Dans le Magazine Management de janvier un dossier complet intitulé « les Obama français du business ». La réussite des « minorités visibles » – sans être impossible – reste difficile en France. Comme l’annonce un titre : « Un DRH noir dans une entreprise française est encore une étrangeté ».
Parmi les portraits j’ai retenu celui de Mourad Boudjellal – « J’ai défié les préjugés racistes » :
« Rien à perdre. » c’est la devise de ce fils d’un agent de la propreté algérien et enfant de « Chicago », le quartier chaud de Toulon. Fan de bandes dessinées, il a créé sa librairie à 22 ans, puis sa maison d’édition, Soleil, à 30. Grâce à quelques coups bien sentis ( « Rahan », « Tarzan », puit le phénoménal « Lanfeust », il est devenu le troisième éditeur français de BD. Depuis il roule en Ferrari et s’est offert le Rugby Club toulonnais. Tout un symbole dans une ville administrée, par le front national. « J’ai réussit aussi parce que je n’ai jamais donné prise au banquier qui notait « à surveiller » sur mon dossier.
Ce que l’on retient de ce dossier c’est que le diplôme permet à de nombreux « étranger » ou fils « d’étrangers » de progresser. Sans ce passeport l’entrepreneuriat reste alors le seul véritable ascenseur social.
Pour aller plus loin :
- Boudjellal, le Toulonnais qui bouscule l’Ovalie
- Sa fiche biographique sur wikipedia