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On vient de retrouver un “petit malin”

Le matin publie une interview de “Driss Effina”, chercheur en économie d’habitat. Encore un “petit malin” qui, contrairement à ce qu’affirme le ministre (*), pense que « les fondamentaux » ne sont pas tous très bons. On y parle ouvertement de récession dans le secteur de l’immobilier :

Comment sortir de l’état de récession actuelle de l’immobilier ?

Les promoteurs doivent savoir qu’ils seront les premiers à subir les conséquences de toute récession prolongée du marché même s’il est soutenu par une forte croissance démographique, les réserves foncières importantes constituées par le privé et les programmes importants engagés à travers l’ensemble des villes constituent certes des opportunités importantes, mais aussi de vraies menaces.

Les décisions d’investir dans le foncier et le lancement des programmes étaient en général basées sur l’analyse du niveau des prix, chose qui représente une grave erreur. Aujourd’hui, les calculs doivent tenir compte en premier lieu de la capacité d’absorption du marché. Il est ainsi souhaitable que la production soit ciblée et adaptée au pouvoir d’achat des différentes couches sociales et particulièrement celle moyenne qui représente plus de 65% et un marché solvable annuel de l’ordre de 80.000 logements.

Lire l’article complet

Récession“, “de vraies menaces“, “une grave erreur” décidemment les prochains ftour du ramadan promettent d’être animés. Plaisanterie mis à part, nous savons tous que l’immobilier est au centre du boom économique récent qu’a connu le Maroc. Une récession dans l’immobilier entrainera immanquablement une récession plus générale.
_________________________
(*) Il y a quelques jour le ministre de l’économie, au sujet du krach à la bourse nous expliquait :

Pour ce qui concerne spécifiquement le secteur immobilier, il s’étonne de ce que les épargnants l’aient boudé. «Où est la crise quand le crédit pour l’immobilier a augmenté de 33% en juillet».

On se souviendra que la crise récente de l’immobilier aux USA résulte d’un fort endettement des ménages modestes, alors que les prix de l’immobilier se sont mis à baisser fortement. L’augmentation de l’endettement des ménages marocains n’est donc pas vraiment une bonne nouvelle .

Installé à Casablanca depuis 2005, je suis le créateur de Casavisa une agence immobilière ainsi que de Linutop une société qui développe et commercialise des petits ordinateurs sous linux. Mon prochain projet est le développement commercial de Casawaves.
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.

36 Responses to “On vient de retrouver un “petit malin””

  1. j’adore quand tu joues les Cassandres!
    ceci dit ma femme, qui est responsable d’agence chez Attijari me disait que dans son agence (dans un quartier plutôt huppé) les crédit immobiliers sont passé de 30 millions en 2007 à à peine 3 millions en 2008 (ok l’année n’est pas fini mais quand même). ça me semble assez significatif…

  2. Bonjour
    Votre site est très intéressant. Pour rebondir sur ce sujet vous trouverez un article complet paru dans la Gazette du Maroc.
    Le cercle vicieux de la pénurie qui provoque l’augmentation des salaires semble selon l’article ne pas s’arrêter. Comment le Maroc peut-il alors rester compétitif ?

  3. Oups, voci l’article :

    Les salaires de l’Offshoring au Maroc sont inférieurs de 43% par rapport à ceux des Français. Les salaires devraient continuer à augmenter fortement dans les prochaines années.

    En Offshoring, le Maroc a été classé 11ème parmi les pays aux coûts salariaux moyens avec des salaires de moins de 43% par rapport à la rémunération des informaticiens en France. Ce classement a été fait suite à une étude récente réalisée par Offshore développement qui a établi le premier baromètre des prix offshore dans le domaine informatique en 2008. Cette étude montre que le salaire des informaticiens marocains est inférieur de 43% par rapport aux salaires des informaticiens dans les pays développés précisément en France. En effet, la rémunération diffère selon le niveau de l’expérience de l’informaticien. Un informaticien débutant doté d’une expérience d’un an à trois ans touche 115 euros en termes de prix journaliers moyens, et 216 euros lorsque l’expérience de trois à cinq ans, et 393 euros pour ceux qui ont une expérience est de plus de cinq ans. Il faut noter que, les salaires moyens des informaticiens au Maroc, en euros, nets, par an, tournent autour de 6.252 euros pour un informaticien spécialiste junior au minimum et 10.416 euros au maximum et pour les cadres 10.416 au minimum et 15.648 au maximum, alors que pour un salaire d’un informaticien expérimenté se situe entre 15.648 au minimum et 25.000 euros au maximum. C’est l’une des raisons qui favorisent le Maroc en tant que l’une des destinations les mieux positionnées pour l’externalisation de services aux entreprises à destination du continent européen. En effet, le Maroc arrive en tête des implantations au Maghreb et cela grâce au programme lancé par le gouvernement dans le programme «Emergence 2010», où tout est fait pour attirer les investisseurs européens.
    Ce domaine d’activité a deux avantages principaux. D’abord, une affinité culturelle avec la France et les autres pays demandeurs de sous-traitance offshore (Belgique, Suisse, Canada, etc…). Deuxièmement, le potentiel important qui existe au Maroc, mais non encore entièrement révélé à cause de la «fuite des cerveaux» et du développement des infrastructures de communication. Mais, il est intéressant de savoir qu’annuellement de nombreux étudiants marocains brillants quittent notre pays pour étudier et ensuite s’installer à l’étranger particulièrement en France. De même, le Maroc est beaucoup plus proche culturellement de la culture francophone qu’il n’y a qu’un peu de décalage horaire, des atouts importants dans le domaine de l’offshoring. N’oublions pas à ce niveau que les tarifs sont plus compétitifs au Maroc, par rapport à l’Europe de l’Est. Autre point fort qui favorise notre Royaume est l’existence de spécialistes francophones vivant au Maroc. Dans le cadre d’une stratégie d’émergence, le Maroc a mis en place une offre spécifique pour capter les sociétés de services en ingénierie informatique (SSII) et les ISV offshore, en créant des pôles de compétitivité des Technologies de l’information et de la communication (TIC) pour attirer les opérateurs TIC européens désirant délocaliser. Par ailleurs, les entreprises Offshore font employer 9.000 salariés, au Maroc, dans la sous-traitance et le développement des logiciels, avec le développement rapide des centres de relations clients CRM, de E-commerce, de télé services, de télémarketing et de support Help-Desk. Mais face à la pénurie de spécialistes, les salaires devraient continuer à augmenter fortement dans les prochaines années.

  4. @fred
    merci.

    (au passage je n’ai pas mis en ligne 3 commentaire de ta part. Un premier parlant de religion et qui aurait pu mal être interprété et deux autre ou tu te plaignait de n’entendre parler que de fric sur casawaves)

    Sur ce dernier point l’actualité économique du maroc me semble intéressante à traiter car elle aura un impacte important sur le développement du pays. Certe on a parlé presque sans discontinué de bourse ou d’immobilier.

    J’espère que lorsque cette tempête sera terminée nous aurons l’occasion de reparler d’un Maroc plus authentique, …

  5. Abdel le breton ancien Abdel on September 24th, 2008 at 2:03 pm

    “les réserves foncières importantes constituées par le privé et les programmes importants engagés à travers l’ensemble des villes constituent certes des opportunités importantes, mais aussi de vraies menaces. ”

    les stocks : des vrais menaces ! on en a parlé voilà au moins 8 mois ( y a pas le temps de sortir les commentaires à ce sujet).

    On n’a pas besoin d’être économiste ni financier pour s’en apercevoir . Ce qui était un peu “étonnant – mais pas tant que cela, les gens n’étant pas habitués à leur propre jugement se contentant de la rumeur -) c’est le retard, l’énorme retard pour voir enfin la correction démarrer . Elle s’imposait il en 2005 . Au contraire – et c’est le signe évident d’une bulle – l’immobilier explose en prix – sans trop comprendre pourquoi : Laurent avait parlé lors d’un commentaire d’un niveau de vie et pouvoir d’achat qui n’avait pas évolué pendant cette période de hausse vertigineuse – .
    On l’a dit, une énorme hausse injustifiée à toujours été le signe d’un sévère retournement – J’ai parlé du principe des contrariants – . Ce qui est incroyable, c’est comment on a osé cette spéculation outrancière – qui a dépassé de bcp ce qu’on a l’habitude de voir ailleurs – dans un pays sans trop de moyens.
    Il y a sûrement eu entente . Mais qui sont les acteurs de cette entente ?. Si investigation devait avoir lieu c’est dans ce sens qu’elle s’impose et non pas sur un pseudo problème technique à la bourse de CASA. Lamentable .

  6. @Abdel
    Tout a fait. Les réserves foncière et les projection des ventes futur ont servi de base à la spéculation. Combien de “business plan réactualisé” nous a t’on vendu sur la base d’un augmentation des réserves foncières, du rachat de Fadesa, ou de je ne sais quoi.

    L’immobilier au Maroc est devenu “n’importe quoi” lorsque l’on s’est mis a additionner des choux et des carrottes pour nous calculer “un PER 2009 en augmentation”. Ce fut le même scénario que pendant les startup internet : on racontait n’importe quoi. Au bout d’un moment, plus la ficelle était grosse plus ça passait.

    L’augmentation du prix du foncier par exemple a été une vrai “manip” : en faisant courir la rumeur d’un manque de foncier, on a provoqué une montée des prix (et de la valeur des réserves foncières des promoteurs). Suite à ça on réactualise le business plan et hop on fait flamber le prix des action des promoteurs.

    Dans quelques mois on s’apercevra qu’il y a tout plein de foncier et la “réactualisation” du cours des promoteurs sera sévère.

  7. @laurent : (au passage je n’ai pas mis en ligne 3 commentaire de ta part. Un premier parlant de religion et qui aurait pu mal être interprété et deux autre ou tu te plaignait de n’entendre parler que de fric sur casawaves)

    oui c’était couru d’avance, surtout pour le brûlot sur la religion.
    en effet j’espère que tu élargiras bientôt les thématiques pour revenir plus à la formule variée d’il y a quelques mois.

  8. @fred
    Pas de prob. merci de ta compréhesion.

    Sinon ma conviction est de plus en plus que l’apport de casawaves peut se faire principalement dans le domaine de l’économie, domaine à la fois peu traité et moins soumis a des jugements de valeur.

    Chaque fois que nous avons traités des sujet culturel ou touchant à la religion sur casawaves, nous avons fait le plein de commentaires mais le dialogue a été quasi impossible : trop de passions – trop de posture (“tu comprend rien a l’islam” … “t’es qui toi pour parler de ce celà ?” … “neo colon”, etc …)

    J’ai la conviction que l’on peut traiter beaucoup de sujet sous l’angle de l’économie en étant plus constructif.

  9. Oh non!! please: pas de religion!!! Voila bien la principale raison qui fait le succes de ton blog Laurent! Il ya certainement assez de blogs qui traitent de la religion….Les discussions sur ces sujets “sensibles” sont souvent steriles car basees sur la foi de l’un et l’analyse de l’autre…Parler des problemes economiques et sociaux au Maroc est bcp + constructif!

  10. @kenza: “Oh non!! please: pas de religion!!!”

    On ne pourrait pas: on n’a pas de gourou sur ce sujet dans ce blog.
    Des volontaires?

  11. Abdel le breton ancien Abdel on September 24th, 2008 at 6:05 pm

    “Chaque fois que nous avons traités des sujet … touchant à la religion sur casawaves…”

    On le sait, la foi ne se discute pas . C’est une conviction personnelle.
    Il y a une définition que j’ai noté de davinci code , parce que je l’ai trouvée sublime:
    ” Every Faith in the world is based on fabrication. That is the definition of faith : Acceptance of what wich we imagine to be the truth; that wich we can’t prove…”
    Mais j’en reste là pour ne pas basculer dans une discussion d’ordre religieux.
    Tu as absolument raison, Laurenr, de ne pas faire de la religion un débat : il y’aura trop de divergences et trop de passions “basées sur la foi de l’un et l’analyse de l’autre” – j’emprunte volontiers cette analyse à Kenza .

  12. @Abdel le breton
    En revanche nous avons le droit de discuter de la “foi” du ministre de l’économie dans les “fondamentaux” de l’économie ;-)

  13. Abdel le breton ancien Abdel on September 24th, 2008 at 6:17 pm

    @Laurent

    “En revanche nous avons le droit de discuter de la “foi” du ministre de l’économie dans les “fondamentaux” de l’économie”

    En principe , il n’y a pas de danger de ce côté ! Il n’est pas divin notre ministre de l’économie qui remet en cause le ftour ;)

  14. L’économiste du jour au sujet de la bourse :

    «La petite correction de la séance d’hier ne présage rien de grave», indique-t-on au sein de la communauté financière. Le marché devrait consolider quelque peu pour normalement redémarrer par la suite. Les prévisions court-termistes se veulent donc optimistes. Pour certains, le Masi devrait atteindre 13.800 points durant les mois à venir (sans pour autant s’installer dans la durée).

    Genre “dormez tranquilles” brave gens, et surtout laissez vos sous en bourse.

    Séance du jour (24 sept.) :
    ADH : -4,44% (432 208 actions)
    ADI : -2,58% (31 964 actions)
    CGI : +5,97% (61 704 actions)

    La CDG (comme dit par un commentateur) racheterait t’elle tout ce qui se trouve sur le marché ?

    Toujours dans le même article de l’économiste :

    Autre justification: le retard dans la communication des résultats financiers des sociétés immobilières. La première, Alliances Développement, ouvrira le bal demain. De façon générale, dans ce genre de situations, il est coutume pour les Blue Ships de communiquer pour rassurer les intervenants. Ce qui n’a pas été le cas. «Cela est inquiétant quant aux résultats semestriels de certaines sociétés», fait observer un analyste.

  15. Abdel le breton ancien Abdel on September 24th, 2008 at 6:29 pm

    @Laurent

    Tu es courageux de le lire !

  16. @Abdel

    La lecture de l’économiste , dont certains article sont ouvertement des communiqué de presse déguisés, donne quelques indications sur l’intention de leurs commanditaires.

    Visiblement il y a une volonté de “rassurer” au niveau de la bourse. Mais c’est tellement maladroit que l’on ne peut que se poser des questions.

    De plus certains articles ne sont pas filtré, et laissent passer de la vrai info. Exemple de l’article sur l’offshoring et SQLI “la mariée était trop belle” casse un peu de la propagande officielle.

  17. “1- L’autorité monétaire et les banques doivent aussi continuer à soutenir ce marché à travers la baisse des taux d’intérêt afin d’améliorer la capacité d’endettement des ménages,

    2- et toute décision de hausse des taux d’intérêt ne peut qu’aggraver la situation du marché immobilier et risque de le plonger dans une vraie récession”

    Dans cette article, Mr Driss Effina propose que la Banque Centrale baisse les taux et met en garde contre un hausse des taux. C’est aberrant.

    Je dirais que c’est le point le plus choquant et interessant, entre autre, de cet article.

    Il faut pas oublier que le Maroc a un des taux d’interet les plus bas au monde. Quand tous le monde se preoccupé de l’inflation, et augmenter les taux d’interet, serraient l’etaux, le Maroc lui les baissaient… L’inflation (officielle) depuis cet ete, malgré les subvention (petrole+food), s’est envolée – surtout apres la revalorisation de 5% du smig depuis juillet.

    Bref Mr Idriss, fait erreur en pensant que la BAM (Banque Al-Maghrib) devrait cibler l’immobilier, cela serait une erreur grave qui couterait tres cher sur le long terme.

    Ce qui ce sont endetter et ont un acheter un bien au dessus de leur moyen seront punis, de meme pour ce qui ont preter – c’est le capitalisme (Voir US, Espagne, Irelande, Estonie…etc…)
    ->Empecher ce type de correction, pourrait avoir des consequences indefinissable et encore plus dangereuse.

    -> augmenter les taux d’interets de maniere a ce que la spirale de l’inflation ne se produise pas – c’est le role principale de la BAM.
    Cela serait catastrophique pour le pays si l’inflation etait hors de controle car ce sont les pauvres qui serait touché – alors la, attention les tensions sociales – car eux n’ont pas de moyen de se proteger contre l’inflation (les salaires ne suivent pas, et ont tres peu d’investissement).

    Si il y a eu excess, la purge doit ce faire, c’est un cycle naturel…

    PS 1: Revenant a la bourse, si le 700 Milliard sont approuvé par le congres Americains (ce qui presque certain vu la pression mise par Bernanke et Paulson), alors les bourses mondiales ex-Maroc, vont connaitre un rally phenomenale? non?

    PS 2 : le Dow Jones a autour de 10000, retrouve son cours de 1999, soit celui d’il y 10 ans. Mais si on calcule celui ci en Euro, alors je crois que l’on a atteint un point encore plus bas…personellement, je me positionne sur les US…

    PS 3 : Si le Maroc a tenu au niveau bourse, c’est qu’il est percu comme une valeur defensive ua niveau des pays emergent (BRIC), de meme pour la Pologne etc.. Donc d’es qu’il y a un signe que les Etats Unis s’en sortiront alors la bourse Marocaine risque de s’ecrouler, car l’argent risque de repartir vers la Chine et Russie…personellement je me positionne sur la Chine et la Russie…sur le long terme en oubliant la volatilité…

  18. @Abdel: “Every Faith in the world is based on fabrication. That is the definition of faith : Acceptance of what wich we imagine to be the truth;”

    Etre athée, c’est deja prendre position dans ce debat.
    Quand je vous disais qu’il nous manquait un gourou…

  19. Apres mon dernier post, j’ai jeté un coup d’oeil sur le site de la BAM, j’ai remarque qu’aujourd’hui ils ont augmentaient les Taux D’interet!!!!!

    Incroyable! Apparement ils sont plus independant que je le pensais, et ils semblent etre serieux a combattre l’inflation… Il semblent qu’ils aient indiquer qu’une serie de hausse sera necessaire…

    “En conséquence, le Conseil a décidé de relever le taux directeur de 25 points de base, à 3,50%, tout en continuant a être très vigilant quant à l’évolution de l’inflation et des facteurs de risques au cours des prochains mois”

    3. Sous l’effet de la matérialisation de certains facteurs de risques relevés lors de sa réunion du mois de juin, le Conseil a constaté que les pressions sur les prix se sont intensifiées. L’inflation en glissement annuel s’est établie à 4,8% en août 2008, 5,1% en juillet et 4,7% en juin. Pour sa part, l’inflation sous-jacente, qui reste à un niveau sensiblement supérieur à 4% depuis mars 2008, a atteint 4,4% en août.

    4. L’appréciation du Conseil est que cette évolution s’explique largement par la persistance des effets de propagation, directs et indirects, des prix des produits de base importés et du pétrole sur l’inflation. Les données et analyses disponibles laissent également apparaître une poursuite de la diffusion de la hausse des prix des biens échangeables vers les non échangeables, en particulier les services. Les pressions sur les prix sont encore plus perceptibles au niveau des prix à la production industrielle, l’indice des industries manufacturières ayant augmenté de 28,2%, après une hausse de 26,5% enregistrée en juin.

    5. Parallèlement, les fondamentaux macroéconomiques demeurent solides. Les données publiées depuis le dernier Conseil, ainsi que les prévisions macroéconomiques de Bank Al-Maghrib, tendent en effet à confirmer une nette reprise de l’activité économique tirée par la demande, malgré le ralentissement de la croissance mondiale, et plus particulièrement dans la zone euro, notre principal partenaire. Cette évolution est corroborée par la poursuite du dynamisme du crédit qui a progressé, en glissement annuel, de 25,4% en juillet, après 28,7% au deuxième trimestre

  20. Abdel le breton ancien Abdel on September 24th, 2008 at 8:29 pm

    “…, et ils semblent etre serieux a combattre l’inflation…”

    c’est le dilemme ! combattre l’inflation ou sauver l’économie de l’écroulement . Ce dilemme a longtemps été un casse tête pour les Banques centrales européennes, asiatiques et américaine en particulier. Une économie qui se dégrade et une inflation qui monte ! Que faire ? rendre le coût des crédirs moins chers en baissant le taux pour stimuler l’économie, ou le coût des crédits plus chers et comproemettre la consommation ?

  21. @un passant
    J’ai pas tout compris m’ssieur.
    A vrai dire j’ai rien compris du tout à l’histoire de tes positions chine russie us et l’argent qui part sur le long terme… même en oubliant de la volatilité lol :) j’y arrive pas
    Je retiens juste:
    “Il faut pas oublier que le Maroc a un des taux d’interet les plus bas au monde”
    Première nouvelle!!!
    Quand mon banquier me propose de contracter un crédit immobilier à 7% avec pour principal argument “c’est un taux trés avantageux pour vous monsieur, on ne le pratique qu’avec nos client qui travaillent dans votre boite” j’ai bien envi de le croire vu ce que me proposent d’autre banques mais c’est encore trop cher payé pour moi.
    Et quand je vois les taux pratiqué en france pour ne pas la citer, je suis encore plus conforté dans mon opinion .

  22. @Un passant
    Ce que je comprend c’est que l’on courerait vers une stagflation si l’on corrige pas les taux d’intérêt à la hausse?
    Ainsi la hausse des taux directeurs entraine la morosité des ménages qui ne consomment plus (moins de crédits) seulement voila cela aura pour consequence une baisse de l’inflation ? Pas bon tout ça, et pour personne :(

  23. @karim

    Le message etait addressé a ceux qui suivent la bourseou ont des connaissances macroeconomique…c’est pour cela que je l’ai mis en PS…

    ““Il faut pas oublier que le Maroc a un des taux d’interet les plus bas au monde”
    Première nouvelle!!!”

    C’est pas une nouvelle mais un fait, la banque centrale marocaine a augmenter les taux de 3.25% a 3.5%.

    Maintenant les banques prennent des marges, cela depent du profil du client (pas de sa tete ;->), s’il y a des risques la marge sera haute ou le credit n’est pas accordé.

    Les taux immobliers risquent de monter car les banques ne voudront pas preter car eux meme ont besoin de cash…Regarde ce qui se passe aux Etats Unis, les taux d’interets sont a 2%, pourtant les taux pour pret immobilier sont au dessus de 5%..

    En Europe, beaucoups de pays, dont l’espagne ont accordé des prets variables lié a l’Euribor 12 mois + marge, soit 5.5% + 1 a 3% soit maintenant 6 a 7%. Ces taux variables sont fixé par le marché. Pour rappel en 2003, l’Euribor etait a 2%, donc les prets immobiliers furent de l’ordre de 3-4%…tres bas ..d’ou la bulle en Espagne et autre pays…

    “Ce que je comprend c’est que l’on courerait vers une stagflation si l’on corrige pas les taux d’intérêt à la hausse?”

    Pour le Maroc, l’inflation est plutot importé (oil + food), donc il peuvent pas faire grand chose a ce niveau. Ce qu’ils regardent c’est si les salaires remontent rapidement de maniere a compenser cette hausse…la cela deviendrait dramatique (perte de competitivité, productivité) etc…

    Les credits ont explosé ces dernieres années, la situation deviendrait (ou est) problematique si les banques ne ralentissent pas ce rythme…

    Donc il y clairement un besoin de monter les taux…mais a mon avis, la BAM aurait du augmenter les taux il y a deux ans..on verra dans les mois qui suivent si elle a commis une erreur.

    PS: cela concernait les fond d’investissement…sur le long terme, la Russie, La chine risque d’etre de bon placement…les Etats Unis on risque de voir un rebond dans les jours qui viennent…

  24. @Un passant
    Selon toi il conviendrait de contracter un crédit immobilier tout de suite (vu que l’augmentation des taux directeurs risque d’être très rapidement répércutée par les banques) puis d’effectuer son acquisition dans les six mois voir un an prochain au vu de la conjoncture ?
    Qu’en pensez vous les gens ? bon plan ou pas ?

  25. ;->,

    Cela serait incroyable si une banque pouvais te preter cet argent sans avoir la garantie que c’est pour un achat immediat de la maison.

    En generale, il te demande 20-30% cash par rapport a la somme investit… une assurance pour eux, en cas de chute des prix. Et si tu payes pas ton pret, il reprenne ta maison et la revende …

  26. @Un passant
    “En generale, il te demande 20-30% cash par rapport a la somme investit” je ne te suis plus!!??! les banques marocaines prêtent à hauteur de 125% du montant de l’achat!
    Si c’est un programme neuf en construction il demandent généralement une promesse de vente en lieu et place du compromis de vente

  27. Mais tt va bien au Maroc….

    Quelle bande de mitos…l’article pue le mensonge et la dissimulation.

    Crise boursière mondiale)
    L’économie marocaine à l’abri
    Début de semaine assez folle à la Bourse de Casablanca. Les indices boursiers ont affiché des baisses considérables, poussant les investisseurs à la panique et parfois même à la dérive. S’agit-il véritablement d’une crise financière qui a envahi le marché boursier marocain, ou se serait simplement une légère correction qui est due à une surélévation de certaines valeurs ?

    Les avis sur le sujet étaient bien partagés. Une chose est sure : cette contre-performance du marché boursier marocain coïncide très justement avec la tempête financière à l’échelle internationale.

    Serions-nous amenés à affirmer que le spectre d’une crise financière mondiale a jeté de ses effets sur la place boursière casablancaise ? Le revirement qu’a connu la marché boursier marocain en milieu de semaine dernière pourrait contredire cette proposition. En effet, le mercredi, alors que les marchés boursiers du monde entier ont essuyé pour le troisième jour consécutif de sévères pertes, le Moroccan Stock Exchange a atténué nettement sa chute sauvée par des fondamentaux solides.

    Certes, la Bourse de Casablanca a été secouée, mais pas forcément en réaction aux évolutions des indices internationaux. La situation actuelle du marché marocain n’a pas de relation directe avec les chutes libres observées un peu partout sur les grandes places financières. L’Argentier du Royaume a même été très clair à ce sujet. Le gouverneur de la banque centrale a de son coté rassuré en expliquant que la procédure d’octroi et de refinancement des prêts immobiliers au Maroc est complètement différente de celle des Etats-Unis. La crise des « subprimes » est de ce fait spécifique aux USA, même si elle a négativement influé sur l’Europe à cause notamment du mode de refinancement des banques américaines.

    L’activité de la Bourse de Casablanca n’est donc aucunement concernée par les répercussions de la débandade de Wall Street. Persister à soutenir le contraire, c’est de toute évidence faire preuve d’immaturité.

    Cela ne veut pas dire pour autant que notre système est irrévocablement immunisé. Une vigilance en permanence doit être instaurée, tout en surveillant de près les évolutions et les conséquences internationales de la crise financière.

    Le mouvement de panique qui s’est emparé de la bourse de Casablanca parait donc totalement injustifié et ne repose nullement sur des éléments objectifs. Les fondamentaux de la plupart des sociétés cotées sont à l’opposé de ce qui se passe.

    La baisse a touché principalement les secteurs de l’immobilier et de la finance. Ces derniers sont directement concernés par la crise de l’immobilier d’un côté, et de l’autre, ils représentent les secteurs les plus chers en terme de valorisation en affichant les PER les plus élevés du marché.

    Les sociétés immobilières n’ont-elles pas atteint des cours astronomiques qui justifiaient une correction ? A ce titre, nous sommes tenté de dire que cette correction est certainement très salutaire dans la mesure où elle permettrait une bonne reprise du marché qui avait tendance à connaître une certaine atonie ces dernières semaines.

    Les origines de ce recul n’étaient pas non plus économiques, compte tenu du caractère sain des fondamentaux de l’économie marocaine. Il s’agirait tout simplement d’un climat d’incertitude renforcé par un contexte international difficile, qu’il sera facile de lever grâce à une communication appropriée.

    Sur ce dernier volet, Il ya un réel effort à faire de la part des sociétés cotées, afin de pallier à cette carence en information financière. Durant la semaine dernière, nous avons assisté à une absence de communication qui a laissé la voie ouverte aux spéculations les plus folles. Il aurait été judicieux que l’ensemble des professionnels du marché communiquent pour expliquer la situation réelle du marché boursier marocain Les institutionnels qui se distinguent des particuliers par leurs expertises sur le marché financier et par leur approche professionnelle ont également un rôle à jouer à ce niveau.

    Sans oublier l’implication du régulateur du marché qui reste imminente. Des mesures plus concrètes qui favorisent la transparence et une plus grande efficience du marché pouvaient atténuer l’effet psychologique qui a déteint sur la place casablancaise.

    Pour sa part, l’Etat doit mesurer les enjeux de cette crise, si crise il y’a, sans pour autant se laisser entraîner dans la démesure, comme se sont pressés certains en faisant des raccourcis entre la bourse marocaine et le marché russe. L’Etat doit encore une fois démontrer sa sagesse et sa prudence en relativisant la portée des événements à l’échelle nationale. L’intervention de l’Etat à ce niveau n’est guère recommandable. Au mieux, si l’opération est réussie, elle aura créé un précédent fâcheux pour sauver soit disant un crach boursier, et c’est loin d’être le cas. Au pire, un échec de cette tentative révélerait l’impuissance de l’Etat devant le dérèglement des marchés.

    La réalité de notre marché boursier, quand bien même elle serait quelque peu secouée, n’autorise ni la panique, ni la dérive. Il ne faut pas dramatiser, mais au contraire communiquer avec intelligence.

    Yasser AYOUBI

  28. Abdel le breton ancien Abdel on September 26th, 2008 at 6:46 pm

    @Sofianou
    “Serions-nous amenés à affirmer que le spectre d’une crise financière mondiale a jeté de ses effets sur la place boursière casablancaise ? Le revirement qu’a connu la marché boursier marocain en milieu de semaine dernière pourrait contredire cette proposition.”

    A la décharge de l’auteur, il parle au conditionnel “pourrait contredire cette proposition.” . Sinon , affirmer la bonne santé du marche financier et la preuve de sa déconnexion du reste du monde sur un “retracement” ne tient pas . Ce mécanisme est le propre des marchés financiers : un marché survendu reprend son souffle . Il en est de même pour un marché sur acheté : sauf que dans ce cas il n’y a jamais eu de correction pour reprendre son souffle quant aux valeurs immobilières marocaine qui ont une valorisation excessive même après la récente correction laquelle est loin d’être terminée. Il se peut qu’il y ait une montée juste après l’annonce du passage du plan Américain – Et Oui CASA suivra l’USA dans ce cas – mais malheur à celui qui croit que la bourrasque n’était que de passage avant d’attendre quelques mois pour s’en assurer .

    “L’activité de la Bourse de Casablanca n’est donc aucunement concernée par les répercussions de la débandade de Wall Street. Persister à soutenir le contraire, c’est de toute évidence faire preuve d’immaturité.”

    C’est à retenir le “Persister à soutenir le contraire, c’est de toute évidence faire preuve d’immaturité.”
    Et si l’immaturité n’était pas justement soutenir que La Maroc ne fait pas partie du Monde ?

  29. Trimestre 4 de 2008 s’accélère en crise et ce n’est que le début de la fin de la mondialisation et la globalisation, certes on défait pour faire et fait pour défaire, c’est l’histoire que ne fait que se répéter malheureusement.
    Donc mon pari se tient et je confirme que le Maroc est touché mais avec un décalage de 6 à 24 mois par la logique que l’Europe est touché par la force de décalage de 6 mois.
    C’est un belle crise ambulante, cela me rappelle le monsieur qui vendait l’eau à casa derbe espagnole : en disant alma alma en les servant dans des grandes cruche en caoutchouc avec
    Un parfum noir comme du goudron ( non oublié).
    Pour répondre au commentaire de nos représentants financiers :
    La passion de l’indifférence
    François Mitterrand avait une formule très forte que je reprendrais volontiers à mon compte, qui consistait à dire qu’il fallait savoir «mépriser l’événement et avoir la passion de l’indifférence».

  30. quote Abdel le breton :

    Accordons-lui le bénéfice du doute à notre analyste de presse !
    En tout cas si il est convaincu par sa plaidoirie, il doit faire bon au pays de Candi.
    Car dire que le Maroc est à l’abri de toute crise car dixit son économie évolue en autarcie, c’est un lapsus révélateur.
    Déjà que quand l’économie Mondiale se porte bien, le Maroc va mal, lui prétend qu’aujourd’hui tout va bien au pays des milles et une nuit.

    Pour rappel : PLUS RIEN NE SERA COMME AVANT

    En sacrifiant Merril Lynch, l’état providence a sauvé AIG en apportant une aide de 85 milliards de dollars en échange d’une prise de contrôle à hauteur de 79,9%de son capital, autant dire : devenir détenteur d’actifs suspects et de propager par effets domino la crise en les redistribuant sous forme de bons du trésor vers le soleil levant, j’ai nommé Japan and CHINA..
    Bons du trésor qui représentent déjà près de 1500 milliards de dollars, qui creusent au passage le méga déficit Américain et qui en toute logique n’intéressent plus grand monde (vu la parité dollar USD/Euro) excepté les inconditionnels de l’atlantisme no limit.

    Vive le capitalisme ultra libéral que quand ya des profits et vive le nationalisme communiste pour sauver les compagnies qui en ont bien profité.

    En gros aux Etats Unis, c’est chacun pour soi quand t’es un looseur qui bosse au macdo, compte sur toi-même pour ton assurance maladie et les études de ton fils Bryan.
    Et oui, c’est le rêve américain, seul les plus motivés et les plus doués s’en sortent, les ratés finissent sur le carreau endettés sur leurs canapés à regarder des Soaps à la télé toute la journée les yeux fixés sur leurs photos au bal du lycée avec une BIG larmoyante.
    Marx n’avait il pas appliquer le Darwinisme au capitalisme dans le sens ou seuls les plus forts survivent dans cette jungle harmonieuse!

    Par contre si tu t’appel Fannie MAE ou Freddie MAC et que t’es un vautour ultra libéral distributeur de junk funds (pourris et contagieux) au jeu de la patate chaude et que tu chantonnes tout les matins comme cri de guerre : “que les aides sociales, c’est pour les fainéants et les junkies”
    Bah tu peux toujours compter sur THE WELFARE STATE.

    Le père Noel c’est pas pour tout le monde, il est pas fou, il est Américain et il bosse à la FED.

    En admettant que la seule nuance à ce tableau soit que parmi les généreux contribuables donateurs, seuls seront concernés les épargnants et les consommateurs, et oui c’est l’inflation qui mettra la main au porte feuille.

    Des titres malades en échange d’actifs sains, ya que l’américain moyen et l’étranger pour se faire berner par le VRP de la récession.

    “the American dream is only a dream for people who are never dreaming.

    that is SHARKS”

    GOD bless America….

    “Le rève américain n’est rêve que pour les gens qui ne rêvent jamais.

    C’est à dire les requins”

    Aujourd’hui la pilule des 700 milliards passera t’elle, that’ s the question !

    Croire que le Maroc est à l’abri c’est au minimum une utopie !

    Le smic est officiellement à 1800 dr et la location d’un 100 m avoisine sur Tanger les 9000 dr, l’équation est simple, rien ne va plus pour une grosse partie de la population marocaine.

  31. Et cela porte un nom :

    ismouha la BULLE!

    et une bulle, ça éclate!

  32. “ismouha la Bulle”…..Too funny :-)

  33. et effectivement Abdel, tu as raison, le MAROC fait partie du Monde et il a besoins du MONDE bien plus que le Monde n’a besoins de lui.
    Si c’est la crise aux états unis et en France, alors le Maroc n’y échappera pas, c’est l’effet papillon GARANTI.

  34. @Sofianou
    > c’est l’effet papillon GARANTI

    C’est pas vraiment un battement d’aile de papillon qui vient de se passer, mais plutôt un truc genre tsunami ;-)

  35. Too funny :-)

    lol, fallait que je le dise.

    “3yit man sbar”

    l’article est irréel et on prend vraiment le lecteur pour un mouton.

  36. Laurent Bervas

    Bonsoir,
    disons que jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien.

    Mais ce qui compte c’est pas la chute, c’est l’atterrissage :)

    en tout cas, il va y avoir du sport!

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