Caryl est installé à Marrakech depuis 2 ans. 36 ans – papa d’un petit garçon franco marocain de 21 mois – il est le représentant d’une banque privée. Il travaille essentiellement avec une clientèle d’étrangers (*) résidant ou de passage au Maroc dont il gère le patrimoine.
J’ai rencontré Caryl à travers son blog ou il y raconte, avec humour, le quotidien de son installation au Maroc :
- 7 cabinets comptables avant de trouver le partenaire compétent.
- 2 cabinets de recrutement avant de se décider à recruter lui-même
- 6 mois de retard pour ses travaux.
Pour se développer commercialement et trouver des clients? « Le bouche à oreille principalement d’autant plus que mon activité n’était pas représentée dans le pays ». Seul un vrai travail pour se faire connaître auprès des prescripteurs – agents immobilier notamment – a été nécessaire. Comme le notait Fouad, cela prend un peu plus de temps : « il faut deux ans avant que les gens te fassent confiance ».
Son activité : 2/3 sur Casablanca et 1/3 Marrakech. Le déménagement à Casablanca n’est pas pour tout de suite: « Même si tout n’est pas parfait à Marrakech, l’impolitesse des gens dans une ville touristique notamment , la vie y reste plus agréable ».
Pourquoi le Maroc ? Il raconte cela lui-même sur son blog :
Cela m’a pris sur un quai de gare RER en région parisienne en plein hiver. Emmitouflé dans mes manteaux, écharpes et autre joyeusetés vestimentaires hivernales, mon regard s’est fixé sur un personnage anonyme : la quarantaine aux allures de cinquantaine, « tout seul dans son costume » gris (Coluche), une mallette grise et le teint gris, je l’ai vu, lui, mon avenir, entrer le wagon. Je n’ai pas pu détacher les yeux de ce personnage de roman noir. Tout le long du trajet, coller à mes voisins à l’odeur matinale, je l’ai fixé en me posant toutes les questions existentielles de la trentaine : Quel allait être mon avenir ? Allais-je devenir ce fantôme aigri ?En rentrant, pour enfoncer le clou, je suis tombé sur le journal apocalyptique de 20H où un jeune homme de cinquante ans, récemment licencié, pleurait sur son sort et regrettait de ne pas avoir pris LA décision.
Bref, il fallait me remettre en question. Pour moi, c’était facile. Un job inintéressant, célibataire, j’ai pris le risque mesuré de tout plaquer. Mise en vente des biens, résiliation des contrats et direction Essaouira au Maroc !
Petit retour en arrière qui explique peut être son parcours. Vie en Cote d’Ivoire jusqu’à 17 ans. Certainement une prédisposition à changer de pays « L’expatriation quand tu as ça dans la peau ça ne te quitte plus ».
Des débuts professionnels dans les assurances et le conseil financier – un détour par le web comme consultant en sites internet bancaire pour le groupe McCann Erickson jusqu’à ce déclic d’un jour de décembre 2004.
Caryl ne connaissait rien de cette partie de l’Afrique. « Je ne savait même pas que Casablanca était au Maroc ! alors Essaouira, pourquoi pas !». Ensuite, le premier soir, il tombe sur la femme qu’il allait épouser et avec laquelle il a aujourd’hui un enfant. « On prend dans la vie une ou deux décisions importantes et le reste, c’est le destin qui s’en charge ».
Sa devise ? « La vie est un bien perdu si on ne l’a pas vécu comme on l’a voulu » Eminescu. Carpe Diem donc …
Informations complémentaires.
Le blog de Caryl : http://www.caryl.fr/
Le contacter : caryl@caryl.fr
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(*) Dans le respect des dispositions légale marocaines et européennes