Capitalisme US : une critique de poids
çadérange (un blog que j’apprécie et que je vous recommande) fait état des propos d’Alan greenspan repris par plusieurs journeaux :
Il (Alan Greenspan) a expliqué avoir toujours cru, quasi idéologiquement, à la supériorité du marché libre parce que,dit il, “ca faisait quarante ans et même plus que cela fonctionnait exceptionnellement bien”. Et que donc la crise actuelle ” le plongeait dans un grand désarroi“.
Sa grosse erreur a t il dit a été “d’avoir fait l’erreur de croire que le sens des banquiers de leur propre intérêt, était la meilleure protection qui soit“!!! Une naîveté qui, pour nous français, toujours soupçonneux,parait curieuse mais que j’ai toujours remarqué chez nombre d’américains, même à haut niveau.
Questionné par le Président de la Commission, Henry Waxman, il a admis que “sa vision du monde, son idéologie n’était pas la bonne et ne fonctionnait pas” !
…
Bref le grand homme s’est totalement planté …
Vu la stature de l’homme c’est peut être la critique du capitalisme US la plus forte que l’on puisse imaginer
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Installé à Casablanca depuis 2005, je suis le créateur de Casavisa une agence immobilière ainsi que de Linutop une société qui développe et commercialise des petits ordinateurs sous linux. Mon prochain projet est le développement commercial de Casawaves.
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.

Tout les hommes pensent que les choses fonctionnent bien quand ils en sont les premiers bénéficiaires. Les communistes aussi pensaient cela face aux capitalistes et inversement. maintenant ils se retrouvent au même bilan négatif. La vision du monde c’est 360° en trois dimensions. Les hommes qui ne pensent pas suivent ceux qui pensent savoir pour eux. Il n’y a pas qu’un coupable.
Il faut gravir son propre escalier
en évitant de descendre sur celui des autres.
Un imbécile n’est qu’un Homme
qui ne sait pas qu’il ne sait pas.
Un intellectuel est un Homme
qui croit savoir ce qu’il ne sait pas.
Philippus
Il me semble avoir dénoncé vigoureusement Alan Greenspan sur ces mêmes pages, vue son implication dans la cause des chamboulements économiques des derniers temps.
En gros, j’avais parlé d’esprit critique par opposition à l’effet moutons de Panurge…
Il me souvient que d’aucuns ont soutenu le contraire, en affirmant leur foi totale dans Greenspan et dans sa fine connaissance des marchés. (voir lien ci-dessous)
L’occasion est trop belle…
http://www.casawaves.com/2008/09/21/le-krach-c%E2%80%99est-de-la-faute-du-ftour-du-ramadan/#comment-13154
Du point de vu de la communication je trouve d’Alan Greenspan “léger”. On le sent complètement sur la défensive : “grand désarroi” … “sa vision du monde, son idéologie n’était pas la bonne et ne fonctionnait pas”
On pourrait attendre une (auto)critique plus solide de quelqu’un qui a eut autant de responsabilités. Je pense que les pays qui subissent la conséquence des erreurs de jugement d’Alan Greenspan auront du mal à se contenter de ces (demis)excuses.
Wi mais le capitalisme est comme un phénix et les états unis l’air de rien sont leader et resteront leader pendant des décennies dans les hautes technologies, le green business qui deviendra may be le moteur de l’économie mondiale, les armes, les médias et tous les autres domaines stratégiques.
Donc la fin d’un monde ou d’un modèle, certes.
La fin d’un cycle ou « d’une longue durée » c’est-à-dire une phase, telle que la définissait l’économiste Nicolas KONDRATIEF, Assurément !!
Les prochaines élections auront une portée que peu de personnes mesurent, soit c’est l’eternel yo yo entre républicain et démocrates, c’est-à-dire du républicain, bourrin, patriote, va t’en guerre pillards de ressources naturelles et sponsor de la militarisation à outrance vers le démocrates « kool, fun and smart » instruit, apprécié des mass médias américaines et étrangères, mascotte-indicateur des places boursières, profil star de cinéma, séducteur de ses dames et diplomate dans l’âme.
En gros, le républicain plonge le monde dans le chaos et le démocrate est la pour faire rêver le monde et les places coté en vert ….telle a toujours été la recette miracle américaine.
Jusqu’à aujourd’hui, « Roubbama » maintenant « peut être » que le discours de Greenspan est annonciateur de grands changements et d’une crise beaucoup plus grave que ce que nous en percevons.
De toute façon si Mac CAIN passe, c’est la fin de tout.
Et si Obama passe et ne change rien contrairement à son slogan « we need change », alors, aussi, ce sera la fin de tout.
wait and see
OBAMA ROUBBAMA
@Sofianou: “Et si Obama passe et ne change rien contrairement à son slogan « we need change », alors, aussi, ce sera la fin de tout.”
N’oublions pas que Obama est un produit du système à 2 partis aux US, et que par conséquent, il doit faire allegeance a certains groupements d’interets…
Ron Paul ou Ralph Nader auraient été des alternatives, mais pas Obama.
L’espoir fait vivre…
ce qui est surtout à craindre, connaissant la profondeur du racisme dans la société américaine, c’est que le pauvre homme fasse pas long feu… parce qu’y doit y avoir un paquet d’excités dans les états du sud à rêver de finir martyr à la Lee harvey Oswald, juste histoire de laver l’honneur de leur belle nation blanche.
bonsoir kourdas,
bah tant pis, si les états unis ne changent pas, alors le monde se fera sans eux !
Tu sais le monde est en mutation, le monde post destruction du mur de Berlin est aujourd’hui à l’agonie, Bretton Woods est mis au pilori, de nouvelles bases se font et remodèlent nos bons vieux fondamentaux.
Donc soit les états unis embarquent dans l’arche, soit ils restent sur le rivage, se renferment sur eux même et se bornent à garder leur ligne déontologique actuelle en matière de politique étrangère et écologique et rejoindront inéluctablement les grandes puissances au panthéon de l’imperium, comme l’ex URSS, la Prusse et Sparte.
Source : newsweek
A Green New Deal’
Some of the world’s most powerful leaders argue that this crisis is a call to speed up the creation of a new energy economy. Why they’re right.
Donc soit l’offre s’adapte à la demande, soit la demande va voir ailleur et c’est la fin de “tout” vu que cette demande dépend de l’offre et vive versa, comme jamais dans l’histoire (ainsi est la globalisation)….
@Sofianou: “Donc soit les états unis embarquent dans l’arche, soit ils restent sur le rivage,”
Le problème, c’est que s’ils “restent sur le rivage”, ils ne se laisseront pas faire aussi facilement: les US sont sur-armés, et utiliseraient facilement leurs armes et leur puissance militaire (faisons leur confiance pour trouver le bon prétexte le moment venu…)
En pratique, rien ne peut se faire sans les US; c est bien pour cela qu’ils sont la super-puissance…
@kourdas
> les US sont sur-armés, et utiliseraient facilement leurs armes
> et leur puissance militaire (faisons leur confiance pour trouver
> le bon prétexte le moment venu…)
Tout dépend de qui est le commandant en chef. On peut espérer qu’Obama, moins lié au lobby militaire, choisi une autre option …
“Tout dépend de qui est le commandant en chef. On peut espérer qu’Obama, moins lié au lobby militaire, choisi une autre option …”
Quoi qu’il arrive, Obama ou McCain ? … le commandant en chef sera le Dollar et les banques :
http://www.dailymotion.com/fr/featured/video/x75e0k_largent-dette-de-paul-grignon-fr-in_news
Au passage, cette video explique aussi l’explosion du crédit immobilier au Maroc (et ailleurs). Il a suffit que l’état fasse sauter le rapport entre les fonds déposés par les clients et l’argent (fictif) prétés par les banques …
Le Maroc, sera peut etre riche dans 30 ans, si tous les emprunteurs arrivent à rembourser leurs dettes.
Moi je pense surtout qu’on doit attendre que ca se calme un peu.
Pendant toutes ces annees de capitalisme tout allait bien personne ne s’en plaignait et la que c’est la “crise” tout le monde se convertie au socialisme. Dans trois si tout cela se reprend cette crise ne sera qu’un lointain souvenir comme les toutes les autres crises qui l’ont précédée.
c effectivement un peu court, en effet, mais ce genre d’auto-critique est quand même assez rare.
visiblement, il n’en reste pas là. selon Michel Rocard :
“A ce propos, je viens d’apprendre une nouvelle délicieuse : le principal conseiller financier de Gordon Brown serait Alan Greenspan. Or, c’est le surcroît de liquidités qu’il a créé qui a permis aux banques de prendre tous ces risques. Il y a de quoi sourire.”
http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/10/22/pour-michel-rocard-nicolas-sarkozy-a-ete-talentueux-face-a-la-crise_1109983_1101386.html
“…c’est le surcroît de liquidités qu’il a créé qui a permis aux banques de prendre tous ces risques…”
C’est le nœud du problème . BERNANKE a commis une énorme erreur également en participant au maintient de cette sur liquidité qui a accompagné le marché , tout au long de l’année 2006, dans ses hausses absolument incroyables . La surchauffe était visible, et pour des raisons que je ne comprends pas encore – sinon que BERNANKE se préoccupait de l’inflation – , l’actuel président de LA FED, n’a pas jugé utile d’augmenter les taux , et y allait des ses commentaires, qu’il n’y avait pas de problème . A chaque communiqué FOMC de l’année 2006, le marché s’envolait jusqu’à battre des record – le DWO JONES en particulier et dans une moindre mesure le S&P – .
Je crois qu’on entendra parler de BERNANKE .
GREENSPAN occupe la une pour son mea culpa quand aux swaps qui n’ont pas vu mettre en place des gardes fous alors le problème a déjà provoqué les crise de 1987 et 1997/98. En 1987 à cause de la thaïlandais dont le problème s’est propagé à toute l’Asie par la suite. Suivie par le piège tendu par la Malaisie ( en interdisant aux investisseurs étrangers de continuer leur intervention sur la marché malaisien : ce qui a provoqué la disparition de pas mal de Hedge Fund et des pertes colossales) ; et cerise sur le gâteau, l’effondrement de l’URSS qui a permis à ses banques de ne pas honorer leurs obligations, dans ces même fameux swaps, et donc a contribué à nouveau aux banque de connaître une des débandades les plus sévères.
GREENSPAN , a jugé logique de faire confiance aux banques américaines puisque pendant 40 ans il n’y jamais de défaillances à ce niveau à l’intérieur de l’Amérique et que les défaillances survenues par le passé étaient tjs exogènes .
A suivre !
@ Moumny
………Pendant toutes ces annees de capitalisme tout allait bien personne ne s’en plaignait
Sauf les travailleurs, les chômeurs, les misèreux qui représentent 80% des hommes de ce monde qui ont payé le surplus des autres par le moins qu’ils repréentaient et représentent toujours. C’est aussi 5 morts toutes les 3 secondes ou un 11/9 toute les heures par la misère engendrée par cette égémonie.
Philippus