Créer son entreprise au Maroc, ce n’est pas plus facile qu’ailleurs
Je rebondis sur un commentaire de Kenan :
quand on commence à approfondir les possibilités de business,on est vite déçu. à part les riads le tourisme, il y a peu de possibilités pour d’autre métiers pour les petits gens.
même si on est un très bon artisan, la mentalité des gens font que ils ne paieront que les prix les plus bas sur le marché, cad un salaire de 100drh/j pour un ouvrier.
C’est à la fois vrai et faux, et un bon résumé d’un certains nombres d’écueils et d’erreurs que beaucoup de gens font quand ils veulent venir s’installer au Maroc.
Kenan faisait référence à l’artisanat, plomberie, électricité… on va donc commencer par là.
Je ne crois pas que cela soit un problème de mentalité qui fait que les gens payent les prix du marché pour les artisans, mais un simple calcul économique, et raisonnable.
D’abord, Kenan, je tiens à vous “rassurer”, 100 dirhams, c’est loin d’être le prix le plus bas du marché. Le prix plancher, c’est la moitié, 50 dirhams par jour. A 100 dirhams / jours, on est déjà dans les prix marrakchis, les prix de grandes villes, et il y a encore beaucoup de marocains qui préféreront faire venir quelqu’un qu’ils connaissent, du bled, pour travailler moins cher, et lui fournissant le gîte et le couvert.
Alors pourquoi ne pas payer cher ?
Tout simplement parce que la plupart du temps, cela ne vaut pas le coup.
Ayant fait construire, je peux vous donner un exemple concret, basé sur ma propre expérience.
Les carrelages de la salle de bains ne sont pas parfaitement alignés, les “demi-carreaux” ne sont pas raccords d’un mur à l’autre, et il semble que l’horizontale soit un peu de biais.
Mais si nous avions payé un carreleur qui nous aurait fait un travail “de standing”, cet argent aurait été gâché, tout simplement parce que les fissures apparaissent quelques mois après - et à mon avis, c’est plus grave. Idem d’ailleurs pour la peinture - qui a été faite, elle avec un très grand soin, par un cousin-ami, j’ai encore des remords de l’avoir vu faire le tour du plafond 5 fois, tipex à la main, pour peindre les structures de plâtre.
Pour la robinetterie, j’avais rapporté d’Allemagne, où je vis, et nous avons posé nous-mêmes. Mais il a fallu en changer une partie, à cause de la mauvaise qualité de l’eau de Ouarzazate, trop minérale.
Reste aussi la question de la maintenance de cette installation.
Il est possible de faire un artisanat de qualité au Maroc, il est beaucoup plus difficile de trouver les clients. Car cet artisan doit maîtriser l’ensemble de la chaîne, pour que son travail ne soit pas gâché par d’autres malfaçons. Et si je paye dix fois plus cher que le salaire normal, je veux avoir la certitude absolue que la personne travaillera effectivement à la mesure de son prx, et surtout qu’elle sera encore là dans cinq ans, quand j’aurai besoin d’elle pour changer quelque chose… sinon je dois passer avec un artisan marocain.
Par ailleurs, quand on est présent, tous les jours, sur son chantier, il est possible d’avoir un travail de qualité raisonnable. Pas parfaite, certes, mais raisonnable.
Pour vivre correctement à Marrakech ou à Casablanca, avec de quoi retourner passer régulièrement des vacances en Europe, voir la famille, avec une assurance santé qui permette les cliniques privées, il faut compter environ 1.500 euros / mois pour un célibataire, 2.000 euros pour un couple.
Comment peut-on imaginer dégager 15.000 dirhams de revenus net (après investissement en matériel, frais de transport, etc…) quand un ouvrier normal est facturé 2.500 ? Peut-on réellement penser que l’on fait le travail de six ouvriers ?
La deuxième chose sur laquelle j’ai envie de réagir, c’est
à part les riads le tourisme, il y a peu de possibilités pour d’autre métiers pour les petits gens.
Une idée fausse, une idée vraie.
L’idée vraie, c’est qu’il y a peu de possibilités pour les petites gens.
Bienvenue dans le monde réel, pourquoi tant de marocains cherchent-ils à émigrer ? Parce qu’ils n’ont pas de possibilités au Maroc.
Pourquoi cela serait-il plus facile pour un Européen ? C’est vrai, il a en moyenne une formation de meilleure qualité que celle des marocains. Mais il ne connait pas - du moins au début - la langue, le pays, les modes de fonctionnement… il est toujours difficile d’émigrer, et le Maroc n’est pas un Eldorado où l’immigrant n’aurait qu’à se baisser pour ramasser de l’argent. Ni pour les grands projets (il suffit de voir l’aventure de la RATP à Casablanca, ou certains de mes Marcels), ni pour les petites gens, qui seront confrontés à la concurrence de marocains qui maîtrisent beaucoup mieux qu’eux un système difficile.
L’idée fausse, c’est que le tourisme et les riads, c’est une solution “facile”, pour les petites gens aussi. Non.
Il faut de l’argent pour investir, du professionnalisme et de l’expérience pour réussir. Quelqu’un qui a une bonne expérience en Europe réussira, celui qui se lance “pour apprendre” aura de plus en plus de difficultés, et devrait éviter certains endroits, comme Marrakech ou Agadir, où l’offre est déjà abondante.
Comme partout, la recette miracle pour réussir au Maroc, c’est un savoir faire, de la patience et des fonds pour tenir le temps que le bouche à oreille fasse son temps, et savoir s’adapter aux conditions locales.
Photographe et webmaster, je vis entre la France, l'Allemagne et le Maroc. Spécialisée dans les activités touristiques et les sites multiculturels, j'essaie de faire connaître le Maroc, et d'aider à sa découverte. Mes deux principaux sites sont Lumière de Lune et l'Oasis de Mezgarne
Tous les articles écrits par Marie-Aude Koiransky.

bravo. tu me donnes de tres bonnes reponses et ca m’eclaircit enormement.connaissant le maroc comme touriste à la semaine, et n’etant pas marocain, on se fait parfois de fausse idées, et la réalité est trés différente.
tous ceux qui veulent venir s’etablir au maroc et à marrakech, devrait lire tes écrits.il faut vivre sur place plusieur mois voir une année pour connaitre réellement.Ne pas se leurrer avec qlq success stories.
Le premier conseil que je donne, avant de faire le grand saut, c’est de venir passer deux ou trois mois, en morte saison. Déjà cela permet de connaître le Maroc “pas en vacances”, et de changer de vision.
Bonjour Marie Aude,
110 % ok avec tes 2 précédents messages !
J’irais plus loin dans le conseil de résider 3 mois avant de faire le grand saut !
Ce que je conseille perso, c’est de louer un appart proche de la zone visée, de préférence avec l’électricité à rebrancher, surtout si le précédent locataire a un “solde”, obtenir un abonnement internet sur une ligne radiée, obliger le propriétaire à faire réparer le chauffe eau sur lequel on prend le jus, d’aller au poste de police pour essayer de faire prolonger son visa touristique, et autres bricoles de la vie courante.
Si on réussit ce parcours en moins de 3 mois, que l’on a gardé un chouia de sérénité, c’est fabuleux, on a gagné le droit de rester! et de passer à la création d’entreprise.
@claude
> Si on réussit ce parcours en moins de 3 mois, que l’on
> a gardé un chouia de sérénité, c’est fabuleux, on a gagné
> le droit de rester! et de passer à la création d’entreprise.
Très drôle … et très vrai
@Claude
“Ce que je conseille perso, c’est de louer un appart proche de la zone visée, de préférence avec l’électricité à rebrancher, surtout si le précédent locataire a un “solde”, obtenir un abonnement internet sur une ligne radiée, obliger le propriétaire à faire réparer le chauffe eau sur lequel on prend le jus, d’aller au poste de police pour essayer de faire prolonger son visa touristique, et autres bricoles de la vie courante”
Excellent teste grandeur Nature. C’est indispensable pour faire la part des choses entre le Maroc officiel , des émissions télé, des tours Operators et des cartes postales, et celui qui a court .
Si on n’est pas costaud , on risque l’asphyxie ( entendre revenir en france main devant main derrière) voire l’infarctus.
Toutes les choses mythiques gentilles entendues ici et là font place nette à une réalité tellement différente et douloureuse qu’elle ne manque pas de faire douter de ses sens ! .
Je voudrais quand même tempérer le pessimisme des derniers messages.
La réalité est effectivement différente… elle n’est pas si “douloureuse” que cela, puisqu’Abdel est resté. Et il y a “aussi” des cas un peu moins limites que ceux décrits par Claude. Et d’autres qui le sont beaucoup plus.
Le Maroc n’est pas facile, ce n’est pas un enfer non plus.
Il faut simplement prendre le temps de s’y faire.
Hier mon internet a été coupé, pour la xième fois (nous sommes dans une zone en construction, et c’est nettement moins stable par ici que dans le centre). Le bon argument donné au responsable de l’agence “Là en ce moment je suis en train d’utiliser mon modem Wana à 230K au lieu de mon ADSL Maroc Télécom, et finalement ça marche mieux” m’a permis d’avoir le technicien sur place en 45 minutes. Et comme le technicien n’habite pas loin, son portable perso, donc la quasi assurance d’être dépannée dans les 10 à 12 heures au lieu des 48 heures contractuelles de Maroc Télécom, que je trouve inadmissible pour une entreprise.
Mes aventures internet sont un bon exemple de ce qu’est le Maroc : ça ne marche pas aussi bien que ça le devrait, mais il y a moyen de le faire marcher de façon acceptable.
Si je m’en étais tenue aux procédures officielles, je n’aurais pas pu écrire ce billet, et je serais en train de me taper la tête contre les murs.
Le système “M” est largement plus développé et sophistiqué que le système “D” et il permet de compenser les difficultés du pays - et de préserver sa santé. Il comprend une bonne dose de gentillesse, de capacité à discuter, et à faire rire (en tout cas, généralement, c’est comme ça que ça marche pour moi), et aussi de savoir un peu ce que les autres peuvent obtenir.
Et qu’on soit clairs
le système “M” ce n’est pas le bakchich. Je n’ai pas dépensé un centime pour mon internet, en dehors de mes factures Maroc Télécom, je compte même obtenir une réduction un de ces jours…
Excellent article qui me sera très utile dans ma réponse aux questions récurrentes que je reçois sur le secteur dans le lequel il faut investir au Maroc.
Merci Marie-Aude, toujours aussi claire et efficace, que du bonheur…
Tout à fait d’accord avec toi Marie Aude en ce qui concerne les prestations.
En revanche je ne pense pas que ceci soit une question de compétence ni de formation pour ce qui est des artisans.
Car en général quand tu rentres chez un plombier il n’a aucun problème de tuyauterie, chez un carreleur on ne rencontre chez lui aucun signe de mal façon.
Mon avis est que tout ceci vien du je m’en foutisme ambiant et de l’absence de la culture du service client, une grande partie des commerçants et artisans ont une culture à court terme et du one shot, et c’est ce que je trouve dommage…
Au Maroc quand tu es client et que tu rentres dans une boutique pour demander une info tu as l’impression de déranger… Tout part de là quand on arrivera à comprendre au maroc que l’on doit être au SERVICE du client on aura gagné 10 ans!
Tout dépend sans doute des artisans, mais ce que je vois, y compris chez certains de mes neveux qui ont fait des études techniques :
- incapacité à faire le moindre calcul de tête
- apprentissage par répétition de modèles uniquement, pas “concept puis mise en oeuvre”, donc dès qu’on dévie un peu du modèle de base, ça dérape. Je reprends l’exemple de notre peintre, qui a vraiment fait un superbe travail. Je voulais que les rubans qui entourent le lustre soient de deux couleurs et se croisent. Impossible à faire comprendre (et mon mari a expliqué trois fois, en berbère, donc pas un problème de langue), j’ai fini par monter sur l’échelle, et à mettre une touche de la bonne couleur sur chaque morceau de plâtre. Après c’était très chouette. Lui même a trouvé cette façon de faire très bien, et a demandé une photo, pour pouvoir le refaire chez d’autres.
- toujours dans le modèle, les modèles anciens sont particulièrement de guingois, la terre battue, le roseau et le tamaris, ça donne des lignes courbes. Il suffit de se promener dans la kasbah de Taourirt, par exemple, pour voir que le fil à plomb était inconnu.
On fait ce qu’on sait faire, ce qu’on a vu faire, ce qu’on a appris à être important. Bilal et moi avons eu de longues discussions, aux débuts… sur le fait par exemple qu’il n’était pas nécessaire de faire une énorme marque sur le mur pour planter un clou, ou qu’il était plus intelligent de protéger le sol avant de faire les peintures plutôt que de nettoyer.
Un de mes cousins est entrepreneur. Chez lui comme chez presque tout le monde (j’aurais tendance à dire “sauf chez nous”) les prises électriques ne sont pas alignées, etc…
Dans le sud, la culture du service est encore là, même si effectivement on ne prévoit pas à moyen terme, on travaille par relations, et on fait de son mieux pour les amis de la famille, ou les membres de la famille. Mais on fait ce qu’on sait faire.
A côté de ça, et pour beaucoup de clients de passages (et les européens qui investissent dans les riads sont vus ainsi), oui il y a le je m’en foutisme et une large tendance à faire des profits supplémentaires au détriment de la qualité … à pallier par une présence quotidienne sur le chantier, et une bonne connaissance pour être capable de voir quand la qualité de ciment utilisée n’est pas celle vendue !
@Marie-Aude Koiransky
“La réalité est effectivement différente… elle n’est pas si “douloureuse” que cela, puisqu’Abdel est resté. ”
“Abdel est resté” où ? Je ne sais pas ce que tu veux dire !
Tu es resté au Maroc
parce que tu es costaud, sans aucun doute, mais aussi parce qu’il y a pas mal de choses qui contrebalancent les aspects négatifs. Non ?
“Mon avis est que tout ceci vien du je m’en foutisme ambiant et de l’absence de la culture du service client, une grande partie des commerçants et artisans ont une culture à court terme et du one shot,” - Mohamed .
Le “je m’en foutisme ambiant” est une quasi religion, c’est terrible de voir à quel point , le souci de bien faire, l’éthique sont les grands absents .
Rien que cet aspect a totalement changé ma façon d’autres fois : D’une vision angélique et qui m’a fragilisé, comme elle fragilise bcp de ceux qui ont le souci de bien faire associé à un comportement humain à une vision plus terre à terre .
“Tu es resté au Maroc parce que tu es costaud, sans aucun doute, mais aussi parce qu’il y a pas mal de choses qui contrebalancent les aspects négatifs. Non ?”
Marie- Aude, tu es décidément une championne des fausses pistes !
je ne suis plus au Maroc - D’ailleurs tu dois le voir puisque tu es webmaster : tu as mon IP - . Je ne sais simplement comment tu fais pour étayer tout un procédé sur de fausses hypothèses.
Mon premier message pour toi, je me souviens c’est pour te dire que tu m’as l’air de ne pas t’attarder sur un commentaire pour en saisir la portée .
Désolée, mais
1. je ne passe pas mon temps à pister les IP des gens, ni à ravailler à partir de la console d’admin.
2. je pensais réellement que tu étais toujours établi au Maroc, tes nombreux messages sur ta façon de fonctionner, sur ton refus du bakchich, sur ton attitude vis à vis de l’administration sont toujours au présent. J’ai effectivement loupé un mesage où tu parlais de ton retour en France, écrit à une époque où je n’étais quasiment pas là sur Casawaves. Désolée de ne pas avoir épluché les archives en détail pour me tenir au courant de tout, je te fais mes plus humbles excuses pour cette fausse idée.
“Désolée de ne pas avoir épluché les archives en détail …”
Là n’est pas le problème ni le sujet. On ne suit pas forcément un commentateur à la trace pour savoir où il est , ni suivre à la trace ses archives pour anitciper ce qu’il veut bien dire. Un commentaire contient un message, une idée, un avis et c’est tjs utile et productif de mieux saisir sa portée avant d’y répondre . J’ai nettement le sentiment que ce n’est pas ce qui se passe, du moins me concernant .
La qualité en matière artisanale est bien culturelle.
Les notions d’habitation ne sont les mêmes selon les pays.
Trouver un artisan marocain travaillant dans les régles de l’art, de la sécurité, du respect du temps, sachant gérer du devis à la réception est impossible. Cela demande une logique, des savoir, des formations, du temps. En France un artisan se doit avant d’exercer à son compte avoir au minimum un CAP/BEP professionnel dans sa branche spécifique, puis 5 années minimum de pratique en entreprise, passer aussi les échelons de OP1 OP2 OP3 (ouvrier professionnel) puis OS1 OS2 OS3 (ouvrier spécialisé) puis OQ1 OQ2 OQ3 (ouvrier qualifié)pour atteindre ensuite OHQ ouvrier hautement qualifié. Plus la gestion comptable et le reste….
Au Maroc un simple apprentissage avec un autre ouvrier sans aucun apport théorique en fait un “artisan” pour tous, en france ils auraient du mal même à exercer au noir….un ouvrier en france vous le laisser seul, ici c’est impossible, il faut contrôler derrière lui le simple geste afin qu’il ne vous détruit pas déja les matériaux…regardez les clients marocains quand ils vont simplement chez le garagiste, ils ne quittent pas le mécano des yeux pendant tout les temps de la réparation même pendant des heures…….L’afrique ou les pays en développement veulent faire avant de savoir faire, en europe nous avons fait par rapport à ce que nous savions alors faire par le temps, nous avons évolué techniquement avant de créer les choses. Ce que nous avons en occident chacun le veut ailleurs maintenant, mais il ne suffit pas de voir pour savoir. Le problème au niveau de la construction au maroc par mon regard (ancien ouvrier, puis artisan, puis professeur formateur technique, puis expert inspecteur technique Consuel norme et sécurité) c’est que les constructions ne seront pas aussi durable que celles en europe, et voyant le prix que certains investisseurs mettent….repasser dans 10/20 ans vous verrez des quartiers entièrement affreux, invendable pour des repreuneur, qui en parle quand les gens achêtent, l’entretien et la gestion collective de ces biens font défaut dès le début, quand les murs ne fissurent pas dès la fin des travaux…regardez les bâtiments construits qui ont queques années sur Casa ou marrakech ils ne tiendront certainement pas comme les bâtiments art-déco construit dans les années 20….ils seront à réabiliter bien avant, autre problème entres propriétaires Marocains et européens demain, quand chacun aura terminé de payer ses crédits….quand ils ne vendent pas rapidement après deux années….
On ne peut avoir ici ce qui est ailleurs, prenons ce qui est ici et qui n’est plus chez nous ou ailleurs.
Philippus
Pour rappel si un ouvrier peut gagner 50/100 dh jour dans le bâtiment il faut tenir compte aussi qu’au Maroc les lois du travail ne sont pas restrictives ni contrôlées, même si elles existent.
Beaucoup d’ouvriers travaillent tous les jours et hors de leur patron, quand il ne sont pas des tacherons à la journée, la plupart des habitations dans les quartiers autres que résidentiels ne sont pas réalisés par des promoteurs ou des architectes, et il y en a énormément dans les grandes villes qui sortent de terre. De même des petits artisans ouvrier réparateurs qui réclament parfois 30/50 Dh pour un dépannage de moins d’une heure multiplié par 5 ou 10 clients parfois…calculez, ils se font ainsi des revenus plus qu’honorables pour le pays et même supérieurs aux costumes cravates qui sortent comme cadre des universités et grandes écoles….les mains sont encore une valeur sure que d’être fonctionnaire ou cadre, pour celui qui désire travailler aussi…..
Philippus
une constatation que j’ai faite en turquie, mais qui est aussi valable pour le maroc, c’est l’absence ou l’insuffisance d’ecole technique ou professionnelle.
la majorité des artisans( peintre, plombier, electricien,macon, carreleur,technicien chimiste,mecanicien etc) ont appris leur metier sur le tas, sans aucune formation scolaire.
tout le monde se désinteresse destues techniques, ils veulent tous aller au lycee general, et faire des etudes.,et d’autre part, l’état
ne pousse pas le développement des écoles techniques.
le developpement industiel d’un pays passe d’abord par une main-d’oeuvre qualifiee.pq une société pharmaceutique viendrait ouvrir une usine au maroc si elle ne peut trouver du personnel competent ???
et j’ajouterais que les metiers manuels sont complétément dévalorisés socialement, fianciérement,ce qui ne poussent pas les jeunes vers ces domaines. un macon,careleur,plafonneur a peu d’estime dans la population,C’est juste un ane.meme une fille ne voudra pas se marier avec un ouvrier.
“tout le monde se désinteresse destues techniques, ils veulent tous aller au lycee general, et faire des etudes.,et d’autre part, l’état
ne pousse pas le développement des écoles techniques.”
Pas au Maroc. La situation est très différente de la Turquie, car le Maroc a eu pendant très longtemps un très fort pourcentage d’illetrés. Il est encore de l’ordre de 50 à 60% dans la population adulte, et le taux de scolarisation des petits n’est que de l’ordre de 95%. Sur une classe d’âge, ceux qui iront jusqu’au collège sont encore une minorité dans les campagnes reculées, et encore plus pour les lycées. En effet les infrastructures sont éloignées, et si l’école est gratuite, il faut payer le transport, ou l’hébergement.
Avoir un “bac technique” ou l’équivalent d’un BTS est donc déjà une grosse promotion sociale, par rapport aux enfants qui ont été mis en apprentissage à la fin du primaire.
Un métier manuel c’est déjà beaucoup mieux que pas de métier, que paysan, ou même que licencié au chômage. L’enseignement “classique”, lycée + université est vu comme une fabrique à chômeurs, beaucoup plus qu’en France, et à juste titre. Les solutions que recherchent aujourd’hui les marocains passent par l’enseignement privé, et par les formations techniques.
En revanche, je suis d’accord avec toi, ces formations sont encore largement insuffisantes. Pour des tas de raisons… dont tout simplement la qualité de l’enseignement marocain.
bonjour pourriez vous me renseigner si on peu creer une entreprise au maroc mais que celle ci ne travaille quand france et ramener ainsi les capitaux au maroc svp. je tient a preciser qu il sagirait d une entreprise de nettoyage . en vous remerciant par avance si vous pouvez me renseigner merci
Chirat bonjour,
Effectivement vous pouvez créer votre société au Maroc et fournir des prestations en France.Il s’agit de l’export de services.Cette activité est exonérée de l’impôt sur les sociétés pendant une durée de 5 ans, et vous serez imposée au taux réduit de 17.5% (au lieu de 30%) au delà de cette période.
Voulez vous me fournir plus d’informations sur votre projet pour étudier sa faisabilité.
Je suis à même de vous accompagner (sur les plans juridique, fiscal, social et comptable) pour la concrétisation de votre projet.
voici mon e mail : mokhtari.rayan@gmail.com
cordialement.
Aziz
je vais vous raconter le succes story d’un vrai entrepreneur.
comme vous pouvez le douter, ce n’est ni un francais, ni espagnol , mais un TURC. j’ai vu une emission à la tv turque qui traite des expatries trucs.
ce monsieurs, K. Ahmet Topal, est venu à casa il y a qlq ann&es, sans un sous.il raconte meme que il logeait pendant 1 an dans un appart minable pour celibataire, et que des jours, il arrivait à peine à manger.
il a réussi à se lancer dans les affaires, grace à des prets bancaires et soutien familial .
maintenant il est à la tete d’une grosse usine de plastique situe à dans la province da Casa, il detient 20% du marche au maroc et des centaines employés., et evidemment, il est devenu tres riche, vit dans une fameuse villa à casa..
Super je suis heureux pour lui… so what??
Hello Kenan,
Turkiyi, Turkiyi…long live Turkiyi le plus beau pays au monde…& Turks the most intelligent people in the world…
@Kenan
“…évidemment, il est devenu très riche ..”
Comme quoi le rêve marocain existe bien …
Ce Kenan s’il n’existait pas on l’aurait créer .. n’est -ce pas Mohamed?
@kenan:”prets bancaires et soutien familial”
Soutien familial de sa famille Turc peut être ou rarement sa belle famille marocaine avec la vigilance de cette dernière d’être arnaquée.
Les banques au maroc sont devenues très vigilantes vis-à-vis des étrangers. Donné un crédit à un étranger sans garantie est très risqué. Il peut disparaître à tout moment sans laisser de trace. Ce n’est pas les créateurs, les entrepreneurs, les ingénieurs, les preneurs de risque qui manquent au maroc!, mais le capital. Un étranger qui veut investir et réussir au maroc doit porter la plus grande partie de son investissement; le reste peut être obtenu comme crédit bancaire mais avec la garantie de l’apport. Des escrocs étrangers font aussi fortunes au maroc; en plus des européens, on trouve même des palestiniens, des turcs (des turcs avaient arnaqués des touristes et mre marocains via leur agence de voyage); Beaucoup de ces Escrocs avaient tombés. Dorénavant, en diversifiant ses partenaires (usa, canada, europe, asie, ..etc) le maroc est devenu maître de lui même, il a des pays amis mais il ne donne plus droit à un pays ami de lui dicter ce qu’il devrait faire.
“Ce Kenan s’il n’existait pas on l’aurait créer .. n’est -ce pas Mohamed?”
Tout à fait Karim
qu’est ce qu’on s’ennuierait sans lui!!!
Ecoute vous voulez la verite
comme tant que je suis d origine marocain , tu as de l argent dans ta poche alors tout les portent souventau Maroc ne croyer pas que tu vas reuissir a ouvrire une boite comme ca comme ci sans Backchich et bien mon vieux tu es coince ouffffffffffff un conseil i faux etre malin pour vivre la bas sans que tu frotte ta poche tu n avanceras
merci
Bonsoir OUMAN,
Je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous.Si vous ne céder pas aux corrompus vous aurez vos droits sans payer le moindre backchich.Il ne faut pas généraliser, il existe des fonctionnaires et des gens honnêtes qui font leur boulot comme il se doit.Je suis dans le conseil (entreprises) et j’arrive à récupérer les documents et dossiers de mes clients dans un temps record sans glisser le moindre billets.
A bon entendeur salut!
Aziz
mokhtari.rayan@gmail.com
Aziz
Si tu es en règle, si tu as le droit au service que tu demandes, tu l’auras sans aucun centime. Si tu demandes à un “chaouch” que tu trouves devant la porte d’une administration de te faire une copie d’une de vos documents chez la téleboutique du coin, et si tu lui donnes 0DH, 1DH, 2DH, 5DH ou 10 DH, ne penses pas à la corruption, penses que ce monsieur a fait un travail pour toi et que tu l’as payé contre son travail!.