Casanearshore, un succès mondialement reconnu ???
Dans ce pays merveilleux, que l’on nomme parfois « le plus beaux pays du monde », le premier train à Très Grande Vitesse d’Afrique reliera bientôt Tanger et Casablanca et le Casaneashore est en passe de venir une sorte de Silicone Silicon Valley à la marocaine.
Pour le TGV au Maroc vous le saviez déjà, c’était dans tous les journaux de l’année dernière. Pour la Silicon Valley c’était dans la « presse internationale » … ou plus exactement dans l’économiste qui a lu pour vous « la presse internationale ». Voici ce que l’on trouvait à la une du journal économique marocain sous le titre « Le club de l’offshoring s’étoffe » :
Casanearshore, Rabat Technopolis, FèsShore, Ifrane, Oujda et bientôt Marrakech… la dynamique enclenchée par l’aménagement et le développement de zones dédiées à l’offshoring fait mouche.
Alors que l’on s’attendait à des investissements foncièrement francophones, l’engouement des investisseurs hispanophones, anglosaxons… est sans précédent. Le concept semble séduire à l’international à telle enseigne que la presse étrangère en parle comme d’un business model plutôt réussi. « Un modèle d’incubateurs selon l’approche anglo-saxonne, qui fera du Maroc une plate-forme incontournable dans le pourtour méditerranéen», souligne la presse étrangère qui y voit les contours d’une future Silicon Valley du bassin méditerranéen. Néanmoins, le Maroc n’est pas le seul pays de la région à se positionner sur ce créneau. La Tunisie et le Sénégal, dans une moindre mesure, essaient à leur tour de se positionner sur ce marché régional mais sans pour autant susciter le même intérêt. »
La réalité bien entendu n’est pas celle-ci. Le Casaneashore n’est pas (et ne sera pas avant longtemps) une Silicon Valley. Le site accueillera des call center (*), des sociétés étrangères qui font de la délocalisation et c’est déjà pas si mal. Le développement d’un savoir faire dans le domaine de l’offshoring prendra du temps, il faudra former, être patient (lire à ce sujet l’avis d’un professionnel). Quand à faire du Maroc un centre de R&D, une « Silicon Valley du bassin méditerranéen » on est dans l’affabulation.
Au finale ce type de communication « tapageuse » fait perdre toute crédibilité auprès des professionnels que l’on vise (lire à ce sujet le danger des effet d’annonce). Ce n’est pas du journalisme c’est de la publicité, et je dirais même de la publicité mensongère … qui ne peut que desservir le projet en question.
MAJ :
Pour clarifier mon propos je vais reprendre point par point les éléments de cet article :
Alors que l’on s’attendait à des investissements foncièrement francophones, l’engouement des investisseurs hispanophones, anglosaxons… est sans précédent.
Dans la réalité, et comme l’a expliqué F. Lasnier, le Maroc de l’offshore intéresse en très grande majorité les sociétés françaises. Depuis 3 ans que j’exerce à Casablanca comme agent immobilier j’ai peut être vu passer une trentaine de SSII françaises, mais pas une seule étrangère. Comme « engouement sans précédent« , on repassera.
la presse étrangère en parle comme d’un business model plutôt réussi. « Un modèle d’incubateurs selon l’approche anglo-saxonne, qui fera du Maroc une plate-forme incontournable dans le pourtour méditerranéen», souligne la presse étrangère qui y voit les contours d’une future Silicon Valley du bassin méditerranéen.
J’essaie de lire systématiquement tout ce qui est publié autours de Casablanca et de l’Offshoring. Je suis parfois contacté par des journalistes qui préparent des dossier sur le sujet. A ce jour, je n’ai lu aucun journal français ou étranger qui ait publié ce type de propos.
La Tunisie et le Sénégal, dans une moindre mesure, essaient à leur tour de se positionner sur ce marché régional mais sans pour autant susciter le même intérêt.
La Tunisie fait moins de bruits que le Maroc mais a su développer des prestations a valeur ajouté qui sont de bon niveau. Affirmer que la Tunisie est en retard me semble contestable.
Cet article ressemble à un copier/coller d’une (mauvaise) plaquette commerciale qui ne peut que faire sourire (et fuir) les professionnels.
(*) Dell déplace son centre d’appel de Sidi Maarouf au Casaneashore.
Installé à Casablanca depuis 2005, je suis le créateur de Casavisa une agence immobilière ainsi que de Linutop une société qui développe et commercialise des petits ordinateurs sous linux. Mon prochain projet est le développement commercial de Casawaves.
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.


Analyse pertinente.
Petite parenthèse pour préciser qu’en Anglais et en Français le « silicone », c’est le polymère que l’on fourre dans les poitrine ou les lèvres. Le « silicon » est l’élément de base de la technologie qui repose sur les semiconducteur. En Français, ça ce dit silicium (qui, soit dit en passant, est la base du chmakriya Marocain).
@Lixy
Merci. Correction effectuée … on pourrait d’ailleurs plaisanter en disant que la « Silicone Valley » à la marocaine est une sorte d’ersatz de la « Silicon Valley » destiné a faire fantasmer les occidentaux …;-)
-TGV
-Tanger Med
-Casa near shore
-Centrale nucleaire
-Marinas……..
il faut arreter là, il y a des gens qui crèvent la dalle, une instruction proche du zéro même pour les dits ingénieurs, une paupérisation matérielle galopante, un centre puissant et la périphérie montagnarde et paysanne inexistante, un des plus grand fossé entre riches et pauvres au tmonde…ect…
Les fondamentaux ne sont pas là, ils tardent à venir et on s’obstine à construire des projets pour se branler l’égo.
Le bled siba nous guette!!
@hesperides
> construire des projets pour se branler l’égo
Même si je partage ton commentaire je ne pense que cela soit uniquement cela.
Ces projets sont surtout de formidables « plans de com » pour attirer l’argent étranger :
- celui des MRE et des étrangers pour les programmes immobiliers
- celui des entreprises a la recherches d’opportunité a l’étranger
- celui des des fonds d’aide au développement (européen, français et américains) pour financer les infrastructures.
Le problème c’est que ce sont avant tout des « plans de com » (et non des « plans de développement »). C’est une sorte « d’arnaque » : celui qui investi croit que les projets seront menés jusqu’au bout, alors que l’objectif (de l’état) est bien souvent de lever des fonds. La réussite du projet étant secondaire.
Pour le TGV par exemple (à mon avis un truc qui flatte surtout l’égo et le portefeuilles de l’état français), je pense que dans cette affaire l’état marocain (plus malin que certains médias ont voulu le dire) a intégré le fait que ce serait financé en grande parti par l’étranger avec à la clefs des contrats pour les sociétés locales.
Même si le TGV marocain voit le jour, il est peu probable que cela soit rentable et pérenne. En revanche on aura fait tourner l’économie marocaine avec l’argent des étrangers.
En final, comme l’état fait de la « com » tout le monde fait de la « com », comme certains journalistes (comme celui qui a écrit cet article).
On peut aussi se demander si c’est une bonne stratégie. (Sans parler de l’aspect moral), qu’en est-il du retour au niveau du Maroc ?
Je pense que l’on a connu dans le monde une période ou l’argent coulait a flot. Le Maroc a profité d’une petite parti de cette manne pour financer ses infrastructures. Les entreprises qui se sont installées ne vont pas repartir tout de suite. Donc globalement cela semble positif, même si cela a provoqué des aspects négatifs : spéculation et hausses des prix notamment.
Cette période de l’argent facile est en train de se refermer. Il va bientôt être temps de changer de stratégie : faire le ménage et s’occuper des « autres » dossiers : éducation, lutte contre la pauvreté et la corruption.
je me demande si le TGV est vraiment nécessaire pour le maroc.je vois cela comme un luxe inutile alors qu’il y a des besoins vitaux en tout.
c’est encore un pays qui manque cruellement d’infrastuctures et ils vont dépenser des milliards euro pour un TGV. ils feraient mieux
de construite des routes, des stations d’epurations et traitement de l’eau( le maroc souffre de sécherese), construire plus d’ecoles,des centre de formation ( on manque de personnel qualifié dans les metiers manuels ),développer l’agriculture,les systémes de télécomunications,
Au lieu du TGV, ils peuvent développer de compagnies aériennes privées low cost pour desservir les principales villes. l’état ne depensera pas un sous.
@hesperides
« Le bled siba nous guette!! »
toi aussi t’y penses?
quand j’entends certains de mes compatriotes ou autres européens qui parlent d’investir au maroc je me marre doucement. Faudrait essayer de voir un peu plus loin que le bout de son nez.
Regardez le prix des matières premières et autres fruits et légumes, tout est en hausse est c’est pas parti pour s’arrêter. L’état marocain compense mais combien de temps tiendra-t-il? La semaine dernière dans Libé si je me rappelle bien un article parlait de cette situation et concluait que le FMI et la banque mondiale était assez dubitatif quant à la capacité de l’état marocain à continuer à absorber la hausse des prix et le jour ou ça va flancher et que les marocains commenceront à avoir de vrais difficultés à se nourrir il leur faudra pas longtemps pour se soulever et mettre le pays à feu et à sang.
Et je parle pas de la crise de l’eau qui menace la planète, et qu’on va se prendre en pleine gueule d’ici quelques années.
Alors oui investissons gaiement; hahahha
Eh ben heureusement que tt le monde ne reflechit pas comme cela!!
@la mouche
« quand j’entends certains de mes compatriotes ou autres européens qui parlent d’investir au maroc »
Investir dans quoi?
Il y a de bon et mauvais investissement, generaliser fait preuve d’une meconnaissance du Marché.
Je crois que les vrais investisseurs ne negligerons pas la possibilité d’offshoring du Maroc, apres tout elle pourrait etre un proxy vers l’Afrique qui a d’enorme potentiel de croissance.
Revenant sur la Roumanie, il me semble que le marche est saturé, trop de boite en concurrence avec les meilleurs elements qui vont vers les pays Europeens qui paye le mieux. La force et la faiblesse de la Roumanie, c’est son rattachement a l’Europe.
Les boites Roumaine tant qu’elles occupe un marche niche, tout va bien, mais si elle commence a toucher au Marche des gros joueurs alors elle risque de se faire avaler – Les gros joueurs comme les indiens: WIPRO, TATA ou Americains: Accenture, IBM.
Il faut pas oublier que les boites indiennes ouvre des succursales en Europe (Pologne par example) et embauche des Europeens, tandis que les Americains ouvre des succursales en Inde et embauche des indiens etc… je croit que les acteurs Indiens, Americains et Francais ne negligerons pas le Maroc, c’est clair- Les parts de marché sont dure a gagner, la competition est ouverte.
Revenant sur le commentaire de @la mouche
« il leur faudra pas longtemps pour se soulever et mettre le pays à feu et à sang »
Il faudrait peut etre jeter un coup sur le continent Europeen et comme on dit « balayer devant sa porte »…
-En Belgique, on a affaire a une crise indentitaire de grosse ampleur, la scission du pays n’est pas a exclure dans les annees a venir si les tensions ne tombent pas..guerre civile, j’irais pas jusque la.
-La georgie se fait attaquer par la Russie et l’Europe essaie de calmer le jeu..sinon une autre guerre tomberait plutot au mauvais moment…
Les prix du petrole/alimentaires elevés touchent tous le monde. C’est vrai que le Maroc controle plus ou moins les prix indirectement au niveau du prix du petrole…mais cela ne touche pas la majorite (80%), c’est a dire les pauvres…
La crise de l’eau ;->, avec les glaciers qui fondent, je croit plutot qu’on risque d’tre submergé plutot que le contraire.
non mais aparemment, ds ts ces problemes mondiaux, il n’ya que le maroc qui sera touche par le malheur!!
@Laurent,
Je ne sais pas si vous avez lu « The Secret », ou une des conclusion est le faite de croire en la réussite est le plus grand pas vers la réussite.
Si la communication menée a tendance a illustre la réussite de différents chantiers menés au Maroc, ceci crée déjà un environnement positive et évite le sentiment d’échec tant vécu au Maroc (pendant la période de mon adolescence), ceci remonte aussi le degré de confiance des Marocain au Maroc et les pousse a travailler et aller a l’avant.
Je regrette sérieusement l’attitude que vous prenez ici qui n’est ni dans votre intérêt (votre agence immobilière), ni de celui du Maroc, ni de personne qui cherche le bien pour ce pays.
Parmi les techniques de gestion de crise reconnu dans la littérature de gestion de grand projets, et de valorise un succès même si marginal afin de remonter la confiance en le projet et re-alimenter la motivation des participant. et ceci, au moins, un des bien fait de cette communication.
Sinon, je crois fort en les projet menés et je vous invite a lire un article publie par The Economist (qui n’est pas un journal maricaon – alors pas question de reprocher une communication menssengere) qui parle de l’avenir de la mediteranne et notamment le Maroc:
http://www.economist.com/displaystory.cfm?story_id=11703160
JE ME DEMANDE D’AILLEURS POURQUOI VOUS NE PUBLIER PAS UN BILLET A PROPOS DE CET ARTICLE, OU VOUS VOUS INTÉRESSÉ SURTOUT AU MAUVAISE NOUVELLES.
Personnellement, je tache toujours a verifier les information publier dans le journaux sur d’autre source (site web de societe qui a initie l’investissement), et je n’ai jamais trouver une difference entre l’article et le communique.
Je ne comprend pas pourquoi on essaye de reduire l’offshoring au call center, pourquoi on ne parle pas sur ce site des grand investissement qui creent de la vrais valeur:
- Societe Nemotek filiale de Tessera Technologies – le leader mondial de camera pour telephone mobile et qui compte fabrique 1 million d’unite par an a partir de 2009 (propos de PDG de TESSERA donc pas d’un journal Marocain)
- MU-e un design center en électronique (et pas un call center), filiale de Europe technologies
- ST microelectronics avec ses 200 ingénieurs de design center de Rabat
- Renault Nissan: pas besoin de donner plus de détails sur le projet
- Aéronautique dont filiale de Boeing et autre déjà actif
- Tanger free zone: je vous invite a le visiter pour connaitre le nombre de projets réalisés.
Je pense que vous chercher toujours a montre la moitie vide du verre, ce qui ne peut pas montrer toute la vérité. Parfois je me demande sérieusement si ce n’est pas seulement a cause de vos inquiétudes a propos de votre business!
une petite correction.
capacite de production de Nemotek est 100 million camera par an et pas 1 million
@internaute:
Comme dirait l’autre: Optimism of the heart, pessimism of the mind.
Laurent ne fait que dénoncer le manque d’éthique journalistique dont fait preuve un certain journal. Il donne même l’argument pragmatique qu’est l’éventuel perte de crédibilité s’ils continuent a se foutre ouvertement de la gueule des gens.
Si tu ne trouve pas le formule « une future Silicon Valley du bassin méditerranéen » outrageante, c’est que tu est a coté de la plaque. La valeur, la vrai, ne se crée pas en delocalisant des services qui sauterons des que le travailleur Marocain demandera plus de sous. Et faire un cirque d’une ou deux usines a faible valeur ajouté n’avance n’est pas vraiment un argument.
@Un Passant
Merci pour votre commentaire et le liens sur l’article qui me semble en effet intéressant.
1) AVOIR UN ESPRIT POSITIF ?
D’accord sur le fait qu’avoir un esprit positif, proposer des objectifs au dessus de ce que les gens pensent être capable de faire, est bénéfique. Cela permet de tirer, une équipe, un pays vers le haut.
Mon propos est de dire qu’une communication totalement détachée de la réalité est contre productive et finit pas désespérer tout le monde. TGV ou Silicon Valley à la marocaine sont des objectif irréaliste (à court ou moyen terme) qui déservent le projet.
2) JE DESSERT LES INTERETS DE MON AGENCE
Il est important en terme de communication sur Internet d’avoir une voix différente. La communication autour du Maroc est trop souvent à sens unique : tout se passe bien dans le meilleur des mondes, et ce message est très souvent repris sans recul par la presse francophone.
Il est important d’apport un voix discordante, quitte a parfois un peu choquer : cela permet de développer une véritable réflexion.
Pour revenir a mon agence, je remarque depuis 1 ans que nous avons beaucoup moins de nouvelles sociétés. Notre clientèle est en grande majorité des société qui sont déjà installées, comme si la destination Maroc devenait moins intéressante pour les investisseurs étrangers.
Tout simplement le contexte mondiale n’encourage pas les société a investir au Maroc et le Maroc n’est plus une destination Lowcost.
3) CONCERNANT LES SUCCES MADE IN MOROCCO
La plupart des exemples que vous citez (Renault Nissan, Aéronautique, …), comme l’a souligné lixy, sont des usines ou l’on délocalise des tâches a faible valeur ajouté : il y a peu de sociétés qui font de l’innovation au Maroc.
Globalement ne vous méprennez pas sur ce que je dis : les marocains sont compétents, capables d’innover, sauf que les écoles ne forment pas. Il y a un manque criant de ressources, au point de mettre à mal les plan émergence, azur ou vision 2010.
IL EST TRES DIFFICILE DE RECRUTER DES CADRES COMPETENTS AU MAROC et les cadres compétents ont des salaires proches des salaires français. La conséquence c’est que le Maroc est obligé d’importer certains profils pour faire tourner les projets dont on parle.
LE CADRE LOW COST MAROCAIN EST UN MYTHE. Dans ces condition quel est l’intérêt pour une entreprises étrangère de délocaliser des centres à valeur ajoutée en Maroc ???
2) JE DESSERT LES INTERETS DE MON AGENCE
D’accord sur le terme de « Silicon Valley » qui n’est pas approprie, mais ceci ne peut être raison de rejeter tout le contenu du texte.
Je veux faire un point sur le propos suivant:
« Tout simplement le contexte mondiale n’encourage pas les société a investir au Maroc et le Maroc n’est plus une destination Lowcost. »
Ceci n’est pas exact, pendant le downturn, les grandes multinationales cherchent a réduire les couts a travers differentes mesures, entre autre externalisation de quelque tache. Je travaille dans un des leaders mondiaux en semiconducteur et etais implique dans des discussion sur ce qu’on appele Fab-light et qui consiste a vendre ses usine et externalise le process de fabrication afin de maitriser les risque (risque de taux de change, risque de recession, risque d’augmentation de matière première…). Ceci est egalement adopte par d’autre multinationale comme Tessera que j’ai cite auparavant et DELL (voir http://www.menara.ma/fr/Actualites/Technologies/ci.dell_chercherait_a_vendre_ses_usines_de_fabrication_d_ordinateurs.default). Je trouve que ceci représente une opportunité pour les pays émergents pour dynamiser leur économie vue que les cout sont payes a une devise a bas risque (le change est maitrise).
3) CONCERNANT LES SUCCES MADE IN MOROCCO
Il y a deux remarque ici, d’abord le Maroc ne cherche pas a être un pays low cost, mais plutôt celui de nearshore (il y a une grande différence). Le modele de offshore/nearshore ne repose pas sur le bas cout mais sur des avantages fiscaux surtout.
Le faite d’avoir des usines a egalement des bienfait sur l’economie comme reduction de taux de chomage, dynamisation de l’économie, augmentation de reserve en devise et amelioration de l’exportation, il est nettement meilleur que de ne rien avoir!! La plupard des activité délocalise des USA et Eu vers la chine était dans la fabrication, ceci a déclenche un progrès énorme qui est étendu actuellement au R&D egalement.
Aussi, dans les exemple que j’ai cite, il n’y a pas que les exemple d’usine…
IL EST TRES DIFFICILE DE RECRUTER DES CADRES COMPETENTS AU MAROC
Il faut savoir différencier entre la mission que le Maroc s’est fixer et les difficultés qu’il peut rencontrer, devenir une destination privilégiée de nearshore est sa mission, le manque de compétence est une difficulté parmi d’autre qu’il faut surmonter. A ma connaissance, il y a des mesures qui ont été prise dans ce sens (10000 ingénieurs…), il ne faut pas oublier aussi que le Maroc dispose d’une réserve d’ingénieurs bien expérimente qui travaillent a l’étranger, et une fois un vrai besoin se présente, nombre parmi eux pliera bagage même au détriment du salaire(et j’en ferais partie).
LE CADRE LOW COST MAROCAIN EST UN MYTHE
Le Maroc ne cherche pas a être une destination low cost, mais nearshore et hub vers l’Afrique qui est considéré comme un marche sous exploite.
CONCLUSION:
Il ne serait pas approprier de faire des jugements sont avoir collecter les informations nécessaires pour comprendre différent élément de la situation. et ceci est un élément majeur de la déontologie du métier.
@Un passant
> Le Maroc ne cherche pas a être une destination low cost,
> mais nearshore et hub vers l’Afrique qui est considéré
> comme un marche sous exploite.
Vous touchez à la limite d’une politique volontariste. Oui le Maroc VOUDRAIT augmenter la gamme des prestations, c’est dans tous les DISCOURS.
J’ajouterai que la montée en gamme est visée pour de très mauvaises raisons. Le Maroc est bien souvent OBLIGE de monter en gamme parce que le cout de production local a trop rapidement augmenté (le tourisme a Marrakech est par exemple devenu un tourisme « haut de gamme » – dans les discours officiel – par les l’augmentation des prix avant de l’être par la qualité. Le problème c’est que les touristes ne sont pas dupent et boudent la destination cette année !!!).
La réalité est différente :
- la compétence pour monter en gamme n’est pas là en nombre suffisant.
- si il n’y a pas d’incitation, en terme de gain de prix notamment, les entreprises ne viendront pas.
- le marché africain existe mais reste pour l’instant très faible.
ce n’est pas parce que l’on aimerait être une destination de tourisme de luxe ou que l’on aimerait avoir des laboratoire de nanotechnologie (dans les discours du ministre de la recherche marocain) qu’on va le devenir.
Il faut énormément travailler pour arriver à cela. Pour l’instant on se gargarise de discours, mais je ne vois malheureusement pas grand chose bouger.
> A ma connaissance, il y a des mesures qui ont été prise
> dans ce sens (10000 ingénieurs…), il ne faut pas oublier
> aussi que le Maroc dispose d’une réserve d’ingénieurs
> bien expérimente qui travaillent a l’étranger, et une
> fois un vrai besoin se présente, nombre parmi eux pliera
> bagage même au détriment du salaire(et j’en ferais
> partie).
Le plan 10 000 ingénieur pour 2010 est très en retard. Il y aura au mieux 5000/6000 et encore. Pas de quoi alimenter les usines logiciels. On a beaucoup communiqué, mais fait peu concrètement !
Sinon je confirme que beaucoup de MRE ont le désir de revenir au pays. Leur situation en Europe n’est pas brillante et l’idée de participer au développement du pays est séduisante.
Dans la réalité beaucoup hésitent, peu sautent le pas :
- le cout de la vie a casa ou rabat est élevé : logement, école pour les enfants, etc …
- l’environnement culturel n’est pas évident pour les bi culturels
- les opportunités pour monter sa boite sont limitées
Tout n’est pas noir, mais tout n’est pas aussi brillant que veulent bien le dire certains discours officiels.
PS : Sauf si je me trompe vous ne travaillez pas au Maroc ?
Ah ça le maroc a réussi a en attirer du FLOUSS, mais juste pour alimenter la bulle immobilière spéculative au profit de quelques uns!!!
A part ça, je tiens à rappeller à monsieur Bervas un « fait divers » qui est passé inaperçu sur ce site et dans tous les médias internationaux:
La crise de Sidi Ifni, qui est très représentative du maroc d’aujourd’hui et en même temps augure de son avenir.
Une manifestation contre précarité et corruption, reprise par des éléments syndicaux et associatifs…..
Réaction du gouvernement: répression disproportionnée extremement violente.
Contre réaction des habitants d’ifni: mobilisation sous la bannière identitaire tribale (cf. les slogans des contre manifs exaltant l’esprit et le passé de la tribu des ait baamrane), leur premier reflexe et le seul argument.
Le maroc se trouve dans un de ces moment charnière qui n’arrêtent pas de se répeter dans son histoire.
Ici le pouvoir central (makhzen, palais, gouvernement…) va de plus en plus être confronté au vieux démons du bled Siba.
Comme à sidi ifni, l’identité tribale est encore très vivace dans la périphérie peu ou pas urbanisé, l’attachement au territoir y est très fort et facilement manipulable comme on l’a vu pour des faits divers impliquant toute une tribu quant au controle de paturages, de droits à l’eau ou pour simplement régler un différent personnel, courcicuitant ainsi le système judiciaire jugé caduqye.
Ailleurs dans les bidonvilles et autres logements sociaux au devenir incertain, la religion dans toutes ses derives unit et rassemble les déracinés et leur donne une nouvelle identité. Un vague écho au péril des zaouias et autres confréries soufies qui ont déposé plus d’un sultan au cours des derniers siècles.
@hesperides
> A part ça, je tiens à rappeller à monsieur Bervas
> un “fait divers” qui est passé inaperçu sur ce site et
> dans tous les médias internationaux:
> La crise de Sidi Ifni, qui est très représentative du maroc
> d’aujourd’hui et en même temps augure de son avenir.
Autant je me sent légitime pour parler de l’environnement que je cotoie : les entreprises et leurs salariés qui s’installent à Casablanca autant pour Sidi Ifni je ne peux que me baser sur ce que tout le monde peut lire dans différents journaux … mon apport au débat sera forcemment limité. Mais il semble évident que le Maroc « bouge » et que la politique d’ouverture économique montre aujourd’hui ses limites.
Un débat critique me semble nécessaire, mais pour le moment tout le monde a peur de communiquer. Tout le monde a peur de tuer la poule aux « oeux d’or » …
Ce n’était bien évidemment pas un reproche que je vous adressais.
A peine une illustration des limites de cette ouverture qu’on nous a vendu partout au sujet du Maroc.
Quand à la poule au « oeufs d’or », elle ne m’intéresse pas, car ça fait longtemps qu’elle a quitté le poulailler de la collectivité.
Je crois qu’on commence a se mettre d’accord sur certain aspects, ce qui est positif.
Ce qui a suscite mon intérêt a réagir est surtout ce que vous avez écrit:
« Le problème c’est que ce sont avant tout des “plans de com” (et non des “plans de développement”). C’est une sorte “d’arnaque” : celui qui investi croit que les projets seront menés jusqu’au bout, alors que l’objectif (de l’état) est bien souvent de lever des fonds. La réussite du projet étant secondaire. »
Il est clair que tout n’est pas aussi noir que ce que vous avez dis, ceux sont de vrais projets de développement et non un moyen de lever les fonds. En tout cas même si le Maroc essayera d’ »arnaquer », il ne serait pas du tout possible, les grande multinationales dispose de leur propre entité d’intelligence économique et ne se base pas sur les articles des journaux marocains pour s’y installer (ceux sont les grands cailloux). C’est peut être les petits qui se trompent en croyant qu’il y a de l’argent facile au Maroc et il faut se lancer vite pour profiter le maximum, mais tant pis pour ces derniers car leur intention est de gagner un peu d’argent et partir et non pas un engagement durable, il ne représentent que les petit cailloux. Les retards et dysfonctionnement doivent être soulever un par un et sans faire un jugement en bloc.
Pour le tourisme a Marrakech, le ralentissement est du a deux facteurs: Marrakech est victime de son succès et qui fait que la spéculation fait augmenter le prix (les petits « investisseurs » étrangers ont largement contribuer a cette augmentation), et puis le ralentissement de l’économie mondial et faiblesse de pouvoir d’achat a aggraver la situation. La première chose a sacrifier dans le panier de ménage est évidement le voyage.
Enfin, si vous dite que la destination nearshore Maroc sera boudée a cause des salaires élevés, 5000/6000 ingénieurs par an seront encore suffisant pour ceux qui feront encore confiance au Maroc, ou est le problème??
@internaute
Oui les multinationales s’en sortent bien : les autorités Marocaines leur déroulent très souvent le tapis rouge, elles auraient tord de se gêner.
Vivendi, a par exemple fait une très bonne affaire dans la privatisation de Telecom et engrange des bénéfices.
FADESA, s’est vu offrir des terrains et de très nombreux aventages a engrangé de plantureux bénéfices, avant de revendre la moitié de la filliale marocaine.
Contrairement a ce que vous dites, je pense que les entreprises qui ont fait flamber les prix sont ces grosses société.
Sinon dans les « petits » qui se sont fait « arnaquer », il faut que vous incluiez tous ceux qui ont acheté des appartements et des villas dans ces programmes immobiliers … et tous les usager de maroc télécom qui se font racketer tous les jours.
Prenons Casanearshore, on en est avec le retard de la livraison aux clients qui y ont cru ? J’espère qu’on a comblé ce problème.
Le problème que je constate est qu’on vend le Maroc aux investisseurs en donnant l’image qu’il aura au lieu de ce qu’il a. Exemple : Pour le cas Maroc 2010, si le Maroc disposait déjà des stades en norme, une infrastructure de qualité et déjà existante et des services (Sécurité, santé, etc.) de qualité, il aurait pu vraiment l’avoir et non en montrant seulement des maquettes. Actuellement, on ne fait que vendre les plaquettes et non l’existant.
@Emomo
100% d’accord
> Actuellement, on ne fait que vendre les plaquettes et non
> l’existant.
et cela s’appelle de la spéculation … l’état Marocain étant le 1er spéculateur du Maroc (c’est ce que voulait montrer mon billet).
Concernant le Casaneashore, malgré le retard le premier batiment est opérationnel … bravo donc.
Sauf qu’un truc me gène : on annonce l’installation dans les prochaines semaines de Dell. Dans le cas de Dell il s’agit simplement du déplacement d’un Call center installé a sidi Maarouf :
Ou se trouvent les créations d’emploi à valeur ajouté promises dans le plan émergence ???
Pour le cas de DELL:
ceux qui sont deplace sont seulement 150, le plan est de creer 2200 emploi -> lire l’article suivant:
http://www.animaweb.org/actu-detail.php?actu=4027
L’attractivité du maroc et de la région mena en général en tant que destination pour les investisseurs semble plutôt augmenter que diminuer,la preuve ce récent article sur le site de la bourse de londres concernant les investissements dans la bourse avec le maroc comme exemple éclatant dans la zone mena comme pays attractif pour les investisseurs,ceux xi quittent la chine,l’inde… pour venir en afrique du nord.
Je trouve quand même un peu ose de qualifier l’effort que fait le maroc pour attirer les investisseurs étrangers et de la communication autour d’arnaque.
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investors are turning away from Brazil, Russia, India and China (Bric) in favour of the Middle East and North African (Mena) stock markets.
According to Alexander Shalash, head of emerging market equities at Swiss wealth management firm Julius Baer, Mena is providing an attractive alternative to countries in the Bric region.
He told the Times that « North Africa has ‘come of age’ » with a rash of inward investment providing a positive economic outlook.
« Local industries are developing thanks to inward investment and there’s more confidence due to economic reforms, a better banking climate and a growing credit sector, » he said.
Several Mena countries have enjoyed strong economic growth over recent months. Morocco has enjoyed growth of eight per cent this year, while Egypt and Tunisia have recorded growth of seven and six per cent, respectively.
However, caution has been advised to investors looking at the Egyptian market where a 51.5 per cent rise in the stock market from August to April was offset by a fall of 20.3 per cent.
Oliver Bell from Pictet’s Mena fund, added to the Times: « Egypt remains a worry, although clear value opportunities are appearing and some of the froth appears to be coming out of the more expensive regional markets and stocks. »
———————-
http://www.londonstockexchange.com/en-gb/pricesnews/marketnews/
@internaute
Pour le moment il ne s’agit que de promesses : 2200 emploi a horizon de 2010. Je réitère ma question : ou se trouvent les créations d’emploi à valeur ajouté promises dans le plan émergence ???
@ismail
Il s’agit d’un propos d’un analyste financier qui ne fait que souligner :
Rien de bien précis sur le succès de la statégie émergence du Maroc.
Telquel de cette semaine nous apprends sous le titre de la brève « Le Maoc en pole position » :
« Une chose est sûre » le journaliste de TelQuel et de l’Economiste n’ont pas lu presse internationale mais se sont contentés de recopier un communiqué de presse qui lui même a probablement recopié un article issue d’un site internet israélien (http://www.israelvalley.com) :
J’ai lu l’article « Le club de l’offshoring s’étoffe « .
cela ressemble à un article publicitaire.
Que fait on de bon dans ces centres ???? qu’a ton déjà inventé?
sur quels projets de haute technologie on travaille ??
Si c’est simplement contruire des buildings et des locaux et les mettre à louer à des sociétés (étrangéres) , c’est banal.
Pour que ca marche, il faut un travail en commun de l’état, des régions,des universités et des sociétés privées pour faire du recherche développement technologique.
Dans les pays en voie de développement, parfois, ils ont la volonté, ils veulent faire de belles choses,ils commencent,mais soit cela n’aboutit jamais ou soit cela reste trés loin de l’objectif.
les sociétés étrangéres ne vont pas venir faire de la recherche scientifique au maroc. elles viennent uniquement pour etre présent sur le marché local et aussi profiter de la main d’oeuvre bon marché pour la production, les taches à fort besoin de main d’oeuvre.
Je doute également de la qualité des universites marocaines. peut etre à part 2-3 qui ont un bon niveau, les autres n »ont que le nom.
Puis les universités des pays en voie de développement ont un manque d’équipement, de laboratoire et ne peuvent pas faire de la recherche. Equiper un laboratoire de pointe pour faire de la recherche physique théorique ou en micro-électronique ou en biotechnologie demande des millions voir dizaines millions euros. Souvent l’enseignement se limite à la théorie.Alors ce n’est pas demain que le maroc ou un pays en voie de développement va inventer un microprocesseur 100 fois plus mince que ceux existant ni créer une application nanotechnologique.
@Laurent:
« Pour le moment il ne s’agit que de promesses : 2200 emploi a horizon de 2010. Je réitère ma question : ou se trouvent les créations d’emploi à valeur ajouté promises dans le plan émergence ??? »
Le support technique pour region EMEA a partir du Maroc crée de la valeur ajoutée qui est le service lui meme.
Si votre question est plutot si c’est a forte valeur ajoutée ou non, la on ne peut pas généraliser car on peut pas rejeter DELL de s’installer au Maroc car il ne crée pas une forte valeur ajoutée!!!
Dans les exemple que j’ai cite auparavant, il y a plein d’exemple a forte valeur ajoutée.
Voici qlq données economiqes provenant de wikipedia.
cela permettra de se faire une bonne idée sur la situation economique du maroc. parceque qlq qui lit ce forum va croire que le maroc est un nouveau eldorado avec le boum immobilier,les tourismes de luxe à marrakech,etc..
Classement IDH 112 (2005)
PIB (milliards) $ 80 milliards $
PIB par habitant $ 6807
Exportations (milliards) $ 12,874 (2007)
Importations (milliards) $ 21,841 (2007)
Population active par secteur
agriculture : 40%
industrie : 15%
services : 45% (2003)
Ce qui est le plus frappant, c’est le fabile niveau d’exportation pour un pays de 30 millions d’habitant.
pour Comparer, la belgique, 10 millions habitants ,c’est 270 millards $ d’exportation et d’importation, 300 millards $ de pib.
C’est une economie fermée, peu d’echange avec l’exterieur,les chiffres des exports et imports le confirment. et de plus, c’est 10 millirds $ deficits chaque année, au bout de 10 ans, cela fait 100 millairds, le maroc s’appauvrit.
85% du pib provient de l’agriculture et des services. c’est le l’argent existant qui circule au maroc,peu de création de nouvelles richesse provenant de l’export.
je constate que l’economie du maroc est loin d’etre florissant.
1.L’industrie est tres faible. l’industrie c’est le moteur du developpement
d’un pays.
2.le pays n’a pas de ressources naturelles: petrole gaz, minerais, à part le phosphate.le maroc exporte des produits agricoles, mais il ne deviendra pas riche avec ça.
Dire que le maroc est en plein développemnt,c’est un futur eldorado,
future puissance economique,c’est se tromper.
A l’heure actuelle, sans pétrole, minerai, gaz, il est impossible pour un pays pauvre d’atteindre le niveau des pays industrialisées.
A moins d’avoir de la matiere grise de haut niveau et en grosse quantité ..
C’est quoi le taux de croissance du Maroc et de la Belgique en 2006, 2007 et prévision 2008 (hors agriculture car en tout cas vous dite qu’un pays ne peut pas se développer avec de l’agriculture)?
croissance maroc:
1 % en 2000,
6,5 % 2001
3,2 % en 2002,
5,5 % en 2003
8% en 2006
la croissance marocaine en 2006-2007 est du principalement à l’immobilier.
pour la belgique ca doit etre 4-5% jusque 2007,et 1.5-2% en 2008 à cause de la crise actuelle.
« PIB par habitant $ 6807 » au Maroc
Ce n’est pas une blague ?
effectivement, cette donnée ne m’a pas l’air juste. c’est peu etre un PIN ajusté en fonction du pouvoir d’achat.
mais dans rubrique PIB, wikipedia donne un autre chifre:
PIB habitant : 2807 dollard par habitant.Ce qui est encore plus faible.
selon les dernières informations et déclarations du 1er ministre le PIB en 2008 est de 80 milliards de dollar soit 2 807 $/habitant. Sur le plan économique Africain, le Maroc se classe 5éme puissance économique derrière l’Afrique Du Sud, l’Algérie, le Nigeria et l’Egypte.
@ismail
« investors are turning away from Brazil, Russia, India and China (Bric) in favour of the Middle East and North African (Mena) stock markets.
According to Alexander Shalash, head of emerging market equities at Swiss wealth management firm Julius Baer
»
Heuresement, le support de cette information ne se « mouille » pas, mais il dit bien « according to Alexander Shalash »
Cette analyse d’Alexander Shalash n’engage que celui ou ceux qui la croient .
C’est connu, la kyrielle d’analystes dans le monde de la finance n’ont jamais été des prophètes. Dans l’écrasante – 95% ?- majorité des cas ( Même les plus grands et plus renommés) se plantent royalement.
Cette affirmation n’est pas chiffrée, mais basée sur ce que « pense » Alexander Shalash .
Des analyses foireuses on peut en trouver par « millions! » .
Je ne sais pas de quand date cette affirmation incroyable : quitter les marchés CHINE, RUSSIE, BRESIL … pour l’Afrique du nord ?
Pour les pays du golf, cette affirmation est quelque peu crédible ; pour le Maghreb, c’est un fantasme. Il serait difficile de croire qu’on se fera des milliards en bourse au Maghreb quand on voit le niveau de vie des populations : pauvres et visibles .
@abdel
Alexander Shalash, c’est chef de la division des marchés émergents au sein de la compagnie Julius Baer,qui est une banque d’affaires suisse,il se base sur les chiffres réels des investissements au maroc et dans la zone Mena,c’est donc des euros et des dollars trébuchants et saunantes,ces prévisions sont surement plus précises que les 95% de taux d’échec des analystes que tu avances.
@laurent
L’argent c’est le nerf de la guerre et de l’économie,si l’argent afflue ,on peut construire des bureaux,faire de la communication,former des jeunes…ce n’est pas aujourd’hui qu’on va inventer une nouvelle façon de gérer les projets,tout manager de projet te dira qu’il n’attendra jamais que toutes les conditions soient réunis pour se lancer,il faut se lancer même si les conditions ne sont pas la,cela s’appelle de l’esprit d’entreprise,de l’ambition et du défi.
Pourquoi le Maroc entre tous les pays du monde,ou la vitesse est un élément primordial devra attendre que toutes les conditions soient réunis pour lancer son industrie high-tech?,pourquoi demander t’on au maroc ce qu’on ne demande pas aux autres,il faut apprendre a raisonner sur 5,6 ans et non pas sur l’immédiat,le meilleur pour le maroc est a venir,j’en suit convaincu.
@Kenan,
>>croissance maroc:
>>1 % en 2000,
>>6,5 % 2001
>>3,2 % en 2002,
>>5,5 % en 2003
>>8% en 2006
>>la croissance marocaine en 2006-2007 est du principalement à >>l’immobilier.
>>pour la belgique ca doit etre 4-5% jusque 2007,et 1.5-2% en 2008 >>à cause de la crise actuelle.
J’espere que vous vous rendez compte vous meme de ce que j’ai dis auparavant!!
Je n’ai jamais dis que le Maroc est plus développé que la Belgique, mais la vitesse de croissance est nettement supérieure!!!
Depuis 2005, le taux de croissance est nettement plus eleve que celui des pays européens.
Je ne comprend pas vous avez exclu l’immobilier. Si on reviens a l’histoire des civilisation, le progrès est synonyme de développement de l’immobilier et de l’architecture. Et pour le Maroc, le developpement de l’immobilier est un signe de developpement de l’infrastructure de base sense etre la base de progres, dans l’immobilier est au centre de calcul du PIB.
Si je peux ajouter un commentaire, je suis un marocain vivant à paris et montréal depuis 20 ans et qui passe un mois par an au maroc.
La seule chose que je peux vous dire c’est que le Maroc que j’ai vu cet année n’a strictement mais strictement plus rien à voir avec celui il y a a peine 5 ans. On sent que tout s’est brutalement acccélléré dans ce pays.
Pour avoir beaucoup voyagé, je suis plutôt très optimiste quant à l’évolution des choses. Pour avoir kargement visité les pays correspondants, la tunisie actuelle n’a rien à voir avec le maroc encore moins l’algérie.
L’Europe est entré dans une phase de déclin accelleré, la France, lanterne rouge de l’europe, n’est plus que l’ombre pâle d’elle même, l’essentiel des entreprises du CAC40 ont quitté le pays dans leur activité. Nous assitons à l’éclosion d’un nouvel ordre mondial ou l’occident va perdre la main. Les marocains doivent continuer à avancer et cesser de recevoir des lecons de soi-disants experts francais expatriés ou autres dont le seul but inavoué est de pereniser le lien de vassalité. Les critiques de l’occident vis à vis de la chine lors des JO n’ont trompé personne. Un géant est né.
@ismail
« Alexander Shalash, c’est chef de la division des marchés émergents au sein de la compagnie Julius Baer,qui est une banque d’affaires suisse,il se base sur les chiffres réels des investissements au maroc et dans la zone Mena,c’est donc des euros et des dollars trébuchants et saunantes,ces prévisions sont surement plus précises que les 95% de taux d’échec des analystes que tu avances. »
je suis allé sur le site et vu son job . Je suis au courant ! . On a bcp tendance ( du moins ceux qui ont une expérience des marchés !) d’appeler ce type de prophéties » des anes à liste » , c’est peut-être pas très gentil mais quand tu vas au delà du cv et background ( même des très grosses telles Morgan stanley, JP Morgan … etc )et tu fais la douloureuse l’expérience de leurs recommandations tu auras compris de quoi il s’agit . Tant que c’est limité à une discussion de café ou au coin d’une rue – ou sur un forum – sans risque d’investissement on pourra prendre fait et cause pour des affirmations de ce genre. Mais bon j’en reste là . C’est promis je ne le commenterai plus .
« Pourquoi le Maroc entre tous les pays du monde,ou la vitesse est un élément primordial devra attendre que toutes les conditions soient réunis pour lancer son industrie high-tech?,pourquoi demander t’on au maroc ce qu’on ne demande pas aux autres,il faut apprendre a raisonner sur 5,6 ans et non pas sur l’immédiat,le meilleur pour le maroc est a venir,j’en suit convaincu. »
C’est ce qu’on apprend dans les théories de bases à l’école . C’est beau , c’est touchant … mais la réalité pratique est tout autre . Je ne sais pas si tu travailles , mais on a tous vu que l’école et ses belles théories est souvent aux antipodes de ce qui est le marché. On s’aperçoit très vite que le plus beau des prof et le plus orateur parmi tous n’a jamais pu faire un jour dans une entreprise : trop dure et pas évident ! et surtout les belles phrases théoriques n’ont pas de prise dans le milieu de l’entreprise, c’est place à l’innovation, aux challenges, aux gros investissements risqués.
« Je ne comprend pas vous avez exclu l’immobilier. Si on reviens a l’histoire des civilisation, le progrès est synonyme de développement de l’immobilier et de l’architecture. Et pour le Maroc, le developpement de l’immobilier est un signe de developpement de l’infrastructure de base sense etre la base de progres, dans l’immobilier est au centre de calcul du PIB. »
Je pense que c’est une question de bon que d’exclure l’immoblier pour le Maroc . On n’a pas encore des stat chiffrés des retombées de la crise immobilière au Maroc ( mais là c’est bouche cousue !).
Le danger en est que la quasi totalité de l’économie se base sur l’immobilier ces dernières années. Tout le monde s’est convertie dans l’immobilier : les politiques nationaux, locaux; les professions libérales : bcp ont mis leur petite entreprise en stand by et partis à l’achat de terrain à titrer pour les revendre aux étrangers ; d’autres encore ont vendu leur bien agricole et font la même chasse . Partout et dans toutes les villes, presque tous ne parlent que de l’immobilier et ses retombés – exagérés dans bcp de cas – ( c’est comme le loto) . Bcp d’immeubles se sont montés partout y compris au milieu de quartiers défavorisés pour les besoins de la spéculation.
Certes l’immobilier est l’indicateur de la bonne santé économique; il en est ainsi dans les pays développés : USA , EUROPE et ASIE.
Mais ce qui est investi dans l’immobilier dans ces pays provient bien de quelque chose : High Tech, industries de tout genre, le nucléaire, agriculture … etc .
D’autre part , la bonne santé économique dans ces pays est traduite dans le niveau de la population . Autant que je sache il n’en est pas de même au Maroc hormis certains.
Question à 1000 dh : de quelle industries les marocains tirent l’argent pour l’investir dans l’immobilier ?
@ kenan :
Que sont 8 points de croissance (surtout avec l’opacité de l’info, et quand ils relèvent de la spéculation et d’un chouia d’inflation), quand la richesse en valeur absolue, et par habitant , dégagée n’est même pas une petite fraction de celle produite par un pays qui n’a que 1 % de croissance?
8 % de peu, c’est … pas grand chose !
@ claude,
je suis d’accord que à première vue, 8% de croissance est trés bien,
mais c’est 8% de qlq chose qui est assez petite et ça ne fait pas des sommes énormes.
et puis 8% de croissance sont dû principalement aux projets immobiliers dont la majorité va enrichir les sociétés étrangéres qui ont reçus des terrains gratuits ou à trés bon prix.
et puis il faut financer et vendre ces projets qui ne sont pas terminés, à heure actuelle, c’est dur de trouver des gens(étrangers) qui sont prêts à mettre 300-500.000 E.
De toute façon, les chiffres macro-économiques que j’ai donnés sont alarmants.ca ne refléte pas une économie en plein développement
12 millards exportations pour un pays de 30 millions d’habitants sont des cacahuettes.Ca prouve que le pays est vraiment sous-industrailisé.
Et Ce n’est pas avec la crise actuelle que ca va s’améliorer.
aux usa, ford et GM sont au bord de la faillite, en france renault et peugeot mettent au chomage certaines usines,crise immobiliere en espagne, france, angleterre,ralentissement économique aux usa et europe, etc.
Je suis ce débat depuis un certain temps et je vais essayer de donner mon avis.
Tout d’abord je pense que tout le monde a raison, le Maroc vend ses projets ambitieux avant même d’avoir les moyens intellectuels, financiers, techniques de les concrétiser. Du coup ceci peut se traduire par de grosses pertes pour des entreprises qui comptaient sur ces projets, ainsi l’image du maroc peut en prendre un coup et à ce que je lis je pense qu’elle en a pris un sacré coup…
Cependant je reconnais tout de même que le Maroc est passé expert en communication afin d’attirer les investisseurs, il faut reconnaître également que le Maroc a su s’adapter très rapidement à certains métiers de l’off shoring je pense notammant au secteur des call center (même si certains pensent que ce métier consiste a décrocher le tél et répondre aux clients), le Maroc souhaite aujourd’hui via le plan émergence s’imposer dans les domaines de l’ITO. C’est un challenge il faudra le relever comme a été relevé celui des call center. L’une des principales SSII (le groupe Steria 18000 employés dans le monde) a pris possession de ses locaux au casanearshore et doit s’installer d’ici 1 à 2 mois en s’associant avec un acteur marocain (magshore). Donc voici un exemple minime j’en conviens de créations d’emplois grace au plan emergence.
Je suis d’accord avec ceux qui pensent qu’il y a trop de zones d’ombres au tableau mais quand je pense au Maroc d’il y a 10 ans je trouve tout de même qu’il y a eu une belle évolution et que le Maroc opère une transition ambitieuse en passant d’un pays agricole à un pays producteur de service.
@Kenan,
>>je suis d’accord que à première vue, 8% de croissance est >>trés bien,
>>mais c’est 8% de qlq chose qui est assez petite et ça ne fait >>pas des sommes énormes.
Mathématiquement parlant, quand on parle de croissance d’est la dérivé de la valeur absolue (f’(x)), autrement dit c le pourcentage.
Donc quand on dit que le Maroc connait une croissance, il ne dépend point des chiffre absolu que vous avez fourni au départ, mais plutôt du taux de croissance que vous avez fourni suite a ma demande.
Vous pouvez balayer toutes les intervention, et personne n’a jamais mentionne que le PIB du Maroc est élevé ou les Marocain vivent bien, mais plutôt que les choses évoluent et ce qui est positif.
@Abdel le breton
L’immobilier est un domaine qui fonctionne en relation etroite avec la bourse, la prospérité de la bourse dynamise l’immobilier et vice versa.
Le surprime impact largement les bourses mondiales a travers le monde. Exclure l’immobilier de l’économie reviendra a dire que le surprime n’aura aucun impact sur l’économie et qui est complètement faux.
Pour le cas du Maroc, vous pouvez d’ailleurs faire des réflexion si les gains tires de la bourse ont été investi en immobilier ou l’inverse, aussi si la morosité de la bourse de Casablanca a une relation avec la stagnation actuelle de l’immobilier. Personnellement, j’utilise toujours la bourse comme jauge du thermomètre mesurant le morale des acteurs économiques.
Deuxieme point, l’immobilier ne se réduit pas a l’achat de lot de terrain et sa revente avec une plus value, ceci represente une fraction tres reduite du secteur, le catalyseur de l’economie est le secteur BTP qui va avec, et qui signifie l’investissement en infrastructure. Je n’aime pas parler dans l’aire sans chiffre soutenant ma these, mais j’estime que le budget d’un projet tel Tanger Med est equivalent peut etre du turn over de toute les transaction immobiliere d’une annee au Maroc, et je vous invite a prouvez moi le contraire (donc ce que vous entendez dans la rue ne peut etre la totalite de l’image. Il n’y a pas que Tanger Med, mais aussi les autoroute, chemin de fer, Bouregreg, station balnéaires, hotels…).
>>Question à 1000 dh : de quelle industries les marocains >>tirent l’argent pour l’investir dans l’immobilier ?
L’argent vient de l’étranger (confirme par les IDE des derniers année), tant mieux ça r ceci confirme la confiance des firme internationale en la politique économique du royaume. C’est surtout des petro-dollars qui cherche une alternative a l’économie occidentale.
Pour complement d’information, voici un site web qui donne un apercu sur le Maroc et son economie.
C’est un site de Invest in Med qui depend principalement de la commission europeene, donc ce n’est pas d’un journal marocain:
http://www.invest-in-med.eu/uploads/FichesPays/AIN_FicheMaroc_11-07-08.pdf
@internaute
>> Question à 1000 dh : de quelle industries les marocains
>> tirent l’argent pour l’investir dans l’immobilier ?
IDE oui, mais aussi argent de la drogue ou argent de l’économie parallèle. C’est plutôt d’ailleurs une bonne nouvelle pour l’état : les recette fiscales explosent.
Sinon je partage tout à fait l’avis de Mohamed CH, avec un bémol :
Si les responsable de projets (AZUR, EMERGENCE et autres VISION 2010) continuent à ne communiquer que des résultats (élogieux) éloignés de la réalité, il n’est pas possible de corriger la course de ces projets : pourquoi changer quelque chose si tout va bien.
Certains iront dans le mur alors qu’il aurait été possible d’agir avant qu’il ne soit trop tard.
L’argent de l’économie parallèle existait depuis toujours au Maroc, alors pourquoi ça n’a pas provoque l’augmentation des prix dans le passé?
@internaute
Il y a eut un effet boule de neige. Le scénario (cela n’engage que moi) a été le suivant :
La communication (autour du « nouveau » Maroc) a fonctionné au delà de toutes espérances : les promoteurs immobilier présent très tôt sur le créneaux du luxe ont vendu à tour de bras tout en augmentant les prix. Ce fut le cas de FADESA mais aussi du groupe Palmeraie et de quelques autres. Devant ces succès tout le monde a voulu faire de l’immobilier : vendre des terrains, s’improviser promoteur, s’introduire en bourse. On a assisté à une frénésie sur quelques années et l’on a finit par atteindre le « n’importe quoi ».
Le « n’importe quoi » ce sont tout autant les villas à 20 millions de dirhams que les discours qui parlent de « Silicon Valley ». Au rythme ou cela va y’a as de raison que l’on nous parle bientôt de la 1er station orbitale marocaine ???
Cette communication tapageuse a cependant bien fonctionné jusqu’à présent, attirant des investisseurs étrangers, des MRE et l’argent local des « bas de laine » et des trafics … tout le monde s’est précipité en même temps, provoquant un « embouteillage » : spéculation et flambée des prix. On arrive au moment ou il va falloir faire le ménage …
@Laurent
« On arrive au moment ou il va falloir faire le ménage … »
le ménage se fera tout seul . Il y’aurait des interventions stratégiques pour faire mine que la baisse n’est pas du fait d’une économie qui se régule mais c’est de la volonté de l’état pour espérer servir de coussin à une chute qui peut être douloureuse.
Cela fait un moment que nous attendons tous le début d’une correction légitime qui n’arrive pas encore . Mais c’est logique : nous n’avons pour l’instant aucune stat sur l’état réel de l’économie marocaine. Tout tourne autour de la spéculation théorique ( comme on le voit ici )dont tu ne pourras jamais démontrer la faille , c’est comme face à un samsar : il te fera toujours prendre des vessies pour des lanternes dans son discours étayé par un tas d’exemples . Mais cela n’engage que celui qui le croit et achète : lui il est à l’abri , il n’achète pas.
La plus part des gens sur leur garde, sont des avertis aguerris et qui suivent en temps réel ce qui se passent dans les pays locomotives – des proxy – du monde . Il est facile de se demander s’il n’y a pas un bug quand on compare les communications des pays locomotives à celles , dont le maroc, des pays émergeant : aux antipodes .
Sinon, je crois que la correction est en gestation . On le sait avec Addoha qui fait du surplace depuis le 2ème trimestre de l’an 2008, elle a carrément pris un trend baissier depuis un mois bien qu’il n’est pas encore appuyé de façon forte (je pense qu’un petit mois ou 2 pourra être décisif) . Elle a franchie, aujourd’hui, la barre fatidique des 2000 dh ( 200 dh car il semble que le titre ait été splité par 10) avec une baisse de 3.4% et un volume honorable .
@Abdel
Correction en vue … à la Bourse de Casablanca
>>Question à 1000 dh : de quelle industries les marocains >>tirent l’argent pour l’investir dans l’immobilier ?
L’argent vient de l’étranger (confirme par les IDE des derniers année), tant mieux ça r ceci confirme la confiance des firme internationale en la politique économique du royaume. C’est surtout des petro-dollars qui cherche une alternative a l’économie occidentale.
Réponse gratuite !! plutot du blanchiment d’argent !mieux dir c’est un hammam beldi pour celui qui veut faire une douche a son sal argent! et tant pii pour nous…
@a la une
> plutot du blanchiment d’argent
Oui en partie :
- l’argent des trafics
- l’argent de la corruption
- en grande majorité l’argent non déclaré qui dormait dans les bas de laine.
En fait le discours a consisté a dire : les étrangers arrivent en masse et on a convaincu les marocains que l’immobilier (puis la bourse) étaient de très bonnes affaires. D’ou ce que l’on connait maintenant.
le maroc va avoir bcp concurence..
la chine ne sera plus uniquement l’usine du monde.
voici un areticle paru d
Matière grise, la nouvelle révolution chinoise
La Chine ne se contente plus d’être l’atelier du monde. Grâce à un effort éducatif hors du commun – le nombre d’étudiants vient d’y doubler en cinq ans – elle est en train de s’imposer comme l’une des principales usines à matière grise de la planète. Au centre de cette nouvelle conquête, Shanghaï, d’où surgissent de terre campus, parcs high-tech et centres de recherche et de développement. Enquête parmi ces étudiants et ces jeunes cadres que s’arrachent les entreprises étrangères, et que les Chinois ont de moins en moins de mal à garder chez eux.
Oubliez les armées d’ouvriers bon marché : la Chine est désormais en proie à une révolution, celle de l’intelligence. Shanghaï en est tout à la fois le chantier, et le champ de bataille. C’est la plus spectaculaire des transformations du pays : on y construit des hectares de centres de recherche, de laboratoires et de parcs scientifiques. Microsoft, Novartis, ST Microelectronics, IBM… ? En à peine une année, ils y ont tous installé des centres de recherche et développement (R & D) où des centaines de cerveaux chinois vont réfléchir – certains le font déjà – à de nouvelles applications pour leurs produits. Les » nouveaux campus » de trois des grandes universités de Shanghaï sont occupés par près de 100 000 personnes.
Cette stratégie de recrutement des ingénieurs chinois en amont est toute nouvelle pour les entreprises. Son apparition illustre les convoitises que suscite la « matière grise » chinoise : on se l’arrache de toutes parts. Pressée par des coûts qui explosent, la Chine s’est engagée dans une formidable mise à jour technologique de son appareil de production. Le Japon ou Taïwan l’ont fait avant elle, mais pas aussi vite. Il n’y a qu’à voir le rythme avec lequel affluent à Shanghaï les investissements en neurones : au Zizhu Science Park, le dernier-né des cinq parcs high-tech de la ville, Steven Sun, vice-président de la chambre de commerce de Zizhu, fait le compte des sociétés étrangères venues s’installer depuis son ouverture en 2003 : presque soixante, pour déjà 3,5 milliards de dollars d’investissements. « 80 % des entreprises sont là pour faire de la recherche. Il y a très peu de fabrication ici », assure M. Sun. Actuellement en pleins travaux, le centre de R & D de Microsoft, qui doit accueillir 1 000 chercheurs, ouvrira fin 2008. Une centaine de laboratoires chinois d’Etat ont également élu domicile dans la zone.
Lové dans un coude du fleuve Huangpu, au sud de la ville, avec ses buildings de verre et d’acier et ses aménagements écologiques dernier cri (un golf, une forêt, des canaux : un paysagiste espagnol a dessiné l’ensemble), Zizhu est un parc de nouvelle génération, imaginé de telle sorte que les laboratoires ont à portée de main une réserve considérable de « cerveaux ». Les nouveaux supercampus de l’université Jiaotong et East China Normal University (ECNU) s’y font face, de part et d’autre de la grande avenue rectiligne qui fend le parc en deux. Ils accueillent à eux deux quelque 70 000 étudiants en science et technologie. Le japonais Omron, spécialiste des senseurs, s’est précisément installé à Zizhu pour puiser dans ce vivier en y externalisant sa recherche. Moins de dix employés de son centre de R & D à Zizhu sont permanents, et le reste, une centaine, est constitué des équipes d’étudiants et de professeurs recrutées dans les universités.
article paru dans le monde..diamnche 28/9
A moins que j aie mal lu, ceci n est pas une concurrence pour le Maroc.
C’est plutot la rude concurrence qui attend les pays industrialisés!
P.
@Kenan
Merci pour article (mais attention de ne pas les recopier en totalité, ce qui revient à une copie illicite).
Je retiens l’introduction :
> Grâce à un effort éducatif hors du commun – le nombre d’étudiants
> vient d’y doubler en cinq ans
Voilà ce qui manque au Maroc : on vend les informaticiens marocains mais on ne se préoccupe pas d’en former ce qui rend impossible les création d’emplois et de richesse contenus dans le plan émergence.
@pricilla
en effet c’est une menace pour les pays industrialisés et cela remet en question de la stratégie offshoring de l’Inde … et donc du Maroc
50% des gens qui travaillent dans la compagnie HighTech ou je travail sont chinois. A mon avi, les chinois competants vont pas rester en chine en train de gagner des salaires moins que le Maroc.
@Laurent:
« Voilà ce qui manque au Maroc : on vend les informaticiens marocains mais on ne se préoccupe pas d’en former ce qui rend impossible les création d’emplois et de richesse contenus dans le plan émergence. »
Il ne suffit pas de former des informaticiens.
Je pense que c’est une sauce délicate avec plusieurs ingrédients:
-un marché local pour la technologie (si ce n’est carrément une tradition de créer des logiciels pour le marché local au lieu de recourir à l’importation)
-des échanges et projets en commun entre universités/entreprises
-le temps que la sauce prenne (années? décennies?)
-etc…