Offshoring au Maroc : l’avis d’un pro
Frédéric Lasnier, dirigeant d’une SSII spécialisée dans l’offshore donne son avis dans l’économiste au sujet de l’offshoring au Maroc:
«Dans l’offre marocaine, j’ai vu une lacune principale qui pourrait surprendre, venant d’un Français: la langue!», fait remarquer Frédéric Lasnier, PDG de Pentalog iNet. «Le niveau d’anglophonie est pire que celui des Français. Or travailler en offshore ouvre la possibilité de séduire des clients n’importe où. Les Roumains parlent anglais, français, italien, un peu d’allemand. Les Tchèques, les Hongrois, les Slovaques parlent anglais et allemand. De ce fait, ils peuvent se battre sur des marchés 10 fois plus gros», poursuit-il.
En effet, l’offre actuelle du Maroc en offshore s’adresse essentiellement à une clientèle francophone.
…
MAJ : Frédéric nous signal un correctif à lire sur son blog.
Relire à ce sujet un billet plus détaillé de Lasnier : Offshore au Maroc : pourquoi cela prendra du temps …
Installé à Casablanca depuis 2005, je suis le créateur de Casavisa une agence immobilière ainsi que de Linutop une société qui développe et commercialise des petits ordinateurs sous linux. Mon prochain projet est le développement commercial de Casawaves.
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.


Il a pas tord. Pourtant on a des cours d’anglais au lycée. Le problème c’est le désintéressement totale des étudiants.
Ceci pourrait être expliquer par le fait que beaucoup d’entre eux n’iront jamais dans un pays anglophone que se soit pour faire du tourisme ou aller étudier/travailler principalement par manque de moyens et de facilité administrative(visa).
L’apprentissage de cette langue est donc inutile pour la plupart d’entre eux.
Autre explication:
La majorité des étudiants ne parle vraiment aucune langue. Il ont un niveau moyen de français et d’arabe classique. Il est normal pour eux de commencer par améliorer ces deux langues.(Ce qu’il font que très rarement en fait… la première explication semble plus juste).
J’ai ajouté quelques précisions sur notre blog :
http://blog.pentalog.fr/offshore-europeen-vs-offshore-mondial/encore-un-dialogue-europe-de-lest-maghreb/
… et corriger quelques petites erreurs sans grande importance.
Ce journaliste a fait qque chose de très intéressant en allant chercher l’avis de qqn qui a fait l’impasse sur Casa après y avoir pensé à plusieurs reprises. C’est du bon boulot de journaliste éco.
Ayant travaillé en tant que responsable prod d’un centre d’appel anglophone (Angleterre) sur Casa, je pense que le niveau d’anglais de licenciés des universités de Aïn Chock ou Hassan II voire diplomés de l’American School ou du British Centre était plutot bon dans l’ensemble. Certains n’avaient aucun accent.
La langue de communication dans le travail était l’anglais.
La vraie difficulté est de trouver des ressources humaines maniant aussi bien le français que l’anglais, ça, c’est dur.
On semble oublier que l’anglais est une deuxième langue étrangère pour les marocains, certes c’est handicapant pour de l’offshoring destinés aux anglophones, mais il ne faut pas oublier que les marocains maitrisent l’arabe ce qui leur donnent un avantage compétitif certain pour des marchés porteurs tels ceux des pays du golf; En outres les marocains du nord maîtrisent en général l’espagnol, et beaucoup de SSII espagnoles s’implantent au maroc ces derniers temps ..
@miro
En effet il y a une opportunité vers les pays du golf. Un marché de niche, compte tenu du volume relativement faible comparé au marché occidental.
C’est sur qu’il faudrait arriver à sortir de la petite francophonie mais l’élite marocaine encore sous protectorat via « le travail remarquable » des écoles de la mission française n’arrive pas à penser autrement que dans la langue de l’ex-colonisateur.
Quand on pense que l’on force les Marocains à apprendre 2 langues mortes ou en agonie avancée, ca laisse reveur quand à l’avenir de ce pays.
Quand je pense que la fameuse N Salah se gaussait dans un de ces éditoriaux du niveau des marocains en francais et de leurs nombreuses fautes. Un groupe de chomeurs diplomés avaient eu la malencontreuse idée de lui demander de publier une lettre de protestation. En retour, ils vaient reçus une bordée de quasi-injures sur la forme de lettre « bourrée de fautes »
Eh oui Mme « Salah », tous les Marocains et Dieu merci n’ont pas été à l’école francaise, puisque le protectorat s’est normalement arrêté en 1955 ou 56 pour les puristes.
Demandez aux petits français de vous rédiger une lettre en anglais et vous verrez le nombre de fautes.
Demandez à M Bervas de vous rédiger son blog en anglais et vous verrez ce que ca va donner.
Amon avis, il faudrait déjà fermer toutes les écoles de la mission française, cet outil moderne de colonisation
@Hatim
« … via “le travail remarquable” des écoles de la mission française … »
en effet , autant les écoles de la mission française sont remarquables autant les écoles « arabes » font un travail ( travaillent-elles ?) remarquablement médiocrement.
La solution, n’est pas la disparition des écoles de la mission française, mais que l’école arabe se mette au travail .
Un exemple de la médiocrité de nos écoles arabes : les enseignants accompagnant des élèves lors d’une excursion à ourika, se sont arrêtés pour se désaltérer , se reposer et apprécier le paysage . Au départ, l’endroit était une porcherie : canette de coca, plastique et détritus abandonnés à même le sol ou sur les tables.
Aucun des prof accompagnateurs n’a remarqué les dégâts ( ils étaient 5) .
@Hatim
« …Demandez aux petits français de vous rédiger une lettre en anglais et vous verrez le nombre de fautes.
Demandez à M Bervas de vous rédiger son blog en anglais et vous verrez ce que ca va donner…. »
je l’ai vu le fameux texte des bac +8, je l’ai publié il y a 2 jours sur ce même blog . Je ne suis quasiment jamais de l’avis de N. SALAH sauf sur ses crtiques au sujet de ce courrier.
Ce qui me semblait problématique , au delà de la langue, c’est l’absence flagrante de l’envie de bien faire. C’est bâcler un « travail » et le balancer à la foule.
Quand bien même on ne sait pas rédiger en Français ou autre langue, on a aujourd’hui la possibilté de se faire aider , il y a internet, il y a des bénévoles pour traduire …C’est d’autant plus important que c’est une communcation adressée au public .
On n’a rien fait de tout cela alors que c’est à porté de main. Cette absence d’effort traduit une immense paresse et le manque de volonté de fare du qualitatif.
L’apprécation d’un travail, d’une manière, générale porte sur la justesse de ce qui a été présenté et sur l’effort déployé pour le présenter . Là en l’occurrence; il n’y avait ni l’un , ni l’autre aspect : et c’est du bac +8 !
Cela expliquerait les bras cassés dans les administrations marocaines .
Abdel, pour que l’école arabe se mette au travail, il faudrait que l’élite marocaine, les décideurs, se rende compte réellement de l’ampleur du marasme et ce n’est pas malheureusement pas le cas puisque les enfants de l’élite ne fréquente pas ces écoles.
Alors bien entendu tant que ca ne touche que les petites gens et les gueux, c’est bien entendu navrant, on se rend compte qu’il y a un problème mais quelque part on s’en fout. Cela étant dit c’est partout pareil, France inclus, sauf qu’au Maroc, un marocain éduqué à la mission francaise a énormement de mal à comprendre et à cohabiter avec la masse arabophone et n’aspire plus qu’à quitter ce pays pour sa patrie intellectuelle soit à s’enfermer au sein d’un ghetto doré francophone dans les beaux quartiers entièrement coupé des réalités de ce pays.
Quel est l’intérêt de la Frnace de maintenir un réseau aussi important et aussi couteux d’école francaises au Maroc, hormis de réussir ce qu’elle n’a pas pu faire durant 44 ans de protectorat. En réalité la francophonie n’a a jamais été aussi forte dans la population marocaine même aux pires heures de la colonisation .
Pour en revenir à l’école Marocaine, j’en suis un pur produit, j’utilise quotidiennement 3 langues, je voyage quasi-mensuellement et je me rends compte du caractère désuet de la petite francophonie.
@Hatim
soyons pratque
Quelle est la responsblité de la mission franaçaise dans le jemenfotutisme général au maroc qui n’est pas le propre de l’élite. j’ai donné l’exemple des prof accompagnateurs ! comment expliques-tu leur désintérêt ? ( et ce n’est pas une exception, des attitudes comme cela c’est quasi général) .
Le gars qui laisse le trotoir et marche sur l’asphalte, quelle est la responsabilité de la mission française ou de l’élite .
… ect
Pour moi ( qui suis né dans les bas fonds, mais j’ai de la chance d’avoir un père qui me disait tout le temps que « c’est de ma faute » quand quelque chose n’allait pas), il faut avoir la lucidité et la responsabilté de voir sa responsabilité directe dans l’anomalie . C’est faure l’inventaire, d’une certaine manière de ce qui ne va pas .
Dire que c’est la faute des autres, n’a jamais rendu service, au contraire .
On le voit, en France, toutes les communautées s’en sortent, sauf la communauté arabe : on leur a tjs dit que ce n’est pas de leur faute jusqu’à contineur à appeler des gars de 40 nas , les jeunes , c’est à dire n’ont aucune responsablité dans ce qui se passe !.
@Hatim
soyons pratque
Quelle est la responsblité de la mission franaçaise dans le jemenfotutisme général au maroc qui n’est pas le propre de l’élite. j’ai donné l’exemple des prof accompagnateurs ! comment expliques-tu leur désintérêt ? ( et ce n’est pas une exception, des attitudes comme cela c’est quasi général) .
Le gars qui laisse le trotoir et marche sur l’asphalte, quelle est la responsabilité de la mission française ou de l’élite .
… ect
Pour moi ( qui suis né dans les bas fonds, mais j’ai de la chance d’avoir un père qui me disait tout le temps que “c’est de ma faute” quand quelque chose n’allait pas), il faut avoir la lucidité et la responsabilté de voir sa responsabilité directe dans l’anomalie . C’est faïre l’inventaire, d’une certaine manière de ce qui ne va pas .
Dire que c’est la faute des autres, n’a jamais rendu service, au contraire .
On le voit, en France, toutes les communautées s’en sortent, sauf la communauté arabe : on leur a tjs dit que ce n’est pas de leur faute jusqu’à continuerur à appeler des gars de 40 ans , les jeunes , c’est à dire n’ont aucune responsablité dans ce qui se passe !.
Abdel, tu n’as pas complétement tort sur le déplorable incivisme des marocains qui est en fait un problème d’éducation voire de « nationalisme » avec un petit n et lié à une situation historique.
Néanmoins, prenons un exemple, imaginons que les enfants de l’élite française, parisienne, soit intégralement scolarisés dans des écoles et lycées allemands et ne sache parler que l’allemand, qu’ils connaissent parfaitement la culture germanique, l’histoire correspondante mais sans aucune notion d’histoire ou de culture française. On aboutirait à une France clivée, paralysée, une élite germanophone dominatrice qui s’autoreproduit et qui est tournée vers l’allemagne et une masse francophone ignare vouée aux basses besognes dont le seul echappatoire en terme d’accès à la modernité est de maitriser l’allemand, encore faut-il en avoir les moyens. Deux mondes donc qui ne peuvent pas se comprendre, qui éventuellement cohabitent, se dédaignent à défaut de s’étriper.
C’est caricatural, mais c’est presque la réalité actuelle du Maroc.
Le passage par l’école française, la maitrise du français sont des leviers de promotion sociale, indépendemment du QI de l’individu, ce qui est totalement aberrant.
Le Francais au Maroc est à la base d’un système implicite d’apartheid social qui maintient des pans entiers de la population dans le sous-dévellopement et l’ignorance, puisque ils n’ont pas accès à la modernité au sens large (pas uniquement les concepts scientifiques mais également démocratie, laicité etc) formulée et véhiculée quasi-exclusivement en langue française.
La solution est de transformer la darija en langue nationale et d’imposer une et une seule langue pour tous les marocains. C’est la seule langue que tous les marocains parlent dès la naissance. Ca permettra une mise à niveau et une évolution permanente de cette langue devenue de travail et l’accès égalitaire à la modernité.
Pour cela, il me semble indispensable au préalable de casser le réseau des école françaises qui quadrille ce pays, independamment des responsabilités des uns et des autres en ce qui concerne la situation actuelle.
Lu dans tel quel
Ils sont en tout 17 000 à être scolarisés dans le système français au Maroc. Le lycée Lyautey, qui existe depuis plus de 80 ans, est le quatrième établissement français à l’étranger par la taille. Un lycée qui affiche des taux de réussite impressionnants : 98% de succès au bac. Certains ironisent sur ce chiffre, qu’ils attribuent en fait à la sélection féroce plus qu’à la qualité de l’enseignement.
http://www.telquel-online.com/217/maroc5_217.shtml
plus d’infos
Le réseau des établissements scolaires d’enseignement français au Maroc est sans conteste le plus dense au monde. Il comporte 30 établissements et scolarise à cette rentrée 2008 28 100 élèves, dont plus de 60 % sont marocains, dans des établissements couvrant les principales villes du Maroc à tous les niveaux d’enseignement.
et combien rentrent dans une fac d’informatique ?
Combien sont diplômés en informatique, chaque année au Maroc ? Que cela soit d’une filière fr ou mc ?
@Fred
Il n’y a pas de fac d’informatique au Maroc. Le réseau des établissements qui forment en informatique est constitué d’écoles d’ingénieurs publiques (bac+5) , privées(bac+5 et +4), de FST (fac de sciences et techniques) (bac+3), d’EST (ecoles sup de technologies) (bac+4) et d’instituts de formation de techniciens (bac+2). Pour la fac il y’a eu la création récente de la filière MI (maths Info) (bac+3), je ne sais pas combien de promo sont déjà sorties de cette filière.
c’est bien une partie du problème… L’offshore marocain s’appuie à l’heure actuelle sur la volonté de retour des marocains faisant leurs études en France, eux même attrappés par les SSII françaises.
Ce n’est pas une politique pérenne.
Avant de choisir une implantation offshore, la première chose que je fais, c’est de visiter 100% des universités et des facs. C’est sur ce principal critère que je prends ma décision : le rapport qualit/quanti des formations informatiques locales.