Le micro-crédit au Maroc est souvent cité en exemple. Voici ce que l’on pouvait lire à ce sujet sur le site de planetfinance.org :
Ces associations servaient au 31 décembre 2007 plus de 1 300 000 clients actifs, dont 64 % de femmes pour un encours global de plus de 5,5 milliards de DHS (+30 % par rapport à fin 2006), soit environ 480 millions d’euros.
Le taux de remboursement dépasse 98 %, ce qui montre la pertinence d’une approche consistant à prêter à des personnes à bas revenus sans garantie matérielle.
La Microfinance est aussi à l’origine de la création de 6 700 emplois directs permanents et de plusieurs dizaines de milliers d’emplois indirects.
Or un article publié par la vie eco: « Dérapages dans le microcrédit : 5% d’impayés » vient pointer quelques faiblesse :
Pendant des années, le microcrédit aura joui d’une réputation de système sans risque, affichant un taux d’impayés inférieur à 1%. Un chiffre qui fait la fierté du Maroc.
Puis, la machine s’est emballée : le taux d’impayés, appelé aussi, dans le jargon du microcrédit, «portefeuille à risque» (PAR) a atteint, à fin juin 2008, le niveau sans précédent de 5%. Rapporté aux 7,5 milliards de DH d’encours actuel, le montant des créances risquées atteint tout de même près de 375 MDH.
Certes, pourra-t-on dire, 5%, ce n’est pas très élevé, puisque le secteur bancaire affiche un taux de 6,8%. Mais la comparaison s’arrête là. Primo, les banques se protègent en adossant leurs crédits à des garanties physiques ou morales (hypothèque, nantissement, caution personnelle…) là où les associations de microcrédit, elles, ne peuvent compter que sur la caution solidaire du groupe d’emprunteurs.
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En résumé, le microcrédit est victime d’une croissance mal maîtrisée, aggravée par un manque d’outils de coordination en matière de risque et une population qui commence à confondre prêt et aide sociale.