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« Au Maroc, je me sens mieux … »

La devise de casawaves est “vivre et travailler au Maroc”. C’est ce qu’illustre le commentaire de “nana”, une lectrice, placé sur le billet  « Ma décision de revenir au Maroc était réfléchie et fondée » :

Bonjour Casawaves,

Je vous lisais régulièrement, avant mon départ de Paris pour Casa, et je suis revenu vous revoir notamment pour les problématiques immobilières et vos analyses financières.

Je vais, vu que c’est le sujet, vous faire part de mon expérience.
Déjà, je suis:
- ni fille à papa ni à maman, mes parents vivent en France en banlieue parisienne, et je fais partie de ces personnes qui ont à fond exploité la voie scolaire pour s’en sortir,
- franco-marocaine, double culture,
- je travaille en tant que cadre dans le monde financier dans une filiale française,
- je n’ai aucun réseau au Maroc. Je n’ai pas assez d’argent et puis je ne connais personne, comment voulez vous que l’on s’intéresse vu que je n’ai personne d’intéressant d’un point de vue financier à présenter.
- j’ai assisté à plusieurs reprises au Forum Horizon à Paris, mais c’était vers les premières éditions à l’époque de Badr Bennis, Mseffer, et toute la bande…

Mes constats au Maroc:
Il faut:
- etre patient,
- souple tout en restant exigeant vis à vis de soi,
- etre poli avec toutes les couches sociales,

Casablanca contient mille trésors mais aussi mille déceptions. Il y a une véritable bonhommie, j’adore plus échanger avec les gens communs que les gens de la Haute, dont les nanas ont plus tendance à parler de leurs derniers achats, de fric à outrance que du dernier livre paru. Mais j’avoue que le fric régit de partout les relations entre personnes. Rares sont les opportunités de discuter d’autres choses, et lorsque cela arrive, cela conforte, l’esprit se sent mieux, apaisée.
Je recherche cette élite d’intellectuels…parce que l’élite des fils à papa, fille à maman, ça me gave de parler de la dernière BMW ou de la CLS ou encore du 4×4, ça me saoule de….
Mais dans tout ça, je ne regrette pas d’être venue, je ne déchante pas, j’aime la simplicité de certains moments, une marche en bord de mer, un thé à une terrasse, un weekend imprévu sous le soleil chaleureux marrakchi avec un nuit dans un charmant riad. J’aime d’un point de vue professionnel, les challenges relevant des réformes, des restructurations du secteur bancaire. J’aime y contribuer, faire part de mes propositions. J’aime voir comment parfois des personnes sont dévouées dans ce qu’elles font.

A Paris, j’ai la pression pour prendre le métro, d’avoir une maladie, de mourrir demain, d’aller prendre un café à la machine à café alors que je devrais bosser, de parler à tel directeur au risque d’etre gracié, de ne plus être dans le moule ou encore d’être jugé “trop arabe”, d’avoir un bébé, d’avoir une vie de famille, d’être souriant au travail (parce qu’après on va se dire qu’elle se la coule douce), de recevoir des regards flingueurs dans le train, de défendre la cause palestinienne au risque de passer pour une terroriste, lors du 11 septembre ou des attentats de Madrid, de m’excuser d’être musulmane, d’être éventuellement vu comme un Risque pour le service de beaufs dans lequel je bossais, de me justifier à chaque ramadan de ne pas déjeuner, de refuser de boire un verre d’alcool.

Bref, au Maroc, je me sens mieux et j’espère que cela durera encore longtemps parce que je travaille pour les intérêts franco-marocains et cela me correspond. Au final mon choix est multiple et riche à l’instar de mon parcours et de mon identité.

Merci beaucoup et n’hésitez pas à faire de vos expérience …

Installé à Casablanca depuis 2005, je suis le créateur de Casavisa une agence immobilière ainsi que de Linutop une société qui développe et commercialise des petits ordinateurs sous linux. Mon prochain projet est le développement commercial de Casawaves.
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.

5 Responses to “« Au Maroc, je me sens mieux … »”

  1. Voila un bel exemple de quelqu’un qui a su faire un choix reflechi, qui lui convient, et dont le compromis en a lu la peine jusque la, si elle dresse la liste des pros & cons et qu’elle y trouve son compte.
    Tant ke l’on sait ce que l’on recherche et ce qu’on attend d’un retour au Maroc, le probleme est resolu.

  2. c ‘est le parcours que je compte faire inchallah car c’est pour les memes raisons le seul souci c’est que je souhaite travaille au maroc ms je trouve pas d emploi

  3. et pour etre franc je suis aussi perdut que toi. Je suis néau Maroc et j’y est passé trois de ma vie. Par la suite, moi ma mère et ma soeur avons tous quitté pour vivre à l’oocidentale car mon père doué de son bac +10 n’as pas été capable de suivre sa raison. Encore une famille déchiré, je ne connais pratiquement rien de mon père et sans compter le Maroc.
    Je suis franco-marocain et même breton franco marocain. Je suis fière de ma vie et heureux d’être ce que je suis. Mais il me manque quelque chose. Toute ma vie j’ai ressentit cette pression, un manque une soif qui ne s”arretait pas. Je voulais connaitre mon père. C’est ainsi que je suis partit de retour sur ma terre natale.
    J’ai remis le pied sur cette terre miraculeuse à l’âge de 13 ans, et le gros choc des cultures m’a frappé de plein fouet. La famille, avec quelques uns qui ne parlaient pas français, alors pour la communication c’est juste.
    Je suis quelqu’un de très ouvert à l’écoute des gens et même si l’on ne parle pas le même language il est toujours possible de communiquer. Le sexe les femmes restent une conversation universelle!!!

    Voici, le pourquoi de cette discution, rendu à la fin de mon BTS Commerce International, je souhaiterai y retourner pour y vivre mais il faut attendre, ce n’est pas le bon moment pour moi. Je ne maîtrise pas tous les composants de ma vie, je ne suis pas un suicidaire mais une personne sensé qui jauge tous avant de passer à l’action, je ne souhaite pas me brûler les ailes.

    Comme tu dis, loe maroc peut-être un paradis mais aussi un enfer, je parle dans ce cas présent de l’administration qui est corrompus à souhait. Cependant, cela semble compréhensible car les agents sont sous payés. C’est le jeu ma pauvre lucette!!

    sur ce ;;; bonne continuation et que la félicité soit avec vous mes chèrs amis!!!

  4. la vie est douce au maroc :-)

    A cause d’une situation précaire des infrastructures : Sit-in des habitants d’Essaouira El-Jadida
    Comme prévu, et suite à l’aggravation du problème d’approvisionnement en eau potable accompagné par des coupures du courant électrique, les habitants d’Essaouira El Jadida se sont déplacés en masse au siège de la province pour manifester leur ras-le-bol quant à la situation dérisoire des infrastructures et des services de base au sein de leurs quartiers faisant partie du périmètre urbain de Mogador.
    Cet été, et comme nous l’avons expliqué dans un article précédent, la situation a atteint le seuil de l’insupportable : absence de l’éclairage public, coupures fréquentes du courant électrique, et grave problème d’approvisionnement en eau potable qui traîne depuis plusieurs années. Ainsi, les habitants de ce nouveau projet immobilier ont décidé d’alerter les responsables et les pousser à trouver une solution définitive à ce problème.
    «Nous vivons dans une situation humiliante, outre l’usage des bougies faute de courant, nous sommes fréquemment privés d’eau potable, comment peut-on prétendre encore vivre dans un domaine urbain? Malheureusement, nous logeons dans des maisons qui n’ont de qualificatif que le nom», a déclaré une femme non sans amertume
    Marocains, âges et genres confondus, et résidents étrangers, brandissant le drapeau national et scandant des slogans de protestation, se sont donné rendez- vous devant la province d’Essaouira lundi 10 août courant, refusant de rentrer chez eux sans solution ou engagement clairs de la part des parties concernées par le problème.
    «Nous avons envoyé plusieurs correspondances aux offices et services compétents, mais c’était toujours silence radio. Cette fois, la situation a dépassé toutes les limites et nous devons impérativement trouver une solution définitive», nous a déclaré un citoyen qui a pris part à ce sit-in.
    Pour les responsables de l’Office national de l’eau potable, il s’agit d’un problème qui traîne depuis quelques années déjà. Au début, l’Office avait fait le necéssaire pour assurer l’approvisionnement en eau potable au nombre limité des ménages installés sur le site. Entre-temps, un réservoir a été construit pour assurer l’approvisionnement de façon durable. Restait le problème de raccordement de cette nouvelle structure au projet immobilier ; une tâche qui incombait au porteur du projet. Après quelques années de litige, une convention a été signée, et l’entrepreneur a effectué des travaux pour relier le réservoir au réseau local d’Essaouira El Jadida. Pour les responsables de l’ONEP, il n’est question que de quelques heures pour résoudre définitivement ce problème.
    Pour les responsables de l’Office national de l’électricité, Essaouira El Jadida souffre du problème de l’éclairage public, car le projet n’a pas été inclus dans la convention signée avec la municipalité, un problème qui fera désormais partie du passé une fois que la convention de gestion déléguée de l’éclairage public sera actualisée. Pour les coupures brutales du courant, les responsables ont assuré qu’ils vont faire le nécessaire pour pallier cette défaillance.
    Outre ces deux problèmes qui ont pu mobiliser les citoyens en pleine saison estivale, Essaouira El Jadida est toujours privée des services et infrastructures de base dignes d’une zone urbaine.

    Mercredi 12 Août 2009

  5. mais, bon. tout le monde savait bien que c est ce qu ils achetaient.
    Au fait, en 2002, y avait eu tellement de precipitation a Lgazoua, “Essaouira Jadida, que les egouts ont etes repoousse vers les immmeubles Essaouira Jadida.
    quand ils ont achete un appart au milieu de nulle part a 200 milles, les condition de vie n etaient pas meilleurs, pourkoi maintenant.
    au temps, il y avait pas de transport, securite, pompier… etc.

    et c’est repete a travers le maroc. c est ce qu il ont appele, le logement insalubre, et ont arriveras toujours a les coller.
    Sit-ins. ils avaient qu as acheter a souira.
    pourkoi aller plus loin?

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