Selon les propos d’Adil Douiri (ancien ministre du tourisme) recuillis par l’opinion :
Ce qui nous a préservés le plus de la crise, c’est le contrôle des changes. L’économie marocaine n’est pas très intégrée dans l’économie mondiale, dans la mesure où les intermédiaires financiers n’ont pas le droit d’investir dans les marchés mondiaux, d’acheter des titres de “subprimes”.
La contamination des banques marocaines par ce virus n’a, donc, pas eu lieu puisqu’elles n’ont pas d’actifs en Dollars ou en Euros. Elles ont des actifs en Dirhams à 97% de leurs bilans. Les dépôts se font en Dirhams, les prêts en Dirhams, les emprunts entre banques en Dirhams, tout se passe entre nous et nous n’avons pas de défauts majeurs des débiteurs. Sans le “mur” du contrôle des changes, si le Dirham avait été librement convertible, nous aurions eu notre part de cette crise.
Alors que la convertibilité du dirham était annoncée comme prochaine, il est possible que cette réforme soit reportée : les inconvénients (on le voit avec cette crise) semblent supérieurs aux gains.