JB nous signale un article « délicieux » de l’expansion qui fait (re)découvrir (*) aux Français la pratique du dessous-de-table :
Au Maroc, verser un dessous-de-table pour l’achat d’un logement est monnaie courante. Ce qui est plus surprenant, c’est que les banques ont intégré cette corruption dans leurs prêts immobiliers.
Depuis 2006, Hind, la trentaine dynamique, employée dans le secteur médical, est propriétaire avec son mari d’un appartement dans le quartier chic du Maârif, à Casablanca. Payé 1,5 million de dirhams (132 000 euros), dont 25 % « au noir », versés en espèces au promoteur. C’est auprès de sa banque que Hind a trouvé la solution pour financer ce dessous-de-table. Outre un crédit immobilier classique, la Banque marocaine pour le commerce et l’industrie (BMCI), filiale de BNP Paribas, lui a accordé un crédit « aménagement » : même taux et même durée (quinze ans), pour près de 280 000 dirhams. « Nous nous sommes arrangés avec notre banquier », concède Hind. Devant le notaire, l’appartement a été sous-évalué.
MAJ : à mettre en rapport avec la Charte de déontologie et d’éthique signé par les promoteurs marocain.
____________________________________
(*) Au temps de mes parent le dessous-de-table était encore fréquent en France. Aujourd’hui c’est quelque chose de pratiquement disparut.