Sur Marrakechnews.net (via Philippus) :
Aujourd’hui les interactions entre le champ culturel et le marché, n’ont plus pour sujet que les transactions et l’estimation financière demeure le critère exclusif du jugement esthétique. Le discours critique sur l’œuvre d’art se limite à une phraséologie de la complaisance et l’artiste n’a de cesse de jouer un rôle de courtisan, de thuriféraire impudique…
…
Renonçant à leur vocation et à leurs prérogatives qui font leur dignité, les artistes marocains ont fini par décevoir. Au lieu de sauvegarder leur autonomie d’agents culturels évidents, de cultiver leur personnalité à des fins citoyennes, conscientes et libres, ils se laissent duper par une bourgeoisie mercantiliste et cynique, qui a tôt fait de leur passer le licol et de les vassaliser. Et requiem pour un art qui aurait dû être !…