Transparence à la bourse de Casablanca

Alors que la bourse de Casablanca semble connaitre une forte tempête, notamment du coté des promoteurs immobiliers, on commence à chercher des « coupables ». Le CDVM (chargé de gérer la moralité des transactions sur la place Casablancaise) pointe du doigt les analystes. Voici ce qu’un article de Tel Quel du 4 oct. 2008 rapportait :

Les analyses financières devront être dorénavant plus claires, de façon à ne pas “induire les investisseurs en erreur sur la situation de l’émetteur”. Les analystes seront aussi obligés de s’assurer que toute information qu’ils diffusent est fondée sur “des faits précis”. Le Conseil présidé par Dounia Taârji leur impose désormais le respect de la forme identique à l’original, en indiquant la source des documents qu’ils utilisent, afin de s’assurer de la traçabilité des informations.

Cela rejoint le débat sur le « PER 2009″ du groupe Addoha. Nisrine le mettait en avant pour parler de son incompréhension face à la chute du cour. Il faut retenir que le PER 2008 et 2009 ne sont que virtuels. Ils sont d’autant plus “virtuels” que les résultats 2008 seront certainement en dessous des prévisions.

Au passage communiquer au Maroc sur les PER futur me semble souvent tenir de “l’escroquerie”. Le PER 2008 et 2009 est une information communiquée par les promoteurs eux même, dans un contexte ou l’opacité reste forte. Il semble donc quasi impossible pour les analystes financiers de donner un avis sérieux. Or le PER futur est souvent présenté aux clients comme quelque chose de sérieux, de solide.

A ce sujet, il suffit de relire l’article consacré aux comptes CGI au 30 juin 2008 pour voir que le PER 2008 de cette société risque d’être négatif.

À propos de Laurent Bervas

Installé à Casablanca depuis 2005, je suis le créateur de Casavisa une agence immobilière spécialisée dans la Location Appartement Casablanca
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