Polatoglu a du mal à y croire: en l’espace d’un an, son agence de voyages Baracuda Turizm, spécialisée sur le marché arabe, a doublé le nombre de ses clients.
    Et pour lui, il n’y a pas d’erreur possible, ce sont bien les feuilletons, à commencer par le désormais célèbre «Nour» et son héros Mohannad aux yeux bleus et au sourire ravageur qui sont à l’origine de cet afflux. «Avant, on emmenait les touristes arabes visiter les mosquées d’Istanbul, on allait aux thermes de Bursa (l’ancienne Brousse, nord-ouest). Maintenant, plus personne ne veut y aller, aux cures thermales», raconte-t-il. «Tout le monde veut visiter les maisons où les séries ont été tournées, dîner dans le restaurant vu à la télé». La diffusion dans le monde arabe de la série «Nour», qui raconte les péripéties d’un jeune couple turc tiraillé entre tradition et modernité, a débuté en 2008 sur la chaîne satellitaire saoudienne MBC, ouvrant la voie à de nombreuses autres productions turques. Selon M. Polatoglu, une dizaine d’agences stambouliotes sur la centaine travaillant avec le marché arabe ont désormais inclus un passage sur un lieu de tournage dans leurs circuits. Les touristes les plus fortunés sont prêts à débourser jusqu’à 60 livres turques (28 euros, 40 dollars) pour pénétrer dans la villa ayant accueilli Nour et Mohannad, indique l’entrepreneur. Les statistiques traduisent cet engouement: alors que, crise oblige, le nombre d’entrées en Turquie a régressé de 1% sur les six premiers mois de 2009, celui des touristes arabes a connu des envolées allant selon les pays de 21% (Emirats Arabes Unis) à 51% (Maroc). Ils représentaient ainsi un peu moins de 5% de l’affluence globale, soit environ 500.000 personnes, au premier semestre 2009.Une brève croisière sur un bateau transportant des touristes arabes le long du Bosphore est également révélatrice. Devant les palais ottomans de Dolmabahçe ou de Beylerbeyi, les passagers manifestent un intérêt poli. Mais quand le guide annonce un arrêt devant la villa où a été tourné «Nour», c’est la ruée vers les appareils photos et une explosion d’exclamations excitées. «Tous les Jordaniens regardent Nour et Mohannad, tout le monde. Quand les gens ont su que j’allais à Istanbul, ils m’ont dit : va voir Mme Nour et M. Mohannad et dit leur de venir en Jordanie», raconte Bacher Al Madjali, un quinquagénaire jordanien. «La série est une des raisons qui m’ont fait venir en Turquie. Des gens de ma famille m’avaient déjà encouragé à visiter ce pays, mais ce sont les images de la série qui m’ont permis de me faire une idée d’Istanbul», affirme Fadih Ferrah, un Palestinien vivant au Koweït. Pour Ayman Maslamani, président de l’agence de voyage Heysem, ce sont les images de fond utilisées par les séries et dévoilant les charmes d’Istanbul bien plus que les aléas sentimentaux de leurs héros qui attirent les touristes. «Auparavant, les Arabes ne connaissaient pas grand-chose de la Turquie, ils imaginaient un pays arriéré, plutôt sale, pas très évolué en comparaison de certains pays arabes», explique-t-il. «Quand ils ont vu dans les séries les images du Bosphore, ils ont eu envie de venir. ça a été une vraie
    explosion».

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