Avis à tous les jeunes qui imaginent encore que l’Europe est un eldorado ! Entre la crise financière et le chômage des étrangers de plus en plus élevé, les jeunes marocains qui ont vécu cette Europe de l’intérieur regardent avec beaucoup d’intérêt les opportunités offertes par leur pays.
Hani Guennioui, marocain, étudiant à l’étranger et co-président du Forum Horizon Maroc, raconte son vécu en tant qu’étudiant et salarié. De quoi redorer le blason du Maroc si souvent critiqué par ses propres compatriotes et dissuader ceux qui ont des rêves de réussite dans des pays où l’avenir est pessimiste…
Vanessa Pellegrin : Tu as été embauché directement par la TGCC lors du Forum Horizon Maroc comment ça c’est passé ?
Hani Guennioui : J’ai connu TGCC lors de la douzième édition du forum horizons Maroc en 2007 à PARIS où j’ai eu l’occasion de découvrir leurs métiers, leurs chantiers et l’étendue de leur expertise. J’ai été approché par TGCC juste avant la tenue de la XIIIème édition du FHM que je présidais cette année avec Lina Hadj Hamou, et nous avons signé ce jour là.
V.P : Quelles études avais tu faites ?
H.G : Lors de l’obtention de mon baccalauréat scientifique au Maroc, j’ai plié bagages pour Paris où j’ai fait mes années préparatoires aux grandes écoles d’ingénieur et, j’ai par la suite intégré l’ESTP (L’école Spéciale des Travaux Publics) ou j’ai reçu une formation d’ingénieur pluridisciplinaire en génie civil
V.P : Avais tu l’idée de rentrer au Maroc ? Pourquoi ?
H.G : L’idée de rentrer au Maroc me taraudait depuis un petit moment lors du commencement de ma dernière année d’école, mais même quand j’étais bachelier, je m’étais fixé comme objectif de revenir au Maroc directement après mon diplôme pour accompagner le développement économique de mon pays et y apporter toute mon énergie
V.P : Comment se passe ta vie ici actuellement ? Quelle différence avec la France ?
H.G : Je suis entrain de vivre mes premiers jours de jeune recrue au Maroc et je ne cache pas ma satisfaction.
J’ai été agréablement surpris en découvrant l’enthousiasme des collaborateurs et leur envie de transmettre leur savoir.
Le génie civil est un secteur stimulant et je compte apporter toute mon énergie pour gagner en professionnalisme et en compétence et je suis convaincu que dans une structure telle TGCC je pourrais concrétiser mes objectifs professionnels.
V.P : As-tu des regrets ?
H.G : Ma décision de revenir au Maroc était réfléchie et fondée, je n’ai aucun regret….
V.P : Combien gagnes tu environ ?
H.G : J’apprécie l’indiscrétion de la question, mais ce que je peux dire à ce sujet c’est qu’en restant en France je n’aurais pas gagné autant (indexé au niveau de vie)
V.P : Crois tu que la crise financière a accéléré le processus de retour des Marocains au pays ?
H.G : Je ne suis pas expert en la matière, mais je pense que le Maroc tire profit de la crise actuelle. Il s’agit d’une conséquence conjoncturelle…Et puis si nous devions approcher la chose de manière simpliste : je dirais oui, ma décision de revenir au Maroc a été accélérée par la crise puisque le marché du travail européen surchauffe tandis que le marché du travail dans le bâtiment au Maroc a de beaux jours devant lui …
Sur le même sujet :
- La crise et le retour des jeunes diplomés marocains …
- « Notre but est de contribuer au retour de nos compétences expatriées »
- Conditions pour retourner au pays …