Dans la pratique d’un blog à caractère professionnel se pose la question de la place du personnel. On entend qu’un blog doit être personnel pour être lu. Si tel est le cas on doit se demander ou se situe la limite du « personnel ». Mon avis est que le personnel ne nuit pas à condition de faire attention à plusieurs écueils.
Le premier écueil est de faire du personnel factice. Quand un patron d’entreprise pour faire « personnel » nous parle de sa passion des cigares ou du vin, alors qu’il reste très « corporate » sur le contenu strictement pro j’ai souvent l’impression que l’on est dans le faux. Ce genre de blog ne m’intéresse pas, je zappe immédiatement.
Le second écueil est de faire trop personnel au risque d’exclure les nouveaux arrivants. Tous les jours Google apporte de nouveaux visiteurs. Il faut donc faire attention dans le dosage du « personnel ». Pour prendre la métaphore du bistrot – les nouveaux « clients » du blog risquent de se sentir exclu si le « patron » passe son temps à discuter au comptoir avec les habitués. Si l’on veut les fidéliser sur un blog il faut que le contenu ait – si possible – plusieurs niveaux de lecture.
Plus que le « personnel » les lecteurs d’un blog cherchent la sincérité. Les lecteurs d’un blog se posent toujours la question de savoir si ce qui est affiché est vrai, si l’on peut avoir confiance dans cette personne : faire « personnel » est la manière de faire « vrai » à condition de ne pas trop en faire.
Toutes ces questions sont en faite celles que se posent les « people ». On a vu notamment ces dernière années l’irruption du personnel dans la communication des politique – pour faire plus vrai et proche des gens – et les dérives que cela a entrainé.
Ce débat n’est pas anodin car je pense – qu’au delà des blogueurs – il concernera bientôt tout le monde. Le profil facebook peut par exemple se comparer à un mini blog. C’est très utile pour nouer des contacts professionnels, chercher du travail. Que vous le vouliez ou non vos futurs employeurs ou futurs partenaires le consulteront. Se pose alors la question de savoir ce que l’on affiche de soi car avec Internet – que nous le voulions ou non – nous devons tous des personnes publiques.