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Ecoles privées au Maroc : l’exemple supinfo

Quatrième billet de la série Idées de business au Maroc. L’idée de cette série est d’essayer de développer des opportunités de business qui semblent inexploitées. Vos commentaires ainsi que vos idées sont les bien venues.

Après avoir parlé de l’immobilier, du tourisme et de l’Internet je vais parler aujourd’hui de la formation.

Tout d’abord identifions que les écoles privés n’ont pas de problèmes pour trouver des « clients » :

Investir dans la scolarité des enfants est un devoir, estiment tous les parents. Face à la démission de l’école publique, ils se rabattent sur le privé. Tous les sacrifices sont bons pour assurer une bonne scolarité aux enfants. La facture peut atteindre jusqu’à 75% du budget d’un ménage. Les plus prévoyants recourent à l’épargne dès la naissance de leur enfant.

Source : la vie eco.

D’autre part le Maroc accueille de nombreux étudiants étrangers venant principalement d’Afrique mais aussi d’Asie et d’Europe (c’est en tout cas ce que je constate dans notre agence à Casablanca).

Il y a donc de très nombreuse opportunités pour ouvrir des écoles privées dans de très nombreux domaines.

Je citerai l’exemple de Supinfo qui a ouvert cette année sa première école à Casablanca. Le succès a été immédiat et de nouvelles écoles sont prévues :

Huit campus sont à implanter dans un horizon de 5 ans pour la délivrance de 3.000 diplômes et certificats par an. Des villes comme Casablanca, Rabat, Tanger, Agadir, Marrakech, Fès et Oujda sont concernées par ce programme d’investissement.

Source : le matin

Le privé ne peut pas tout apporter mais c’est certainement le seul moyen de rattraper rapidement le retard dans certains secteurs clefs. Pour moi c’est un secteur très porteur au Maroc, qui présente l’avantage de reposer en grande partie sur la demande intérieur.

Installé à Casablanca depuis 2005, je suis le créateur de Casavisa une agence immobilière ainsi que de Linutop une société qui développe et commercialise des petits ordinateurs sous linux. Mon prochain projet est le développement commercial de Casawaves.
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.

16 Responses to “Ecoles privées au Maroc : l’exemple supinfo”

  1. Il faut néanmoins ne pas faire dans le trop grand. Surtout dans des villes comme Oujda(dont je suis originaire). Cela conduirais a une baisse des exigences et donc de la réputation du diplôme.

  2. @moumny
    La logique de Supinfo est probablement de se rapprocher des employeur potentiels : il me semble que SQLI y a installé un centre d’offshoring à Oujda.

    Au passage quelqu’un sait comment cela se passe pour eux la bas ?

  3. Bonjour
    Ancien enseignant formateur, je soulèverais déja le fait d’avoir des formations qui soient reconnues au niveau international et surtout celles dont les programmes sont scrupuleusement identiques et comparables avec l’occident. Former avec décalage est une perte de temps et d’argent ensuite pour un pays. La question serait déja de connaître le niveau des bac et bac+2 actuellement au regard des reconnaissances non pas seulement des diplômes, dont les exigences sont variables selon les pays, mais des compétences réelles sur le terrain. Par rapport à d’autres sujets abordés ici ou ailleurs, il semble que cela faute. beaucoup de jeune en afrique en général désirent partir à l’étranger pour suivre leurs études mais énormémént abandonnent la première années n’ayant pas suffisamment les bonnes bases initiales pour des études supérieures. (Sans parler du problème des langues…..) Quand vous voyez des Bac+…qui ne savent pas aligner deux lignes sans faire 5 fautes ou qui ne maîtrisent que partiellement les 4 opérations sans calculatrice………(même en France depuis quelques années….)
    Pour précision les compétences ne sont pas seulement liées au diplôme mais au regard de la personne et sur un plan plus antional sur un plan culturel plus général. La créativité, la logique, l’application de la théorie sont ensuite diverses selon les approches culturelles différentes. Vouloir suivre les autres pays au lieu de se différencier des autres pays au niveau des formation comme sur d’autres plans, est un point aussi à envisager pour demain. Chacun et chaque peuple peut apporter des choses autres sur le plan international.
    Philippus

  4. @Philippus
    C’est en effet un bon angle. Sans avoir de connaissance particulière de la question je remarque que Supinfo propose aux étudiant de délivrer un diplome identique a celui qui est délivré en France ou dans les autres pays ou l’école est présente.

    Encore une fois le privé dans ce cas précis assure plus rapidement l’équivalence des diplômes.

    Entendons nous bien, ce n’est pas une ode au privé que je fais. Juste un constat pragmatique ;-)

  5. Le privé, oui, mais seulement si ça devient aussi exigeant que le publique. Soyons sérieux, tu ne peux pas convertir un élève avec un Bac mention Passable, en ingénieur. Mais visiblement, il y’a beaucoup d´écoles privées au Maroc et ailleurs qui offrent des diplômes Bac+5, et qui demandent seulement le Bac aux candidats.

    PD: Phillipus
    Quelques remarques:

    Primo: Dans le monde de la formation le relativisme culturel n’éxiste pas.
    Secundo: L’Afrique es une immense région du monde, culturellement et ethniquement très diverse. Le Maroc n’est pas l’Egypte, le Soudan n’est pas le Sénégal, L’Afrique Du Sud n’est pas le Chad, etc…L’Aficain (comme tu répètes souvent dans tes posts) ça n’éxiste pas.
    Tercio et finalement, tu es sur un blog qui parle du Maroc, et qui est visité par beaucoup de Marocain. Donc ça serait mieux si tu laisses tes « sentiments » et tes « idées intimes » au chaud.

    Amicalement.

  6. @Goon
    Si des analyses plus philosophique ou réelles de terrain n’ont pas de place ici ce serait bien une différenciation culturelle d’approche qui confirmerait alors ce que vous ne voudriez pas entendre par raison personnelle ou nationaliste éventuellement.
    Un sujet dans ma culture est ouvert à tous sous tous les angles de la vie. Relativisme culturel vous disiez ? Vous dites vous-même ensuite que l’afrique est très diversifiée, je connais de nombreux pays de ce continent y ayant vécu, ce qui manque à certains théoriciens qui pensent qu’une chose est faisable partout de manière uniforme. Même la démocratie pourtant commune par le terme n’est en rien identique pour la plupart des gens sur ce continent.
    La formation ne tient pas compte de tout, je le sais, pas seulement sur le continent africain. Un enseignement en allemagne ou en france est bien différents par des aspects culturels ce qui prédomines certains pays plus compétents ensuite selon des secteurs professionnels divers. Force est de constater.
    Merci Laurent de nous préciser si ton blog est réservé ou spécialisé seulement sur le Maroc, pour les marocains et avec une approche unique Marocaine. Pour moi la communication est universelle, c’est cela qui fera avancer les choses.
    Salutations.
    Philippus.

  7. @Laurent
    …….je remarque que Supinfo propose aux étudiant de délivrer un diplome identique a celui qui est délivré en France ou dans les autres pays ou l’école est présente.

    Si c’est une copie d’un centre de formation européen l’équivalence devrait être identique sous la même marque. Maintenant attention. En France déja de nombreuses écoles publiques ou privées décernent les mêmes diplômes, maintenant les moyens sont divers et le système n’impose et n’oblige pas les moyens sur le terrain mais des obligations de programme (référentiel). j’ai connu des centres de formation qui avaient à peine le matériel, les laboratoires, les outillages, les machines…etc….bref ce que l’on appel le matériel pédagogique mais qui néanmoins présentaient en fin d’années les candidats, parfois au casse pipe, mais certains réussisez aussi les examens malgré cela. Le diplôme n’est malheureusement pas objectif, c’est aussi une loterie selon les sujets des examens. J’ai vu de trés bon éléments rater l’examen avec des moyennes trés satisfaisantes pendant toute la formation, des méritants et des gens sérieux, et des clowns nuls réussir aux examens en tombant sur des sujets élémentaires par chance, et eux décrochaient le sésame. Le système universitaire prime plutôt selon les secteurs, des epreuves sous forme d’UV, qui réclament un travail sérieux effectif tout au long de la formation. La note pendant les formations ou la note d’examen ne sont pas « aimé » pédagogiquement par les chercheurs en sciences humaine, le contrôle continu serait plus juste. Toutes les écoles de formation n’ont pas non plus les mêmes enseignants selon leur politique. un enseignant classique, c’est à dire celui qui termine sa formation et qui enseigne ensuite aussitôt, n’est pas identique à un enseignant formateur, qui à la théorie identique + l’expérience de plusieurs années de terrain sur le plan industriel et professionnel. J’ai vu des enseignants classiques dans des cours théoriques qui enseignaient des choses qui n’étaient plus d’actualité dans les secteurs concernés, ils ne remettaient pas en cause leurs préparations de cours depuis plus de 15/20 ans….!!! La technique évolue vite ainsi que le matériel que les centres ne peuvent renouveler avec régularité. Et qui contrôle cela ? personne. L’équivalence réclame des moyens de contrôle que les systèmes ne permettent pas souvent ensuite. C’était pour info et non sentimental….:-))
    Philippus

  8. @philippe

    Désolé de te le dire, mais lieu de concrétiser tu commences à divaguer. Je ne parle pas de l’abstrait je parle du concret. 2 plus 2 est égale 4, que ça soit au Maroc, en Chine ou en Antartique.
    Et ce n’est pas un apprenti gourou qui va me faire changer d’avis.
    A part ça, je ne suis pas un prophête comme toi, mais j’imagine que ce blog est spécialisé sur le Maroc, puisque 90% des sujets parlent de ce pays. Peut être que je me suis trompé, je suis sur un blog du Front National sans le savoir. L’erreur es humaine. :) (on sait jamais)

  9. :D … il faut bien que l’on se fâche un peu dans les commentaire … Je vous sers un petit thé à la menthe en attendant ;-) ?

  10. @Goon
    Bonjour
    Après le sentimental et les idées intimes, l’ apprenti gourou et le prophète….
    Votre troisième approche sera-t-elle encore plus personnelle ou dans l’objectivité du sujet ?
    Nous sommes ici pour échanger dans le respect et non pour avoir raison l’un face à l’autre. Chacun son approche et son angle de vue sur un sujet, c’est cette complémentarité qui permet ensuite à chacun d’avoir une vue meilleure de la réalité des choses qui n’est pas apparente d’un seul point de vue.

    Ne passez pas sur un site personnel en trois minutes lorsqu’il contient des milliers de pages de lecture à disposition. Ensuite éventuellement selon votre intérêt, prononcez-vous sur la chose ou la personne avec des arguments sérieux contradictoires dans le respect et non par des piques verbales qui réclament de la maîtrise sur un sujet plus profond, ou revenez éventuellement et demandez à Laurent d’en faire un autre sujet. Il ne me semble pas que j’impose une vue sur les sujets ni même que j’imposerai mes autres approches plus philosophiques ou spirituelles, mais que j’apporte plus mon expérience et mes annalyses comme d’autres ici.
    Veuillez rester dans le respect des autres si vous n’avez pas les mêmes opinions ou positions. Personne ne fait dans le prosélytisme ici si ce ne serait à voir éventuellement pas le refus des autres.
    Philippus

  11. … il faut bien que l’on se fâche un peu dans les commentaire … Je vous sers un petit thé à la menthe en attendant ?

    Pour moi ce sera café, si possible avec quelques petits gateaux. (Marocains pour précision….:-)) car je dois éviter le baba au rhum, le Paris-brest sur ce site et surtout les religieuses….:-))
    L’humour reste universel, quoique.

    Philippus

  12. … ce sera donc un café pour Monsieur ;-)

  13. …merci mon brave, la maison mère reste sage, une bonne adresse donc…:-))

  14. Bonjour,
    l’avis d’un ancien enseignant converti en journaliste (spécialisé dans la formation, enseignement, emploi, mais en chômage depuis peu)
    J’ai lu (non à la volée) le sujet (ou plutôt les sujets) abordé (s) dans les commentaires. Et avant de traiter celui concernant l’enseignement supérieur privé, j’ai quelques remarques. Pas méchantes, je vous assure, mais subjectives, je dois l’avouer (puisque l’objectivité n’est que chimère, sinon demandez aux linguistes pour ce qui est des traces de la subjectivité dans l’écrit).
    Commençons par les remarques (même si selon la norme on les laisse pour la fin ; je sais je ne vous apprends rien) ?
    D’abord concernant le premier commentaire de Philippus. Il est plein de coquilles (ou couilles comme on dit dans le jargon de la presses, alors qu’il reproche au bac+ de ne pas pouvoir aligner deux phrases sans qu’il y ait des erreurs orthographiques, alors qu’il en commet à gogo.
    Le comble, c’est quand, en tant qu’ancien enseignant formateur, il dit ceci : les niveaux bac et bac+2. Or, le bac est un diplôme et non un niveau. Niveau bac signifie que l’élève a poursuivi le cursus de la classe terminale, sans pour autant avoir réussi l’examen final qu’on appelle Baccalauréat (sic).
    Pour ce qui est des autres erreurs, n’en parlons pas. Les phrases qui n’ont ni tête ni queue sont légion.
    Du côté des règles de bienséance, je crois que Goon doit savoir que ce blog, bien qu’il traite des sujets concernant le Maroc, rien n’empêche qu’il peut être un moyen (et il doit l’être) pour avoir un regard (ou des regards) externe (s). Ce n’est pas parce que nous sommes des Marocains, que nous détenons la vérité. Vérité en deçà de l’Atlas, erreur au-delà (Blaise Pascale parlait des Pyrénes).
    Un blog n’est blog que parce qu’il échappe à toute sorte de censure, surtout quand il s’agit d’exprimer ses points de vue personnels. Et tant qu’on signe par pseudo, la nationalité n’a pas de mise. Sinon à quoi bon cancaner la chanson selon laquelle le web est un village virtuel. On est tous des villageois de cette toile ?
    Pour revenir au sujet abordé, celui de l’enseignement privé (à travers le cas de SupInfo), disons que c’est une conséquence naturelle du néolibéralisme qui investit le secteur de l’éducation un peu partout dans le monde. C’est le privé qui est appelé à prendre la relève et l’Etat se retire peu à peu.
    Dans les années à venir, on s’attend à une implantation en grandes pompes des grandes écoles françaises au Maroc.
    Pour plusieurs raisons : d’abord une question d’hégémonie et d’affrontement entre, d’une part, le système européen (celui qu’on appelle le système LMD, instauré par le traité de Bologne et sur lequel le Maroc tente, à travers ses différentes réformes, de s’aligner) et, d’autre part, le modèle anglo-saxon qui commence à pointer du nez (l’université de l’Indiana State Of Morrocco en est un exemple)…
    Ensuite, pour des raisons purement commerciales. On rappellera dans ce sens que les grandes écoles françaises sont enrôlées par Bercy pour remplir le trou constaté dans la balance commerciale française (un déficit de 39,171 milliards d’euros). Pourquoi ne le faisaient-elles pas avant ? C’est simple : elles ne bénéficiaient pas de l’appui de la Coface (Compagnie d’assurance française pour le développement). Mais dorénavant, l’assurance prospection leur est garantie. D’où le congrès d’octobre dernier de la Conférence des Grandes Ecoles, organisé au Maroc.
    Pour ce qui est de SupInfo, le diplôme qu’elle aura à délivrer sera en délocalisation. Autrement dit, selon les règlements en vigueur en France. Ce n’est pas nouveau. Les établissements privés marocains y recourent dans le cadre de la double diplômation, puisque le leur n’est pas reconnu par l’Etat. On attend toujours la signature du décret, bien qu’un accord cadre ait été signé entre les opérateurs privés et l’Etat. Il n’y a que les établissements de la formation professionnelle, qui n’on plus ce problème.
    NB : concernant la particularité des pays au niveau de l’enseignement formation, elles ne sont pas si pesantes que ça, puisque tout le monde veut s’aligner (dans les pays francophones, bien entendu) sur le modèle LMD (bonjour Bologne) ! Pour ce qui est des compétences les particularités des pays ne sont même pas à aborder, sinon on oublie que le marché (le seul vrai baromètre pour mesurer l’adéquation enseignement-emploi) du travail est international. Les compétences que doit avoir un ingénieur sont identiques partout dans le monde. On pourra répliquer que le les profils ne sont pas les mêmes, je répondrai que les lacunes sont à voir dans la mise en application de l’approche par compétence, elle-même. Au Maroc on est encore au stade des expériences.

  15. Ma question les enfants du peuples n’ont ils pas les mêmes droits d’avoir les mêmes cours et mêmes pédagogies que les écoles privées?
    Quels sont les moyens et les outil de travail qu’on songe à fournir dans un cadre équitablement basé sur les mêmes stratégies de développement de nos prochaines élites, objectif assurer l avenir de nos relèves au Maroc

  16. slt tout le monde !!! c’est Mery !
    je veux juste savoir votre avis sur les écoles (primaires et secondaire) privées et publiques au Maroc, parce que je suis tout à fait contre le système privé là bas…nous savons tous que le Maroc souffre d’un problème au niveau de son système éducatif…mais quand même les écoles privées ne vont surement pas résoudre ce problème puisque la plupart d’entre eux sont conçues pour des raisons commerciales !!! n’est ce pas???? :-(

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