Fabienne Lefur : sage femme au Maroc
Fabienne Lefur est une jeune sage femme française qui a débarqué au Maroc il y a maintenant presque deux ans. Cette bretonne de 29 ans, n’a pas froid aux yeux. Fraichement arrivée dans un pays qu’elle ne connait pas, elle se met à travailler dans le milieu hospitalier marocain, où elle côtoie les grandes lacunes du système. Aujourd’hui, afin de répondre à ses problèmes et de mieux soutenir les femmes aussi bien physiquement que psychologiquement, elle s’est installée à son compte pour pouvoir offrir à ses patientes des cours de préparation à l’accouchement. Une vraie première au Maroc…
Vanessa Pellegrin : Raconte moi brièvement ton adaptation en tant que française dans le marché du travail marocain
Fabienne Lefur : Mon adaptation a été simple et compliquée à la fois ! Du fait que je sois française, j’ai trouvé facilement du travail car ici il existe un préjugé positif envers les français dont la formation professionnelle est jugée de meilleure qualité par beaucoup d’employeurs.
Par la suite, le fait que je sois française m’a desservi au cœur même de la clinique car j’étais perçue comme une menace par mes collègues de travail qui appréhendaient d’une part, de perdre leur emploi et qui d’autre part, n’appréciaient pas trop mes méthodes de travail un peu différentes. Elles craignaient que je ne les juge et que je veuille tout changer. Avec le temps, elles ont fini par comprendre que je voulais juste faire mon travail au mieux. Je me suis adaptée à leurs méthodes de travail, aux habitudes marocaines et elles se sont adaptées aux miennes.
Il m’a fallu beaucoup de temps pour comprendre les relations compliquées qui lient mes collègues entre elles. Je ne comprenais pas cette compétition permanente qui règne dans le milieu du travail et qui pour moi, sage-femme habituée à travailler en équipe en France dans le respect de l’autre, était un non-sens. Les gens ici dans le milieu du travail sont très individualistes. Chacun voit son intérêt avant tout et les coups bas sont parfois de mises pour y arriver. La réputation et la notoriété sont des éléments très importants. Tout le monde veut dominer et être reconnu. Ici, si tu n’affirmes pas fortement tes opinions, tu es considéré comme faible et ceux qui réussissent sont ceux qui imposent le mieux leur point de vue. Avec le temps, j’ai aussi compris que les conditions de vie de mes collègues expliquent également en grande partie ce genre de comportement car en effet les salaires du personnel de santé sont faibles par rapport au cout de la vie à casa et il y a beaucoup de jeunes infirmières et sages-femmes diplômées qui ne trouvent pas de travail. Une fois que l’on comprend tout ca, le reste se fait plus facilement. Il suffit de toujours faire sont travail sérieusement, de ne pas se laisser influencer tout en gardant l’esprit ouvert.
J’ai aussi été confronté à la barrière de la langue. Pas facile de communiquer avec une femme ou même avec une collègue qui ne parle pas un mot de français ! Il a fallu commencer à apprendre l’arabe ou du moins à le comprendre. Et puis vient la barrière culturelle, les autres ne comprenaient pas ma manière de penser ou de réagir mais avec le temps, les gens ont appris à me connaître et à accepter ma différence.
Pour résumer, pour s’adapter au monde du travail marocain. Il faut être ouvert d’esprit, patient, persévérant et combatif.
V.P : Cela fait un an maintenant que tu travailles dans le milieu hospitalier marocain, quelles sont les choses qui t’ont le plus choqué? Et quelles sont les choses qui t’ont agréablement surpris?
F.L : En fait c’est un peu triste à dire mais rien ne m’a agréablement surpris. En venant ici, j’ai réalisé la qualité du système de santé français et je me dis que les français qui s’en plaignent tout le temps ne réalisent pas la chance qu’ils ont. Ici la santé coute très chère, la sécurité sociale rembourse mal les soins même de base. Beaucoup de gens ne se font pas soigner correctement faute de moyens suffisants et je vois ici des personnes arrivées avec complications graves qui auraient pu être évitées si les soins appropriés avaient été fait à temps.
Une des choses qui m’a choqué c’est le manque de considération que l’on accorde à la douleur des patients. Ici j’ai l’impression que le seul but, c’est d’être efficace et rapide. Du coup les méthodes utilisées sont souvent très agressives. Certes l’objectif premier c’est de rendre les gens en bonne santé mais si on peut le faire avec le moins de douleur possible et dans le respect du corps c’est mieux. Ici les gens pensent que les soins doivent forcément être douloureux, que c’est comme ça, qu’il n’y a pas de choix alors que d’autres méthodes existent tout aussi efficaces et moins douloureuses.
A cela s’ajoute la quasi absence de prise en charge psychologique des patients. Ici j’ai un peu l’impression de vivre dans la loi du silence ! Les femmes enceintes que je vois arriver à la maternité ne savent généralement presque rien de ce qui leur arrive ou de ce qu’on est en train de leur faire. L’idée répandue est que moins les gens en savent sur leur état moins ils seront stressés. On les traite un peu comme des enfants qui doivent suivre les recommandations sans comprendre. Hors mon expérience personnelle en tant que sage-femme me fait plutôt penser le contraire. Quand on ne sait pas ce qui passe, on imagine toujours le pire et l’angoisse monte. Je préfère dire à une femme ce qu’elle a , ce que l’on va lui faire et pourquoi on le fait, ainsi elle peut mieux vivre et mieux se préparer à cette événement certes joyeux mais aussi angoissant qu’est l’accouchement.
V .P : D’où t’est venue ton idée de créer des cours de préparation à l’accouchement? Est ce en partie pour les raisons que tu as cité?
F.L : L’idée de mettre en place des séances de préparation à l’accouchement m’est en effet venue en grande parties des raisons que j’ai cité.
Quand je suis arrivée ici, j’ai continué à accueillir et à prendre en charge les femmes comme je l’ai toujours fait. Je soigne leur corps certes mais j’essaie aussi au maximum que pour elle, la naissance reste avant tout un évènement heureux de leur vie en restant à leur écoute, en les rassurant, en essayant de diminuer au maximum la douleur. A mes yeux, une sage-femme, ça soigne le corps mais aussi l’esprit. En terme médical, ça s’appelle « la psycho-prophylaxie ». En France c’était juste normal, ici je me suis vite rendue compte que c’était une révolution. Avant qu’une femme ne quitte la clinique, j’essaie toujours de prendre le temps de discuter avec elle sur les questions qu’elles se posent sur l’allaitement, la contraception, sur les soins… bref de leur fournir les informations nécessaires pour que le retour à la maison se passe au mieux. Les femmes m’ont vite fait comprendre qu’elles n’étaient pas habituées à ça et que ça leur manquait. Beaucoup m’ont dit qu’elles avaient cherché pendant leur grossesse à être informées et à se préparer à l’accouchement mais que sur casa elles n’avaient rien trouvé. Beaucoup d’entre elles m’ont dit s’être retrouvées en difficulté lors de leur précédent accouchement avec leur allaitement et n’avoir pas vraiment réussi à trouver de l’aide à ce moment là. Alors l’idée a fait son chemin et je me suis dit pourquoi ne pas combler ces manques en consacrant une partie de mon activité à donner des séances de préparations pour les femmes enceintes et les jeunes mamans.
V.P : En quoi cela consiste il? En quoi ces cours serviraient à la femme marocaine?
F.L : La préparation se fait à partir du 6ème mois de grossesse. Elle consiste à se retrouver par petit groupe de 3 ou 4 femmes lors de séances d’1h chacune que l’on étale tout au long du 3eme trimestre de la grossesse. Au cours de ces séances ont abordent les questions essentielles que les femmes se posent : Quels sont les signes qui doivent me pousser à aller consulter mon gynécologue ? Quand venir à la maternité ? C’est quoi une contraction ? Comment se passe un accouchement ou une césarienne ? Comment éviter la douleur ? Qu’est ce que je peux manger ? Comment remédier aux petits problèmes qui me gênent pendant ma grossesse ?… La fin des séances est dédiée à la respiration et à la relaxation afin de se détendre pendant la grossesse mais surtout d’être capable de gérer au mieux le stress le jour de l’accouchement. L’intérêt de séances collectives est que les femmes peuvent échanger entre elles sur leur expérience, leur sensation en prenant leur temps, au cours d’un moment privilégié et intime.
Pour celle qui prévoit d’accoucher normalement, des séances d’exercices pratiques permettent de s’entrainer à gérer la douleur lors des contractions et d’apprendre quelques techniques simples de pousser.
Une troisième partie de la préparation est dédiée à l’information sur l’allaitement et les soins des nouveau-nés au cours desquelles on aborde des sujets comme les vaccinations, la reprise du travail tout en continuant à allaiter, le rythme des tétés…
Pour les femmes marocaines comme pour toutes les femmes du monde d’ailleurs, mettre au monde un enfant est un évènement stressant auquel on a envie de se préparer. Hors comment se préparer si on n’a aucun moyen de savoir ce qui va nous arriver ? Le principal intérêt de ces séances est de permettre aux femmes de vivre le plus sereinement possible leur grossesse, leur accouchement et leurs débuts de jeunes mamans en accédant et à des réponses claires, simples aux questions qu’elles se posent ainsi qu’à des informations pratiques et concrètes.
V.P : Ton idée est une première au Maroc, et beaucoup de femmes enceintes sont intéressées par ces cours, selon toi comment se fait il que personne n’y ai pensé avant?
F.L : Comme je l’ai expliqué lors de questions précédentes, les notions d’écoute et de soutien ne sont pas vraiment présentes dans le système de santé marocain. Quand je discute avec d’autres sages-femmes certaines ne voient pas l’intérêt de cette préparation psychologique et pour celles qui le voit un autre problème se pose : comment donne-t-on des séances de préparation à l’accouchement ? Elles ne sont pas formées à cela et n’en ont pas l’habitude. Alors je pense que d’autres y ont déjà pensé mais n’ont pas forcément eu les moyens concrets de le mettre en pratique.
Et puis ça reste une idée nouvelle car elle découle directement des progrès qu’y se sont faits sentir depuis quelques années au Maroc dans l’évolution du statut de la femme. Les femmes travaillent aujourd’hui et vont vers une plus grande autonomie. La vie des jeunes femmes et des jeunes mères marocaines est en train de changer et leur attente aujourd’hui vis-à-vis de leur grossesse et de leur accouchement sont plus grandes mais il faut forcément un petit temps d’adaptation pour que la société propose des solutions adaptées à ces nouveaux besoins.
Journaliste multiculturelle installée à Casablanca, je travaille actuellement en tant que free lance pour la presse écrite marocaine et étrangère. Vous pouvez consulter mes articles sur Casawaves.com et me connaitre davantage sur mon blog.
Tous les articles écrits par Vanessa Pellegrin.

Sans aborder le système de santé marocain un des plus bas au monde, bien que le maroc reçoit des aides de tout bord pour l’améliorer mais tout ça passe dans d’autres dépenses, quand une certaine classe marocaine se soigne et accouche en Europe ( avec prise en charge par l’état à 100%).
Si on pose les même questions à une sage femme marocaine parti travailler en france, on obtiendrait presque les mêmes réponses, sauf dans la négligence du patient au maroc faute de motivation.
Quand on est immigré dans un pays qu’on aime s’y installer on est très motivé on donne 10 fois le meilleur de soi même que chez soi, on cherche à briller, c’est le cas de cette sage femme qui dit faire bien son job et que ses collègues marocains n’apprécient pas.
A quand des cours de breton au Maroc ? Ca devient inquiétant , les bretons ça s’exportent bien et ça s’installe, s’installe … au Maroc alors que tout nous opposent : ils sont froids, alors que nous sommes chaleureux ( la preuve tout le monde le dit). Ils sont têtus, la preuve ça réussit même au Maroc ( alors j’ai échoué . Snif) … Et si demain la Bretagne se délocalisait au Maroc ! Je me pose des questions .
@Abdel
Les bretons t’en as partout dans le monde … on est partout j’te dis …
PS : y’a plus qu’a ouvrir une créperie à Casablanca
Réponse à casaport :
Les problèmes qui existent dans le système de santé marocain ne sont que le reflet d’un problème plus vaste qui touche toute la population marocaine : ceux sont les inégalités sociales. Ici, il y a une énorme majorité de marocains qui galèrent pour tout ; pour se loger, pour accéder à l’éducation…A côté, il y a une classe moyenne émergeante qui vie correctement et enfin, une toute petite partie de la population qui est très riche. Le manque de motivation à l’égard du patient vient de là. Quand on regarde la vie d’une infirmière, on ne peut que comprendre. Elle travaille dans des conditions matérielles insuffisantes pour un salaire qui ne lui permet pas de vivre. Pour s’en sortir beaucoup prennent un deuxième travaille en clinique. Au final, elles travaillent tout le temps pour gagner à peine de quoi joindre les deux bouts. Comment dans des conditions de travail pareilles garder sa motivation et une déontologie stricte ?
Moi, j’ai eu la chance d’apprendre mon métier dans un système de santé où on nous apprend à traiter tous les patients de la même façon. Que le patient soit un chômeur ou quelqu’un de riche, le salaire d’une sage-femme française sera le même à la fin du mois et lui permettra de vivre dignement. Elle aura les moyens matériels pour bien travailler et pourra traiter chaque patient de la même façon. Dans ces conditions, il est possible d’apprendre à travailler dans le respect de la personne humaine.
Contrairement à ce que tu penses, en arrivant ici, je n’ai pas cherché « à briller » dans mon travail. J’ai juste voulu continuer à travailler comme j’ai toujours travaillé. Je veux tout simplement garder cette règle simple de déontologie : essayer que les gens sortent de la clinique dans la meilleur santé mentale et physique que possible quelques soient leurs origines et leur niveau social. C’est tout ! Rien de plus, rien de moins. Mes collègues comme toi, on crut, au départ, que je faisais ça pour me mettre en valeur, pour être bien vue, par excès de zèle mais avec le temps elles ont compris que non. Je suis comme ça. Je travaille comme ça et c’est tout. Maintenant, il n’y a plus de problème avec elles et elles me laissent travailler comme je l’entends. Il reste entre nous bien évidemment des incompréhensions culturelles inévitables mais maintenant la curiosité a pris le pas sur la méfiance. J’ai fait beaucoup d’effort pour m’intégrer et elles le voient. Il faut être têtue et persévérante pour venir à bout de certains préjugés mais comme je suis bretonne et donc têtue comme une mule, j’y arrive petit à petit. Il y a eu des clashs, des coups bas et des engeulades mémorables mais maintenant il y a aussi des fous rires et des discussions sur nos vies, sur les choses qui nous rapprochent et celles qui nous séparent…
Hélas, c’est triste à dire mais je crois qu’une sage-femme marocaine qui viendrait travailler en France, trouverait beaucoup plus de difficultés que moi à s’intégrer dans le monde du travail. Elle va être confrontée à du racisme pur et dur, celui qui rend aveugle et sourd et ça, ça me désole.
reponse à Abdel:
Et oui, les bretons sont de grands voyageurs depuis toujours. Une fois qu’on sort de notre climat froid et pluvieux, ça se passe généralement plutôt bien parce que c’est pas parce qu’on a l’air froid vu de l’extérieur, qu’on est froid à l’intérieur.
@fabienne
Merci pour cette interview que j’ai trouvé riche et juste. Je confirme la vision que tu donnes du milieu professionnel : très individualiste – résultant probablement d’une société ou la loi du plus fort prévaut généralement. Difficile de développer le travail collaboratif …
Sinon j’aime beaucoup l’image du breton froid à ” l’extérieur ”
Opération de relations publiques et un coup de marketing.
Pas compliqué à comprendre. Si les Francais s’installent au Maroc, c’est parce que ca va de pis en mal en France. De plus, les francais sont bien traités au Maroc par les marocains alors qu’en France, l’inverse n’est pas toujours vrai. Et pour finir le soleil, la vie est relaxe et moins stressant au Maroc. Ce que je n’aime par chez les francais, ils se comportent au Maroc comme s’ils étaient chez-eux…un peu d’eau dans le vin.
Ayant eu l’occasion de cotoyer des Bretons, je peux dire que ce sont des gens très chaleureux et c’est probablement dû à leur âme de voyageur
les gens du nord (les chtis) sont aussi accueuillant que les Belges, a croire que les climats froids poussent les gens a devenir plus chaleureux
@Fabienne
Bravo Fabienne pour ton analyse sincère et sans langue de bois.
Tu inspires confiance dans ton travail et de compétences dont le Maroc a besoin. Bonne chance.
C’est comme ton profile que l’état marocain doit encourager à s’installer durablement au Maroc, car ça rapporte beaucoup à la société marocaine même en dehors du travail, c’est un meilleur investissement humain.
Si tu permets de continuer cette interview par quelques questions indiscrètes :
Combien était ton salaire à la clinique à l’embauche ? tes collegues le savaient t’il si c’est superieur aux siens ?
Penses tu rester définitivement au Maroc ?
Penses tu épouser un marocain ( musulman ) ?
Bonjour Fabienne
Ma question concernera non pas les soins, mais le contexte professionnel économique pour un ou une française qui désire venir travailler au maroc.
Nous connaissons les salaires du Maroc, j’ai déja lu dans des articles les conditions difficiles des infirmères ou des sages femmes et des médecins en ce pays, vous dites vous même que ce n’est pas facile pour elles et qu’elles doublent leur journée de travail en parallèle pour à peine s’en sortir, mais qu’en est-il pour un/une étrangère ?
En tant que salarié est-ce jouable au maroc pour un étranger en somme ?
Sur le plan plus technique, les manques existent-ils pour vous comme pour vos collègues lors de vos interventions au quotidien ?
Les choses peuvent êtres trés variable maintenant au maroc si vous êtes dans le contexte d’un hôpital publique ou dans une clinique privée, dans une ville comme Casa ou en milieu plus rural.
Merci de ces précisions en retour, car beaucoup arrivent au Maroc maintenant pensant pouvoir travailler, mais quand ils perçoivent les salaires et la considération générale proposés, beaucoup selon leur secteur professionel préfèrent ou finissent rapidement par créer leur propre structure, plus digne au regard d’un niveau de vie à la française.
Bien à vous
Philippus
@Fabienne
“Moi, j’ai eu la chance d’apprendre mon métier dans un système de santé où on nous apprend à traiter tous les patients de la même façon. Que le patient soit un chômeur ou quelqu’un de riche, le salaire d’une sage-femme française sera le même à la fin du mois et lui permettra de vivre dignement. Elle aura les moyens matériels pour bien travailler et pourra traiter chaque patient de la même façon. Dans ces conditions, il est possible d’apprendre à travailler dans le respect de la personne humaine”
Le respect de la personne humaine ne s’apprend pas au travail, mais est une question d’éducation. Dire que ces personnes ne respectent pas les gens parce qu’elles sont mal payées est une aberration… Une partie non négligeable de gens riches et qui s’en foutent de l’argent méprisent tout autant les pauvres et respectent leurs congenères
- Se marier avec un marocain : Never.
- Salaire gagné : Le double sinon le triple du salaire d’une marocaine qui n’a pas la peau blanche et les yeux vertes.
- S’installer définitivement, probalement que oui.
L’attaché.
Hier la colonialisation physique et politique. Ajourd’hui la colonialisation économique. Les locaux risquent-ils de se faire trop concurrencer par des étrangers francophones et voler leurs jobs, surtout que le taux de chomage est trés élévé au Maroc. C’est une question que je me pose ?
@simon
On ne peut nier :
- que les français peuvent plus facilement travailler au Maroc que les marocains en France.
- que quelques grosses entreprises françaises possèdent des acteurs économiques.
Peut on appeler cela de la “colonisation économique” ? Je pense plutôt que c’est une bonne gestion économique du Pays. Pendant les années d’ouverture économique le Maroc a pu se désendetter et passer sans encombre la crise des matières première en 2008. Sans les devises venant de l’étranger (tourisme, MRE, IDE) la caisse de compensation n’aurait pas pu maintenir le prix du pétrole ou du pain …
Sauf si je me trompe mais dans cette affaire tout le monde y gagne …
@fabienne
“…Une fois qu’on sort de notre climat froid et pluvieux…”
Snif, et dire que j’étais obligé de faire le contraire . Un peu de douceur dans ce monde de brutes
@Abdel
On peu pas tout avoir … j’te laisse, je me sert mon jus d’orange pressé et je monte le boire sur la terrasse
JE ne comprends pas que toutes ces femmes se posent autant de questions sur l’accouchement, la grossesse, l’allaitement….
Comment ca elles ne trouvent pas de reponses???
1/Et Internet alors? il ya maintenant des sites qui abondent dans ce sens!! J’attends en ce moment un enfant, et par rapport a ma premiere grossesse, je dis toujours au medecin que grace a Internet, je sais maintenant des choses que je ne suis meme pas censee savoir sur la grossesse, l’evolution du foetus, l’alimentation, les pepins……
2/Et la lecture? des best sellers reactualises chaque annee sont en vente au Maroc, depuis toujours et j’ai du mal a croire qu’il ya des questions qui restent sans reponse avant l’accouchement
3/ Que fait on de la mere, tante, soeur amies et de leurs conseils: au Maroc, il ya un partage de l’info a ne plus savoir koi en faire sur ces sujets classiques, et ca m’etonne qu’une femme enceinte ne puisse pas parler a son gyneco d’une question qui la taraude!!
Pr les cours de respiration pr l’accouchement, je suis sideree de savoir qu’il y en n’a pas au Maroc!! c’est tellement basique.
. Mais bon, en parler comme UNE IDEE NOUVELLE????? je sais ke j’habite aux Etats Unis, mais j’ai kand meme des amies qui accouchent au Maroc et qui sont bien informees avant et apres l’accouchement. Maintenant, c’est vrai que le fait qu’une francaise du metier le presente de la sorte, ca fait bien et nos marocaines sont friandes de nouvautes, et puis ca va faire tres mode de participer a des cours comme ca (car je suppose que ce n’est pas adresse au peuple, a moins ke ce soit gratuit, comme ici aux USA ou c’est offert d’office a toutes les futures mamans)
Mais bon, c’est malheureux quand meme de soir qu’il faut attendre qu’une francaise s’installe au Maroc pour offrir un pareil service qui aparemment est tres demande sur Casa (bon, par experience, c’est vrai ke ca aide ds une certaine mesure de savoir respirer
C’est comme l’histoire de la francaise qui a ouvert un Pet Grooming Service Shop a Marrakech, et aparemment, il y avait une demande monstre, et la boutique explose!!
Je ne comprends pas qu’au Maroc, les bonnes idees viennent toujours d’ailleurs pour des petits commerces comme ca, faciles a exploiter et pas trop chers a demarrer…(no offense pr les francais, mais c’est vrai quoi!!).
Est ce le contraire qui se passe? Quand un francais ouvre un commerce et offre un service, ce dernier est percu comme ayant une reelle plus value a cause de ce foutu “Complexe du Colonise” que les marocains ont garde?…
Bon, pour revenir au sujet, je salue Fabienne pr son article, tres franc et honnete. Je voulais juste savoir de quels genres de patientes est ce qu’elle parle dans son interview? des femmes issues de milieux defavorises et donc analphabetes ou peu instruites? ou bien des patientes de CSP A et B, car ces dernieres, ca m’etonne qu’elles souffrent de ce manque d’info: nos gynecos sont generalement tres bavards, et nos patientes tres friandes d’infos.
Bon courage en tout cas!!
C’est inquiétant les soins au Maroc surtout pour la population française vieillissante au Maroc, quand on sait que les français vivent plus longtemps que les marocains ( 15 ans de plus ).
Comment faire soigner ou rester au chevet des vieux français de plus de 80 ans dans une clinique marocaine avec des médicaments trop chers, cela coûterait sa retraite en deux jours, la CNSS doit il prendre en charge ou c’est le pays d’origine qui paie alors qu’il n’y a d’impôt.
Les pays dont les maisons de retraites fonctionnent mal ( des sages femmes ne se cassant pas la tête avec les vieux, mauvais encadrement ) veulent tous se rabattre au Maroc, comptant sur une main d’œuvre moins chère, convention des systèmes de sécurité sociale mais cela risque d’être un piège.
Est ce que les aides soignantes marocaines peuvent assurer le travail pour donner un bon encadrement à tous ces étrangers qui vieillissent au Maroc, mais à quel prix ?
Ou faut t’il fait venir des sages femmes françaises pour donner aux leurs un meilleur encadrement ? mais à quel prix ? qui paiera dans ce cas ?
Un véritable problème pour les spécialistes de l’immigration marocains du minstre de l’interieur, pour garder le label Maroc meilleur destination au monde et Maroc plus beau pays du monde.
@laurent
“…j’te laisse, je me sert mon jus d’orange pressé et je monte le boire sur la terrasse ”
C’est bien, remue le couteau dans la plaie . Monstre !
@Abdel
Si çà peut te rassurer, à Bruxelles il pleut 200Jours/an
@Karim de Bruxelles
ô frère d’infortune, que le créateur nous fasse justice avec plus de soleil dans ce climat morose.
@Abdel et Karim
C’est en effet le monde à l’envers : c’est un français qui vous donne des nouvelles du pays … allez je vais prendre un petit couscous en terrasse
“Si çà peut te rassurer, à Bruxelles il pleut 200Jours/an”
Cette année Septembre 2008 –> Septembre 2009 on va arriver au record de 200j/an de pluie au maroc. Ce qui augmentera le nombre de vaches laitières. Remplaçeront-elles la grande vache ‘Deniers publics’.
la “colonisation économique” terme souvent utilisé par les faux nationalistes pour induire en erreur la populace et s’emparer des richesses de leurs pays.
Je vais essayer de répondre à Casaport, Simon en même temps.
Le plus simple est que je vous raconte mon arrivée au Maroc.
Alors contrairement à ce que pense Simon ma qualité de vie à baisser quand je suis arrivée ici. En France, j’étais fonctionnaire de l’état français et je vivais très bien. Mon travail me plaisait beaucoup mais ma vie à côté ne ma convenait plus. J’ai beaucoup voyagé et avec le temps je supportais de moins en moins la mentalité française. Je suis venue pour vivre au Maroc et pas pour travailler au Maroc !
Un jour, j’ai donc décidé de franchir le pas. Je me suis donnée un an pour régler toutes mes petites affaires en France et puis je suis partie ! Je suis arrivée à casa sans famille, sans ami, sans travail avec mes 30kg de bagages et c’est tout. N’ayant pas des moyens financiers faramineux, je me suis installée en colocation avec une marocaine et pas des un quartier huppé où les français s’installent souvent mais à Sidi Maarouf . J’y suis restée 4 mois. Je prenais le bus n°7 pour aller au travail le matin et les taxis blancs le soir. Mon principal moyen de locomotion même à l’heure actuelle reste mes pieds…
N’ayant aucun contact à casa, j’ai cherché du travail par mes propres moyens. J’ai fait le tour des cliniques avec mon CV. J’ai trouvé du travail facilement. Là, c’est vrai pour le compte que mes yeux bleus et ma peau claire y ont contribué également.
Dans les cliniques on m’a proposé un salaire de 5000dr, ce qui est le salaire d’une sage-femme confirmée ici. Je ne sais pas si mes collègues connaissent mon salaire et on n’a jamais abordé le sujet.
Pour répondre à Simon, je ne vois pas en quoi j’ai pu voler le travail de quelqu’un. Dans la clinique où je travaille, ils n’ont renvoyés personne pour pouvoir m’embaucher. Quand à ma nouvelle activité, je ne vois pas en quoi non plus je vole le travail de quelqu’un. Comme le dit Kenza dans son commentaire tout le monde sait que ça existe ! Tous les gynécos et toutes les sages-femmes de Casa savent ce que sont les séances de préparation à l’accouchement ! Ca existe depuis plus de 20 ans. N’importe qui aurait pu se lancer avant moi à casa…
Quant à la question : est ce que je pourrais épouser un marocain musulman ? La réponse est oui. En fait, à mes yeux la question ne se pose pas dans ce sens. Je ne cloisonne pas les gens dans des catégories religieuses, raciales ou culturelles. Si je rencontre un homme que j’aime, qui a la même manière de voir la vie, qui est ouvert d’esprit, je l’épouserais. Ca pourrait tout aussi bien être un japonais, un péruvien et il pourrait être de la religion qu’il veut. Tant qu’on est bien ensemble et que l’on fait ce qu’il faut pour accorder nos différences culturelles, je ne vois pas où est le problème.
Quant à la question est ce je vais m’installer définitivement. Je n’en sais rien. Je pense que je vais rester un bon bout de temps parce que je me sens bien ici. Mais peut être que dans 10 ans, j’aurais envie d’autre chose et que je partirais. On ne peut jamais savoir ce que l’avenir nous réserve.
Alors tu vois Simon quand je lis tes commentaires, je vois un archétype du français qui s’installe au Maroc. Dans ta tête, tu vois le français qui vient en expatriation payé avec son salaire français, qui s’installe dans les quartiers chics de casa, qui sort, qui fait la fête et ne s’intéresse pas vraiment au pays et à ses habitants. Beaucoup d’entre eux n’essaient pas vraiment de s’intégrer. Ils vivent entre français. Et je peux comprendre que ce genre de comportement t’exaspère. Tu trouves qu’en France les marocains qui émigrent sont victimes de racisme, qu’ils sont victimes des préjugés. Tu as raison c’est vrai ! Alors pourquoi fais tu la même chose aux français qui viennent vivre ici ? Chaque personne est différente et mérite d’être considérée pour ce qu’elle est et pas sur des à priori.
reponse à Kenza
Kenza, je pense que si un livre ou internet suffisait à s’informer et à s’instruire, toutes les écoles du monde seraient fermées depuis longtemps et que chacun ferait ses études chez soi devant un livre. Rien ne remplace un enseignement oral car il permet de reformuler les idées mal comprises et de réagir de commenter, d’exprimer des sentiments et des opinions. C’est avant tout un espace d’échange et de dialogue. Les cours apportent une information vivante et adaptée à chaque personne.
Quant aux gynécos, ils apportent effectivement une partie de ses informations mais je ne connais aucun gynéco qui va passer 1h chaque semaine avec sa patiente pour répondre à toutes ses questions, discuter de sa grossesse et la préparer à son accouchement.
Quant à la famille, certes elle entoure la femme mais elle ne possède pas le savoir médical et ne maitrise généralement pas les techniques de gestion de la douleur.
Les femmes que je côtoie dans mon travail ont des niveaux d’instructions différents mais se sont en effet généralement les femmes instruites et qui travaillent qui sont demandeuses d’informations et de conseils. Mais j’espère qu’avec le temps et l’évolution de la condition féminine au Maroc, toutes les femmes seront demandeuses et pourront avoir accès à ce genre de service pendant la grossesse ! Mais vu le fonctionnement actuel du système de santé marocain, cela reste pour le moment impossible.
@ Laurent
“PS : y’a plus qu’a ouvrir une créperie à Casablanca”
Ca c’est une opportunité d’affaire !
Voici un exemple de taverne bretonne dans son jus.Elle est près pas loin de Lorient, je crois.
http://www.panoramic-360.info/flash/taverne.htm
@Nanou
Je pense aussi que c’est une opportunité sérieuse. Une crêperie propose des produit a un prix raisonnable. Ce qui coute c’est le personnel, mais le personnel ne coute pas trop cher ici.
=> produit nouveau – un peu exotique – a un tarif raisonnable
En ce qui concerne la vente de cidre, je ne sais pas si cela nécessite une licence d’alcool ?
@abidi
Pour les personnes agées et françaises vivant au maroc je te rassure, ils sont déja assurés en france et en cas de coup dur ils remontent vite fait au pays d’origine se faire soigner.
Pour les plus jeunes selon leurs revenus il y a la caise des français de l’étranger qui les couvre médicalement, et ils peuvent se faire sougner en France aussi en cas de besoin.
Sinon plus philosophiquement, je te répondrais
“va ou tu veux, meurt ou tu dois”.
C’est l’intensite de la vie qui prime et non la longueur…
Philippus
@laurent
“Je pense aussi que c’est une opportunité sérieuse. Une crêperie propose des produit a un prix raisonnable…”
Je souscris . J’ai vu une émission sur une créperie à Tokyo, Une immense file d’attente . Les gens qui attendent ne sont même pas sûr d’être servis.
@Abdel et Karim
C’est en effet le monde à l’envers : c’est un français qui vous donne des nouvelles du pays … allez je vais prendre un petit couscous en terrasse
@Laurent
Dites leur cher Laurent qu’a Agadir, c’est 300 jours de soleil par an, jus d’orange à volonté et tagine quotidien, j’ai même droit aux musiciens gnaoua sous mes fenêtres tous les vendredi dans mon quartier….:-))
Philippus
Je ne rigole pas non plus !!!
Pour la licence, il faudrait quelqu’un pour nous renseigner. Le problème c’est de trouver le bon endroit qui ne soit pas ruineux en loyer.
La crêpe demande un bon système d’extraction sous peine d’avoir des clients qui sortent parfumés pour le reste de la journée. Trois bonnes Krampouz et voilà, il y a plus qu’a…
@Nanou
Pour la réglementation sur les licences d’alcool tu peux te renseigner au CRI de Casablanca : ils devraient te renseigner précisemment
Il faut trouver aussi de la farine de sarrasin (blé noir). Pas simple même si le nom de sarrasin était le nom donné aux musulmans au moyen âge, je ne suis pas certaine que cette plante soit cultivée au Maroc. Et le lait ribot ? Tu me diras, c’est assez proche du Lben. Un peu plus grumeleux peut-être.
Pour le cidre, est-ce que quelqu’un y connaît quelque chose en importation d’alcool ? Sinon, on peut le produire nous même. C’est pas compliqué. Mon grand-père faisait le sien. Il faut des pommes et de l’eau.
@Nanou
Il me semble que l’astuce est d’importer le moins de produits possible : réduction des couts et problèmes liés au passage en douane. Produire un cidre local est une bonne idée … mais là aussi on revient à la législation sur l’alcool
Bon, on se contentera de la farine de froment et si ça se trouve les Brasseries du Maroc peuvent importer ou produire du cidre. Sinon on fera avec du Champomi
Bonsoir Fabienne,
merci pour ce témoignage, tu as fais preuve de beaucoup de courage vu ton entrée tout à fait normale dans la société marocaine traditionelle. Un début assez aventureux qui t´a aussi permis de connaître les charmes de la vie populaire marocaine. Cela montre un intérêt pour la société marocaine et l´envie d´être proche d´un peuple différent avec une mentalité et des us pour toi nouveau.
Je suis marocaine née également en Bretagne et j´ai souvent rencontré des personnes de la région avec des expériences similaires, des voyages pleins les yeux et une avide envie de découverte…
Concernant ton job, j´estime également qu´il n´est volé à personne et qu´après tout on est embauché pour ses qualifications en premier lieu. je suis moi même basée en allemagne et je n´ai pas de mauvaise conscience pour avoir décroché un job reluqué par beaucoup de germanos. Si il y a concurrence, cela fait parti du jeu et c´est ce qui donne un kick positif au tissu économique.
Le Maroc comme tout autre pays subit et profite aussi bien de la mondialisation la modialisation, tout le monde y gagne comme l´a souligné @Laurent.
Je te félicite maintenant tout spécialement pour ta patience en entrant dans le monde des femmes aux Maroc, je sais que ce n´est pas facile même en maitrisant les outils de communication, alors sans..O_ô
Kbida
@nanou : une galette bretonne sans farine de blé noir /sarrasin…ce n´est plus une galette bretonne Ö_Ö
Moi aussi j´importe ma farine de Bretagne…
Bonjour Mme Fabienne Lefur
je trouve votre initiave très interressante malgré qu’il y a certaine personne qui pense le contraire.
En fait je suis Sage femme diplomé d’Etat au Maroc de nationalité comorienne.Mais ma situation devient de plus en plus pire pourvu que je ne peux pas contunuer ici sans passer 2 ans des stages et que retourner chez nous c’est pas du tout facile car le salaire est de 120 euros .Donc j’aimerai si c’est possible de m’aider à trouver un emploi ici ou bien en france.je sais que c’est pas facile mais meme une inscription en france ça poura me soulager.
En tout cas je veux qu’on reste amie si s’est possible de fixer un rendez vous car j’habite à CASA.
je vous souhaite une bonne santé et une longue vie plein d’amour.
@ Fabienne
Ma reponse ne visait pas a sous estimer la valeur de votre apport aux femmes enceintes, preuve en est que je les ai moi-meme suivi ces cours et que c’etait tres utile surtout pendant l’accouchement.
Maintenant, j’ai juste trouve que la maniere dont vous decrivez ce manque d’information etait un tant soit peu exageree car je n’ai jamais entendu de femmes s’en plaindre, de la maniere que vous decrivez.
Je suis sure qu’en France, les futures mamans sont bcp mieux encadrees, je n’en n’ai pas de doutes!!
Le systeme de sante au Maroc est Ca-Ta-Stro-Phi-Que, ce n’est pas une revelation: l’endemie du systeme est digne du pays pauvre et corrompu que l’on est( meme si les 2 ne sont pas systematiquement lies, ou du moins ne devraient pas l’etre).
Bref, ce que vous allez entreprendre va bcp reussir, mais le fait que vous soyez francaise va jouer un grand role dans votre succes car au Maroc, c’est comme ca: tt ce qui vient d’ailleurs fait chic…
Mais je tiens a preciser encore une fois que l’info disponible en 2009,est bcp plus accesible que meme il ya 10 ans. Tt ne s’apprend pas par les livres, mais vous sembliez decrire dans votre interview des conaissances generales et basiques (alimentation, allaitement…), comme cruellement indisponibles pour les futures mamans: c’est ca que j’ai du mal a croire, mais bien sur, je comprend que vous vouliez vendre vos services de sage femme, conseillere…et je ne doute pas que vous soyez experte…
Cependant, je sais que l’on a un certain nombre de sages femmes qualifiees et tres disposees a apprendre: si vous voulez vraiment aider les marocaines, et si vous voulez contribuer a ameliorer le systeme, bref, si vous voulez rester fidele a l’approche humaine que vous semblez decrire dans votre interview, alors, comme j’ai dit avant, il faudrait:
1/ offrir des cours gratuits de maitrise de la douleur aux mamans necessiteuses, car elles le valent bien aussi et ce sont elles qui en ont le plus besoin, vu leur manque d’encadrement indeniable.
2/ former des infirmieres et sages femmes et partager votre savoir avec elles pour qu’elles puissent elles aussi le transmettre aux patientes: nos marocaines sont tres rapides a saisir et elles n’auront aucun mal a apprendre de vous les methodes respiratoires pour soulager la douleur pendant l’accouchement…..
3/ cela ne vous empecherai pas de proposer des cours payants a ttes les autres mamans qui veulent beneficier de votre apport, apres tout, vous n’etes pas la pour faire de la charite et il faut bien que vous viviez de votre metier.
Dc voila pour selon moi, un bon partage economique: vous avez la chance d’etre dans un pays encore aparemment vierge dans ce domaine (meme si cet encadrement existe depuis toujours dans les pays du Nord et que l’idee n’est pas du tout nouvelle), vous decelez le filon: profitez de cela, il n’y a rien de mal, mais laissez y votre empreinte et donnez a cette tranche de societe qui manque cruellement de tout. Surtout qu’apparemment, vous avez deja saisi toutes les lacunes et les deficiences du systeme de sante local.
En tout cas bonne chance dans ce que vous vous appretez a entreprendre;-)
moi je suis tjs en admiration pour les personnes qui osent partir à l’étranger et refaire leur vie.elles ont qlq chose en plus que je n’ai pas ? Bien que j’ai pas mal d’atouts professionnels de haut niveau avec un diplome univeritaire, dans pas mal de domaine,
informaticien confirmé, grande expérience en automation industrielle, informatique industrielle, électrotechnique,sans oublier mes compétences en économie appliquée,
et moyens que bcp d’expatriés,comme vivre sans travailler au maroc ou en tunisie ou turquie, je n’ose pas franchir le pas. C’est le courage qui me manque.
Bravo à toi Fabienne, en tant que femme, d’avoir osé franchir le pas et débarquer seule à casa avec ne simple valise.
Des cours gratuites, tu plaisantes !
Une forte chance qu’une femme occidentale n’aura pas recours à ses services pour les raisons suivantes :
1. Maitrise de l’outil informatique et aisance avec le net, magazines spécialisés, emissions de tv aussi spécialisés,brochures gouvernementales distribués gratuitement et bonne éduction qui caratérisent l’occident fait en sorte que cette femme est débrouillarde et a le réflexe de ne pas payer pour quelque chose de basique.
2. Manque de confiance de la femme marocaine peut être (hypothése).
Et évidement le complexe de ce qui vient de l’extérieure est chic.
Un ami marocain m’a dit ” Prend une belle femme blonde, mets-la dans un stand, elle vendera même des cacas comme des pains chauds et vite.
Dommage !
Un commentaire :
Les décideurs marocains octroient des licences pour des étrangers afin d’exploiter des commerces, des restaurants…etc. Ces affaires n’ont aucune valeure ajoutée : ne créent ni richesse ni emplois et ne font que concurrencer les commerces locaux. Cela ne deverait pas ce faire.
Par contre pour les businesse qui permettent d’EXPORTER, ca c’es trés bon : crée emplois et richesse de facon durables. Si le maroc continue à acheter de l’extérieur plus ce qu’il vend, il devient un IMPORTATEUR NET, une facon de devenir pauvre et une des consequences immédiates de cela que la monnaie marocaine perd de la valeur. Dans ce contexte acheter des équipements de l’étranger pour se moderniser afin d’améliorer la productiovité et la compétivité marocaine et ainsi accéder au marché international devient presque immpossible.
Bon je lance ce petit message aux décideurs !
MO marocain coûte 3.5 $/heure, em améliorant notre productivité, on est même capable de battre les chinois qui eux coûte 1$/heure.Et avec un peu d’innovation le Maroc peut aller plus loin.
Un autre facteur la proximité du Maroc de l’Europe fait que les couts inférieure de logistique seront inférieurs par rapport à ceux de la Chine, une autre facon de battre les chinois au marché européen.
C’est triste que le Maroc laisse l’industrie pour la remplacer par les services. Il a deux avantages compartives durables : Proximité et MO coutant moins cher qui peut devenir encore moins cher si on améliore la productivité et on introduit les TI dans les industries.
Voici deux petites conseils. Mckeinsy pourra arriver à la même conclusion sauf va charger l’État marocain 2 millions $.
Ce qui me dérange chez les Francais, c’est leur attitude arrogante et ils se sentent comme des supérieurs aux autres races dans le pays d’acceuil. J’ai eu l’occasion de voir des francais bien placés traitent des ouvriers marocains comme s’ils étaient des moutons à 4 pattes. Ca je ne l’accepte pas.
Croyez-moi que à compétence égale entre Francais et Marocain, un recuteur marocain recrutera le Francais aux yeux verts et la peau blance. Chic, complexe,…
Alors qu’à compétence égale en France et Cie, la question de qui choisir ne se posera même pas.
Dommage alors que au Maroc, ils sont accueillis avec tapis rouge !!!
@ Simon
C’est un peu triste de te lire Simon. Certes tout n’est pas rose mais peut être qu’avant de partir dans de grandes diatribes et de juger a priori Fabienne et ses choix, pourrais-tu te demander en quoi ton amertume fais avancer les choses. Tu en veux aux français, ça c’est clair mais il faudra un jour dépasser cela, non ? Je sais c’est facile à dire pourtant beaucoup de Marocains ne pensent pas comme cela. Ils prennent ce qu’il y a de bon à prendre en France et au Maroc. Ils sont pragmatiques mais pas forcément égoïstes. Hier, j’ai eu une discussion avec un jeune marocain, vendeur au marché centrale. Il a des rêves mais il est convaincu qu’au Maroc, il ne pourra jamais les réaliser. Il rêve d’Amérique ou d’Europe. C’est dommage parce qu’ici, il y a des possibilités comme partout. Il faut du courage, beaucoup, beaucoup de travail et de la ténacité. Les français qui viennent au Maroc avec leur valise et leur enthousiasme, cf. Laurent, Fabienne, Vanessa et d’autres, ils le font certes pour gagner leur vie mais aussi pour vivre quelque chose de différent de la routine française. Oui, ils prennent des risques et tous n’ont pas les moyens de payer la sécu des expats qui coûte une fortune. Ils payent leur CNSS et sont au même niveau que les nationaux. Ne mets pas tous les gens dans le même panier, c’est non seulement injuste mais c’est aussi faire preuve d’une étroitesse d’esprit totalement stérile.
On a tous connu des cons et vu des gens se comporter comme des salaud, ça ne veut pas dire que tous les humains sont des cons et des salauds.
@kbida
Tu as raison pour la farine. Il semble que le sarrasin soit cultivé dans le riff. Il existerait même du couscous de sarrasin. Je poursuis l’enquête.
@Philippus
« Pour les personnes agées et françaises vivant au maroc je te rassure, ils sont déjà assurés en france et en cas de coup dur … »
En cas de coup dur, on a vu pour les touristes c’est le roi qui prend en charge, il a déjà fait dépêcher sur des lieux d’accidents des équipes d’urgences dignes ou même dépassant ceux de l’Europe pour sauver des vies humaines au fond des vallées difficilement accessibles.
Pour les soins liés à la vieillesse des retraités au Maroc, bravo tu as trouvé la bonne solution, la France est à 2 heures d’avion du Maroc ( 40 minute par concorde ) même en cas de canicule au Maroc, les compagnies sont nombreuses pour faire un pont aérien à une destination fraiche, donc pas de problème ni de charge pour la CNSS marocaine ni pour le contribuable marocain.
Abdel
@laurent
“Je pense aussi que c’est une opportunité sérieuse. Une crêperie propose des produit a un prix raisonnable…”
Je souscris . J’ai vu une émission sur une créperie à Tokyo, Une immense file d’attente . Les gens qui attendent ne sont même pas sûr d’être servis.
Moi je pense que le concept de “Baraque à frites” serait trés judicieux au maroc, tous les ingédients y sont présents et cela serait un service pour la majorités des gens ici. j’en ai déja parlé lors d’un billet de Laurent sur les idées possibles il y a quelques mois…..mais je ne suis pas Breton mais du Nord évidemment…:-))
Philippus
@ kenza
Toutes les idées que tu proposent les cours gratuits pour les plus nécessiteux, la formation des sages-femmes et infirmières… C’est ce que j’aimerais faire dans l’avenir. Mais tout ça demande du temps et beaucoup de travail. Il faut trouver les moyens financiers de mettre ça en place, obtenir les autorisations légales, motiver les professionnels de santé… Bref beaucoup de travail qui demandera du temps et de la patience. Il faut faire les choses pas à pas. Des idées pour améliorer les conditions de vie des femmes au Maroc, j’en ai plein la tête et j’espère pouvoir un jour les réaliser.
pour la crêperie je suis partante! ca me manque des bonnes crêpes mais faudra penser à faire importer de l’andouille de guéméné. je suis pas rentrée en france depuis 10 mois et je suis en manque!!!
@simon
Les décideurs marocains octroient des licences pour des étrangers afin d’exploiter des commerces, des restaurants…etc. Ces affaires n’ont aucune valeure ajoutée : ne créent ni richesse ni emplois et ne font que concurrencer les commerces locaux. Cela ne deverait pas ce faire.
Pour votre info cher Simon le tapis rouge n’est pas pour autant déroulé devant les pieds des petits français qui s’installent et créent leurs activités, pour vivre.
Ces petits commerces qui certes ne sont pas des projets industriels (qui eux ont le tapis rouge effectivement…) assurent aussi ce que nombre de petits commerces locaux n’assument pas. Eux paient les autorisations les services administratifs et conseils avant de s’intaller, eux sont obligés de respecter les lois sociales et la CNSS pour leurs employés, eux respectent les salaires légaux du pays, eux sont soumis régulièrement aux contrôles divers professionnels et sanitaires; alors que les “boui bouis” voisins qui empoisonnent parfois les clients par manque d’hygiène perdurent sans êtres inquiétés et virent leurs employés sans aucun respect des droits du travail.
Prenez un peu de hauteur dans vos approches, montez sur l’Atlas un week-end et regardez de plus haut la vérité. Le malheur du Maroc ce ne sont pas ces petits français qui viennent, au même titre qu’hier le malheur de la France n’était pas par les petits travailleurs du magreb qui venaient pas besoin personnel au Nord et qui rendaient aussi service aux français par cela, le discour du FN ne tenait pas non plus alors…. Les ficelles ne sont pas tirées par les petits ici ou ailleurs. Vous voulez défendre le Maroc, bonne chose, mais regardez du bon côté, a moins que vous feriez de l’auto-censure…
Philippus
@abidi
Il ne faut pas voir l’étranger comme un coût pour le pays mais ce qu’il apporte de fondamental aux autres.
Les vraies valeurs humaines ne se comptabilisent pas, mais à terme elles expriment la vérité.
Philippus
@fabienne
Je “tuerai” pour une crêpe à l’andouille de Guéméné
@ philippus
« En tant que salarié est-ce jouable au Maroc pour un étranger en somme ? »
En fait ça dépend du secteur d’activité. Certains secteurs d’activité sont porteurs au Maroc et assurent un niveau de vie agréable.
Par contre, si le secteur n’est pas porteur (ce qui est mon cas), les choses se compliquent. Ces français là vont souvent chercher à créer leur propre activité pour plusieurs raisons :
1- Améliorer leur niveau de vie. Pour ma part, je n’ai pas de rêve de grandeur mais j’aimerais quand même pouvoir me payer une assurance santé, un billet d’avion pour rentrer voir ma famille de temps en temps. Autant vous dire qu’en gagnant 5000dr par mois, ce n’est pas possible ! ca motive pour créer sa propre activité.
2- Etre autonome et exercer une activité qui nous plait : au Maroc, il y a encore beaucoup à faire. Développer des activités nouvelles est encore possible et c’est passionnant. En tout cas plus passionnant que d’avoir le rythme de travail d’un salarié.
Sinon, j’aime beaucoup cette phrase :
“va ou tu veux, meurt ou tu dois”.
C’est l’intensité de la vie qui prime et non la longueur…
C’est tout à fait ma philosophie de la vie et c’est pour ça que je suis partie…
Bon la soirée crêpes et andouilles, je suis partant aussi, chez chez laurent samedi prochain à quelle heure ?
Une raison de plus de venir à Casa…..:-))
Intéressantes vos réponses chère Fabienne, il est bien de faire connaître que les Français qui arrivent ne sont pas tous dans le moule des retraités pensionnés ou des gros investisseurs ou coopérants à hauts salaires, il existe aussi des gens qui viennent avec leurs tripes et leur coeur en priorité, et qui connaissent et reconnaissent objectivement le poids de l’occident. Beaucoup ont des idées toutes faites sur les étrangers qui arrivent, il est bien par ces billets de connaître les différences et la vérité de terrain des gens.
Bien à vous.
Philippus
Entièrement d’accord Philippus.
Quand les immigrés marocains, algériens ou tunisiens ont ouvert des épiceries qui fermaient très tard le soir et étaient ouverts le dimanche dans les grandes villes françaises, ils offraient un vrai service et occupaient un créneau dont les locaux ne voulaient ou auquel ils n’avaient pas pensé. Ils avaient trouvé la bonne idée sans rien “voler” aux autres. Résultat, les citadins ne peuvent plus se passer de ce service et des enseignes comme Monoprix ou Franprix ont exploité le filon. “L’épicier arabe du coin” a brisé un tabou sur les heures d’ouvertures des magasins et à mon avis a fait progresser les choses.
Quand tu créé ton propre emploi, tu voles rien à personne. Personne n’est obligé d’aller dans un resto ou un magasin tenu par un français. Si tu y vas c’est qu’il apporte quelque chose de différent des autres et que tu préfères. Donc libre à toi de boycotter les petits commerces tenus par des non-marocains et de convaincre ton entourage d’en faire autant mais ne dis pas qu’ils volent quoique ce soit.
D’où je viens, à cause de ce genres de conneries dites par des gens soit disant intelligents et éduquer, il y a eu près de 60 victimes dont certaines brûlées vives. Ton discours justifie chaque crime raciste commis sur cette planète.
Je me débrouille pas mal en Kouign’aman et en far. Peut-etre peut-on trouver de l’andouille au marché central ? Il Y a au moins deux charcuteries là-bas.
A philippus.
Accusation grave et gratuite.
Sache que la France, la Belgique…etc ne donnera l’autorisation à aucun marocain (qui a les moyens d’aller s’installer) d’ouvrir un petit commerce même si le besoin et là car ces pays veulent encourager leurs citoyens et estiment que ces derniers sont capables d’ouvrir ce genre de commerce.
Alors, tu vois la chance que t’as au Maroc.
@simon
> Alors, tu vois la chance que t’as au Maroc.
On est TOUT A FAIT d’accord : l’état français ou belge sont beaucoup moins ouverts que ne l’est le Maroc.
Reconnaissons aussi que si le Maroc n’avait plus besoin de l’argent de l’Europe et des étranger, les choses seraient différentes : les frontière seraient moins facile a traverser pour les migrants.
PS : On peut aussi reprocher à l’état Français ne n’avoir pas dédommagé les pays que la France a occupé (ce que je pense), mais c’est une autre histoire …
@ Laurent
Tu as raison Laurent. Les colonisateurs devraient indemniser les colonisés. Alors commençons : Les berbères doivent demander des dédommagement aux vandales, aux romains et aux arabes, aux portugais, aux espagnols et aux Français. Les gaulois aux romains, aux goths, aux celtes, aux wisigoths, aux anglais et aux allemands. Les espagnols occupés pendant 7 siècles par les arabes ont déjà commencé à calculer le montant dû. Ils se frottent les mains. Les bantus ont colonisés toute l’Afrique australe depuis le Congo et ce à partir du 8ème siècle. Les Khoï-sans peuple originaire d’Afrique du sud font leur compte. Ils sont peu nombreux. Ils seront tous milliardaires. Ca va en faire des sous à trimballer d’un côté à l’autre. On continue ou on s’arrête là ?
La vérité, c’est qu’il faut savoir reconnaitre que le colonisateur apporte aussi du bon. Il est indéniable que les romains ont apporté plus aux gaulois qu’ils ne leur ont pris. Vercingétorix, Obélix et Astérix ne sont certainement pas de mon avis.
C’est comme certaines personnes qui passent leur temps à justifier leurs échecs par l’éducation qu’ils ont reçu et la personnalité de leur parent. Il faut grandir un peu. Chacun a son libre arbitre et chacun peut décider d’être heureux en partant du principe que le verre est toujours à moitié plein et non pas à moitié vide.
@Nanou
Je suis désolé d’avoir ouvert un sujet polémique sous un billet qui devrait ne pas l’être.
Pour le sujet colonisation un billet de casawaves a déjà pas mal traité le sujet :
Colonisation au maroc : quelles réparations ?
A Nanou
Je pense que tu ne comprends pas la notion de la valeur ajoutée.
Le seul point positif que je vois dans ces petits commerces faits pas des étrangers qu’ils aménent du sang neuf et inspirenet les locaux. Donc, zéro création de la richesse. La prospérité d’un pays passe par l’EXPORTATION et idéalement des produits et services à haute valeur ajoutée. Tant que que le maroc continue à acheter plus ce qu’il vend, il ira tout droit vert un mur. Comme je l’ai dit la conséquence immédiate de cela le DIRHAM marocain devient plus faible comme c’est le cas présentement.
Conséquences : Tout coutera cher.
@ laurent
C’était difficile de ne pas répondre à ton PS. Quant à croire que ton billet ne se voulait pas polémique, mmmffff, j’ai du mal. Je te crois trop friand du plaisir que cela apporte pour t’en passer.
@ Simon
Je comprend très bien la nation de valeur ajoutée et je comprend aussi très bien quand tu dis :
“Ces affaires n’ont aucune valeure ajoutée : ne créent ni richesse ni emplois et ne font que concurrencer les commerces locaux. Cela ne deverait pas ce faire.”
Et je persiste, la deuxième partie de ta phrase est irresponsable. Tu reproduis mot pour mot le discours que tu reproches aux français.
Quand à la création d’une entreprise en France par un étranger, résident ou non, c’est possible. Il y a des règles comme partout et elles s’appliquent aussi bien aux canadiens, aux australiens qu’aux marocains. L’administration est une machine absurde qui broie indifféremment celui qui un jour en dépend. Chaque pays réglemente l’accès à son territoire et comme une entreprise, chaque pays tente d’attirer ceux qui lui rapporteront beaucoup ou au minimum qui ne lui coûteront rien. Et oui, les pays occidentaux ont une masse plus grande de gens formés. Le Maroc aussi a un grand nombre de gens formés mais malheureusement ils sont hors des frontières. Trouvez un moyen de les faire revenir et oui avec des cerveaux et leur réseaux à l’étranger, vous créerez de la valeur ajoutée. Mais quand un MRE qui se rend au Maroc après 10 ans d’absence se voit demander 100 dhs de backchich par le douanier juste comme ça, il n’a pas envie de revenir s’y installer et même quand je lui chante les beautés du pays, les immenses possibles et la gentillesse des gens. Alors que doit-on faire ?
”Quand à la création d’une entreprise en France par un étranger, résident ou non, c’est possible.”
Sauf, on demandera un capital minimum 500 000 Euro environ.
Au Maroc, les décideurs exigeront 500 000 centimes ! Je blague mais c’est presque la réalité.
Faux et archi faux Simon !!!
Renseigne toi avec honnêteté avant de proférer de tels mensonges !!!
Chapeau a Fabienne pour son courage au moment de son installation au Maroc.
Les premieres difficultes a l’installation rebutent pas mal de monde, et comme disait quelqu’un ici, moi-meme professionnel confirmé ici en Amérique, je suis loin d’avoir le courage de revenir au Maroc sans m’etre assuré de ne pas passer par la case depart.
Et, mine de rien, je suis sur que Fabienne en connait plus maintenant sur le Maroc reel que bien des riches Marocains coupés de la réalité du Maroc.
Finalement, pour répondre aux detracteurs de l’immigration: que les locaux fassent mieux que les nouveaux arrivants, car la competition n’a jamais fait de mal a personne.
C est peut-etre ca qui manque le plus…
Kourdas-le-retour
Et au Maroc aussi la délivrance de la carte de résident est soumise à la discrétion de l’administration, ce qui est bien normal. De plus le capital minimal pour une entreprise s.a.r.l. au Maroc est de 10 000 dhs. Il n’y pas de capital minimal en France.
@ Kourdas
On ne peut dire mieux ! Vive l’émulation et la saine et loyale compétition !
Et en effet chapeau bas à Fabienne !
A philippus.
Accusation grave et gratuite.
Sache que la France, la Belgique…etc ne donnera l’autorisation à aucun marocain (qui a les moyens d’aller s’installer) d’ouvrir un petit commerce même si le besoin et là car ces pays veulent encourager leurs citoyens et estiment que ces derniers sont capables d’ouvrir ce genre de commerce.
Alors, tu vois la chance que t’as au Maroc.
Vous parlez d’accusation de quoi ? j’analyse objectivement les choses que chacun perçoit, Marocain ou français, équipés seulement d’un peu d’objectivité et non de vision unilatérale des sujets.
N’importe quel étranger en france “qui est en régle” cher Simon est en mesure de créer son propre emploi. Des commerçants et des artisans d’origine étrangères, ce n’est pas de maintenant, déja dans les années 70. Et les épiciers arabes, comment font-ils ? Ils ouvrent la nuit juste pour travallier au noir et ne pas se faire repèrer par l’inspection du travail et le fisc…:-)) soyez sérieux.
Je ne joue pas avec la chance, je vais ou je dois aller en respectant chacun. je suis auteur philosophe spiritualiste et artiste peintre, donc personne ne rempli mon assiette quotidienne et je ne prend rien et ne dois rien à personne, je ne suis même pas par cela dans le système classique. Les artistes au Maroc sur leurs carte de séjour, il est noté dans la case profession “NEANT”, vous voyez, et je n’en fait pas un plat contre mes amis Marocains pour autant…..
La chance c’est ce qui permet de ne rien faire, de critiquer, et d’attendre des autres, du monde.
Battez-vous contre les gros pas contre les petits qui comme vous tentent de vivre et parfois de survivre dans ce monde.
Philippus.
PS : On peut aussi reprocher à l’état Français ne n’avoir pas dédommagé les pays que la France a occupé (ce que je pense), mais c’est une autre histoire …
@Laurent
Je ne vous suivrez pas sur ce coup la cher laurent, je suivrais nanou en courant même.
Le père n’est pas le fils et inversement.
L’histoire est inscrite, pas toujours belle, mais nous sommes ou nous sommes en fonction d’elle. Si mes ancètres ont fait des choix jadis contre d’autres hommes je suis le premier à le dénoncer, mais ce n’est pas à moi de payer ni à mes semblables de ce jour.
En suivant cette logique chaque pays au regard de son histoire va devoir réclamer des comptes aux autres. Au terminus il faudra savoir d’ou venait Adam et Eve, dans quel pays connu de nos jours ils résidaient alors, et ce pays va devoir banquer pendant une éternité. L’histoire passée est une lutte entre hommes pour des terres ou des intérêts divers, encore maintenant pour rappel chez certains. Maintenant si des pays demandent ce genre de monayabilisation de leurs ancètres, cela ne fait pas d’eux aujourd’hui des hommes d’une grande élévation pour la mémoire de ces ancètres. Ces pays ont pratiqué bien avant les colons la vente et l’exploitation des esclaves pour rappel, ct certains encore ce jour. Juste une question d’intérêt, comme d’habitude. Que chacun assume sa propre personne au moment présent et fasse ainsi avancer les choses pour ne plus faires les erreurs passées de nos ancètres dans l’erreur évidente. L’âme est individuelle pour rappel comme la conscience.
Sinon pour les crêpes et l’andouille 100% d’accord avec vous…:-))
Philippus
Sauf, on demandera un capital minimum 500 000 Euro environ.
Au Maroc, les décideurs exigeront 500 000 centimes ! Je blague mais c’est presque la réalité.
@simon
La création d’entreprise est soumise à un capital qui est fonction de l’économie du pays concerné.
Au Maroc il est bien plus facile de lancer son activité commerciale qu’en France, pour un Français comme pour un Marocain, ce qui permet ainsi à de nombreuses familles de vivre ainsi qu’a ceux qui ont le courage de s’en sortir même bien mieux qu’en travaillant pour les autres ou comme fonctionnaire. ces derniers d’ailleurs sont souvent aussi des commerçants via des intermédiaires. Essayez de faire cela en france et vous verrez….la france devrait d’ailleurs faire plus de facilité pour ceux qui désirent s’installer. j’ai donné étant plus jeune en créant ma propre activité….un suicide avec le recul. le sud permet ces facilités parce que le système n’est pas encore cerné par l’administration, mais avec le développement, les choses changeront et deviendront plus difficile. Voila aussi pourquoi de nombreux jeunes européens viennent au sud pour créer, la création est tueé en europe par le système qui est trop pesant. Un petit commerçant en france travaille pour son comptable, le fisc, les fournisseurs, les charges, ils doit maîtriser ces connaissances, au Maroc, une patente et vous êtes en action, deux colonnes sur un livre de compte que personne ne visite et encore….même les Sarl ont tous deux comptabilités, c’est plus que connu….
Philippus.
Philippus
@Philippus
On ne sait jamais où commence ton commentaire et où fini celui auquel tu réponds. Un peu d’effort de visibilité l’artiste
. Les guillemets pour cela sont un excellent moyen .
@Abdel
je répond en principe à la personne en mettant son nom après @… puis je répond à son message en principe, peut être une fois ou deux un oubli…mes plates excuses cher Abdel…:-))
Philippus
Petit ajout à propos de la concurrence Marocains-Etrangers pour certains postes…
Tout à fait d’accord pour faire occuper des postes clés, à haute technicité, aux profils rares au Maroc, à forte valeur ajoutée, ou que des nationaux n’arrivent pas à pourvoir, par des étrangers…
Mais voir des emplois sous qualifiés occupés par un étranger me bloque un chwiya… Derniers exemples en date : serveur ou vendeur dans un magasin de vétements…
Je suis loin d’être xénophobe, et s’ils ont réussi à convaincre leur employeur, grans bien leur en fasse, mais des centaines de milliers de jeunes peuvent occuper le mm poste…
Les français en général disent tant qu’il y a 800000??? marocains en france ( dont 70 % déjà en retraite ayant gardé juste leur carte de séjour mais vivent la plus part du temps au Maroc ), leur donne un droit d’occuper aussi des emplois sous-qualifiés ou non au Maroc, d’être aussi en même proportion dans le cadre de la réciprocité.
Pour les professions à ordre, beaucoup d’étrangers cherchent à s’installer au maroc ( médecins, dentistes architectes, expert comptables et même avocats avec d’autres langues non-officielles au maroc avec traducteur…) croyant que c’est facile de s’y installer, mais la première porte devant eux c’est celle de l’ordre professionnel comme dans beaucoup de pays.
@Imad : des emplois “sous” qualifiés ou plutôt “moins” qualifiés ??
O_ô
Kbida
Alors Imad, comment expliques-tu qu’ils ne soient pas pris ?
On ne peut pas traiter tous les employeurs faisant ou ayant fait travailler des étrangers de “racistes anti-marocains” ?
Il faut bien que pour une raison ou une autre, ils y aient trouvé une valeur ajoutée.
Et euuuuh pour la discussion sur la valeur ajoutée. Même un commerce créé par un étranger, n’employant que des étrangers et important toute sa matière première paie une patente et des impôts. Donc il créé de la valeur. Et ce, sans même parler de la consommation desdits étrangers, laquelle en enrichit d’autres.
Et si l’on suppose que la valeur du dirham est également liée à la création de valeur économique du Maroc, celle-ci est censée augmenter en conséquence.
@kbida
Appelle ca comme tu veux, ca rejoins le fait de voir le verre à moitié plein ou à moitié vide
@Imad
Je connais l´apellation pour les profils sous/sur qualifiés…mais par pour les postes…:-)
@Kbida,
sale bloggeur(se) de mauvais(e) foi(e?) :p
A mon avis ca se dit aussi, l’ayant déjà lu dans pas mal d’endroits…
Maybe mnt c’est un abus de langage comme on en voit tant
@Imad
“…Derniers exemples en date : serveur …”
Tiens ça me rappelle quelqu’un ! Anas himself, le mariage de sa fille a été servi de font en comble par des étrangers , Français en l’occurence. Et, comme on peut s’en douter, tout le gotha marocain était de la fête, le ministre de l’habitat aussi ( il semble que seul EL Himma manquait à l’appel). Ca c’est pour l’anecdote.
Pour le fond, et pour ce qui est “… des emplois sous qualifiés…” au maroc, celui de serveur comme tu le notes, dans notre société mieux vaut exhiber sa fonction de chef de quelque chose !. Encore que serveur n’est pas un emploi sous qualifié, il l’est dans notre société d’où le blème : Le cas du serveur marocain est assez typique, il est souvent aimable comme une porte de prison ( à Marrakech en tout cas. A priori le service est meilleur à CASA). Le serveur met un temps fou avant de s’adresser au client ( dans d’autres villes, le serveur ne vient pas . C’est d’expérience tout ça) ; et 1 fois sur 2 se trompe de commande ( demander un thé sans sucre ; souvent il le ramène sucré après 1/2h d’attente. Et si vous le lui rappelez , c’est parti pour un débat , que le thé se doit d’être légérement sucré et patati patata… chose que vous n’avez aucune envie d’aborder, vous étant plutôt attablé au café pour vous ressourcer, lire, prendre l’air ….) .
Le serveur toujours: il sert derrière le dos , vous êtes obligé de vous pencher pour que votre tête lui libère la trajectoire de son mouvement … Quand on a l’habitude à un service de qualité, on observe une foule de détail. Je note que cela s’observe dans les endroits dit chics où un café est à 15 dh .
… Ce sont ces petits détails, aussi, qui font la vie. On remarque que la france est connue pour sa gastronomie et ses chefs cuisto, entres autres. Les métiers qui sont considérés dans notre société de sous qualifiés voire dévalorisants et donnent lieu à un comportement erratique . Ce n’est pas le cas chez le serveur en France et c’est encore mieux aux USA où le client est vraiment traité comme un roi , avec en prime de jolies serveuses
@Lina
Pq ils ne sont pas pris?
Pas là au bon moment (là ils ne peuvent s’en vouloir qu’à eux même) maybe… Mais aussi potentiellement plus chers et plus regardants sur leurs droits que la population professionnelle sub-saharienne par exemple…
A voir…
Imad
…”voir des emplois sous qualifiés occupés par un étranger me bloque un chwiya… Derniers exemples en date : serveur ou vendeur dans un magasin de vétements…
Je suis loin d’être xénophobe, et s’ils ont réussi à convaincre leur employeur, grans bien leur en fasse, mais des centaines de milliers de jeunes peuvent occuper le mm poste…”
Bonjour Imad…
Sur le fond vous êtes dans la vérité, mais le monde ne fait plus dans l’humain ni même dans le “frère” ou la “soeur” dans les pays arabes. En France des bacs+3 et bien plus sont serveuses ou caissières en grande surface, et souvent des hauts diplômés cachent leur cursus trop élevé parce qu’ils ont besoin aussi de remplir l’assiette. Certains repassent même des bac+2 afin de trouver du travail… Pas étonnant donc de voir cela inversé au maroc maintenant. Les marocains employeurs sont aussi des gens objectifs devant leurs intérêts et reconnaissent trés bien le comportement des locaux et des étrangers sur le plan professionel comme sur le plan individuel. J’ai connu des entreprises en afrique en général et au Maroc qui au lieu d’avoir trois personnes ou même plus, préféraient prendre un seul étranger du Nord quio assumait l’ensemble…. La rentabilité, l’expérience, la culture et le comportement, le sens des responsabilité, la précision, l’organisation, la parole tenue, etc…. sont aussi des critères que recherchent les employeurs au maroc, même si les patrons ne sont pas eux-mêmes dans ces critères parfois. Le Maroc sera-t-il capable de répondre de manière plus pointue aux exigences du marché et de la demande ? Je le souhaite, mais il reste du travail de formation et certainement des prises de conscience.
Pourquoi les Marocains que je connais dénoncent le mauvais fonctionnement dès que ce sont leurs frères qui gèrent ? Pourquoi prèfèrent-ils l’estampillage “Made in France” en toute connaissance rejetant “Made in China” ou “Made in marocco”…?
C’est bien le facteur économique qualité prix qui prime…
La mondialisation pour rappel est sur la base économique et non sur le plan des humains, donc pas en priorité pour les proches, mais pour les pôches….
Philippus
Merci pour l’interview !
Et j’encourage Fabienne à balayer les prétendues critiques et à profiter du Maroc!
J’aimerais savoir tu es originaire d’ou en Bretagne, si je peux me permettre ?
Vive les Bretons!
Les vendeurs en magasins, les serveurs, etc. sont déconsidérés et pas formés ici comme dans beaucoup d’autres pays. Ca parait idiot mais la perception que tu as de ton métier influe énormément sur la manière dont tu l’exerces.
Une anecdote, à Paris, le fichier des inscrits à l’ANPE du spectacle a beaucoup en commun avec celui des inscrits à l’ANPE Hôtellerie et restauration. Il n’est donc pas rare d’être servi par quelque qui le soir ou le lendemain sera sur scène où devant une caméra pour un petit rôle. Leur formation théâtrale et leur rapport très étroit à leur propre image les aident beaucoup dans la relation qu’ils ont avec le client. C’est aussi très vrai à Los Angeles où j’ai séjourné à plusieurs reprises. C’est sur ce principe que mes associés ont créé une société de formation professionnelle, il y a 5 ans à Paris. Nous venons d’en créer la filiale ici à Casa. J’ai personnellement mis à profit ces techniques en Afrique du Sud pendant 2 ans où j’ai constitué une équipe de choc pour la gestion du lodge dont je m’occupais. Aucun d’eux n’avaient de diplôme d’hôtellerie ou en restauration, ni de diplôme tout court, ni même d’expérience dans ce domaine. Certains ne savaient ni lire ni écrire. L’un d’eux ne parlait que Sesotho et Afrikaans et je parle ni l’un ni l’autre. La qualité de leur travail, de leur accueil à tous les niveaux (du jardinier à la sous-directrice) nous a permis d’être classé en 4 étoiles au bout d’un an, de fidéliser nos clients de tous horizons (plus de 15 nationalités différentes dont les Ambassadeurs de Chine, du Japon, du Brésil, de Norvège, du Panama, d’Allemagne, les envoyés de L’Union Européenne, les officiers de l’Armé Britannique en mission, le fondateur/propriétaire de DHL International et j’en oublie), d’avoir d’excellentes recommandations et de figurer dans le guide Michelin d’Afrique du Sud et cela en deux ans de travail en commun et dans la bonne humeur. Donc ça marche mais encore faut-il le vouloir. Et surtout l’humeur qui règne dans une entreprise dépend à 100% de la hiérarchie. Si un serveur est mal aimable, il est très probable que le patron soit un sale con qui n’en a rien à faire de ses employés. Donc fuyez !
Donc oui Philippus, formation et prise de conscience (ou Lycée de Versailles) sont capitales et urgentes. PARCE QUE CA MARCHE !!!!!
D’accord, d’accord, je prêche pour ma paroisse
D’accord, tu prêches pour ta paroisse. Il n’empêche que je suis parfaitement convaincue par ce que tu dis.
Le niveau de formation préalable n’a souvent que peu d’importance dans ces métiers de service… ce qui compte c’est la motivation des troupes !
N’importe qui peut trouver son boulot valorisant, si on lui montre en quoi il l’est, et s’il a l’occasion de s’améliorer, de progresser.
d´ou ma remarque à @Imad : il n´y a pas de postes “sous qualifiés”.
Il manque certe une revalorisation de certaines qualifications et c´est un phénomène qui existe partout comme en donne l´exemple @Nanou.
En Allemagne par ailleurs, les postes dans le bâtiment et travaux publiques sont respectés, les gens sont correctement formés et ils ont une conscience professionelle, les résultats positifs le confirment.
Alors qu´en France, ces postes sont snobés, rechignés, sous estimés, au point que le pays a fini par ouvrir ses portes aux demandeurs d´emploi venant des pays de l´Est.
Tout dépend donc de la mentalité, les valeurs ne sont pas les même partout…malheureusement
le probleme se pose plutot quand à affaire à des femmes ignorantes et quand obn veux vraiment leur expliquées une chose dont on est bien sur qu’elles en comprennent absolument rien
chère fabienne lefur
je voudrais bien que vous dressez ces remarques sur le système de santé au maroc en posant des solutions comparables à celles que vous avez en france et surtout en bretagne .merci
slt tt le monde je ss une jeune diplomée sage femme marocaine ,j’avais tjrs tout au long de ma formation l’idée de créer un centre ds laquelle je vai donner des cours a des femmes enceintes(la psychoprophylaxie),cela expliqué par l ignorance des femmes que je l ai observé durant les 3 ans de ma formation.
mnt que j ai terminé mes etudes je vai bien realiser cette idée mais sincerement j ai envisagé des problemes par exemple manque d ‘experience ds ce domaine,j ai cherché a faire un stage ds tel centre au maroc mais j rien trouvé.
ça veut dire pas qu ‘on attend une française pour nous vienne de cette idée et certes qu il y a des autres gens avant moi avait penser de la meme façon mais …..
@Imad mon chère ami de la langue française, je ne t´ai pas oublié
Voici la définition de “sous qualifié” -terme que tu utilises:
insuffisamment qualifié pour le travail proposé ou effectué.
Il y a donc nuance.
Ne m´en veux pas je suis spécialisée dans les langues et il y a certes beaucoup d´expressions “dites” qui ne laissent pas de traces écrites pour la simple et bonne raison qu´elles sont incohérentes
Madame,
Nous sommes étudiantes sage-femmes à Paris et organisons un stage optionnel, d’une durée de 3 semaines, que nous souhaiterions passer au Maroc.
Ayant lu l’article vous concernant, notre enthousiasme de départ a été quelque peu modifié.
Quelles seraient nos possibilité de découverte de l’exercice professionnel des sage-femmes marocaines? Quels sont les modes d’exercide de celles-ci (hospitalier, dispensaire, libéral..)? Un dispensaire serait-il prêt à nous accueillir?
Merci d’avance.
Marie-Anne et Hélène.
@Ferdouas
je ne suis pas d’accord avec toi. Le fait qu’un femme soit “ignorante” ne veut pas dire qu’elle n’est pas en mesure de comprendre et de trouver un intéret à recevoir des cours de préparation à l’accouchement. Pour chaque femme de chaque milieu et quelque soit son niveau d’instruction, il y a toujours moyen de lui transmettre une information qui lui serat utile. mais il faut s’adapter à chaque femme. Il faut employer un vocabulaire et des images concrètes en rapport avec sa vie quotidienne. Effectivement, si on commence à lui réciter un cours de médecine, elle n’y comprendra rien mais il existe beaucoup d’autres manières d’expliquer ce qui se passe pendant la grossesse et l’accouchement. j’en ai déjà fait l’expérience en france! je travaillais en campagne dans une petite ville et est souvent déjà eu, en cours, des femmes peu instruites. c’est à nous professionnels de santé de s’adapter aux femmes et non l’inverse.
@Laurent
Peut on appeler cela de la “colonisation économique” ? …….Sauf si je me trompe mais dans cette affaire tout le monde y gagne …
Il n’a pas tort néanmoins dans sa position en nommant cela de la colonisation économique. Si certes on ne peut pas généraliser cela par une volonté générale de la part des occidentaux, qui comme chacun désire vivre ici ou ailleurs, cette colonisation économique est bien une conséquence de la première colonisation de terrain, qui, qu’on le veuille ou non, éttouffe avec le temps une autre culture, des croyances, bref, un autre système. l’effet est-il positif ou négatif ensuite ? Si nous nous limitons aux intérêts économiques ou du développement technique désirée par des décideurs maintenant, nous constatons que cela n’apporte rien de plus à la base pour beaucoup. La modialisation, c’est une certaine fin recherchée des particularités par le dieu argent et le matérialisme, que le monde commence à rejetter sentant bien, ici ou ailleurs, que l’on perdrait bien son âme….
Que gagne-t-on avec le temps et pour demain par cela ?
Philippus
@ Marie-Anne et Hélène
Alors il existe plusieurs formes d’exercices pour les sages-femmes au maroc.
Le rural : les jeunes sages-femmes diplômées d’état sont généralement affectées pour leur premier poste dans une région rurale du Maroc. C’est ce que vous entendez, je pense, par « dispensaire ». Elles y exercent leur métier de sage-femme avec les moyens du bord si je puis dire. Elles font souvent aussi office d’infirmière en fonction du caractère plus ou moins reculée de la région où elles sont affectées. A mon avis, ce serait une expérience très intéressante que je tenterais moi-même volontiers si j’en avais la possibilité.
Les hôpitaux : leur fonctionnement est proche du système français. Les sages-femmes y font des gardes et pratiquent les accouchements. Les conditions de travail ne sont pas du tout les mêmes qu’en France mais ça je pense que vous vous en doutez. Les femmes qui accouchent à l’hôpital sont de milieu modeste et sans couverture sociale pour la plupart.
Les cliniques : Elles fonctionnent approximativement comme en France. Ceux sont des organismes privés ou les gynécos viennent faire accoucher leurs patientes. Les sages-femmes n’y pratiquent en générale pas les accouchements. Les femmes qui accouchent en clinique sont de milieux plus aisés et/ou bénéficient d’une mutuelle santé.
Les maisons d’accouchements : Leur fonctionnement est assez proche des maisons d’accouchements européennes. Le suivi et les accouchements sont assurés par des sages-femmes. Ceux sont des structures de petites tailles. Elles sont le plus souvent publiques mais je crois qu’ils en existent aussi quelques unes privées, tenues par des médecins ou des sages-femmes mais là je dois revérifier l’information.
Voilà, j’espère que ça va vous éclairer un peu. Si vous voulez qu’on en discute plus sérieusement, écrivez-moi sur mon adresse mail que vous trouverez sur le site. Là, je pourrais mieux voir ce que vous attendez exactement de votre stage pour mieux vous orientez.
@ Sam
Pour améliorer le système de santé marocain, il faudrait des modifications profondes, à la base qui vont demander beaucoup de travail et de réflexion.
Actuellement, les capacités d’accueil des centres de santé Marocains sont insuffisantes. Ces derniers sont en plus globalement sous-équipés.
Le problème c’est que pour améliorer les conditions actuelles, il faudrait augmenter les moyens financiers du système de santé public.
C’est le rôle que tiennent les systèmes de sécurité sociale des pays européens. Le principe d’une sécurité sociale, c’est de prélever un pourcentage proportionnel aux revenus, sur les salaires des contribuables afin que tout le monde puisse avoir accès à la même qualité de soin.
Le problème au Maroc, c’est qu’une partie importante de la population qui travaille n’est pas déclarée donc il y a un déséquilibre entre le nombre de cotisants à la sécurité sociale et le nombre de gens qui se fait soigner réellement par le système de santé public. A priori, d’après un article publié sur casawaves le mois dernier, la CNSS semble mettre en place des mesures pour lutter contre le travail non-déclaré, ce qui est je pense indispensable pour commencer à améliorer la situation. Mais je doute que ces mesures suffisent. Il faut souligner le système de santé français est actuellement en difficultés. Certes, il apporte aux français une des meilleures qualités de soins au monde mais actuellement ce système est déficitaire et ce depuis de nombreuses années déjà ! Ce qui prouve à quel point la gestion d’un système de santé dans un pays est complexe. Alors, Sam, apporter des réponses toutes faites en comparant la Bretagne au Maroc est impossible. Les choses sont bien plus complexes que ça.
Bonjour Nanou
tu peux m’en dire plus sur ton projet avec tes associés sur Casa au sujet de la formation, c’était mon secteur aussi de par mon cursus. Je pense qu’il y a beaucoup de chose à faire sur cela pour améliorer et aider les gens ici…
en privé stp:
via le mail de mon site
philippus@philippus-philippe.com
Merci d’avance.
Philippus
Avec plaisir.
A toute de suite.
je doute fort que vous puisiez changer le systeme de santé au maroc.
c’est un pb de l’etat marocain.
quel est le % de travail en noir au maroc ? je dirais 50%..
ce ont des pb liés.. travail en voir, peu de recette pour l’etat, donc peu de service ou de mauvaises qualités à la population.
Mme Le fur,
Je viens de lire la file complète et je suis ravi car là je vois que tu t’éclates concrètement au Maroc dans ta “nouvelle” vie. Vous, les futures mamans marocaines, foncez voir cette sage-femme, elle est digne de confiance et très professionnelle, je suis très bien placé pour le savoir.
PS: comme écrit plus haut, les livres ou internet ne remplacent pas les cours d’accouchement loin de là et ce quelque soit le niveau d’instruction de la future maman ou du futur papa d’ailleurs. A ce sujet, les hommes assisteront-ils à vos cours. J’avais apprécié y participer avec ma femme durant sa grossesse mais je ne sais pas si cela est également le cas à Casa
@Mr “what’s my name” dont je pense connaître le nom!!!
Lors d’une naissance, toute l’attention est essentiellement focalisée sur la jeune femme qui devient mère mais on oublie parfois aussi que cet évènement touche aussi profondément le futur père. La naissance d’un enfant est bien une histoire de couple et non juste une histoire de femme.
Chaque père vit différemment la grossesse de sa femme. Certains ne désirent pas trop s’investir mais d’autres souhaitent être très présents aux côtés de leur femme. Pour ces derniers, il me semble essentiel de les faire participer à la préparation à la naissance. Alors oui bien sûr, les pères sont les bienvenus s’ils le désirent.
bonsoir Fabienne, je suis étudiante sage-femme en belgique et d’origine marocaine. je pars au cours du printemps prochain en stage à Meknes dans une grand hôpital.Je pense qu’avant de partir dans ce genre d’aventure une étudiante doit être préparée psychologiquement à ce qu’elle va voir, entendre,ressentir,…Pourreiz-vous me parler un peu de votre expérience, me donne quelques conseils s’il vous plaît. merci
Bonjour, je suis enceinte et je vais bientôt vivre à Casablanca ville que je ne connais nullement. Cet article me fait peur car j’ai déjà accouché en france dans une clinique où l’on a toujours tenu compte de ce que je voulais pour moi, mon bb et mon corps et croyez moi j’en avais des exigences. J’aimerais savoir si à Casablanca on pratique l’haptonomie, si on donne le choix sur des gestes comme l’episiotomie, je voudrais savoir si on peut m’indiquer des adresses de cliniques ou de maisons de naissance qui aillent dans ce sens. merci d’avance
@lefebvre
A ma connaissance personne ne pratique l’haptonomie à Casablanca ni d’ailleurs, je crois dans le reste du Maroc. Effectivement, je comprends que la lecture de mon interview et des commentaires qu’il a provoqué, ne soit pas très rassurant pour toi mais ne t’inquiète pas trop, il est quand même possible de trouver des gens qui respecteront tes souhaits pour l’accouchement. L’essentiel est surtout de choisir un gynécologue avec qui tu t’entends bien et qui respecteras tes choix.
Si tu souhaite en rediscuter plus longuement, tu peux me recontacter sur mon adresse mail: sage-femme29@hotmail.fr
Bonjour Fabienne, je vous contacte pour obtenir quelques informations sur les accouchements fait avec l’aide de sages femmes au Maroc. Je suis quebecois d’origine, ma femme est polonaise et nous vivons presentement a Vancouver au Canada. Nous demenagerons a Marrakech avant le debut de juin pour des raisons de travail et nous planifions utiliser les services d’une sage femme, pourriez-vous nous aider? Kasia devrait donner naissance au courant du mois d’aout.
Merci a l’avance, Philippe Breton
Bonsoir fabienne,
Je suis sage-femme française installée en libérale et mon activité est le suivi de grossesse ainsi que les échographies obstétricales.
Je voulais te demander s’il était faisable de s’installer en libérale au maroc ( installation pour raison personnelle) et quelles étaient les démarches à accomplir? (je ne sais pas si mon DU d’échographie peut être reconnu là bas)
Je te remercie et tu as vraiment de la chance de vivre dans ce beau pays
A Cécile,
Tu sais au Maroc y a beacoup de chomage et la qualité de vie est moins meilleure qu’en France, ce n’est pas une bonne idée venir au Maroc.
@Cécile et Leconseiller
La “qualité” de vie est meilleure au Maroc qu’en France pour un Français. Car cette qualité de vie n’est en rien une question matérielle mais reste entre les oreilles par ce que l’on vit au quotidien.
Le chomage est partout maintenant si Cécile désire s’installer et apporter des compétences, elle devrait trouver sa place. Maintenant celui qui désire trouver le matériel ou le financier seulement c’est autre chose comme approche.
Bien à vous
Philippus
@cécile: oui c’est un beau pays ou un ministre de la santé peut dire que: “des femmes accouchent comme des animaux” mais oublie que c’est lui (ou elle) le premier responsable.
Ne s’empresse pas. Si vous êtes débutante, reste en france pour acquérir plus d’expérience et de ressources. Et en même temps plus de connaissances sur la vie au maroc et sur ton domaine.
si les raisons personnelles vous obligent et ne vous laissent aucune choix ou option, vous pouvez essayer de trouver un job au maroc en premier étape depuis la ville française où vous résidez, en insérant une annonce gratuite dans des sites marocains ou autres il y en a beaucoup.
Vous pouvez aussi venir visiter le maroc ou même y résider pour une période (quelques mois par exemple) sans même travailler si c’est possible.
Je connais des marocains résidants en france et ayant la nationalité française qui sont venus au maroc (certains ont acheté un petit appartement d’abord, d’autres ont résidé dans l’appartement des beaux parents et d’autres ont loué) pour investir dans de petits projets ou pour voir le style de vie assez divers des marocains. Certains ont resté, d’autres sont retourner en france sans couper le cordant ombilical.
Des sages femmes (et des médecins) de nationalité différente (français, russes, …) avaient exercé et exercent au maroc dans différentes villes.
Une simple recherche sur ce même site casawaves.com donne:
– Une française nouveau venue qui réussie dans son domaine (le tourisme et le web design ciblant de petits villages du sud de maroc
) c’est grâce à elle que je découvre le village de mezgarne (mezgarne.com) et c’est elle qui a injecté les new techs à ce village du sud du maroc avec toutes les effets bénéfiques et inhibiteurs indirectes.
– Un français à Agadir très belle ville du sud ouest du maroc: peintre, plombier, électricien, écrivain, philosophe, historien, bricoleur, commentateur, voyageur, .. et infini ayant vécu en mauritanie quelques années, il parcourra prochainement l’autoroute Agadir – Marrakech en moins de 3 heures.
- Un français à casablanca avec des copains universelles sur facebook dont des marocaines et marocains, anti-guerres aimant le sapin et le verre de cidre, entrepreneur dirige casawaves.com et casavisa.com site immobilier originale, … etc, dérange parfois les concurrents et spécialement les bureaucrates, les laxistes et les entrepreneurs corrompus.
Bonne Réussite,
coupés des grandes villes du Maroc?
Bonjour à vous tous,
C’est un régale et une richesse des échanges à savoir les diverses convergences et divergences qui peuvent exister sur quelques questions bien précises sur le transfert des connaissances, la formation, le conseil et le partage de la culture…
.
Certes cela a un prix d’ ou la réciprocité du moment qu’il existe un gagnant- gagnant
Au fait j’ai remarqué chez nous au Maroc, quand vous voulez réaliser des choses, vous rencontrez quelques freins soit par la famille, les amis ou autres. Corps….. Donc j’ai fini par comprendre ce constat c’est on fait ou on ne fait pas, le résultat est kif kif
c.a.d on est critiqué pour le même ticket.. donc faisons et tentons rien à perdre !
Pourquoi ? C’est suite un reportage M2 sur ce métier cité sur le sujet en dessus je vous assure et Dieu est témoin j’étais choqué par le manque l’infrastructure totale médicale dans les zones sombres en cartographie m^me par le Maroc (les villages coupés de notre monde) malheureusement ça n’arrive pas qu’ailleurs et on n’est pas à l’abri de quoi ce soit..????
Des femmes qui accouchent toute seule et laissent leurs vies ainsi de leurs bébés portés pendant 9 mois de misères et de pauvreté pour crever lors de la délivrance ? Chercher l’erreur ? Non assistance à des personnes en danger ? No comment ..
D’ou je pose la question à fabienne le fur :
Pouvez nous apporter svp réellement une assistance dans les villages
par la formation et l’appuie d’un stratégie à développer dans les grands axes inaccessibles soit disant par les communes , l’état, le gouvernement , le minestère de santé qui ne justifient pas leurs missions ni leurs salaires mais Dieu est grand.
Au Maroc les patrons sont plus à l’écoute des étrangers en général que par les marocains et surtout les femmes ….
L’horloge s’est arrêtée dans leurs images depuis ! Mais bon on se doit d’avancer avec tous moyens et de se faire aider par tout support.
Merci de vos aides si par hasard on arrive à obtenir un résultat au bout dans un plan humain pour tous pour ses personnes lointaines, sachant que je suis à votre disposition également.
Cordialement
C’est un des faux débats pathétiques de la société marocaine
“D’ou je pose la question à fabienne le fur :
Pouvez nous apporter svp réellement une assistance dans les villages
par la formation et l’appuie d’un stratégie à développer dans les grands axes inaccessible”
Comme si cette dame qui est venue travailler au Maroc dans une clinique était responsable de l’OMS
Les patrons n’embauchent préferentiellement que les gens compétents, qu’ils aient les yeux verts ou violets. C’est leur intérêt.
Dans le médical er paramédical, les français ont une meilleure formation que les autochtones, ce n’est pas très difficile à vrai dire.
Une grosse faineasse incompétente qu’elle soit Marocaine ou française est reperée très rapidement.
Au lieu de geindre de la compétition nouvelle avec des europeens sur des emplois moyennement qualifiés (ce n’est pas non plus de la neuroradiologie interventionelle de haute volée), il faudrait que les Marocains en tirent profit pour améliorer leur formation (continue qui est quasi-inexistante). On n’a malheureusement toujours pas compris que progression rimait avec compétence.
L’amélioration des accouchement est une évolution qui ne résulte pas seulement des compétences du corps médical actuel, mais indirectement de tout un environnement. Un Ministre est de passage et ne peut répondre que partiellement donc à une évolution dans une branche par ses actes ou ses volontés. Il y a aussi un aspect culturel notamment présent dans les petits villages ou au bled par méconnaissance certes mais aussi par priorité. Le manque de structure n’est pas seulement ou uniquement lié à un certain misérabilisme ou une pauvreté pour autant. Si certes toutes les femmes désireraient avoir de meilleures conditions lorsqu’elle accouchent, leur proche environnement humain et culturellement, au même titre que les enfants attendraient prioritairement aussi une salle de classe digne de ce nom et un instituteur engagé et compétent . Regardez les petites villes ou villages, vous y voyez souvent des structures commerciales nombreuses privées, des voitures en nombre et des 4×4, des mosquées en nombre, mais pas encore des tructures médicale de qualité ou d’école qui répondent aux besoins de base d’une population. Il est plus facile de construite la plus grande mosquée du pays et de faire appel à la générosité de l’ensemble d’un pays qui s’y soumet immédiatement que de faire appel aux dons de chacun pour un dispensaire ou une école pour ses plus proches. Je connais des familles qui préfèrent payer les traîtes de la Dacia, de la maison ou du terrain, mais qui devant une situation médicale présente laissent la femme ou l’enfant dans son état qui se dégrade…..
Ce n’est pas un seul homme qui peut répondre au besoin humanitaire d’une collectivité, la priorité doit être dans l’oeil et dans le coeur de chacun, au sein même d’une famille. La CNSS qui prendra en charge chacun dans la qualité réclamera une volonté de tous, comme celle de Fabienne, une étrangère venue plus avec ses tripes et son coeur qu’avec des pôches.
Philippus
@ cécile
Oui cécile c’est possible pour toi comme pour n’importe qui de s’installer au Maroc mais il faut que tu sois bien consciente que ça va être très très difficile. Il te faudra tout d’abord t’adapter au pays puis comprendre le milieu de la santé marocain, comprendre le milieu de la gynécologie-obstétrique marocaine puis gérer les problèmes administratifs (carte de séjour, équivalence des diplômes…) et avoir un apport financier suffisant pour ouvrir et équiper un cabinet à Casablanca.
Alors, je te conseille de bien bien réfléchir avant de lacher ton cabinet en France. Moi, j’étais sage-femme hospitalière et j’ai pris une disponibilité pour garder un filet de sécurité quand je me suis lancée dans l’aventure parce que soyons honnête, on ne sait jamais vraiment quand on part, si l’on va s’adapter et trouver son bonheur au maroc. Si j’étais toi je commencerais par faire des stages dans les hôpitaux et cliniques marocaines et par passer du temps au Maroc mais pas comme simple touriste. Comme ça, tu te feras une idée un peu plus précise de la situation et tu pourras réfléchir tranquillement à ce que tu veux faire.
@philippe
Le plus simple pour votre femme et vous, est que vous me recontactiez lors de votre arrivée à marrakech car, comme ça, par l’intermédiaire du site, ça ne va pas être facile de discuter. Il faudrat qu’on en parle tranquillement car le modèle canadien d’accouchement avec une sage-femme, n’existe pas au Maroc alors il faudrat s’adapter au mieux.
N’hésitez pas à me recontacter par mail à votre arrivée: sage-femme29@hotmail.fr
@ Philippus
C’est plus compliqué que ça, une politique de santé publique ne peut être réalisée que par l’état et aucune individualité ni association nationale ou non nationale ne peut se substituer à l’état. L’état a échoué non pas par défaut de moyens mais du fait de l’anarchie et de l’immense corruption qui règne dans le secteur de la santé publique.
C’est la course à l’argent par tous les moyens.
Les Médecins se servent de l’hôpital pour attirer le “client” dans les cliniques ou ils exercent par ailleurs. Les majors font office de caids mafieux, les infirmiers trvailleut la nuit dans des cliniques et se reposent le jour à l’hôpital public. Les médicaments de l’hôpital public sont revendus. Pour avoir n’importe quoi, il faut graisser la patte autrement vous crevez dans votre coin.
En arrière plan, puisque cet état de fait n’est pas limité à la santé, c’est un système politique qui par le passé a fait passer le message général suivant ” faites ce que vous voulez tant que vous ne touchez pas aux fondements du système politique” ou a pensé ” plus ils seront corrompus, moins ils seront crédibles”
C’est aussi un système politique dans la tourmente des années 70 qui a placé dans la hierarchie des valeurs la fidélité et le larbinage avant l’intégrité et la compétence.
C’est donc toute une culture qui a été enracinée dans l’inconscient collectif des fonctionnaires pendant des décennies et dont on n’a pas fini de payer l’addition.
@balthazar
Je suis conscient comme tous ici de la situation que vous décrivez et que chacun vit au quotidien en ce qui concerne certaines administrations et le comportement général, mais comme vous le dites bien avec moi indirectement le problème est devenu maintenant culturel donc général à tous les niveaux du haut vers le bas. D’ou mes exemples aussi qui expriment en partie une responsabilité de chacun au sein même d’un petit groupe , d’une famille, d’une ville….
Qui accepte de jouer le jeu de la transparence pour améliorer le système médical ou autre ? Chacun accepte-t-il déja, fonctionnaire ou privé à quelque niveau que ce soit de “devenir” lui-même transparent au regard des finances, pour jouer pleinement la logique d’une CNSS pour ensuite voir vraiment et rapidement changer l’état des choses ? La seule solution est de mettre en place une administration identique pour tous avec les mêmes droits et devoirs comme cela existe dans certains services désormais comme les douanes pour exemple ou la tricheries des uns ou des autres n’est plus possible. L’outil informatique peut faire cela partout. Même sans cet outil hier tous les Marocains ont mis la main à la pôche pour financer la mosquée de Casablanca, pour rappel.
Philippus
Le financement de la mosquée de Casablanca a été “vivement” sollicité. Je crois que c’est un mauvais exemple. Peut être que vous n’étiez pas là à ce moment mais les contributeurs ont eu un choix plutôt limité
B
@Balthazar
Si l’exemple est particulier par cette sollicitation, je pense que concernant les soins de sa propre femme ou de son enfant, une sollicitation sociale qui concerne chacun chaque jour par des potentiels soins attendus par tous ne devrait pas être un problème pour qu’enfin la CNSS couvre et garantisse la qualité attendue demain. Il suffit alors que l’état donne le coup de départ pour que chacun devient responsable de son propre système de santé par la collectivité. Il faudra bien en arriver la un jour, le financement pour tous est par le financement proportionnel pour tous en amont, chacun le comprend bien je pense. La solidarité coûte moins cher à tous, ceci dans tous les domaines maintenant……
Philippus
Le chiffre de la semaine
21 milliards de DH
C’est le volume des réserves détenues par la CNSS à ce jour
La Caisse débourse chaque année 8 milliards de DH de prestations à ses assurés dont 5 milliards en pensions de vieillesse.
Source: http://www.lavieeco.com
Philippus
@philippus et Balthazar
A mes yeux vous avez tous les 2 raisons.
Pour moi, la résolution des problèmes que rencontrent le système de santé devrait passer par 3 axes essentiels:
-n°1: Former des équipes compétentes et assurer une formation continue de qualité. Il faudra aussi apporter une reconnaissance financière et sociale aux équipes médicales qui travaillent consciencieusement.
-n°2: Il faudra effectivement qu’à un moment donner l’état s’en mêle et prenne ses responsabilités. Actuellement, chacun fait ce qu’il veut ou presque en toute impunité. Pour exemple: Pourquoi l’état tolère-t-il l’existence de ces écoles privées de sages-femmes et d’infirmières qui sont de véritables arnaques? Le diplôme qu’elles délivrent n’est même pas reconnu par l’état et les filles qui sortent de ces écoles ne sont pas formées alors qu’elles ont payés pendant 3ans. Elles se retrouvent à travailler dans des cliniques pour des salaires de misère ou elles sont “formées” sur le tat.
-n°3: il faudrait effectivement comme le dit philipus qu’un jour les mentalités évoluent et que l’on passe du “après moi le déluge!” à une vraie conscience collective.
Mais pour que tous ces changements se produisent, le premier mouvement doit bel et bien venir de l’état. Tout ça va prendre du temps, beaucoup de temps et en attendant des gens meurent bêtement.
Bonjour Fabienne
Le problème réel est qu’un pays qui se développe ne peut faire en quelques années ce qu’un pays occidental à fait progressivemlent en fonction de ses besoins nouveaux. La solidarité médicale est venue comme une nécessité en europe et en france notamment, un pays comme le Maroc doit être présent au même moment sur tous les fronts et ceci n’est pas faisable, même si économiquement les moyens seraient tous présents. Comme nous le soulignons la conscience générale n’est pas au même niveau entre l’occident et d’autres pays qui calquent un système. Le Maroc en est conscient comme de nombreux autres pays d’afrique, mais ne peut non plus imposer tout immédiatement, l’opinion publique ne suivrait pas. C’est pour cela que par ce manque le privé s’engouffre dans les failles par de nombreuses cliniques ou formations privées qui ne font qu’exploiter un système trop lent au détriment de la qualité attendue par tous. Il en est de même avec les écoles, ou souvent les mêmes professeurs du publique enseignent le reste de leur temps en cours du soir ou dans le secteur privé, parfois aux même éléves que le jour sans plus de qualité.
Mais nous sommes rassurés Fabienne est maintenant au Maroc, nous savons qu’elle apportera sa modeste pierre à l’édifice médical comme d’autres selon les secteurs, en attendant la suite…:-))
Philippus
Bonjour
ces échanges sont très passionnants!
je suis bretonne, mes parents sont marocains, donc marocaine aussi, naturellement. cela fait trois ans que je vis à Casablanca.
Fabienne, j’aimerais prendre contact avec vous, d’abord parce que nous avons un point commun (la Bretagne!) mais aussi parce que je souhaiterais avoir un rdv avec la sage-femme que vous êtes.
Je vous remercie
Ces répercussions ont traduit une pluriculture qui ne fait que plaisir au lecteur,d’abord par l’importance du sujet;car,tout homme ,s’il n’était pas passé par cette étape de voir sa femme crier,pour se délivrer de leur produit,quand,lui,ne pouvait qu’écouter et les cris et les vrombissements de sa tète;qui,emportée à tel point où la crainte de perdre le conjoint dépassàt le désir d’avoir un enfant;s’il n’avait pas traversé cette étape,qu’il s’en enseigne,histoire de la rendre facile,sans maux de tète pour l’époux,ni les brùlures tuantes du foetus longuement attendu.
Bonjour Fabienne,
Bravo pour vos cours de préparation à la naissance. Je suis aussi sage femme et je suis partie un mois au Maroc au bloc d’accouchement et je trouvais que c’était dommage que ces femmes ne soient pas préparées à l’accouchement.
Ces femmes marocaines doivent être super heureuses d’accoucher avec vous.
Bonne continuation.
BRAVO Fabienne pour ton courage, je travaillerais bien avec toi si tu n’as pas assez de tes deux bras( je suis sage-femme en Bretagne)