google
yahoo
bing

Hedge Funds : la nouvelle vague

Le grand public s’est familiarisé avec les « subprimes ». Le prochain mot qui risque malheureusement d’être popularisé s’appellera probablement les « Hedge Funds ». Voici ce que nous explique wikipedia :

La gestion alternative est un mode de gestion de portefeuille appliqué par certains fonds d’investissement dits « fonds alternatifs » ou « fonds de couverture », ou en anglais hedge funds. En bref, ce sont des investissements souvent considérés comme risqués parce qu’utilisant parfois un effet de levier important

Transparence : Certains fonds très performants peuvent être aussi très opaques, il est très important pour l’investisseur de se faire conseiller par un spécialiste du marché qui a des contacts directs avec les gérants de fonds.

Avec la crise financière, l’année 2008 sera catastrophique pour les hedges funds. Voici ce que l’on pouvait lire dans cette dépêche AFP :

Au total, le secteur a fondu de plus de 10%, perdant 210 milliards de dollars au troisième trimestre, sous l’effet combiné des mauvaises performances de leurs investissements et de la fuite de leurs clients. Désormais leurs actifs au niveau mondial s’élèvent à 1.720 milliards de dollars.

La crise financière, qui a découlée par ricochet de l’effondrement du marché des crédits immobiliers à risque (“subprime”) devrait pousser de nombreux fonds, souvent de petite taille, à mettre la clef sous la porte.

Après 350 liquidations au premier semestre, l’année 2008 pourrait voir la disparition d’environ 7% de la dizaine de milliers de fonds qui existe, selon HFR, mais certains s’attendent à un raz-de-marée bien plus conséquent.

Une partie de cette industrie est en train de mourir, peut-être la moitié. Donc ils liquident leurs actifs en catastrophe, dans une peur animale, et sans considération pour les nouvelles économiques”, expliquait récemment à l’AFP Eric Galiègue, directeur du cabinet d’analyse Valquant (groupe Day by Day).

En lisant cela on peut se demander si le fond Mansa Moussa Gold qui pèserait 1.25 milliards de dollars peut être qualifié de “Hedge Fund” ? Si oui quel est aujourd’hui son exposition au risque découlant de la crise ?

Installé à Casablanca depuis 2005, je suis le créateur de Casavisa une agence immobilière ainsi que de Linutop une société qui développe et commercialise des petits ordinateurs sous linux. Mon prochain projet est le développement commercial de Casawaves.
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.

16 Responses to “Hedge Funds : la nouvelle vague”

  1. À la différence du capitalisme industriel, où la base matérielle était très importante, dans ce capitalisme financier et symbolique, le rôle de l’imaginaire joue un rôle absolument déterminant. Et une grande partie de la force de ce capitalisme vient de ce qu’on pourrait appeler « un effet de sidération ». Les gens sont en quelque sorte à la fois tétanisés et fascinés par l’idée que, de toute façon, comme le disait Margaret Thatcher à l’aube de la révolution conservatrice anglo-saxonne, il n’y a pas d’alternative et l’on est condamné à penser, à rêver à l’intérieur de ce cadre-là.

    Vincent de Gauléjac, réfléchit pas mal autour du thème de l’imaginaire, au point d’en sortir un concept assez séduisant le “managinaire” contraction de management et imaginaire, un entretien pour vous mettre en bouche :

    http://www.stephanehaefliger.com/campus/biblio/015/15_4.pdf

  2. 1- FOND MANSA MOUSSA GOLD

    Je n’ai pas eu l’occasion de m’exprimer sur le fond OR et l’investissement en relation…
    alors Je saute sur l’occasion en donnant une anecdote..veridique, conter par un amie ce vendredi dernier autour d’un verre (c’est la ou l’on recupere les informations les plus delicieuses ;->)

    Voila, il a un ami qui a investit dans une companie qui cherchait des fonds pour mettre en place un business autour d’une mine d’or. La compagnie a emit des actions (on dira 5 euro) de maniere a financer le projet. Apres quelques mois la compagnie a depose bilan, et l’action ne vaut plus que quelques cents (0.02 euro)…

    J’ai l’impression que ce fut une grosse arnaque (un peu comme l’epoque des DotCom, ou des compagnies se mettait en place car la demande pour les actions technologiques ou tous ce qui tournait autoir etaient irrationel…)

    2- GOLD

    Revenant sur l’Or…c’est clair qu’il va chuter, au moins jusqu’a 650 Euro (premiere resistance) dans les mois, voir semaine a venir…(deleveraging des hedge fund entre autre et aussi du a la fin de la crise bancaires) donc vaut mieux eviter. De meme pour les compgnies minieres (Or), les couts d’extractions, materiaux et main d’oeuvres ont explose…si l’or chute, les profits risquent de plonger…

    D’ailleurs si on veut investir dans l’or, il y a des index , des ETF (GLD)…

    Il faut bien se rappeler que ce qui ont fait fortune durant le “Gold Rush” au debut du siecle, ce ne fut pas les mineurs ou les decouvreur d’or, mais plutot ce qui proposaient des materiaux (pelles etc..) ou concession, voir aussi ce qui ouvraient des bars non loin ;->

    3- HEGDE FOND

    Je voudrais faire reference a l’article de Michel Rocard, qui donne une explication tres simple de la crise et met en avant les hedges fund…: http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2277

    “Ces Hedge fonds ont créé une vaste pression sur les managers. Ils disaient : “Si vous ne payez pas plus, on vous vire.” Puis il y a eu un mouvement plus puissant encore, celui des OPA. Celui qui ne distribue pas assez à ses actionnaires devient “opéable”. Il en a résulté une externalisation formidable de la main-d’œuvre, qui a rendu précaire un quart de nos populations…”

  3. La fameuse loi d’Einstein : E=mc2.

    On sait que l’argent ne s’évapore pas.

    On est fasciné, scotché par ce qui se passe en bourse actuellement. Il y a des pertes aujourd’hui, il y a des perdants. Mais, il doit forcément y avoir des gagnants. Donc mathématiquement, certains sont entrain de se ruiner, et d’autres sont entrain de faire fortune. Alors, je lance le débat, qui sont entrain de s’apauvrir en ce moment, et qui sont entrain de s’enrichir ?

  4. Tu peut m’expliquer la relation entre e=mc2 et l’argent?

    On sait que l’argent ne s’évapore pas.
    On est fasciné, scotché par ce qui se passe en bourse actuellement. Il y a des pertes aujourd’hui, il y a des perdants. Mais, il doit forcément y avoir des gagnants.
    Donc mathématiquement, certains sont entrain de se ruiner, et d’autres sont entrain de faire fortune ”
    Tu veut dire que la somme de toute la fortune de tout le monde est constante?
    hmm je serais curieux de voir comment tu démontre ça mathématiquement…

  5. Non, la somme de toute la ‘fortune’ n’est pas constante. Il y a plus ou moins de valeur à un instant t. D’où la recherche permanente de la croissance par les états. Cependant pour une personne lambda, cette ‘fortune’ est sous différentes formes. Liquidités réelles possédées, valeurs à l’instant t des biens possédés, valeurs des actions, etc.

    A part les liquidités, les autres valeurs subissent ou subiront de fortes baisses en ce moment et dans les jours ou mois à venir. Mais hier, ou dans les mois précédents, elles ont été acquises beaucoup plus cheres (pour la quasi majorité) que ce qu’elles vaudront demain … Donc certains ont empoché hier, et d’autres vendront demain des valeurs qui ne vaudront peut etre rien. Il y a bien eu enrichissement pour certains …

    PS: Pas exactement le meme sujet, mais à voir absolument :
    http://www.dailymotion.com/fr/featured/video/x75e0k_largent-dette-de-paul-grignon-fr-in_news

  6. Noir Noir Noir !!!

    Après le lundi noir, l’octobre noir, c’est un avenir extrêmement noir qui se dessine devant nos yeux. Et oui rien n’arrête l’effondrement des places financières de la planète. Cet effondrement contamine une économie réelle déjà à l’agonie gravement amochée par la dérégulation et le pillage du système libérale des 40 dernières années.

    “Il est essentiel qu’il y ait des décisions concrètes. Je crains que les Etats-Unis veuillent en rester à des principes et des généralités” C’est les paroles prononcées par Nicolas Sarkozy à la sortie du Forum Asie Europe. Cette déclaration démontre encore une fois la bataille qui règne autour de la conférence internationale du 15 novembre 2008 à Washington.

    Les citoyens du monde doivent monter sur la scène de l’histoire afin d’exiger que nos leaders politiques prennent au sérieux notre avenir. Citoyens, ne dormez pas au sein de la révolution. Les décisions qui seront prise d’ici à la fin de l’année vont déterminer notre vie et celle de nos enfants.

    Prenez part à la bataille pour une solution viable, pour notre avenir ! C’est la bataille autour du Vrai Nouveau Bretton Woods pour stopper la tyrannie de la finance !

    David C.
    david.cabas.over-blog.fr

  7. En fait, les bulles financières et immobilières sont l’oeuvre des banques PRIVES avec la complicité des états capitalistes.

    A défaut d’une information/éducation par la presse, Dailymotion se met à informer vraiment avec une vidéo à sa une :
    http://www.dailymotion.com/fr/featured/video/x75e0k_largent-dette-de-paul-grignon-fr-in_news

  8. @Kamar
    …….par ce qui se passe en bourse actuellement…il doit forcément y avoir des gagnants. Donc mathématiquement, certains sont entrain de se ruiner, et d’autres sont entrain de faire fortune. Alors, je lance le débat, qui sont entrain de s’apauvrir en ce moment, et qui sont entrain de s’enrichir ?

    Bonjour
    Cette logique est valable si les échanges sont sur des valeurs matérialisable concrêtement donc en contrepartie (Matière première, entreprises, biens divers…) mais pas devant des valeurs fictives virtuelles. L’économie réelle se base sur du vrai et non sur du virtuel, c’est cela qui va faire mal à de nombreux états qui ont suivis cette logique financière et boursière.
    Pour rappel 2% des échanges en bourses se faisaitn encore dernièrement avant la crise sur des valeurs virtuelles et non sur des valeurs réelles qui par derrière représntaient des entreprises avec des activités. En clair certains proposaient des prêts sur de l’argent qui n’existait pas mais en contrepartie les entreprises ou client qui empruntaient eux remboursaient avec de l’argent réel issus du travail et des hommes derrière….quand tout explose dans ce système il reste un trou énorme….de même maintenant, quand les états proposent de garantir maintenant les banques pour relancer et protéger la masse et les pays, ils n’ont pas d’argent, ils ouvrent des lignes de crédit, ils disent emprunter sur les marchés (qui s’écroule, donc la bizarrerie dans nos logiques….) mais l’état c’est le peuple par derrière…..le chat qui mord sa queue…
    Ou tout éclate avec les conséquences ou maintenant ils se mettent autour d’une grande table mondiale et change la cause, celle qu’ils ont entretenu. A suivre. Si la somme d’argent dans le monde restait fise, ce serait les plus malin sur le plan économique réel, par le travail et le savoir, la technologie etc….qui seraient reconnus par tous sur le plan économique. Demain en remettant les compteurs au niveau de l’économie réelle, si cela se fait pas encore certain, nous verrons que certains pays riches le sont bien moins au regard des autres pays dits pauvres. L’afrique est riche malgré la pauvreté, sans le système virtuel financier quelle est la richesse de l’occident ?
    L’argent n’est-il pas représentatif d’un travail pour nous ? Oui. Pas pour certains qui gagnent énormément en jouant avec ceux qui travaillent, qui créent, qui inventent, qui apportent un plus à l’ensemble par leur activités.
    La est le problème qui éclate actuellement.
    Philippus

  9. Abdel le breton ancien Abdel on October 26th, 2008 at 2:39 pm

    @philippus

    “mais pas devant des valeurs fictives virtuelles.”

    Excellent

  10. “L’argent n’est-il pas représentatif d’un travail pour nous ? Oui. Pas pour certains qui gagnent énormément en jouant avec ceux qui travaillent, qui créent, qui inventent, qui apportent un plus à l’ensemble par leur activités.”

    Tu remet en question les fondements du capitalisme?

    -Certains voudraient creer ou inventer mais non pas les fonds.
    -D’autre travail, et mette l’argent de coté sans trop savoir quoi en faire.

    Le capitalisme permet de rapprocher se deux personnes. L’un recoit les aides et l’autre percoit une partie des futures gains.

    Maintenant, il y a les montages. i.e Enron, Exotic Credit Derivative, structure Ponzy, pyramidale, societe fantome etc.. qui eux sont la pour plumer les gens. Il n’apporte rien a la societe sinon de l’instabilite, des crises et des desastres personels. Ils ont toujours existé et existeront toujours…On ne vit pas dans un monde parfait, et les petits porteur/investisseur ont interet a avoir la tete sur les epaules au risque tout perdre…

  11. @David C

    ……..déterminer notre vie et celle de nos enfants.
    Prenez part à la bataille pour une solution viable, pour notre avenir ! C’est la bataille autour du Vrai Nouveau Bretton Woods pour stopper la tyrannie de la finance !

    Une révolution se fera par les esprits en fonction de ce que va pondre l’éléphant….attendons-nous effectivement à ce qu’il accouche d’une souris…..

    La crise financière à eu son plan, elle a engendré de fait la crise économique qui n’est qu’au commencement, des plans de sauvetages des entreprises (les plus grosses aussi) se présentent, l’état ne pouvant ne pas y répondre, par cela la crise politique arrive et suivra immédiatement, les états vont se retrouver prisonniers entre solution à trouver (qui signifierait effectivement changement des bases économiques totales…avec perte pour les plus riches qui sont à la tête du système injuste financier…associés avec les états…..) et peuples qui représentent des milliard d’hommes….qui commencent au niveau syndical et privé à descendre dans les rues en europe et partout..
    Les états vont-ils pouvoir apporter des plans jusqu’au niveau de chaque individu, alors qu’il sait soudainement apporter secours immédiat aux financiers, aux bourses, aux grosses entreprises, via les banques ?
    Ils n’ont pas trouvé quelques milliards pour des réformes ou pour apporter secours humains sous les ponts de Paris et d’ailleurs selon les moments aux laissés pour compte de la société financières capitaliste et dans quelques semaines ils laisseraient le peuple croupir dans la misère, alors que c’est indirectement ce peuple qui devrait assumer l’appuis de ceux qui les auront spolliés depuis trop longtemps !!! Par cela les états sont coincés. Une réunion internationnale pour changer le système est un contre pouvoir envers eux-mêmes. Ils ne se suicideront pas eux-mêmes, leur système les tuera par le temps.
    L’ancien responsable de la FED a reconnu devant une commission aux USA que le monde financier dont lui-même faisait parti s’est trompés depuis 40 ans aux USA avec ce libéralisme et ce tout financier. Mais lui n’est plus en place maintenant, il n’est plus bénéficiaire de la bonne soupe. Qui aura le courage de dire stop et remettons tout en cause soit nous-mêmes ? Mais vraiment tout, avant non pas une explosion mais un conflit mondial possible ? Le capitalisme meurt, le tout étatique nous avons vu avec le communisme, la porte est ouverte aux penseurs humanistes, le peuple par une révolution apporterait quoi de nouveau ? 1789 en occident ou 1917 à l’Est à changé la forme pas encore le fond.
    Voyez-vous au moins une possible sortie hors de ces deux idéologies dont l’une est morte et l’autre en fin de vie ? La réponse est dans mes lignes.
    Philippus

  12. @Un Passant
    ….Tu remet en question les fondements du capitalisme?

    Bonjour
    Oui, comme j’ai aussi remis en cause hier (il y a quelques années donc) le communisme.
    Si le communisme avait suivi le fondement même d’un philosophe il aurait pû apporter la solution, de même que les principes financiers pour tous avec le capitalisme aurait pû de même apporter la même solution finale positive. Pourquoi se rejoignent-ils ensemble actuellement dans leur propre perte par leurs erreurs ? Le problème est autre. L’homme est-il au service d’un système ou un système se doit-il d’être pleinement au service de l’ensemble des hommes ? Pourquoi les bases mêmes des constituions ne sont pas respectées en france sur le plan des hommes et de leurs sécurité de base (un toit, une assiette, un travail garanti en france….ou, quand, comment ?). Pourquoi chaque homme désire “Vivre” et pourquoi le monde survi difficilement sauf quelques uns qui exploite les systèmes divers ?

    Extrait d’un de mes écrits en 1998. Livre III
    L’ARGENT
    Un Homme avait des moutons, son voisin avait du blé. L’un et l’autre désiraient avoir les deux pour mieux vivre avec leur famille. Ils estimèrent la valeur des choses et s’échangèrent ainsi la viande et le pain. Chacun apportait ainsi ses possibilités à l’autre. Un jour, l’éleveur désira du pain, mais le voisin n’avait pas besoin de viande ce jour-là. Ils décidèrent ainsi de matérialiser l’échange en donnant une valeur à un moyen. Ils matérialisèrent l’échange par des coquillages et des pierres rares, puis avec de l’or, et enfin par l’argent que nous connaissons aujourd’hui sous ses différentes formes. L’argent existe parce que l’Homme ne voulait pas donner son pain gratuitement à son frère. Les choses auraient pu en rester à ce moyen d’échange de base, si la notion d’espace temps n’était intervenue naturellement. Toute chose n’ayant d’intérêt pour l’Homme, donc de valeur monnayable que par le besoin qu’il en a en fonction du temps et du lieu, celui-ci comprit très vite son intérêt personnel. Il pouvait ainsi acquérir moyennant peu de valeur d’échange, un bien, et de même s’en séparer ultérieurement et dans un autre lieu contre une valeur supérieure. Les bases du commerce étaient nées, ou le bénéfice des uns sur le bien et le travail des autres. L’Homme n’a su partager, il s’est alors condamné à avoir plus que son frère. L’argent qui représentait symboliquement l’échange d’une chose, est devenu chose. Toute chose est le résultat du travail humain. L’argent permettait d’échanger ce travail, mais il s’est transformé par l’Homme en chose, objet d’un besoin nouveau, très pratique puisque échangeable contre tout, accumulable, et se multipliant selon le moment et l’endroit. Nacquirent ainsi la richesse et la pauvreté. Tout notre système actuel fonctionne toujours sur cette base, mais largement amplifié et de manière inquiétante en cette fin de deuxième millénaire. L’Homme a fait d’un moyen, donc immatériel, un objet ayant sa propre valeur, fluctuant sur un marché “invisible” dit boursier. L’Homme gagne maintenant de l’argent directement sur l’argent. Cet argent était un moyen, il est aujourd’hui un jeu. Mais les perdants sont de plus en plus nombreux et perdent de plus en plus, et les gagnants sont de moins en moins nombreux mais eux gagnent de plus en plus. Et la partie n’est pas encore terminée. Nous sommes tous responsables de cette situation. Dès que nous avons, nous accumulons au lieu d’échanger en faisant circuler l’argent, et nous nous plaignons des conséquences sur notre vie. Nous vivons dans des sociétés économiques, et nous bloquons l’énergie même du système qui devrait nous apporter satisfaction, en empêchant les moyens d’échanges de remplir leurs rôles. Votre propre comportement va se retourner bientôt contre vous-même, c’est déjà en cours avec le chômage et le retour de la misère dans les pays riches. Accumulateurs d’argents, petits et gros, êtes les responsables de la situation actuelle. Non seulement vos bas de laine empêchent votre système économique de fonctionner correctement, mais il est de plus en plus en danger car ainsi il est en train de s’autodétruire. Les crises économiques de ces dernières décennies ne sont rien par rapport à ce qui va se passer dans les temps à venir. Ce que vous n’avez pas voulu donner ou utiliser n’a pas servi les autres, c’est à dire vos enfants, et ne vous servira pas plus demain matin, quand vous irez pleurer aux portes des coffres devant la dépouille du dieu matériel. L’argent. Il vous restera alors l’image de l’Homme qui, un jour, n’avait pas voulu donner une partie de son pain gratuitement à son frère. Ceux qui auront compris reprendront l’histoire à ce moment-là, et ils danseront autour d’un grand feu alimenté par les billets devenus inutiles. Prenez-en ainsi conscience.

    Ph. 8/07/1998.
    http://www.philippus-philippe.com

  13. Désolé d’être hors sujet mais le temps presse pour moi. J’ai posé une question sur un autre post “la danse du Samsar”. Si quelqu’un peut me renseigner, je suis preneur.
    http://www.casawaves.com/2008/10/17/la-danse-du-samsar-%E2%80%A6-sur-internet/#comments

    Bonne journée à tous

  14. brassant toujours à contre courant, aujourd’hui i-on revient aux fondamentaux pour conclure par l’ennemi N°1 : MARX…. ouh ça y’est le mot est lancé….

    Dans L’art de réduire les têtes (1), j’avais tenté de mettre en évidence la profonde reconfiguration des esprits opérée par le marché. La démonstration était relativement simple : le marché récuse toute considération (morale, traditionnelle, transcendante, transcendentale, culturelle, environnementale…) qui pourrait faire entrave à la libre circulation de la marchandise dans le monde. C’est pourquoi le nouveau capitalisme cherche à démanteler toute valeur symbolique au profit de la seule valeur monétaire neutre de la marchandise. Puisqu’il n’y a plus qu’un ensemble de produits qui s’échangent à leur stricte valeur marchande, les hommes doivent se débarrasser de toutes ces surcharges culturelles et symboliques qui garantissaient naguère leurs échanges.

    On peut voir un bon exemple de cette désymbolisation produite par l’extension du règne de la marchandise en examinant les billets de banque établis en euros. On remarquera que ces billets ont perdu les effigies des grandes figures de la culture qui, de Pasteur à Pascal et de Descartes à Delacroix, indexaient hier encore les échanges monétaires sur les valeurs culturelles patrimoniales des Etats-nations. Il n’y a plus sur les euros que des ponts et des portes ou des fenêtres, exaltant une fluidité déculturée. Les hommes sont priés de se plier au jeu de la circulation infinie de la marchandise. On peut donc dire que la loi du marché consiste à détruire toute forme de loi représentant une contrainte sur la marchandise.

    En abolissant toute valeur commune, le marché est en train de fabriquer un nouvel « homme nouveau », déchu de sa faculté de juger (sans autre principe que celui du gain maximal), poussé à jouir sans désirer (le seul salut possible se trouve dans la marchandise), formé à toutes les fluctuations identitaires (il n’y a plus de sujet, seulement des subjectivations temporaires, précaires) et ouvert à tous les branchements marchands. Nous sommes là devant un aspect très particulier de la dérégulation néolibérale qui, malheureusement, n’est pas encore bien compris, mais qui produit d’ores et déjà des effets considérables dans tous les domaines, et notamment sur le psychisme humain. Un certain nombre de psychiatres et de psychanalystes sont en train d’inventorier les nouveaux symptômes dus à cette dérégulation, comme la dépression, les addictions diverses, les troubles narcissiques, l’extension de la perversion, etc.

    Cette dérégulation d’un genre nouveau provoque de grandes confusions dans les débats. Elle s’accompagne d’un parfum libertaire, fondé sur la proclamation de l’autonomie de chacun et sur une extension de la tolérance dans tous les champs sociaux (dont celui des mœurs), qui tend à faire croire que nous sommes en train de vivre une intense période de libération. Parce que l’ancien patriarcat oppressif est mis à mal, on veut croire qu’une révolution sans précédent serait en route… en oubliant que c’est le capitalisme lui-même qui a commandé cette « révolution » visant à favoriser la pénétration de la marchandise dans les domaines où elle ne régnait pas encore – celui des mœurs et de la culture.

    Karl Marx ne se trompait pas sur ce côté « révolutionnaire » du capitalisme : « La bourgeoisie, écrivait-il, ne peut exister sans bouleverser constamment les instruments de production, donc les rapports de production, donc l’ensemble des conditions sociales. Au contraire, la première condition d’existence de toutes les classes industrielles antérieures était de conserver inchangé l’ancien mode de production. Ce qui distingue l’époque bourgeoise de toutes les précédentes, c’est le bouleversement incessant de la production, l’ébranlement continuel de toutes les institutions sociales, bref la permanence de l’instabilité et du mouvement. Tous les rapports sociaux immobilisés dans la rouille, avec leur cortège d’idées et d’opinions admises et vénérées, se dissolvent ; ceux qui les remplacent vieillissent avant même de se scléroser. Tout ce qui était solide, bien établi, se volatilise, tout ce qui était sacré se trouve profané et, à la fin, les hommes sont forcés de considérer d’un œil détrompé la place qu’ils tiennent dans la vie, et leurs rapports mutuels (2). » Cette capacité de transformer les rapports sociaux a été portée à son comble par ce nouvel état du capitalisme qu’on appelle parfois, à juste titre, l’« anarcho-capitalisme »

    Par Dany-Robert Dufour

  15. Je me demande si nous sommes encore dans le système capitaliste caractérisé par l’industrie, le travail, la production et l’accumulation de biens! Je pense que nous sommes entrain de passer avec de la ‘douleur’ dans un nouveau système, financier et virtuel basé sur de l’immatériel : com’, marketing, pub … qui permet à beaucoup de profiter du systeme sans créer aucune valeur réelle (un autre débat par ailleurs sur ce blog). Mais, malgré tout, il faut que ce système soit connecté d’une manière ou d’une autre au réel, à un moment ou à un autre, il faut bien manger tout de meme.

    Donc, Philippus et Fred, laissons et éspérons que le système se fracasse avec la crise actuelle. Nous perdrons nos maisons, nos jobs, mais les profiteurs, les financiers, les banques et consorts perdront beaucoup plus … on passera surement par des periodes difficiles, guerres, etc. Viva la révoluCion! ;-)

  16. PS: svp, pas de commentaires et analyses trop longues, qui risquent de lasser. Courts et dynamiques !

Enregistrer un commentaire

Subscribe without commenting