Le krach ? « c’est de la faute du ftour du Ramadan » !

Abdel donnait un avis que je trouve plein de bon sens sur le fait de rester ou non sur la bourse de Casablanca actuellement :

Personne ne sait de quoi sera fait demain ! Une certitude cependant, les marchés traversent une période dont personne ne maitrise la destinée. L’autre certitude, c’est qu’il y a plus de chance à perdre qu’à gagner en achetant maintenant. La raison ? le marché est allé trop haut, trop vite.

Je pense que le danger est encore plus important coté Marocain : l’état marocain n’a pas les moyens des grandes nations bien que la spéculation au Maroc ait jouée dans la cours des grands en les dépassant. Même la Russie, tout comme la Chine, ont pris très au sérieux la bourrasque qui secoue les marchés actuellement. Ainsi, la Russie, après avoir ordonné la fermeture des marchés pendant 2 jours, vient d’annoncer l’injection de 130 md$ de liquidité et annonce qu’elle a suffisamment de réserve en devise pour intervenir autant de fois qu’il est nécessaire (le Maroc par le biais de son ministre des Finances, dit que la bourrasque actuelle c’est de la faute du ftour du Ramadan (*) )

Quelle est la meilleure attitude aujourd’hui ? Rester à l’écart. Ce conseil est encore plus vrai pour le Maroc dont la non action – il ne peut pas de toute façon , faute de moyens – est absolument inquiétante . Il faut attendre voir ce que le marché pensera du plan du gouvernement Américain (mon avis perso, mais cela ne regarde que moi : chaque hausse sera accompagnée d’une chute encore plus importante tant que les fondamentaux restent inquiétants. On l’a vu vendredi, le marché USA – c’est de ce coté qu’il faut prendre la température du monde – a fini 40% en dessous de l’ouverture . Ce n’est pas rassurant -)

Cela n’empêche pas de surveiller l’attitude du marché de très près pendant un laps de temps d’au moins 3 mois pour les investisseurs individuels non initiés aux voltes faces des marchés.

_____________________
(*) Propos du ministre des finances dans l’Economiste :

Pour lui, la brutalité de la baisse sur des volumes limités vient des «investisseurs qui se sont fait peur en discutant après le f’tour, en imaginant que la crise mondiale allant aussi débouler au Maroc».

Toujours est-il que pour Mezouar, «il ne faut pas habituer les gens à une intervention gouvernementale dès qu’il y a un petit problème sur le marché».

À propos de Laurent Bervas

Installé à Casablanca depuis 2005, je suis le créateur de Casavisa une agence immobilière spécialisée dans la Location Appartement Casablanca
Cette entrée a été publiée dans Bourse Casablanca. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.