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Les SSII indiennes touchées par la crise financière

La crise financière touche les sociétés d’offshoring Indiennes. Un article du MagIT fait le point :

La crise financière frappera l’industrie indienne des services informatiques ; c’est désormais une certitude mais quantifier l’impact de la crise reste difficile.

La concentration engagée dans le secteur bancaire vient s’ajouter à ce recul des investissements. Le rachat de Wachovia par Citigroup en est le dernier exemple en date. Pour Infosys, Genpact ou encore Cognizant, c’est un client de moins.

Dernière difficulté pour les SSII indiennes : gérer la dette des clients défaillants. Dans le cas de la faillite de Lehman Brothers, la dette va pouvoir être réclamée à Barclays. Mais encore faut-il s’entendre sur son montant. Epiq Systems, qui gère la faillite de Lehman Brothers, recense des ardoises de près de 1,4 M$ pour TCS et 2,3 M$ pour Wipro, …

lire l’article

Les société de services Marocaines sont certainement moins exposées que les société indiennes (impactées par la crise aux US). On peut cependant s’attendre ralentissement des recrutements …

Pour compléter ce billet vous pouvez lire l’article de 01 informatique « Forrester étudie l’impact de la crise des crédits sur l’IT » :

Selon le cabinet d’études américain, des opportunités de business disparaissent du fait de la mise en difficulté de certains clients ou, tout simplement, parce que ceux-ci n’existent plus. « Il est relativement difficile de gérer un flux de vente si certains de vos clients ou futur clients clés disparaissent purement et simplement pendant la nuit », témoigne un décideur en IT contacté par Forrester.

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Installé à Casablanca depuis 2005, je suis le créateur de Casavisa une agence immobilière ainsi que de Linutop une société qui développe et commercialise des petits ordinateurs sous linux. Mon prochain projet est le développement commercial de Casawaves.
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.

7 Responses to “Les SSII indiennes touchées par la crise financière”

  1. Bonjour Laurent,

    Tu avais indiqué que tu étais dans les services informatiques avant.

    Toutes les grandes SSII françaises (à dimension internationale) se sont lancées ces derniers mois (presque simultanément avec le début de la crise financiere, càd mi 2006) avec diverses fortunes dans l’offshoring au Maroc. Au demeurant, le secteur « semble » offrir pas mal d’opportunités au Maroc: culture, langue, proximité, talents, etc.

    Meme si ce débat a été abordé auparavant sur ce blog, j’aimerais connaitre ton avis :
    Que penses-tu de cette activité au Maroc ? Son avenir ?
    Quelles sont les raisons qui t’ont poussées à ne pas préviligier un investissement dans ce secteur, que tu maitrises, au Maroc ?

  2. @Kamar
    Je pense que le marché IT marocain devrait s’en sortir pas trop mal du fait de sa « petite » taille. Le secteur de l’offshoring marocain est « petit », il n’y a pas tant de SSII qui se sont installés et les unités (que je connais) sont généralement de petite taille.

    Je pense que la demande extérieur (en offshoring) risque de stagner (ce qui serait déjà pas trop mal) mais la demande intérieur reste me semble-t-il forte.

    Sinon pour mon choix cela s’explique de la manière suivante :

    L’offshoring informatique est très difficile à mettre en place sans être adosé à une boite solide à l’étranger. On remarquera que les SSII qui installées au Maroc sont pour la plupart des filiales de SSII françaises (il y a peu de SSII indépendantes qui font de l’offshoring).

    La raison est que contrairement à une prestation de call center ou on peut standardiser une prestation, une prestation informatique externalisée est « compliquée » à mettre en oeuvre. Les SSII adossées a des groupe étranger n’ont pas a chercher et se battre pour obtenir des clients : ils sont apportés par la maison mère.

    Je pense qu’en matière d’offshoring une SSII indépendante ne peut exister qu’en visant le volume (sauf éventuellement sur de petites niches). Je doute que cela soit possible au Maroc : du fait des salaires élevé et du faible vivier.

    Comme l’avait bien expliqué en pro de l’offshoring le Maroc intéresse surtout les clients Français … pour de mauvaises raisons (la « paresse » ou le manque d’ouverture des manager français).

    Enfin j’avais fais un peu le tour du métier et je pense que la compétence informatique est aujourd’hui un atout pour monter tout plein d’autres business …

  3. Ok, merci pour cet avis. D’accord globalement sur le constat.

    Le dernier paragraphe sur la compétence informatique pour attaquer d’autres domaines est trés pertinent.

  4. @Kamar
    D’ailleurs pour compléter cette dernière conclusion. Je m’étais aperçu dans les dernières années que j’exerçais que les outils informatiques que nous développions devenaient de plus en plus stratégiques dans le développement de nos clients, notamment dans les outils de CRM qui permettaient d’organiser l’activité commerciale.

    Je pense qu’en France (très en retard dans ce domaine) beaucoup de gains sont à attendre dans le « ré engineering » des process commerciaux : faire un bon dosage entre outils informatique et formation/coaching des commerciaux.

  5. Abdel le breton ancien Abdel on octobre 16th, 2008 at 11:30

    @kamar

    « Toutes les grandes SSII françaises (à dimension internationale) se sont lancées ces derniers mois …dans l’offshoring au Maroc »

    Je n’en ai pas echo des grosses ( à part CAP ! )
    celles que j’ai vu ( je n’ai pas tout regardé) : Neurone , DEVOTEAM, SQLI, ALTEN (peut-être) qui sont des petites SSII !

  6. @Laurent
    « les outils informatiques que nous développions devenaient de plus en plus stratégiques dans le développement de nos clients, notamment dans les outils de CRM »

    Oui

    « Je pense qu’en France (très en retard dans ce domaine) … CRM  »
    Pas si en retard que celà, d’ailleurs les temps perdu est entrain d’etre rattrappé.

    @Abdel,
    STERIA, ATOS … J’étais à un séminaire il y a 9 mois, où le représentant de CAP justement me disais qu’il ne connaissait pas de SSII qui ne cherchait à faire de l’offshoring au Maroc. Bon, ce qui les attirait c’était les couts bas, et les compétences disponibles.
    Mais la faiblesse structurelle de formation des ingenieurs (quantité) au Maroc rend cette ressource trés vite onéreuse, et remet en cause la stratégie des ces SSII, qui du coup partent plus loin, en Inde.

  7. @Kamar
    Oui c’est vrai que des sociétés commencent à bénéficier de ces outils mais le potentiel d’amélioration est énorme.

    Combien de SSII ont par exemple mis en place un vrai CRM avec un process commercial efficace ? Les commerciaux de SSII que je connait continuent à travailler avec les pagesjaunes, le Kompass ou societe.com et une très mauvaise organisation.

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