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Réseaux sociaux professionnels au Maroc

Casawaves compte à partir de ce jour un nouveau contributeur. Hicham Souilmi est un consultant installé à Montréal. Il travaille dans le monde des logiciels et conseille aussi les entreprises dans leur communication online. Naissance au Maroc – enfance et études en France. Quelques années au Caire avant de rejoindre le Canada. Il va traiter sur Casawaves le sujet des réseaux sociaux dans le contexte marocain.

Les réseaux sociaux sont le phénomène marquant des dernières années sur Internet. Dans un contexte professionnel Linkedin,Viadeo, Xing, Ecademy et dans une moindre mesure Facebook peuvent vous permettent d’accélérer votre recherche d’emploi ou votre prospection commerciale.

Adrien, un ami français, a pu par exemple trouver un emploi au Canada dans une société Française. Grâce au site français Viadeo, il a pu entrer en contact avec le dirigeant d’une société lyonnaise voulant développer son activité à Montréal. Le plus étonnant est qu’il a pu faire cela à l’autre bout du monde, alors qu’il résidait en Uruguay,

Au Maroc, ou la cooptation, népotisme diront certains, sont plus marquées, peut-on affirmer que ces plate-formes de networking associées à leur “groups” ou “Hubs” ont un avenir?

On peut noter 3 grandes caractéristiques du réseauteur marocain sur ces sites : un premier contact avec un objectif mal défini, une faible présence dans des groupes fédérateurs et une recommandation biaisée voire faussée.

Les premiers contacts que j’ai eus avec des personnes marocaines sur Xing s’apparentaient à un échange vers le Maroc sans être vraiment clair, de manière floue. Le réseau s’apparente alors à une sorte de chasse commerciale pour conclure une transaction et ce avec une personne de l’occident le plus souvent.

Au niveau des regroupements sur ces plates-formes, on note que les associations professionnelles marocaines sont peu actives. Je parle plus de débats, discussions en leur sein. Les organisateurs des clubs Rotary et consort veulent sans doute garder les modèles de réseaux a accès restreint, par cooptation, un peu comme certains clubs en France.

On peut modérer cette caractéristique car on note certains changements depuis peu.

Par exemple, certains groupes centrés sur le tourisme sur Xing permettent à des influenceurs marocains sur le bassin Marrakchi de drainer des membres, investisseurs intéressés par des séjours, tournois de golf d’entreprises.

Enfin, Le contact virtuel étant un aspect très important, le passage a celui-ci est difficile car la confiance est faussée, voir difficile a établir.

Au Maroc, la confiance avec le modèle de recommandation est difficilement transposable car le réseauteur vous recommandant cette personne, reste perçu comme un intermédiaire à commission.

Le principe d’engager sa réputation dans un cercle fermée peut se mettre en place progressivement. Si je prends le risque de recommander quelqu’un, je mets ma réputation, mon sérieux en jeu, c’est là que le modèle devient intéressant.

Pour conclure, le modèle se mettra je pense progressivement en route avec des synergies Nord/Sud.

Cela pourrait être dans la construction de réseaux du Maroc vers l’Afrique de l’Ouest avec des hubs comme Tanger. Les étudiants subsahariens en transit estudiantin au Maroc y joueraient un rôle non négligeable.

Enfin, les résident marocains étranger construisant un retour vers le pays natal, peuvent créer une communauté ou le parlez vrai et la recommandation à toute se place.

C’est le pari que Casawaves initie dorénavant en créant des rencontres réelles.

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Installé a Montréal depuis fin 2007 je travaille dans le domaine des CMS, suis consultant web indépendant - webmedias.net
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2 Responses to “Réseaux sociaux professionnels au Maroc”

  1. Je pratique les différents réseaux que vous évoquez dans votre article, je me permettrai d’en ajouter un qui n’y figure pas, il s’agit de Xelid. Il présente 2 caractéristique intéressante. D’une part il se fixe pour objectif de fédérer les francophones à travers les 5 continents, même si à ce jour les inscrits sont majoritairement européens, on y retrouve des africains y compris sub-sahariens. D’autre part il utilise une nouvelle technologie à travers MLstate.

  2. Merci pour l’ajout de ce réseau MORAND.

    2 aspects sont essentiels pour moi :

    1) Il faut que la plate-forme est un nombre de personnes dans un domaine assez représentatif et actif, j’entends au sein des différents groupes de discussions.
    Si une personne est spécialiste de l’XML, elle va aller vers la plate-forme ou elle trouvera des professionnels nombreux et qui échangent sur des sujets, topics et aussi discuttent via Skype, Google Talk et font des rencontres réelles

    2) Cela ne sert pas toujours d’être dans plusieurs réseaux. Si on veut se faire des “amis” en Corée on n’ira plus sur Cyworld que Facebook, pour l’Inde Orkut … mais l’aspect professionnel est alors gommé.
    Le plus important, je pense c’est de se concentrer sur 1 ou 2 réseaux, d’y être actif, crée de synergies et des rencontres réel quand cela est possible.

    Aussi, il ne faut pas être hypocrite en sachant que les gens du Sud pour la plupart ne peuvent voyager, pas tant à cause de l’argent souvent, mais simplement à cause des passeports et des visas …

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