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Le marché, l’art et l’artiste

Je reproduit le commentaire laissé par Philippus sur le billet « Le marché de l’art au Maroc » :

L’art peut-il être en osmose avec l’argent ou ce que d’autres par récupération nomment “marché de l’art” ?

Pour qu’il y ait déjà un marché de l’art il faudrait définir les canons de l’art dans un pays. Mais la situation évoqué par cet article n’est-elle pas le reflet déjà des artistes locaux qui recherchent plus souvent la rentabilité et non la qualité ou la beauté dans leurs œuvres ?

Il manque je pense certaines bases plus académiques à beaucoup. Depuis l’apparition de la photographie, pensant que le summum de la qualité était atteint, peu de personne s’investissent dans la recherche de la beauté, l’art exprime maintenant l’intérieur des peintres dits modernes, que d’autres veulent justifier par l’injustifiable.
Une grande partie des gens qui visitent les galeries sont toujours en extase devant le figuratif de qualité, et jouent les intellos devant l’art contemporain qui reste souvent comptant pour rien dans le secret de leur pensées. Ceci est bien exprimé par la phraséologie souvent entendue qui laisse sourire les gens, les galeristes et mêmes les artistes modernes.

Une anecdote à ce sujet que j’ai entendu dans une galerie en France…. : Des gens s’exprimaient d’une manière bruyante sur une ouvre moderne, qui ne représentait rien pour personne, chacun dénonçant même par derrière l’horreur de la toile, s’adressant à l’artiste dans des termes qui font décoller les pieds du monde, voulant justifier leur style verbal plus que l’oeuvre. L’artiste jouant le jeu leur expliqu’a comment il avait fait ce tableau… “Je suis rentré bourré après une soirée arrosée avec mes potes, j’ai renversé un pot de bleu sur la toile qui était au sol, j’ai étalé pensant essuyer, puis je me suis endormi dans le canapé”…..:-))

Le marché vend l’art mais ne fait pas l’art ni l’artiste.

Maintenant vous avez des artistes qui se limitent en temps en fonction d’un prix attendu, d’autres qui ne font que des grandes toiles, les galeristes vendant plus au m² qu’en fonction de la qualité de l’oeuvre, d’autres vus sur Marrakech ouvrent même une entreprise dans une zone artisanale et font reproduire par d’autres petites mains leur toiles en série.

La cotation des artistes se fait aussi en fonction de la surface moyenne vendue lors des expositions, prix de vente en fonction du cm² et non en fonction de critères artistiques par des professionnels.

Tout le monde est artiste maintenant avec le souk de l’art…:-)).

Philippus

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Installé à Casablanca depuis 2005, je suis le créateur de Casavisa une agence immobilière ainsi que de Linutop une société qui développe et commercialise des petits ordinateurs sous linux. Mon prochain projet est le développement commercial de Casawaves.
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.

2 Responses to “Le marché, l’art et l’artiste”

  1. @Laurent
    Merci de reprendre mon intervention sous forme de billet.
    Si tu désires éventuellement d’autres photos de tableaux pour illustrer d’autres billets concernant d’autres sujets ou une ville ou le Maroc en général, demande.

    Bien à toi

    Philippus

  2. @Philippus
    C’est noté ;-)

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