La crise : que va-t-il se passer ?

Pour comprendre la profondeur de la crise, Lionel faisait remarquer sur ce graphique que la dette américaine avait explosé ces dernières années. Voici ce qu’il écrit (et auquel j’adhère) :

La dette totale (publique ET privée) des Etats-Unis a atteint 350 % du PIB en mars 2008. Le précédent pic date de 1933 à 297%, juste avant la dévaluation de 40% du dollar par Roosevelt (à l’époque c le PIB qui s’était effondré, ce qui n’est pas pour l’heure la situation actuelle).

Le Japon lors de sa crise des années 90 tournait autour de 250%, mais à relativiser par un fort taux d’épargne. La France est à 190%.

A priori la meilleure solution serait de lâcher les banques européennes qui se sont trop engagées aux Etats-Unis, sinon par nationalisation franche ou hypocrite (”garantie” de l’Etat) on transfère simplement une part de l’endettement en Europe. Problème : la Suisse et même la GB ne seraient pas loin de la faillite…

Le début de l’explosion tourne autour de 1984, soit le début de la stratégie US de course économique/militaire pour ruiner l’URSS. Il y a eu une relative stabilisation après la chute du mur, mais une fois que la machine est lancée.

Mon avis est qu’une grosse partie de l’économie américaine devrait passer « à la trappe » (une forte dévaluation du dollars à la clef ?) et cela touchera bien entendu le reste du monde. La crise est profonde : ce n’est pas un simple accident de parcours, c’est tout le développement de l’occident récent et futur qui est remis en question.

Une guerre ? On peut avoir peur que la sortie de cette crise se fasse comme en 1945 par une nouvelle guerre mondiale. La chance est que l’élection probable d’Obama devrait éloigner pour quelques années les faucons américains toujours tenté de masquer l’insuffisance américaine par une nouvelle guerre. Espérons …

Basculement ? On nous a expliqué que les pays occidentaux garderaient l’intelligence (et la finance) et qu’on laisserait les pays émergents s’occuper de l’industrie. On doit s’attendre a ce que les pays émergents aient dorénavant la finance. Quand à attirer l’intelligence (si tant est qu’ils en aient besoin) cela ne devrait pas poser de problèmes.

Le Maroc ? Pour le cas particulier du Maroc mon “impression” est que sur le papier il y a des opportunités. Il manque cependant à mon avis l’essentiel : une élite (au sens large) compétente et qui ait envie de faire bouger les chose. L’élite marocaine (en grande majorité) est encore habituée d’un esprit de rentier. Cela prendra du temps, beaucoup de temps à bouger de ce coté là …

À propos de Laurent Bervas

Installé à Casablanca depuis 2005, je suis le créateur de Casavisa une agence immobilière spécialisée dans la Location Appartement Casablanca
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