Alors que l’immobilier professionnel est en crise un peu partout dans le monde, le Maroc semble faire exception.
Voici ce que l’on pouvait lire dans un article de la vie éco consacré à l’immobilier professionnel à Casablanca :
Selon le Baromètre de l’immobilier d’entreprises, élaboré par le Centre Régional d’Investissement (CRI) du Grand-Casablanca, le besoin en immobilier d’entreprises, et plus spécifiquement en bureaux, pour la seule ville de Casablanca, est évalué pour l’année en cours et celle à venir à plus de 2 millions de mètres carrés
…
Mais bien que clairement identifié, le besoin en immobilier d’entreprises tarde à être comblé. En fait, le manque est tel que, rien que dans la capitale économique, en 2007, «on dénombrait plus d’un million de mètres carrés d’appartements occupés par des entreprises insatisfaites de leur espace de travail et désirant déménager», précise Hamid Benlafdil, directeur du CRI de Casa …
J’avoue être très sceptique sur les données avancées dans cet article (on peut au passage se demander par exemple sur quelles données sont construits les « indicateurs » du CRI).
2 millions de m2, a un prix de vente moyen à 12 000 dh/m2, cela représente un marché de 24 milliard de dh (à la vente). Si la demande était réelle, on se doute que des sociétés comme Addoha (qui fait un chiffre d’affaire de 3 milliard en 2007) se seraient positionnées sur ce créneau.
Il y a certes un manque sur les bureaux de « grande » superficie (supérieur à 500m2), mais d’une part les entreprises à la recherche de ce type de surface ne courent pas les rues. D’autre part les call center (qui sont les 1er consomateur de plateaux bureaux) ont une offre attrayante au Casaneashore (1).
Pour les plus petites surface, l’offre est perfectible (en terme d’équipement notament) mais nous n’avons pas de difficultés particulières pour satisfaire des demandes de nos clients.
Je suis d’autant plus sceptique que constate un déclin de la demande en provenance des entreprises étrangères depuis le début de cette année :
- Statistiques sur la location à Casablanca
- « moins de participants étrangers »