Le patron d’un groupe comme Addoha a peu à craindre de ses actionnaires, Anas Sefrioui possède encore avec la majorité du capital (61%) de son groupe. En revanches, en cas de difficultés, il lui faut être plus accommodant avec les banques (c’est d’ailleurs sous leur pression semble-t-il qu’Anas Sefioui a été très présent dans les médias ces derniers jours).
L’interview du gouverneur de Bank Al-Maghrib qui a été publiée dans l’économiste de vendredi dernier donne quelques indications sur cet aspect. Voici ce que l’on pouvait lire dans l’article « Analysons ensemble nos risques » :
Les grands promoteurs immobiliers sont surveillés de près … Même si mécaniquement, la baisse de la valeur en Bourse augmente le taux d’endettement des promoteurs immobiliers.
Même si! Nous avons un reporting serré sur les principaux groupes immobiliers du pays. Nous sommes très pro-actifs sur la sécurité financière. Nous avons un système national de notation des établissements de crédits, appuyé sur la Banque des Règlements internationaux et les ratios de Bâle II, avec une batterie de tests et de critères. Nos banques n’y coupent pas.