Série d’interview réalisée à l’occasion de l’événement Casawaves du 22 mars 2009.
Photographe de mode, publicitaire, créateur de concepts, infographiste, … philippe Valera est ce qu’il nomme, très justement, « un agitateur de talents ».
Il devrait exposer le 26 mars prochain à la galerie Nadar, des « tableaux numériques ». Il nous parle aujourd’hui de son « art » et la la jeunesse artistique marocaine, aussi talentueuse qu’originale.
Vanessa Pellegrin : Tu t’es retrouvé connu du monde artistique sans l’avoir réellement voulu, comment cela se fait-il ?
Philippe Valera : Je suis d’abord un agitateur de talents, mon but principal est d’aider les artistes à se faire connaître. Comme j’étais l’un des premiers à mettre la main à la pâte, je me suis retrouvé victime de mon succès, mais ma notoriété actuelle ne me sert réellement qu’à mettre en avant l’œuvre des autres. J’ai commencé à imprimer mes compositions sur toile ou sur des supports différents dans le but de vulgariser l’art. Pour moi, c’est avant tout un passe temps qui me permet de mettre en scène des enfants ou des personnes dans l’univers qu’ils souhaitent…un peu comme un décorateur, je créé une « œuvre » selon le désir du client, même si évidemment j’y insère ma touche personnelle, souvent très associée à l’actualité. J’y suis d’ailleurs tellement attaché, que j’inscris très souvent les coordonnées géographiques de ces évènements sur mes toiles, de manière à les rendre uniques et « historiques ».
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